Les 14 et 15 mars prochains, Amnesty International organisera, à Besançon, le festival « Plumes Rebelles ». Un évènement qui se déroulera en deux temps. Une première partie se tient au sein des établissements scolaires de la Ville. Elle invite collégiens, lycéens et étudiants à s’interroger sur des sujets de société. Pour cette nouvelle édition, quatre thématiques ont été retenues : la 3è République, BD et droits humains, droits de la nature et l’Intelligence Artificielle. Dans ce cadre-là , la jeunesse bisontine est invitée à s’exprimer sur l’un de ces sujets, sous la forme d’un concours de nouvelles ou d’illustrations.
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre de l'ONG à Besançon
Ouvert au grand public
L'interview de la rédaction : Alexandra Duvergne, membre de l'ONG à Besançon
Le grand public est également invité à venir participer à cet évènement. Le vendredi 14 mars, les nouvelles primées seront publiées et une lecture publique sera proposée, lors de la remise des prix, prévue à partir de 13h30, à l’amphi Donzelot, à la faculté des lettres de Besançon. En fin de journée, à 18h, le publique pourra assister à la conférence de Jean-Noël Jeanneney, sur le thème de la 3è république, à la salle Proudhon, au Kursaal. Le lendemain, la manifestation se poursuivra toujours au Kursaal, avec la déclinaison de l’ensemble des thèmes précédemment évoqués, et la projection du film « Bigger Than Us », à 20h. Au programme : des temps de rencontres et des tables rondes. Pour tout savoir sur cet évènement : https://plumesrebelles.fr/
L’entrée est libre est gratuite. A l’exception de la séance de cinéma.
A la demande de Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, les territoires ont décliné un plan d’action de restauration de la sécurité du quotidien. Cette réflexion vise à restaurer la sécurité du quotidien. Elle s’inscrit dans le cadre d’une circulaire ministérielle, dont la rédaction a été confiée aux préfets.
L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs
Dans le département du Doubs, sept axes prioritaires ont été définies. Cela concerne : le trafic de stupéfiants, les violences intrafamiliales, les cambriolages, la maîtrise des flux, les atteintes à l’environnement et les rodéos urbains. La lutte contre le trafic de stupéfiants fait partie des priorités. Les forces de l’ordre doivent s’adapter aux nouvelles stratégies mises en œuvre par les délinquants, qui innovent sans cesse pour contourner les obstacles. L’appréhension des nouvelles technologies, via les réseaux cryptés, et le renforcement de la présence policière sur le territoire, en multipliant les contrôles routiers, permettent de mieux répondre à ces enjeux. L’A36 et les nationales 57 et 83 sont des points de passage favorisant les trafics en tout genre. Les actions ciblées en direction des consommateurs, les enquêtes patrimoniales et la lutte contre la fraude économique et financière sont également des actions qui ont fait leur preuve. Pour le seul département du Doubs, en zone police : 745 kilos de cannabis, 31 kilos d’héroïne, 10 kilos de cocaïne, près de 1.500 cachets d’ecstasy ont été saisis.
L'interview de la rédaction : Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale
Les violences intrafamiliales
Les violences sexuelles et intrafamiliales sont également au cœur des préoccupations des autorités. Concernant le département du Doubs, en 2024, les violences sexuelles ont augmenté de 38%. La mobilisation reste plus que jamais d’actualité. Elle se traduit par des actions contre les auteurs de violences, la protection des victimes, la formation des policiers et des gendarmes et des actions de sensibilisation et prévention, notamment dans les établissements scolaires. La célérité est une priorité dans ce genre d’affaires. Cela se traduit notamment par l’interpellation immédiate de l’auteur présumé « pour protéger les victimes et réaliser les auditions nécessaires ». Police et gendarmerie sont également dotées de salles dédiées à l’audition pour une meilleure prise en charge et écoute des enfants mineurs.
Les violences contre les élus
L'interview de la rédaction : Colonel Lionel James, chef du Groupement de Gendarmerie du Doubs
Parmi les sept axes d’action définis, la lutte contre les violences à l’encontre des élus est abordée. En 2024, 45 faits ont été relevés par les forces de l’ordre dans ce domaine dans le Doubs. La gendarmerie, via ses brigades locales, maintient un contact étroit avec les maires des différentes communes du territoire. Une enquête judiciaire est le plus souvent ouverte pour mener les investigations nécessaires et mettre un terme à la violence exercée, qu’il s’agisse de menaces ou d’actes physiques de différentes ampleurs.
Ce jeudi, s’est tenue, en préfecture, à Besançon, une nouvelle séance plénière de la commission départementale de surendettement. Un temps qui a également permis de dresser le bilan annuel de cette instance. En 2024, la hausse du chômage et l’inflation ont entraîné une augmentation des dépôts de dossiers du surendettement. Il s’agit de la première augmentation notable depuis le Covid.19, avec une hausse de 12,3% par rapport à 2023. Soit 1.125 dossiers déposés. Dans le Doubs, en 2024, l’endettement contracté par l’ensemble des ménages surendettés s’établit à 42,3 millions d’euros. L’endettement médian, hors immobilier, de ces derniers est estimé à 19.032 euros ( contre 17.289 euros en Bourgogne Franche-Comté et 17.447 euros en France métropolitaine).
L'interview de la rédaction : Laurent Quinet, directeur départemental de la Banque de France
Quels profils ?
La majorité des personnes surendettées sont des femmes, représentant 51,4% dans le Doubs. 60% des dossiers concernent des personnes divorcées, séparées, célibataires ou veuves. 75% des ménages en difficultés sont composés de personnes seules, avec sou sans enfant. Enfin, 89,5% des ménages surendettés sont locataires ou hébergés gratuitement.
Effacement de dettes
Dans le département du Doubs, l’effacement de la dette représente un total de 11 millions d’euros d’encours sur 42,3 millions d’euros. Soit 22,2% du montant total des dettes des dossiers clos. Le montant effacé moyen, par dossier, est de 20.943 euros dans le Doubs, contre 18.353 euros en Bourgogne Franche-Comté et 19.728 euros en France métropolitaine. Précisons que les crédits à la consommation représentent une part marginale des cas de surendettement.
L'interview de la rédaction : Laurent Quinet, directeur départemental de la Banque de France
Le fonctionnement de la Commission
La commission départementale se réunit environ toutes les trois semaines. Les dossiers sont idéalement accompagnés par des travailleurs sociaux. Elle se compose de sept membres. Elle est présidée par le préfet ou son représentant. Le directeur départemental de la Banque de France, un représentant des finances publiques, des travailleurs sociaux, … siègent également à leurs côtés. Sa raison est également d’assurer le meilleur accompagnement possible afin que des solutions pérennes soient trouvées. En 2024, les chiffres sont plutôt encourageants, avec un taux, qui est passé de 63% en 2023 à 70% en 2024, concernant l’établissement de solutions pérennes.
Quid de 2025 ?
Difficile de répondre précisément à cette question. Néanmoins, la fragilité de certains secteurs économiques, tels que l’automobile et l’horlogerie pourraient aggraver la situation dans le département du Doubs. Les autorités sont vigilantes et analysent avec intérêt les informations et différents signes à leur disposition.
Dans son édition du jour, nos confrères du Journal « Voix du Jura » font savoir que 8 millions de drogue en transit ont été interceptés sur les autoroutes dans le département lors de trois opérations distinctes, menées dans la nuit du 29 au 30 janvier et les 2 février et 4 février derniers. Ce qui représente plus de 800 kilos de cannabis saisis. Selon l’hebdomadaire jurassien, « ce volume, impressionnant, représente un cinquième de la moyenne des saisies de produits stupéfiants réalisées chaque année par la brigade des douanes de Lons-le-Saunier ».
L’Insee Bourgogne Franche-Comté vient de publier une nouvelle étude sur les familles recomposées dans la région. Il en ressort que 12 % des enfants mineurs vivent dans une famille recomposée. La majorité d’entre eux fait partie d’une famille d’au moins trois enfants. Avec des parents plus souvent peu diplômés et plus exposés au chômage, leurs conditions de vie sont plus fragiles qu’au sein des familles « traditionnelles ». « Ils résident plus souvent en maison et dans les zones rurales » selon cette même enquête. Selon cette étude, le territoire du Grand Besançon recense plus de 4.000 enfants vivant en familles recomposées. Ils sont 487 sur le territoire pontissalien, 548 dans le Val de Morteau, 88 sur le secteur de la communauté de communes des Rousses Haut-Jura, 386 sur le territoire Haut-Jura Saint-Claude et 582 sur le secteur Champagnole / Nozeroy.






Très attachée au bon fonctionnement de son Centre Communal d’Action Sociale, la Ville de Besançon a inauguré hier, mercredi, les locaux entièrement rénovés du siège social, basé dans le quartier Planoise, rue Pablo Picasso. L’objectif pour la ville de Besançon était de retravailler sur l’accueil des agents et revoir l’efficacité énergétique du bâtiment. Le montant des travaux, lancés en 2022, s’élèvent à plus de 4 millions d’euros. Sylvie Wanlin, en charge de la solidarité et du CCAS se félicite du travail accompli, qui a permis d’apporter une meilleure sonorité et un confort thermique certain.
L'interview de la rédaction : Sylvie Wanlin
Le vieillissement de la population
Dans son champ de compétences, la solidarité, le CCAS de Besançon fait du vieillissement de la population un de ses grands enjeux pour les années à venir. Cela passe notamment par l’accueil de cette population âgée. Dans ce contexte, la ville travaille à la construction d’une nouvelle résidence autonomie, sur le quartier de la Grette, après la fermeture de la résidence Huot, qui ne correspondait plus aux besoins des seniors. Si tout se passe comme prévu, Mme Wanlin annonce « une première esquisse de l’établissement en 2026, pour une fin des travaux en 2028 ».
L'interview de la rédaction : Sylvie Wanlin
A Besançon, la Ville montre l’exemple sur le territoire du Grand Besançon, où deux terrains familiaux pour les gens du voyage viennent d’être inaugurés rue de la Grette. Rappelons que les collectivités ont obligation de s’inscrire dans un schéma départemental d’accueil des gens du voyage. Sur le territoire du Grand Besançon, celui de la période 2021 – 2026, prévoit la réalisation de huit nouveaux terrains : 2 à Besançon et Ecole Valentin, un à Saint-Vit, Devecey et Avanne-Aveney et un logement adapté à Franois. Selon les informations communiquées ; le logement adapté de Franois devrait être livré à la fin de cette année. Les travaux, concernant un autre terrain familial, devraient débuter l’année prochaine à Ecole-Valentin. A Devecey, une négociation est en cours avec la commune pour un projet identique.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole
Deux familles monoparentales
Le site bisontin se décline en une surface totale de 1700 m2. Elle comprend une partie habitable en dur ( salle de bain, salle de séjour/cuisine) de 130 m2 et trois emplacements de caravane. Par ailleurs, le lieu retenu est à proximité de l’école Jules Ferry, qui dispose d’une unité pédagogique dédiée aux enfants de familles itinérantes et de voyageurs. Cet habitat correspond totalement à leur besoin de se sédentariser. Le coût de cet aménagement s’élève à 582.000 euros TTC. L’Etat et le Département du Doubs ont apporté un soutien financier, à hauteur respectivement de 126.000 et 54.000 euros. Un loyer de 120 euros mensuels sera demandé aux occupants.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot, présidente de Grand Besançon Métropole
Sur le territoire bisontin, la nouvelle édition de Ludi Health, la Game Jam, dédiée à la création de jeux sous toutes ces formes, au service de la santé, se déroulera du 7 au 9 février prochain. A l’initiative de cet évènement, le Collectif Ludique Bisontin et ses partenaires, dont la Ville de Besançon.
Parmi les thématiques choisis cette année : « Comprendre ce qu’est la santé publique » , « Sport et santé », « Osons parler de surpoids à des enfants » et « les enfants et leurs dents ». Pour participer, n’hésitez pas à vous inscrire, via le formulaire en ligne : https://ludihealth.org/subscribe. Le rendez-vous se déroulera, en présentiel, à la maison de quartier de Planoise.
C’est un projet qui pourrait se concrétiser d’ici la fin de cette année 2025. Entre fin 2025 et début 2026, le nouvel EHPAD de Champagnole devrait devenir réalité. Rappelons que la première pierre a été posée en avril dernier. 97 places sont prévues à l’intérieur. Il comprendra une unité spéciale de 14 places pour les patients Alzheimer et une autre dédiée aux personnes âgées handicapées pour offrir des soins spécialisés. Le coût total de ce projet s’élève à environ 24 millions d’euros. Actuellement, le conseil départemental du Jura compte 34 EHPAD, offrant plus de 3.000 places et 115 places d’accueil de jour.
Dans un communiqué de presse, la France Insoumise du Jura dénonce les positions de la droite jurassienne qui « déterre des projets d’un autre siècle », et notamment du Conseil Départemental, et des parlementaires du département, qui « soutiennent un gouvernement illégitime, qui sera rapidement censuré ».
Elle rappelle que la pauvreté « touche tout le département, avec plus de 26.500 jurassiens et jurassiennes en situation de pauvreté, vivant en dehors des quartiers prioritaires de la ville. Sans compter, les 46% de la population vivant sous le seuil de pauvreté aux Mesnils Pasteur à Dole, à la Marjorie et aux Mouillères à Lons-le-Saunier et aux Avignonets et Chabot-le-Miroir à Saint-Claude.