Le relevé de Santé publique France, publié hier, indique que la santé mentale des jeunes français reste « dégradée » en 2023. Une tendance qui s’inscrit dans la durée, depuis septembre 2020. L’agence sanitaire a indiqué que les recours aux soins d’urgence pour troubles de l’humeur, idées et gestes suicidaires se situent à un niveau élevé, après une forte augmentation constatée en 2021 et 2022.
Une marche pour le climat se tiendra ce vendredi 29 septembre à Besançon. Plusieurs associations et syndicats appellent à la mobilisation. La section lycéennes de l’AEB et Extinction Rebellion en font partie. Le rendez-vous est prévu à 14h sur la place de la Révolution, au centre-ville bisontin.
Ce mardi, dans le cadre des semaines de l’engagement et de la démocratie scolaire, les élèves élus au Conseil académique de la vie lycéenne de l’académie de Besançon ont animé un temps d’échange et de discussion au lycée professionnel Tristan Bernard dans le quartier Planoise à Besançon. Nathalie Albert Moretti, rectrice de la région académique Bourgogne-Franche-Comté, et Patrice Durant, directeur de l’inspection académique du Doubs, étaient présents.

L’objectif était de convaincre les adolescents présents à s’investir et à prendre des responsabilités au sein de leur établissement scolaire, et plus globalement au sein de l’Education Nationale. Les adultes, par le biais de leurs paires, déjà conscients de l’intérêt de cette démarche altruiste, veulent inciter les jeunes à s’engager et devenir de véritables acteurs et créateurs de lien social. « Nous voulons leur montrer qu’il y a un vrai intérêt à participer à la vie de son établissement scolaire, à faire bouger les choses, à donner son avis » explique Christine Monnin, conseillère principale d’éducation et déléguée académique à la vie lycéenne et collégienne.

Proposer des initiatives, donner son avis sur l’établissement, organiser, argumenter, fédérer… . Autant de compétences à développer et à transmettre. Une approche pédagogique très formative, qui contribue à un meilleur climat scolaire, qui indéniablement aura des répercussions sur la réussite des jeunes et leur épanouissement. Un moyen également de participer à la formation des adultes de demain. Celles et ceux qui agiront au sein de la société et sauront mettre à profit les valeurs de partage, de travail en équipe, d’altruisme, de confiance en soi, … qu’ils auront acquis tout au long de cette expérience.
L'interview de la rédaction / Christine Monnin, conseillère principale d’éducation et déléguée académique à la vie lycéenne et collégienne.
370 écoliers sont attendus ce mardi 26 septembre à Villers-le-Lac. Ils participent aux phases finales de l’UTMJ kids. Pour cette édition 2023, près de 2.500 enfants ont participé à ces phases qualificatives. Au total, ce sont 500 enfants et adolescents, âgés entre 6 et 17 ans, qui seront accueillis sur le grand UTMJ ce dimanche 1er octobre. 24 établissements se sont inscrits et ont programmé leur évènement interne.
On connaît les affiches du 3è tour de la Coupe Gambardella, la Coupe de France des catégories U18 et U19. 20 matches se tiendront. Ils se disputeront les 7 et 8 octobre prochains. Parmi ces rencontres :
Beaune – Morteau Montlebon
Grandvillars – Baume les Dames
Vesoul – Dole Crissey
Groupe Jeunes Rudipontain – Pontarlier
Mirebeau – Saint Vit
Levier – Jura Dolois
Noidanais – Belfort ASM
Racing Besançon – Jura Sud
Durant ces premières semaines de rentrée, l’université de Franche-Comté et le bureau des étudiants organisent l’opération « bienvenue aux étudiants ». Durant ces quatre jours, l’évènement s’est tenu à Besançon. Il se tiendra ensuite à Belfort et Lons-le-Saunier. L’université de Franche-Comté accueille cette année 24.000 étudiants, répartis sur six sites.
A travers cette manifestation, les organisateurs se sont fixés comme objectifs : d’accueillir tous les étudiants, de leur faire découvrir les différents lieux, équipements et services qui font désormais partie de leur quotidien et transmettre des valeurs liées à la vie sociale et professionnelle. C’est également un moment de partage et de lien social durant lequel les jeunes font connaissance avec d’autres étudiants et les adultes qui les accompagneront durant leur parcours universitaire. « C’est la manifestation de l’implication de toute l’université pour leur réussite » explique Carole Mayeur Carpentier, Vice-présidente vie étudiante et maître de conférence en droit public.

Pour l’université de Franche-Comté, ces instants ludiques collectifs n’empêchent pas l’excellence et l’exigence. « On partage le même objectif de réussite avec nos étudiants. Par le jeu, on peut porter un regard et un point de vue différents. Cela peut être bénéfique dans la prise de recul, dans sa réflexion et progression personnelles et dans bien d’autres domaines » explique Mme Mayeur Carpentier. Et de poursuivre : « ces petits groupes de jeu deviendront des groupes de travail. C’est aussi l’opportunité de voir se créer un certain nombre de liens consolidés vers la réussite ».

Les étudiants francs-comtois, qu’ils soient Doubistes et Jurassiens, vont également pouvoir vivre d’autres instants festifs, culturels et formateurs grâce aux évènements prévus dans le cadre des 600 ans de l’université de Franche-Comté.

L'interview de la rédaction / Carole Mayeur Carpentier, Vice-présidente vie étudiante et maître de conférence en droit public.
C’est un grand jour ce mardi 12 septembre pour le campus de la Bouloie à Besançon. Ce matin, les financeurs, institutions et autorités feront le point sur la transformation du site. Une déambulation est prévue pour apprécier les travaux réalisés. Au programme : la rénovation technique de Supmicrotech-Ensmm, l’Area Sports, la maison des sports et la place centrale notamment.
3.000 euros. C’est ce que coûte cette année la rentrée universitaire à un étudiant, inscrit en licence et non boursier. Soit 500 euros de plus que l’an dernier. Les critères d’accès aux études supérieures sont très élitistes. L’égalité des chances semble être révolue. Les compétences intellectuelles, la motivation et l’investissement personnel laissent place à des critères purement financiers pour réussir. Rencontre avec Florent Ringenbach, responsable du syndicat CGT salariés-étudiants de Besançon.
« La précarité étudiante est un problème qui se pose depuis des années et des décennies, mais la situation s’aggrave encore en cette rentrée universitaire » explique le responsable syndical. Et d’ajouter : « nous allons être confrontés à un certain nombre de problèmes d’étudiants qui vont devoir se priver au niveau de l’alimentation et de l’accès aux soins ». La santé et les loisirs sont devenus du superflu. Se loger et se nourrir sont les priorités. Quand il ne faut pas encore choisir entre les deux. Rappelons qu’à Besançon, 25% des étudiants bisontins sont boursiers.
75% des étudiants travaillent
75% des étudiants bisontins sont obligés de travailler pour pouvoir poursuivre leurs études. 36% d’entre eux travaillent de manière continue. Sans quoi, il serait difficile de se former et se préparer un avenir professionnel. « On estime que quand le travail hebdomadaire dépasse les 15 heures par semaine, il se produit un effet très négatif sur la scolarité » précise Florent Ringenbach. La CGT salariés-étudiants prône pour une refonte du système de délivrance des bourses. Les pouvoirs publics seraient bien inspirés de s’intéresser urgemment à la situation de cette jeunesse en souffrance, devenir de la nation française.
L'inteview de la rédaction / Florent Ringenbach
Les Restos du Cœur sont en difficulté. Une situation qui inquiète. L’association de Coluche a vu ses coûts de fonctionnement augmenter ainsi que le nombre de ses bénéficiaires. Il lui manque 35 millions d’euros pour clore l’année 2023 à l’équilibre. Dans ces conditions, l’état a décidé de lui ovtroyer une aide spécifique de 15 millions d’euros. Tout comme le milliardaire Bernard Arnault qui a annoncé verser une aide de 10 millions d’euros.
La précarité alimentaire est telle en France que personne ne souhaite voir l’association disparaitre. Durant l’exercice 2022/2023, la structure a distribué 170 millions de repas, contre 142 millions l’année précédente. Parmi les bénéficiaires, de nombreux étudiants font appel à ses services pour subvenir à leur besoin les plus primaires. « Cette situation nous préoccupe énormément. Les étudiants font partie des catégories de la population qui vont le plus recourir à l’aide que procurent les Restos du Cœur » explique Timo président de l’AEB, le 1er syndicat étudiant à Besançon. Et de poursuivre : « C’est un grand appui d’avoir les Restos du Cœur pour pouvoir fournir les premières denrées de nécessité aux étudiants. Si les Restos du Cœur sont dans une situation qui est défavorable, nous savons que ce sont les bénéficiaires qui le seront aussi, et donc les étudiantes et les étudiants ».
L’aide de Bernard Arnault ?
« Ca lui donne bonne conscience. Il va pouvoir dormir sur son oreiller en soie » explique l’étudiant. Timo accuse Bernard Arnault d’être « responsable » de la situation de précarité actuelle. « Ces gens sont les premiers responsables de cette crise. Cela vient de leur gestion extrêmement bourgeoise et capitaliste. Ils ne peuvent pas d’un côté créer une inflation de toute pièce en augmentant les prix et rendre la vie impossible aux citoyens et, de l’autre, venir faire les beaux, en faisant des dons. Ils se nourrissent sans cesse de la misère des gens ».
La rentrée universitaire ?
Cette année encore les étudiants ne sont pas épargnés par la précarité. Besançon, comme de nombreuses villes françaises, connaît une tension locative pour les logements étudiants. Alors que 25% des étudiants bisontins sont boursiers, le Crous Bourgogne Franche-Comté n’est pas en mesure de répondre à leurs besoins en termes d’hébergement. « Cela représente 10 étudiants boursiers pour un logement Crous » précise le responsable syndical. L’alimentation est également un vrai problème. « Le repas à un euro pour toutes et tous nous a été retiré. Ce dispositif coûte 90 millions d’euros par an à l’état. Les profits de Total pour l’année 2022/2023 représentent 36 milliards. Avec une année de profits de Total, on finance 400 ans de repas à un euro. De Molière jusqu’à nous, tous les étudiants de France auraient pu manger le repas à un euro » conclut l’étudiant bisontin.
L'interview de la rédaction / Timo, président de l'AEB, premierr syndicat étudiant à Besançon
Lancés en 2017, les chantiers de jeunes, organisés par la Citadelle de Besançon, connaissent en 2023 leur septième année d’existence. Pour ce nouveau rendez-vous, le site bisontin a réitéré la confiance qu’il accorde au club du Vieux Manoir. Cette structure, basée dans l’Oise, s’est spécialisée dans l’organisation de chantiers de jeunes.
Cette dernière dispose d’un véritable savoir-faire en la matière. Depuis 1952, elle forme ses intervenants aux techniques d’animation liées à l’encadrement de jeunes et aux techniques d’intervention sur un chantier. Travaux de maçonnerie, de taille de pierre et pavage font partie des savoirs enseignés. Des temps de formation théorique et pratique sont organisés. Au sein de cette association, à la manière de ce qui se passe dans le mouvement scout, les jeunes sont cooptés par leurs aînés. C’est ainsi que Paloma, l’actuelle directrice, a gravi les échelons. Après avoir participé à ces chantiers en tant qu’adolescente, elle est devenue animatrice, puis aujourd’hui responsable d’un projet. Un deuxième l’attend dans quelques semaines, ailleurs en France.
L'interview de la rédaction / Paloma, directrice du chantier
Suivi scientifique
Mener un tel chantier, dans un site classé comme celui de la Citadelle, demande rigueur et organisation. Pas question de faire n’importe quoi. Les équipes de la Citadelle assurent leur rôle de référent, mais l’établissement fait également appel aux experts de la DRAC et aux services archéologie et architecture et bâtiments de la Ville de Besançon. Une architecte du patrimoine suit également le chantier. Cette experte porte un regard spécifique sur la rénovation du moulin de la Citadelle, pour lequel ces jeunes sont associés.
L'interview de la rédaction / Gaëlle Cavalli (responsable du service Valorisation du Monument)

Trois chantiers en cours
Trois chantiers sont actuellement menés par le groupe de 18 adolescents, âgés entre 14 et 17 ans. Cet été, ils poursuivent deux chantiers qui avaient été lancés l’an dernier et ont investi le moulin, qui fait l’objet d’une grande réhabilitation, avec la mise en place d’un nouveau parcours guidé. Au programme : des opérations de dévégétalisation, de maçonnerie, de dégarnissage de joints en ciment ou encore de création de joints en mortier de chaux. Les travaux ne manquent pas.
Vie de groupe

En parallèle, parce que ce camp a aussi une vocation pédagogique et d’ouverture culturelle, les adolescents participent à différents ateliers et sorties. Hébergés au camping de Chalezeule, ils vivent aussi des moments collectifs. Les temps de vie quotidienne, le partage des repas, la baignade, … rythment les riches journées. Du haut de ses 14 ans, Lou participe à son premier chantier de jeunes. Cette bisontine reconnaît découvrir autrement la Citadelle. Elle assure qu’elle reviendra très prochainement montrer à sa famille le fruit de son travail. Une véritable fierté que de concourir à la mise en valeur de l’une des forteresses de la cité bisontine.
L'interview de la rédaction / Lou ( jeune participante)