Choix du secteur :
Se connecter :
 

Le Premier ministre François Bayrou donne  ce lundi 25 août une conférence de presse marquant sa rentrée politique. Il y a détaillé son ambitieux projet de budget visant 44 milliards d’euros d’économies, alors que des appels à bloquer le pays le 10 septembre se multiplient. Dans un climat social tendu, Il a annoncé que le président Emmanuel Macron avait "accepté" de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre. À cette occasion, le chef du gouvernement prononcera une déclaration de politique générale engageant la responsabilité de l’exécutif, conformément à l’article 49.1 de la Constitution.

Depuis ce jeudi, le fronton de l’Hôtel de Ville de Besançon arbore un nouveau drapeau aux côtés des étendards français, européen et ukrainien : un drapeau blanc, symbole universel de paix. La maire écologiste Anne Vignot a choisi ce signe fort, dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, le conflit au Proche-Orient et d’autres crises oubliées. « C’est une demande en référence à l’humanité et à l’humanisme. Le drapeau blanc a une valeur universelle », a expliqué l’édile, insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un geste de politisation, mais d’un cri : « Ça suffit ».

De la controverse du drapeau palestinien à un symbole universel

La décision intervient après une polémique autour de la présence d’un drapeau palestinien à ce même endroit, finalement retiré sur demande du préfet du Doubs, Rémi Bastille. Respectueuse des règles républicaines, Anne Vignot s’est pliée à l’injonction : « On me demande de le retirer, je le retire. Mais je ne le regrette pas un seul instant », précise-t-elle. Pour autant, l’élue a voulu marquer la continuité de son engagement en faveur de la paix. « Le drapeau blanc représente une volonté de paix. C’est juste ça », a-t-elle insisté, rappelant que « la douleur des familles palestiniennes ne doit pas faire oublier celle des familles juives d’otages Â».

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

DRAPEAU BLANC 4

Entre solidarité locale et responsabilité institutionnelle

Anne Vignot revendique une approche fondée sur l’humanisme et la solidarité internationale, au-delà des lignes géopolitiques. Elle évoque la situation au Darfour, au Soudan ou encore en République du Congo, trop souvent ignorée, selon elle : « Des enfants meurent de faim, et plus personne ne s’en émeut. Nous avons l’obligation de dire que la solidarité est internationale ». La maire de Besançon souligne ainsi le rôle des collectivités locales comme relais d’une parole citoyenne : « Je représente la République, mais je relaie aussi les combats. Les citoyens attendent que l’on exprime cette volonté d’ouverture et de fraternité. »

drapeau blanc

 

Une position entre fermeté et respect de l’État

Anne Vignot affirme respecter la légalité, tout en cherchant à préserver l’autonomie politique et symbolique de la municipalité : « Je suis une élue de la République, je respecte la loi. Mais je ne regrette pas d’avoir donné à voir la souffrance des peuples. » Le drapeau blanc, choisi comme compromis, se veut un message fédérateur. Là où le drapeau palestinien avait suscité débats et tensions, l’édile souhaite faire entendre un appel universel à la paix, au moment où les guerres et les divisions secouent le monde.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

À compter du 1er septembre, le Programme de Réussite Éducative de la Ville de Pontarlier lance les « entretiens écrans », un dispositif gratuit et confidentiel destiné aux familles d’enfants et d’adolescents (0-18 ans).

Ces rendez-vous, animés par un binôme de professionnels formés en santé numérique, visent à informer, conseiller et proposer des solutions concrètes pour un usage équilibré des écrans, en abordant notamment les risques liés aux réseaux sociaux, jeux vidéo et cyberharcèlement.

Le rendez-vous est fixé 16 rue La Fontaine à Pontarlier. Renseignements et prise de rendez-vous au 03.81.38.81.61  ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Jeudi, le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi autorisant certains commerces, comme les boulangeries et les fleuristes, à faire travailler leurs salariés le 1er Mai. Porté par l’Union des démocrates et indépendants et soutenu par le gouvernement, le texte suscite de vives critiques à gauche et du côté des syndicats. Ces derniers dénoncent une remise en cause du caractère symbolique et chômé de cette journée, emblématique des droits des travailleurs. La proposition doit désormais être examinée par l’Assemblée nationale.

A Pontarlier, une « marche des fiertés Â» est organisée ce samedi 28 juin, à 15h. Le rassemblement est prévu sur la place d’Arçon, au centre-ville de la capitale du Haut-Doubs. Les participants devraient ensuite sillonner les rues de la ville. A travers cet évènements, les organisateurs entendent défendre les droits des personnes LGBTQIA+, lutter contre les discriminations, promouvoir l’égalité et la visibilité des minorités de genre et sexuelles.

Le déploiement du drapeau palestinien sur l’esplanade des Droits de l’Homme, devant la mairie de Besançon, suscite depuis plusieurs jours de vives réactions sur les réseaux sociaux. Pour certains, il s'agit d'un acte de solidarité humanitaire ; pour d'autres, d'une prise de position politique jugée inappropriée dans l’espace public républicain. Face à la polémique, le préfet du Doubs a choisi d’engager une action en justice, provoquant de nouvelles interrogations sur l'équité du traitement accordé à différentes causes internationales.

Une démarche fondée sur la jurisprudence

Sollicitée par notre rédaction, la préfecture du Doubs rappelle que cette initiative judiciaire s’appuie sur des décisions de justice récentes : « Le Préfet s’en tient à l’avis des tribunaux qui ont beaucoup statué récemment sur cette question », explique-t-on. En substance, les juridictions administratives ont précisé que le pavoisement des bâtiments publics avec des drapeaux étrangers ne peut être toléré que dans des cas « largement consensuels » au sein de la société française. C’est cette interprétation qui a, par exemple, permis l’affichage du drapeau ukrainien dans de nombreuses collectivités, sans contestation majeure. Mais dans le cas du conflit israélo-palestinien, les autorités estiment que le sujet demeure hautement clivant : « Le sujet du conflit au Proche-Orient est un sujet de clivage chez les Français. »

Un conflit meurtrier aux bilans asymétriques

Derrière ces considérations juridiques et politiques se cache une réalité tragique : l’ampleur du conflit en cours à Gaza. Depuis l’offensive lancée par Israël en octobre 2023, plus de 56 000 Palestiniens ont été tués, selon les autorités sanitaires de Gaza. Certains experts indépendants, comme ceux cités dans une étude publiée dans The Lancet, estiment que ce chiffre pourrait être bien supérieur si l’on prend en compte les morts indirectes liées à la faim, aux maladies ou à l’effondrement des infrastructures. Côté israélien, le conflit a débuté par l’attaque sans précédent du 7 octobre 2023, au cours de laquelle environ 1 200 personnes ont été tuées, dont 816 civils israéliens et étrangers. Depuis, les combats à Gaza ont coûté la vie à plus de 300 soldats israéliens, selon les chiffres de l’armée israélienne (IDF).

Entre émotion, droit et symbole

La décision de la maire de Besançon d’arborer le drapeau palestinien, aussi symbolique soit-elle, entre en collision avec une lecture stricte du droit public et des règles de neutralité dans les espaces officiels. Pour les soutiens, ce geste est un cri d’alerte face à une catastrophe humanitaire ; pour ses détracteurs, il constitue une prise de position dans un conflit international qui divise profondément l’opinion française. La question qui se pose désormais est celle de l’égalité de traitement entre les causes humanitaires : pourquoi le soutien à l’Ukraine serait-il jugé « consensuel » et donc légitime, alors que celui exprimé envers la Palestine serait qualifié de « clivant » ?

Une jurisprudence à géométrie variable ?

Le débat ne fait que commencer. Si les tribunaux confirment la démarche préfectorale, cela pourrait créer un précédent concernant l’expression symbolique des collectivités sur des sujets internationaux. Il soulèverait aussi une interrogation plus large sur le rôle des institutions locales dans les grands enjeux du monde, entre solidarité et neutralité républicaine.

À Besançon, un projet d’envergure destiné à améliorer la prise en charge des femmes victimes de violences ou en difficulté est en cours de réalisation. Portée par les associations Solidarité Femmes et le CIDFF, la future Maison des Femmes verra le jour en mars 2026 au 11 rue Jean-Wyrsch, dans les locaux de l’ancienne maison Huot. Précisons que ce chantier représentant un investissement de 1,4 million d’euros.

L'interview de la rédaction : Valérie Haller 

Un guichet unique pour les femmes

Pensée comme un lieu de convergence, cette maison permettra de réunir en un même site les nombreux acteurs œuvrant au service des femmes. « Aujourd’hui, une femme victime de violences doit se rendre à plusieurs endroits différents pour être aidée. Ce parcours éparpillé devient souvent un frein. L’objectif est de simplifier, fluidifier et sécuriser cet accompagnement », explique Valérie Haller, conseillère municipale déléguée aux droits des femmes. Au-delà des violences conjugales, l’accompagnement portera également sur d'autres aspects cruciaux : accès à la santé, à l’emploi, à la contraception, à la formation et à la sexualité. La maison fonctionnera ainsi en synergie avec le CHU de Besançon et d’autres structures partenaires

Un espace de 1 000 m² dédié au maillage associatif

Répartis sur trois étages, les 1 100 m² du bâtiment accueilleront des espaces dédiés pour Solidarité Femmes, le CIDFF, ainsi que des bureaux mutualisés pour les associations partenaires, selon un planning tournant. Un accueil sécurisé et un espace santé compléteront le dispositif. Cette centralisation offre une réponse adaptée à la réalité des femmes, tout en renforçant l’efficacité du réseau associatif : « Le mot-clé, c’est l'efficacité. Concrètement, cela permet un accompagnement global, au bon endroit, au bon moment », résume Valérie Haller.

L'interview de la rédaction : Valérie Haller 

Un projet soutenu et financé collectivement

Estimée à 1,4 million d’euros, l’opération est financée par un partenariat entre l’État, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs et la Ville de Besançon. Une campagne d’emprunt citoyen a déjà permis de collecter 700 000 €, signe de l’adhésion locale au projet. Les travaux ont démarré en janvier 2025. « On construit bien plus qu’un bâtiment, on construit un espace de reconstruction pour les femmes », conclut la conseillère.

Ce lundi soir, contrairement à ce que nous avions écrit, la Ville de Besançon déploiera le drapeau palestinien, non pas  sur la façade de l’hôtel de ville, mais sur l’esplanade des Droits de l’Homme,  en signe de solidarité avec le peuple palestinien. Une initiative hautement symbolique, mais aussi controversée, alors que la question de la présence de drapeaux étrangers dans le domaine public  divise élus et autorités.

Un geste politique ou un acte de solidarité ?

Si le drapeau palestinien n’apparaîtra pas sur la façade de la mairie, la municipalité bisontine emboîte le pas à d'autres communes françaises, telles que Saint-Denis et Gennevilliers, qui ont récemment affiché le drapeau palestinien sur leur fronton. À l’inverse, la mairie de Nice avait choisi, elle, de hisser le drapeau israélien. Dans tous ces cas, les préfectures locales ont réagi en demandant le retrait des drapeaux, invoquant le principe de neutralité des services publics. Refus catégorique de la part des élus concernés.

Alors, que dit le droit ?

A Besançon, une nouvelle fois encore, le contexte est différent. En principe, les maires ne sont pas autorisés à faire flotter un drapeau étranger ou à caractère politique sur un bâtiment public, rappelle une jurisprudence du Conseil d’État de 2005. À l'époque, la commune de Sainte-Anne (Martinique) avait pavoisé sa mairie d’un drapeau indépendantiste. Le Conseil d’État avait alors rappelé qu’en dehors du drapeau français, européen ou local, aucun autre emblème ne peut orner les façades des bâtiments publics.

L’affaire Gilles Platret : la justice retoque le retrait d’un drapeau palestinien

À Chalon-sur-Saône, le maire Gilles Platret (LR) avait pris un arrêté interdisant la présence du drapeau palestinien dans l’espace public. Le tribunal administratif de Dijon a annulé sa décision, estimant que ce retrait portait atteinte à la liberté d’expression des personnes  à l’origine de cette initiative. Une jurisprudence qui renforce l’argumentaire des élus favorables à l'affichage du drapeau palestinien, en suggérant que le principe de neutralité ne doit pas conduire à censurer systématiquement les marques de solidarité.

Une jurisprudence fluctuante depuis la guerre en Ukraine

Mais depuis le début du conflit en Ukraine, ce principe connaît une application plus souple. De nombreuses mairies françaises ont hissé le drapeau ukrainien, sans réaction immédiate des préfectures. Le tribunal administratif de Versailles a même validé cette pratique en 2023, estimant qu’il ne s’agissait pas d’un message politique, mais d’un acte de solidarité internationale, donc juridiquement tolérable.

C’est précisément cet argument que les maires de Saint-Denis, Gennevilliers et désormais Besançon, sous une autre forme,  brandissent. Le maire de Gennevilliers a adressé une lettre au préfet, affirmant son refus de retirer le drapeau palestinien et dénonçant un "deux poids, deux mesures" dans l’application de la règle.

Au collège Mont-Miroir de Maîche, les projets pédagogiques ne sont pas de simples compléments aux cours, mais bien des leviers de sens, d’engagement et de citoyenneté. Cette année, Laurie Carrez, professeure d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique, a engagé ses classes dans différents concours nationaux. Ils permettent aux élèves de sortir du cadre scolaire traditionnel pour explorer, comprendre et incarner les valeurs de la République.

Des concours pour apprendre autrement

Pour l’enseignante, ces projets sont une véritable colonne vertébrale pédagogique : « Pour moi, c’est ce qui donne tout son sens à mon métier. C’est un moment fort de partage avec les élèves, où ils sont réellement investis, stimulés, et où l’on peut transmettre nos valeurs communes » explique-t-elle. Ainsi, plusieurs classes du collège ont participé à des concours académiques et nationaux avec des résultats remarquables. Lors du concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD), la classe de 3e2 a décroché le podium, au niveau académique, grâce à  son projet original « Le Landau de la Liberté Â», un travail symbolique sur la Résistance et la mémoire locale. Un autre projet de 3e a permis aux élèves d’explorer la thématique du harcèlement scolaire, pour lequel les jeunes  ont décroché la 3e place au niveau académique du concours « non au harcèlement Â». Enfin, la classe de 5e I a remporté le Grand Prix « collège national Â» du concours « #ZéroCliché Â» du CLEMI, avec sa vidéo « Au cÅ“ur des métiers Â», dénonçant les stéréotypes de genre dans le monde professionnel.

L'interview de la rédaction : Laurie Carrez, professeure d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique

Journalisme, mémoire et engagement : des élèves acteurs du monde

Le projet « #ZéroCliché Â», primé à Paris à la Maison de la Radio, le 5 juin dernier, illustre à merveille cette pédagogie active. Les élèves de 5e I se sont glissés dans la peau de journalistes pour interroger des professionnels aux parcours atypiques : une conductrice de travaux et un maïeuticien (sage-femme au masculin), entre autres. Ils ont exploré leurs témoignages et les stéréotypes auxquels ces professionnels ont dû faire face. « Les élèves ont ensuite conçu un sondage distribué à l’ensemble du collège, élèves et parents, pour mieux cerner les représentations sur les métiers », explique leur enseignante. Les résultats ont permis de dégager des pistes de réflexion sur la lutte contre les stéréotypes de genre à l’école et dans la société.

Une pédagogie ancrée dans la réalité

Tous ces projets s’inscrivent dans les enseignements d’histoire, d’EMC et d’éducation aux médias. Ils offrent aux élèves la possibilité de s’exprimer autrement, de prendre confiance en eux, et surtout de comprendre qu’ils ont un rôle à jouer dans la société. « Ces démarches permettent de croiser les savoirs scolaires avec des enjeux réels. Les élèves apprennent à argumenter, à débattre, à écouter… mais aussi à agir », souligne Laurie Carrez.

L'interview de la rédaction : Laurie Carrez, professeure d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique

Une école ouverte, moderne et responsable

Le collège Mont-Miroir prouve ainsi que l’école peut être un lieu vivant, où les apprentissages se construisent autour de projets concrets, sensibles et citoyens. Des moments qui laissent une empreinte durable chez les élèves et les aident à se forger une conscience sociale et critique.

Une nouvelle vague de recrutement pour les policiers adjoints est ouverte jusqu’au 1er août. Pour postuler, il faut être de nationalité française, être âgé de 18 à 30 ans, être en bonne condition physique et moralement apte au service. Les sélections, prévues entre fin août et mi-septembre, comprennent une  Ã©preuve écrite et une épreuve sportive, suivies d’un entretien avec un jury. Affectations possibles à Besançon, Montbéliard-Héricourt et Pontarlier.

Inscription en ligne sur www.police-nationale.interieur.gouv.fr/nous-rejoindre. Pour obtenir de plus amples informations, il est possible d’envoyer un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..