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Les violences intrafamiliales sont un véritable fléau qui gangrènent la société. Depuis le début de l’année, plus de 500 femmes en sont victimes en France. Depuis le début de l’année, 119 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. En 2021, ce sont 113 femmes qui sont décédées dans ces conditions.

 De nombreuses associations et organismes se mobilisent en France pour faire évoluer les mentalités. Parmi elles, le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CDIFF) qui se mobilise depuis 50 ans. Son action s’inscrit dans les domaines juridiques et de la prévention et de la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette année dans le cadre du riche programme annuel d’actions, menées à Besançon, des opérations de sensibilisation et d’éducation, sous forme d’expositions principalement, ont été organisées en direction du jeune public. Pour Carole Ely, la directrice de cette structure, ces interventions à destination du grand public sont importantes. « Il faut les démultiplier » explique la responsable. Et de poursuivre : « il faut déconstruire les stéréotypes. Il faut vraiment que l’égalité devienne réelle. Les inégalités créent les violences. Plus nous interviendrons auprès des jeunes publics pour parler d’égalité et lutter contre les violences, plus on évitera cette violence systémique qui s’est installée dans nos sociétés ».

 Encore quelques évènements à retrouver

 Trois expositions sont encore à découvrir à Besançon. Jusqu’au 16 décembre, le Pixel propose « des femmes pour les femmes ». Seize portraits de femmes de différentes nationalités et époques qui ont marqué par leurs actions sont présentés. Jusqu’au 16 décembre, la bibliothèque de la Faculté de droit de Besançon accueille les expositions : « Violence je te quitte », qui traite des violences conjugales au sein des couples de jeunes, et « cicatrices – paroles de femmes victimes de violences », qui aborde les violences conjugales à travers des témoignages de femmes qui ont subi des violences conjugales.

L'interview de la rédaction/ Carole Ely,, directrice du CIDFF du Doubs

La période des fêtes de fin d’année est toujours un moment difficile pour les personnes en situation de précarité et d’isolement. Selon des chiffres communiqués par les Petits Frères des Pauvres, 2 millions de personnes âgées sont isolées des cercles familiaux et sociaux. Ainsi, face à ce fléau qui touche de plus en plus d’aînés, l’association lance un appel à la mobilisation de tous les citoyens.  

Ainsi, en Franche-Comté, les bénévoles de l’association, issus des antennes de Besançon, Morteau, Pontarlier, Montbéliard, Luxeuil-les-Bains et Vesoul proposent à toutes les personnes intéressées de les rejoindre pour participer aux actions de solidarité qui seront organisées tout au long de ce mois de décembre : ateliers créatifs, sorties aux marchés de Noël, réveillon de la Saint-Sylvestre, distribution de colis, appels téléphoniques solidaires,… .  

Rencontrer les bénévoles de l’association

Les personnes intéressées par ces actions de solidarité sont invitées à venir rencontrer les bénévoles de l’association qui seront présents à la MJC Palente à Besançon ce lundi 5 décembre de 14h à 16h. Par ailleurs, une visioconférence sera proposée le même jour, à 18h. Inscription au 07.84.90.32.71

Besoin d’aide ?

Les personnes âgées en situation d’isolement et souffrant de solitude, souhaitant une visite conviviale régulière d’un bénévole de l’association peuvent se faire connaître en contactant le 07.84.90.32.71 ou 03.81.58.38.39.

L'interview de la rédaction / Adrien Varengue ( coordinateur de développement social en soutien  aux bénévoles de Franche-Comté de l'association)

 

Dans le cadre d’une nouvelle journée de mobilisation dans le domaine de la santé et du secteur social et médico-social, les salariés sont appelés à se rassembler devant l’ARS ce mardi après-midi à Besançon. Un moyen pour les manifestants, à l’appel de la CGT d’interpeller leur autorité de tutelle.

Un parcours est également prévu, avec notamment un passage devant l’Association d’Hygiène Sociale de Franche-Comté. Les Salaires et les conditions de travail sont au cœur des revendications. Rappelons que les psychiatres des hôpitaux se mobilisent également ce jour « face à la situation de la psychiatrie publique ».

C’est dans un magasin de vêtement du centre-ville que la Ville de Besançon a lancé le dispositif « Où est Angela ? ». A travers cette initiative, la cité comtoise veut lutter contre le harcèlement de rue et les violences faites aux femmes. Concrètement, lorsqu’une personne est en danger, elle peut trouver refuge dans l’un des 30 commerces bisontins. En prononçant cette phrase, elle y trouvera de l’aide et un soutien.  Les victimes seront alors mises en sécurité et les contacts nécessaires seront pris.

Les professionnels, engagés dans cette démarche, ont accepté de suivre une formation de deux heures dispensée par le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CDIFF). C’est ainsi tout un ensemble de partenaires qui se mobilisent autour de cette cause. L’Etat, les polices nationale et municipale, la société Ginko et l’union des commerçants de Besançon ont répondu favorablement à la sollicitation qui leur a été adressée.

VIGNOT FEMME FEMME

Anne Vignot, la maire bisontine, explique que « 86% des femmes sont victimes de harcèlement de rue et 8 femmes sur 10 n’osent pas sortir le soir de peur de se faire agresser ». Elise Aebischer, l’élue en charge des discriminations, sait que de nouveaux adhérents les rejoindront en 2023. D’ores et déjà de nouveaux temps de formation sont programmés. Anne Vignot veut rendre sa ville la plus sécurisée et  apaisée possible. Ce qui passe par ce genre de dispositifs et « un maillage intégral du territoire » par un ensemble d’interlocuteurs, (associations, forces de l’ordre, institutions, organismes) engagés dans une démarche professionnelle et militante pour le mieux vivre ensemble.

L'interview de la rédaction / Elise Aebischer et une commerçante bisontine

 

 

Demain, vendredi 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes, un rassemblement se tiendra sur la place Pasteur, à partir de 17h30. Cette mobilisation est à l’initiative de syndicats, partis politique de gauches et associations. Depuis le début de l’année, on dénombre 119 féminicides en France. En 2021, 113 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon.

Une nouvelle action de la fédération des Motards en Colère du Doubs est prévue ce samedi 26 novembre. Le rendez-vous est donné à 13h30  sur le parking de la piscine Mallarmé à Besançon. La colère porte sur la réhabilitation du contrôle technique. Le collectif s’indigne de cette décision émanant du Conseil d’Etat et reprise par le gouvernement français. Il est dénoncé une décision ayant pour seul objectif de « satisfaire le lobby du contrôle technique, qui a abondamment fourni la commission européenne en études orientées ».

C’est un évènement 100% bisontin qui se déroulera ce week-end dans la cité comtoise. Le Collectif Ludique Bisontin, qui organise chaque printemps la manifestation Ludinam, et les organisateurs du Hacking Health, grand marathon d’innovation en santé, ont mis leurs compétences en commun pour donner naissance à cet évènement. Durant 48 heures, la cinquantaine de participants va se mettre en mode création et innovation pour réfléchir à des projets de jeux sur la thématique de la santé.

Toutes les formes  sont possibles : jeux vidéo, jeux de société, escapes games, jeux de rôles, … . Différentes thématiques et problématiques seront proposées et chacun se mettra au service du collectif pour faire aboutir une idée, dans l’objectif de la concrétiser. Cinq sujets seront mis sur la table. Par exemple, un escape game traitera du sujet de l’endométriose. Un moyen pour communiquer et sensibiliser auprès du grand public sur cette maladie

Des profils très différents

Il reste encore quelques places de disponible pour participer à cet évènement. Eric Grux précise qu’il est ouvert à tous les profils. Des développeurs de jeux vidéo, des musiciens, des graphistes, des illustrateurs évolueront aux côtés de personnes aux savoir faire moins techniques. Tout ce petit monde sera encadré par des coaches.

Si vous souhaitez rejoindre cette aventure humaine et collective : www.lundihealth.org

L'interview de la rédaction / Eric Grux

 

Dans un communiqué de presse, les élus du groupe Renaissance-Modem condamnent « l’acte raciste » commis sur la statue de Victor Hugo de l’artiste Ousmane Sow, installée sur l’Esplanade des Droits de l’Homme. « Les actes de racisme restent malheureusement une réalité dans notre société. Notre groupe combattra toujours les discriminations et l’extrémisme » ajoutent Laurent Croizier, Nathalie Bouvet, Agnès Martin et Karima Rochdi.  

La 34è campagne des Restos du Cœur démarre ce mardi. Il s’agit d’une date symbolique puisqu’il est désormais de notoriété publique que l’action de l’association de Coluche se déroule tout au long de l’année. La situation inquiète les responsables nationaux et doubistes. Le nombre de personnes accueillies et de repas servis progressent toujours et encore. « Dans le département du Doubs, cette augmentation est estimée à environ 15% par rapport à l’année dernière » explique Dominique Maire, le président départemental des Restos du Cœur du  Doubs.

Des publics très en difficulté

Trois catégories de public inquiètent plus particulièrement les bénévoles. Les étudiants, les familles monoparentales et les retraités connaissent encore plus durement la pauvreté. Dominique Maire rappelle que l’aide des Restos est d’abord humanitaire, soit l’équivalent de six repas par semaine, mais qu’elle se décline également en un accompagnement « pour permettre à tout un chacun de retrouver le chemin de la réintégration sociale et professionnelle ».

Comment aider les Restos ?

Les bénévoles sont les bienvenus. Leur investissement est déterminant pour la bonne marche des centres de distribution notamment et la mise en place des actions de solidarité. Le collectif a également besoin de vos soutiens financiers pour faire face, par exemple, aux dépenses de carburant et de dons alimentaires.

Pour tout savoir sur l’association : www.restosducoeur.org

L'interview de la rédaction / Dominique Maire

A quelques jours du 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le collectif éponyme organisait une marche contre les violences sexistes et sexuelles à Besançon ce samedi après-midi. Plusieurs centaines de personnes ont fait le déplacement pour sensibiliser le grand public. Depuis le 1er janvier, 118 féminicides ont été enregistrés en France.

VIOLENCES FEMMES

Chiffres à l’appui, les associations et les manifestants dénoncent « les dysfonctionnements de la police et de la justice ».  Selon Eva Bronnenkant, la présidente de  « Solidarité Femmes » de Besançon, « seulement 18% des mains courantes donnent lieu à des investigations, et 80% des plaintes sont classées sans suite ». « 80% des plaintes pour harcèlement au travail ne seraient également pas prises en compte ». Dans ces conditions, L’association voit  l’obligation de continuer les actions de prévention auprès du grand public. C’est d’ailleurs tout l’intérêt du riche programme qui est proposé, jusqu’au 16 décembre, dans la cité comtoise.

VIOLENCES FEMMES EVA BRONNENKANT

 Des agressions sournoises au quotidien

VIOLENCES FEMMES 4

 

Ces deux jeunes étudiantes sont venues exprimer leur ras-le-bol. Heureusement, elles n’ont jamais été victimes d’agressions physiques, mais régulièrement, à Besançon, elles sont victimes de remarques verbales sournoises et déplacées. Des attitudes qui deviennent récurrentes et qui limitent leur déplacement lorsque la nuit tombe. Les réseaux sociaux regorgent également de commentaires déplacés et violents qui font mal à la tête, blessent et fragilisent psychologiquement.

Un petit groupe d'extrême droite est venu perturber la manifestation

Le reportage de la rédaction