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Concernant la sécheresse et ses conséquences sur la ressource en eau, un comité technique s’est tenu ce vendredi 5 août en préfecture du Doubs. Il a été constaté que la situation continue de se dégrader. C’est la raison pour laquelle, le préfet du Doubs a décidé de renforcer le niveau de mesures de restriction en étendant le niveau de crise à l’ensemble du département à compter du mercredi 10 août. Rappelons que seul le Haut-Doubs connaissait cette situation depuis le 1er août dernier.

La Préfecture du Jura s’en inquiète. Le nombre d’accidents est en nette augmentation dans le département en juillet. Les autorités ont recensé 17 accidents, faisant 20 blessés et 4 décès. 5 défauts de permis, 426 infractions liées à la vitesse et 99 infractions liées à la consommation d’alcool et aux stupéfiants apparaissent également.

Il est vrai que traditionnellement le centre-ville de Besançon est calme en août, mais la canicule n’arrange rien également. Même les vendeurs de glace et autres granitas et boissons fraiches n’affichent pas un visage rayonnant. En plein après-midi, les terrasses des cafés sont bien vides tout comme les salles de cinéma , qui regrettent de ne pas pouvoir proposer de vrais blockbusters durant cet été.

Des températures trop élevées

A l’office de tourisme des congrès de Grand Besançon Métropole, on ne se plaint pas d’un manque de fréquentation. Les hôtesses sont présentes pour donner des informations et répondre notamment aux besoins de leurs visiteurs, désireux de découvrir la cité comtoise et ses nombreux secrets. Chez les vendeurs de glace, on reconnaît que les températures trop élevées font fuir les consommateurs du centre-ville qui privilégient les lacs de la région. Par ailleurs, les guêpes, très nombreuses cette année, n’arrangent rien. Pour les salles de cinéma aussi, on espérait mieux. Mais il est bon de rappeler aussi que depuis la crise sanitaire, et la fermeture des salles obscures, ces dernières n’arrivent pas à sortir la tête de l’eau

Le reportage / La rédaction a rencontré le responsable d'un café du centre-ville,  une hôtesse du  cinéma Mégarama Beaux-Arts à Besançon et Nadine Abichou (responsable adjointe du pôle information de l'office de tourisme des congrès du Grand Besançon)

Aujourd’hui, en France, 2 millions de personnes âgées sont en situation d’isolement. 530.000 personnes sont en situation de mort sociale. Ce qui signifie qu’elle ne voit personne à l’année. Dans ces conditions, l’association « les petits frères des pauvres, qui intervient à Besançon, le Haut-Doubs et le Pays de Montbéliard, appelle les personnes qui souhaitent  partager un peu de leur temps à se faire connaître. Aucun diplôme particulier n’est exigé. L’association demande à ses futurs bénévoles de savoir avant tout écouter les aînés qu’ils rencontrent.

Les besoins sont importants. La crise sanitaire ayant accéléré l’isolement des personnes âgées. Par crainte d’être contaminées, certaines n’ont d’ailleurs pas encore quitté leur domicile depuis le 1er confinement,  en mars 2020.  L’association demande à ses bénévoles d’assurer une visite au moins une fois tous les dix jours auprès de ces personnes. L’objectif est de tisser du lien, de savoir créer un temps d’échange et éventuellement d’organiser une balade ou une sortie. Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à composer le 03.81.58.38.39 ou le 07.84.90.32.71

L'interview de la rédaction / Adrien Varengue, le coordinateur de développement social à l’antenne de Besançon

 

La gestion de l’eau est un véritable problème en cette période de sécheresse. Ce jeudi, une nouvelle réunion est prévue, en présence du Préfet du Doubs, pour évaluer la situation. Des restrictions encore plus fortes pourraient être prises. Le niveau « crise » pourrait être acté.

Rappelons que deux communes manquent cruellement d’eau actuellement dans le département. C’est le cas des villages de Valoreille et d’Arc-Sous-Cicon. Concernant cette dernière, 300 m3 d’eau livrée par camion citerne ont été apportés depuis le 19 juillet dernier.

L’association Sep end Go tire la sonnette d’alarme après les témoignages de personnes en situation de handicap qui ne parviennent pas à joindre la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Besançon et obtenir les aides dont elles ont besoin pour vivre.  

 Certaines d’entre-elles ne perçoivent plus,  depuis plusieurs mois,  leur pension d’invalidité. Ce qui complique le quotidien et bloque également l’accès à d’autres revenus. Par manque de moyens, le lien social est coupé et les besoins les plus primaires deviennent de plus en plus difficiles à assouvir. La situation est d’autant plus critique lorsque les personnes concernées vivent seules et isolées.

 Un manque criant de moyens

 Face au désarroi de ces personnes, Marine Saugeon, la présidente de l’association Sep and Go, est parvenue à obtenir un rendez-vous auprès de l’administration en question. Des réponses ont été apportées mais elles restent bien évidemment peu acceptables. La CPAM et ses agents en région  ne parviennent pas à gérer le surcroît de travail, occasionné par la crise sanitaire et les nombreux arrêts de travail qui en découlent. Tout le monde espère que l’amélioration sera la plus rapide possible. De nouveaux moyens seront mobilisés durant la période estivale. Ce qui devait permettre une nette amélioration à compter de septembre prochain.

L'interview de la rédaction / Marine Saugeon

En raison des fortes chaleurs attendues en cette fin de semaine et début de semaine prochaine, les villes de Pontarlier et Besançon pensent aux personnes âgées. A Besançon, les 2400 personnes isolées, âgées et en situation de handicap, feront l’objet de toutes les attentions. 46 agents, issus des services de la ville, et en complément de la maison des seniors, seront mobilisés. Des appels quotidiens seront menés aux 200 personnes recensées et inscrites sur un registre nominatif. Il est toujours possible d’inscrire un proche en composant le 03.81.41.22.04

 A Pontarlier aussi, la municipalité se mobilise. La Ville invite d’ailleurs les proches de personnes âgées, isolées ou handicapées à effectuer les démarches nécessaires en appelant le Centre Communal d’Action Sociale de Pontarlier en appelant le 03.81.46.51.36. Elles ne seront pas oubliées et pourront être visitées en cas de besoin.

La Ville de Besançon a décidé de décliner sur son territoire le dispositif « Angela ». Mis en place à l’étranger  et sur d’autres territoires français, il vise à lutter contre le harcèlement et plus généralement les violences sexistes et sexuelles, en créant des lieux refuges. Cette action, qui débutera le 25 novembre prochain, journée de lutte contre les violences faites aux femmes, est menée en partenariat avec le Centre d’Information sue les Droits de Femmes et des Familles (IDFF) et l’Union des Commerçants de Besançon.

Aujourd’hui, une cinquantaine de commerçants se sont montrés intéressés. D’autres devraient leur emboiter le pas. L’objectif étant qu’entre le 15 septembre et le 15 octobre,  ils suivent une formation de sensibilisation dispensée par le Centre d’Information sue les Droits de Femmes et des Familles pour mieux appréhender ces situations difficiles. Concrètement, lorsqu’une personne, qu’il s’agisse d’une femme ou d’un adolescent, sera harcelée ou victime de violences dans l’espace public, elle pourra demander de l’aide auprès des commerces, restaurants et bars partenaires. Il lui suffira d’exprimer le nom de code « où est Angela ? ». Les lieux seront alors reconnaissables par une affiche ou un macaron sur leur vitrine. Ces derniers seront alors en capacité de mettre la personne en sécurité, appeler la police ou la faire sortir par une autre porte, tout en lui donnant les premières informations nécessaires pour se protéger.

La Ville de Besançon rappelle qu’il est encore possible de s’engager dans ce dispositif. Les commerçants intéressés sont invités à prendre contact par téléphone au 03.81.87.84.77 ou par mail à didier.roulin@besançon.fr pour s’inscrire.

L'interview de la rédaction / Elise Aebischer, adjointe à la maire de Besançon, déléguée à l'égalite femmes-hommes

 

Ce jeudi après-midi, le CHU Minjoz de Besançon lançait sa campagne de recrutement. Une centaine de postes, principalement de soignants, sont à pourvoir au sein de l’établissement. Néanmoins, d’autres métiers sont concernés. Pour postuler, rien de plus simple, il suffit de s’inscrire sur le site internet dédié à cette démarche et d’y déposer sa lettre de motivation et son  curriculum vitae.

Pour l’hôpital bisontin, l’urgence est de mise. Ce manque de personnel se traduit par la fermeture d’une centaine de lits. Emmanuel Luigi, le directeur général du CHU Minjoz, ne cache pas son inquiétude pour l’avenir et  la prise en charge à venir des patients durant cette période estivale.  Dans ces conditions, on cherche l’efficacité et on tente de nouvelles formes d’actions pour convaincre le plus grand nombre à venir renforcer les équipes de l’hôpital public.

Devenir indispensable

Les professionnels diplômés ou répondant aux compétences souhaités sont invités à déposer leur candidature en ligne. Baptisée « devenir indispensable », cette campagne de recrutement donne la parole à des patients de l’établissement qui évoquent leur séjour à l’hôpital, le professionnalisme du personnel et son altruisme. Chaque semaine, une vidéo sera mise en ligne. Elle saura interpeller celles et ceux qui ont envie de s’engager aux côtés des personnes en souffrance.

Une augmentation des demandes de disponibilité

Comme le rappelle M. Luigi, ce n’est pas la première fois que l’hôpital connaît de telles difficultés. Selon lui, les raisons sont multiples. Il évoque notamment la crise du covid-19, mais également les départs naturels, et notamment les demandes de disponibilité. La direction de l’hôpital cherche à comprendre d’où provient ce choix. S’il provient notamment de la lassitude, « des réponses devront être apportées » conclut M. Luigi.

C’est une situation économique qui est scrutée de part et d’autre de la frontière. Mercredi après-midi, le franc suisse a atteint la parité face à l’euro. Selon les experts, la monnaie suisse n’avait pas atteint un tel niveau depuis le mois de mars dernier. Bertrand Guinchard, l’élu en charge de l’économie sur le secteur pontissalien réagit à cette situation.

L’élu pontissalien porte un regard mitigé.  Si économiquement, cette situation apporte du pouvoir d’achat supplémentaire aux consommateurs suisses, elle a eu aussi des conséquences sur l’exportation des entreprises locales sur la Suisse.  « Il est plus difficile d’exporter sur la Suisse » explique Mr Guinchard. Et de poursuivre : « Pour les  entrepreneurs français qui travaillent avec nos amis helvétiques, c’est un problème. Le niveau d’investissement pour acheter depuis la Suisse en France augmente considérablement les prix. Il ne faut pas oublier que beaucoup des entreprises qui sont autour de la frontière exportent côté Suisse ».

Une clientèle très importante

Bertrand Guinchard reconnaît, que sur le territoire de Pontarlier, la clientèle suisse « est importante pour les zones commerciales et les grandes enseignes ». Au centre-ville,  les frontaliers sont des consommateurs importants. Néanmoins, l’élu rappelle que cette parité monétaire apparaît dans un contexte économique peu favorable, « dans lequel les dépenses sont beaucoup plus élevées ». Il est ainsi fait référence à la hausse du coût de l’énergie et de certaines matières premières. Ce qui impacte indéniablement le portefeuille des ménages de part et d’autre de la frontière. « Nous avons une inquiétude très importante, pour nos concitoyens, par rapport à cette situation, qui impacte leur pouvoir d’achat » conclut M Guinchard.

La BNS

Outre frontière,  la semaine dernière, la BNS, la Banque Nationale Suisse avait surpris les opérateurs en suivant le mouvement restrictif des politiques monétaires par l’augmentation de son taux directeur.  La parité étant atteinte, reste maintenant à scruter l’évolution du taux de change pour savoir si, comme en janvier 2015 et mars dernier, cette parité 1 Franc Suisse pour 1 Euro servira de support pour rebondir vers des valeurs plus en phase avec ces 7 dernières années.

L'interview de la rédaction / Bertrand Guinchard