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La Ville de Morteau invite la population à participer le 21 août prochain à son concours de peinture et de dessin dans la rue « Vision d'artistes ».

 

Le rendez-vous des artistes est fixé dès 8h30 à la salle des fêtes de Morteau pour y faire enregistrer et authentifier son support vierge, toile ou autre, puis le public s’installera dans les rues de la ville pour y produire une œuvre à partir d'un paysage réel.

morteau concours artiste DD

Les inscriptions pourront se faire sur place ou dès maintenant en Mairie de Morteau :
03 81 68 56 54 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Téléchargement des bulletin d’inscription et règlement sur : https://www.morteau.org

Inscription gratuite dans chacune des 5 catégories : 3 catégories par technique : 1/ gouache-acrylique-huile, 2/ dessin, 3/ aquarelle et 2 catégories enfants : 4/ moins de 12 ans, 5/ moins de 17 ans

Concours annulé en cas de pluie.

Depuis le 21 juillet dernier, le pass sanitaire est devenu obligatoire dans les lieux de culture et de loisirs rassemblant plus de 50 personnes. Depuis environ une dizaine de jours, les musées de Besançon doivent appliquer cette règle. Contrairement à d’autres musées en France, ceux de la cité comtoise semblent ne pas souffrir de ces nouvelles dispositions. Rencontre avec Aline Chassagne, l’élue en charge de la culture à la ville de Besançon.

Mme Chassagne explique que cette nouvelle mesure impose quelques contraintes, mais grâce au savoir-faire des agents de la ville, mobilisés depuis le début de la pandémie, les différentes situations sont bien appréhendées. Néanmoins, une réorganisation a été nécessaire. De toute façon, depuis plus d’un an, la Ville a l’habitude de modifier son organisation et s’adapter aux exigences gouvernementales en constante évolution. « Les musées se réadaptent, se réorganisent » explique-t-elle.

Des visiteurs conciliants

Pour l’heure, cette nouvelle règle est acceptée par les visiteurs qui y voient le seul moyen pour accéder en toute tranquillité aux lieux culturels. D’ailleurs, à Besançon, la fréquentation des Musées ne semble pas souffrir de cette situation. Cependant, Aline Chassagne reste prudente, « car il est encore un peu tôt pour formuler des conclusions précises ». Et de poursuivre : « les gens qui se rendent sur site sont généralement vaccinés et présentent les documents requis. Trois possibilités s’offrent à eux. Il y a rarement des gens mécontents. Certains sont surpris ». Depuis le début du mois de juillet, la ville constate « une belle affluence au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie ». « Les chiffres sont, pour le moment, supérieurs à ceux de l’année dernière ». 2000 personnes de plus ont été enregistrées cette année par rapport à l’été dernier, à la même période. 6500 visiteurs ont ainsi fait le déplacement depuis le 1er juillet. Une fréquentation en hausse qui correspond sans doute à la qualité des œuvres et des expositions présentées et à l’envie de retrouver l’ambiance et l’odeur de ces lieux culturels, fermés durant plusieurs mois en raison de la pandémie.

L'interview de la rédaction / Aline Chassagne

 

Sur les hauteurs de La Cluse-et-Mijoux, le Château de Joux ouvre ses portes aux visiteurs jusqu’au 29 août cette saison. Malgré une saison marquée par le Covid-19 et ses restrictions, le Château continue d'accueillir du public et propose de nouvelles activités. Retour sur les animations estivales avec Laurène Mansuy, directrice du Château de Joux et du Musée de Pontarlier.

Une multitude d’activités est proposée au Château et pour tous les âges. Il est ouvert de jour ainsi qu’en soirée afin d’observer le monument différemment selon le moment dans la journée. Les visites guidées accompagnent les touristes au cours de leur balade. Pour les familles, “il y a des animations tous les matins comme une chasse au trésor ou un rallye photo”, détaille Laurène Mansuy. Le site peut aussi être visité librement au cours de la journée. Tout au long du parcours, des panneaux racontent l’Histoire du Château avec des dessins, permettant à chacun d’imaginer les lieux quelques années voire quelques siècles auparavant. Les animations continuent en soirée. “Un spectacle théâtralisé et en déambulation dans le Château a lieu deux jours par semaine, le mardi et le jeudi”, explique la directrice du Musée de Pontarlier. Et depuis mercredi dernier a démarré le “Festival des Nuits de Joux”.  Il s’agit ici d’une programmation de plusieurs pièces de théâtre, à 19h et à 21h. “Tout est dans la cour du Château, et son décor majestueux”, explique t-elle.

Des rénovations à venir

Si le Château de Joux est ouvert au public, il est néanmoins en cours de rénovation et fermera plus tôt dans l’été. Ces travaux vont permettre d'accueillir dans de meilleures conditions les visiteurs lors de la saison 2022. “Deux ponts-levis, un pont dormant, tous faits de bois, souffrent des aléas climatiques, d’où de prochaines restaurations et une fermeture au 29 août”, déclare la directrice du Château de Joux. La restauration des ponts sera accompagnée par une restauration de maçonnerie. Le but est toujours de garantir plus de sécurité sur le site.

 

 

Comme tous les lieux culturels, le Château est soumis aux règles sanitaires. Au 1er Juin, la forteresse militaire n'accueillait du public que lors de visites guidées. Les scolaires étaient aussi conviés. “De nombreuses classes ont pu profiter des lieux”, se réjouit Laurène Mansuy. Cependant, alors que l’été avait bien commencé, le pass sanitaire est venu bouleverser le nombre d’entrées au Château. “Même si ce contrôle limite les risques de cluster au sein de l’enceinte, on a observé une baisse de la fréquentation ces derniers jours”, déplore t-elle. Ainsi, la directrice du Château de Joux compte sur les animations pour attirer un public local mais aussi régional.

Interview de la rédaction / Laurène Mansuy

 

A propos de la “Murder Party”, le 29 août

Certes, on est très loin de la fréquentation habituelle, mais la manifestation la « résidence secondaire des Eurockéennes », proposée cette année en raison de la crise sanitaire du moment, et répondant aux règles gouvernementales imposées, a tenu toutes ses promesses.

Pour cette édition très particulière, 6000 visiteurs ont fait le déplacement durant les cinq jours de manifestation ( du 20 au 24 juillet). Durant cet évènement, se sont succédés des artistes français et internationaux. Un joli feu d’artifice musical qui a permis de découvrir sur scène et en coulisses des accents congolais, canadiens, iraniens ou encore suédois. On notera également la présence de neuf chefs étoilés qui ont ravi les papilles des festivaliers par leur cuisine raffinée et créative.

Les organisateurs en conviennent cette semaine particulière et imposée par les évènements leur aura permis d’imaginer « de nombreuses pistes d’innovation et de réflexion pour l’avenir ».

Au cours de l’année, “Les 2 scènes” propose du théâtre et du cinéma dans plusieurs lieux de la ville de Besançon. En ce moment, le programme “L’été du cinéma français 2021” se déroule au Petit Kursaal jusqu’au 8 septembre et accueille deux séances par semaine.

Le cinéma “Les 2 scènes” fonctionne par thème au cours de l’année. Plusieurs cycles sont ouverts au public pour satisfaire les amateurs de cinéma. “On croise tous les genres, tous les styles, toutes les époques”, confie Jean-Michel Cretin, programmateur du cinéma “Les 2 scènes”. Cet été, la Scène nationale de Besançon dispose du Petit Kursaal un soir par semaine, le mercredi, où deux séances d’un même film sont proposées, à 18h et 20h30. La particularité du programme “L’été du cinéma 2021” qui dure depuis le 30 juin, jusqu’au 8 septembre, est qu’il s’agit d’une sélection de films français distribués très récemment dans les salles. “Le choix des films est effectué par un groupe de spectateurs et moi-même dans le cadre d’un atelier de programmation”, poursuit Jean-Michel Cretin.

“Cette année encore, les spectateurs sont présents malgré l’épidémie”

Pour la deuxième année consécutive, le programmateur du cinéma “Les 2 scènes” se doit de composer avec le Covid-19. “Cette année encore, les spectateurs sont présents malgré l’épidémie”, se réjouit-il. Cependant, la question du pass sanitaire ne le fait pas sourire. Jean-Michel Cretin craint une baisse du nombre de spectateurs lors des prochaines séances. “On risque d’avoir un souci avec les plus jeunes qui ne sont pas encore vaccinés parce que ce sera difficile de les accueillir”, regrette t-il. Pour les personnes présentant le pass sanitaire, les prochaines séances sont prévues ce mercredi 28 juillet 2021 à 18h et 20h30. A l’affiche, “Seules les bêtes” de Dominik Moll, avec Denis Ménochet, Laure Calamy et Damien Bonnard.

Interview de la rédaction / Jean-Michel Cretin

 

Infos pratiques :

Programmation cinéma | Les deux scènes (les2scenes.fr)

Pour terminer intelligemment les vacances, à Besançon, le Bastion organise quatre jours de découverte et d’initiation aux musiques actuelles et à la musique assistée par ordinateur. Encadré par une équipe d’intervenants en MAO, percussions, chant, guitare et design graphique, ce tour d’horizon des musiques actuelles se déroule sur une semaine et s’adresse aux enfants de 11 à 14 ans, musiciens ou non.

Rendez-vous du 23 au 27 août. Ce stage permettra à nos musiciens et musiciennes en herbe de découvrir les secrets de la création musicale d'aujourd'hui. De la composition à la création du visuel, en passant par la pratique instrumentale, l’enregistrement et le mixage : une véritable expérience en studio pro.

Lien de réservation : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Ce dimanche, Pontarlier, capitale mondiale de l’absinthe, accueille une nouvelle édition de la fête de l’Absinthe. Covid-19 oblige, cette manifestation biennale côté français proposera une jolie randonnée de 13 kilomètres, qui permettra aux participants de découvrir le patrimoine local lié à la Fée Verte. Au programme : musique, dégustations, sites historiques et superbes panoramas. Rappelons qu’en 1900, la capitale du Haut-Doubs comptait 25 distilleries et 150 bistrots. A cette époque, 15 millions de litres d’absinthe étaient produits par an.

Hier, jeudi, un groupe d’une dizaine de personnes s’est attaqué à sa cueillette sur un terrain de 3400 m2, situé au lieu-dit « La Rotonde », propriété d’un distillateur local. Ces participants, composés de passionnés et d’intérimaires, ont coupé la plante, dont seules les feuilles vertes et les inflorescences (terminaisons de chaque branche) ont un intérêt. Il y a ensuite l’étape du séchage dans un hangar. Complètement secs, les végétaux qui donneront toute sa saveur au breuvage, seront ensuite livrés au producteur, qui se chargera de la mise en alambic et de la distillation.

ABSINTHE CULTURE

 

La récolte

Comme pour la vigne avec le raisin, les spécialistes scrutent avec grande attention le bon stade de floraison de la plante. Quoiqu’il en soit, la récolte s’effectue entre le 20 et le 30 juillet. Cette année, il faut bien avouer que les fortes pluies de juillet n’ont pas été une très bonne nouvelle. « La météo a une influence énorme sur la qualité de la plante » explique Benoît Delory, Chef de cueille. Et de poursuivre : « la plante s’en sort mieux lorsqu’elle se développe sous un climat aride. Elle s’exprime mieux au niveau aromatique quand elle souffre ».

 

ABSINTHE CULTURE 2

La production

Suite à sa réhabilitation en 2001, après son interdiction en 1915, la fée verte a repris des couleurs. Il n’en reste pas moins que sa production est beaucoup moins importante que jadis « Il y a 70, voire 80 ans, nous parlions de centaines d’hectares d’absinthe, alors qu’aujourd’hui, les surfaces de production ont très nettement diminué » termine M. Delory.

L'interview de la rédcation / M. Delory

 

A compter de septembre prochain, le Musée des Maisons comtoises de Nancray entamera une longue phase de reconstruction. L’objectif étant de doter le site d’infrastructures, permettant une meilleure mise en valeur des collections et d’accueil du public et des conditions de travail et de conservation des collections.

Dans un premier temps, ce vaste chantier a pour but de répondre aux exigences du nouveau projet scientifique et culturel, initié par le ministère de la culture et la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), qui impose un cahier des charges technique et scientifique précis à remplir pour espérer conserver le label de musée de France. Une démarche déterminante pour l’avenir, mais pour laquelle les élus et les partenaires locaux ont souhaité associer le grand public. Ainsi, une réflexion autour de plusieurs axes de développement est lancée.

Une première tranche de travaux

Dès l’automne prochain, une première tranche de travaux de 4 millions d’euros va pouvoir être lancée. Cette première opération consiste en la construction de réserves en lieu et place du lieu de stockage actuel des collections et d’une galerie d’exposition permanente qui permettra de présenter l’évolution du machinisme agricole. Il est également prévu l’extension de l’atelier des services techniques, la réhabilitation d’une ancienne ferme en salle d’accueil des scolaires et la transformation de la maison forestières de Levier en résidence pour l’accueil d’artistes. La livraison des travaux pourrait être effective à compter du mois de juin 2023.

 

MAISONS COMTOISES NANCRAY DD

D’autres tranches à finaliser

Financé à hauteur de 90%, pour le moment pour un montant de 4 millions d’euros, la suite de ce projet de réhabilitation de ce musée en plein air prévoit : la construction d’une nouvelle maison d’accueil qui abritera l’accueil, la boutique, un café, une salle d’exposition temporaire, une halle couverte pour des évènements, … . La requalification paysagère et scénographique du parc est également au programme. La réhabilitation du bâtiment d’accueil actuel en restaurant et celle du restaurant actuel en un programme mixte à destination de salles pédagogiques, de formations et de privatisations sont dans les cartons.

Le Musée des Maisons comtoises en chiffres

- Un parc de 15 hectares,
- 2 kilomètres de balade,
- 8 jardins thématiques,
- 21 salariés,
- 45.000 visiteurs par saison,
- 35 édifices et édicules franc-comtois.

L'interview de la rédation / Pierre Contoz, Maire de Montfaucon et président du syndicat mixte du Mudée

Fred K, artiste doubiste, également surveillant-éducateur dans un centre d’hébergement social, vient de sortir un titre et un clip qui ne passent pas inaperçus sur les réseaux sociaux. « Not Alone » raconte l’histoire de ces jeunes cabossés et violentés par la vie que Frédéric Kerbidi, alias Fred K., rencontre quotidiennement dans le cadre de son travail.

Le quarantenaire s’est beaucoup investi pour ce nouveau projet musical. « J’ai travaillé seul. Je suis l’auteur et le compositeur de ce titre » explique-t-il. A travers les paroles qu’il a lui-même posées sur une feuille blanche, l’artiste s’est questionné sur la difficile reconstruction que doit engager une personne après avoir vécu des situations personnelles difficiles, souvent violentes et dévalorisantes. Symboliquement, et pour donner encore plus de relief à cette création, il a souhaité associer une personne sourde, vivant avec ce handicap depuis sa naissance. La rencontre fut belle et fructueuse. Fred et Magali se sont rencontrés et, malgré les barrages de la communication, ont su unir leurs forces et leurs compétences. La voix, c’est Fred. L’interprétation visuelle de la chanson, c’est Magali. « Le fait qu’elle chante la chanson avec les mains lui donne une toute autre dimension. Je l’écoute différemment » réagit l’artiste.

Le maquillage pour jouer sur les expressions

D’un point du vue artistique, le batteur doubiste a voulu être le plus discret possible. Ces apparitions se font maquiller, tout comme sa comparse. L’objectif étant de donner une toute autre dimension à la prestation. Le résultat est bluffant et mérite vraiment que l’on s’y arrête. Ce jeu d’acteur est plaisant et assure, avec toute la mise en scène qui l’accompagne, un clip réussi et qui interpelle. En deux semaines seulement, « Not Alone » a déjà obtenu 40.000 vues.

L'interview de la rédaction

Pour le découvrir n’hésitez pas à vous rendre sur YouTube. Le titre devrait également figurer sur toutes les plateformes musicales de téléchargement dans les prochaines semaines.

Les acteurs du milieu de la culture ne dissimulent pas leur mécontentement face à la mise en place imminente du pass sanitaire. C’est le cas de Cédric Louvet, directeur du Mégarama Beaux-Arts à Besançon, déconcerté par l'arrivée précipitée de cette mesure.

 

"Comment va-t-on s'organiser ?"

 

« Nous ne sommes pas contre le pass sanitaire, bien au contraire. Cette mise en place est juste beaucoup trop hâtive. Les délais imposés sont difficilement tenables. Nous avons été prévenus lundi 12, que le pass sanitaire devra s’appliquer dès le 21 juillet. Une semaine plus tard. Comment va-t-on s’organiser ? » s’inquiète-t-il. « Le délai est trop court pour nous, pour se mettre en place. Cela va demander des moyens humains supplémentaires pour le contrôle, mais aussi un investissement dans du matériel, donc de nombreux coûts supplémentaires. Nous allons avoir des pertes financières, c'est sûr » déplore Cédric Louvet. Et même si aujourd’hui la vaccination apparaît comme la seule solution pour endiguer cette pandémie, il est désormais impossible pour une personne qui ne disposerait d’aucune des deux doses vaccinales, de se rendre dans un lieu imposant le pass sanitaire, avant plusieurs semaines. Et très contrariant de procéder à un test PCR tous les deux jours, en devant à chaque fois, envisager quelques jours auparavant son intention d’aller retrouver les salles de cinéma. D’autant plus qu’il arrive que cela se fasse de manière imprévue. « Parfois, des clients qui se trouvent en ville passent devant le cinéma, et prennent l’envie soudaine d’assister à une séance. Tout comme on peut se motiver à aller boire un coup dans un bar sur un coup de tête, ou manger au restaurant. Certaines choses se décident parfois dans le feu de l’action. Et avec la mise en place aussi soudaine du pass sanitaire, toutes ces choses seront désormais impossibles » regrette le directeur du cinéma.

 

Une jauge de 50 personnes

 

Effectivement, cette triste solution existe. Le pass sanitaire ne serait pas de mise pour les séances de moins de 50 personnes. Cette funeste issue est applicable pour les petites salles, mais des blockbusters sont en approche au Mégarama Beaux-Arts. Il paraît difficile et délicat, notamment vis-à-vis des distributeurs, d’accorder seulement une cinquantaine de place pour leurs productions. De plus, la mise en place du pass sanitaire intervient en plein festival de Cannes, cette période de l’année où le cinéma prend une place médiatique prépondérante, et convie les spectateurs à se rendre en salle. Et comme pour enfoncer le clou, la sortie de « Kaamelot - premier volet », tombe le jour fatidique de l’instauration du pass sanitaire. Un film tant attendu en France, suscitant l’euphorie et l’engouement des fans à travers tout le pays, affichant complet avec plus de 600 places vendues pour l’avant-première ce mardi soir. « Le milieu de la culture est mis à part, c’était déjà le cas pendant le confinement. On a été les premiers à fermer, et les derniers à rouvrir. On est une fois de plus mis de côté. Alors qu’on a toujours appliqué les protocoles sanitaires strictes. Et on n’a jamais vu de clusters apparaître dans les salles de cinéma » souligne Cédric Louvet.

 

Communiqué de presse : 

 

« Madame, Monsieur, bonjour,

Ce message pour vous faire part de notre stupéfaction dans la violence des décisions prises par le Président ce lundi, qui sans ménagement et sans concertation a décidé d’étendre le Pass Sanitaire à nos activités dès la semaine prochaine et avec des sanctions extrêmement lourdes en cas de non-contrôle alors même que nous nous relevons avec difficulté des mois de fermeture imposée.

Bien que nous soyons pleinement solidaires et mobilisés dans la lutte contre la Covid, nous sommes stupéfaits du très bref délai qui nous est alloué dans la mise en place du pass sanitaire.

La mise en œuvre de cette mesure se heurte à de nombreuses questions essentielles : responsabilité des salariés des salles de cinéma, responsabilité des entreprises et des spectateurs, sanctions applicables, mesures d’ordre public, statut des salariés, coût et processus opérationnel de vérification, etc. Sur tous ces points les autorités sont à ce stade silencieuses, alors que les cinémas ont moins d’une semaine pour mettre en œuvre cette obligation inédite et complexe.

Cette mesure, prise avec effet quasi-immédiat et sans préavis informatif permettant à nos spectateurs d’anticiper la situation, vient briser la dynamique de reprise de notre activité et les perspectives économiques favorables du second semestre, indispensables après la longue fermeture des salles de cinéma. Elle fragilise fortement l’ensemble de l’exploitation cinématographique qui s’attelle pourtant depuis le début de la crise sanitaire à mettre en œuvre des protocoles sanitaires robustes et efficaces.

Nous le regrettons vivement. »