Bénédicte Hérard
La tension politique reste vive au sein de la Communauté de communes du Grand Pontarlier (CCGP) après l’installation des commissions communautaires lors du conseil du 12 mai dernier. Dans un communiqué, Bénédicte Hérard, figure de la liste d’opposition « Pontarlier 2026 » battue aux municipales de mars dernier, dénonce une « exclusion totale des espaces de travail et de débat ».
« Une interprétation erronée du scrutin »
L’élue estime que cette situation ferait suite au vote intervenu lors de l’élection à la présidence de la Communauté de Communes du Grand Pontarlier. Selon elle, le maire de Pontarlier, Patrick Comte, qui a été battu par le Maire de Chaffois, Nicolas Barbe, aurait interprété le choix effectué par certains élus comme « une opposition directe à sa personne ». Une analyse contestée par Bénédicte Hérard et son groupe. « Notre vote relevait d’un choix libre, anonyme et démocratique, guidé par notre vision de l’intérêt communautaire, de la continuité des dossiers et de l’efficacité territoriale — et non d’une démarche partisane », affirme-t-elle dans ce communiqué.
Une critique sur le fonctionnement démocratique
L’opposition rappelle plusieurs principes qu’elle juge fondamentaux : la liberté du vote à bulletin secret, le respect du pluralisme politique ainsi que l’ouverture des commissions communautaires à « toutes les sensibilités représentatives du territoire ». Le groupe regrette qu’« une lecture subjective » du scrutin conduise, selon lui, à l’écart d’élus « pleinement investis dans la défense du territoire et de ses habitants ». Dans son communiqué, Bénédicte Hérard insiste également sur le rôle rassembleur attendu d’un maire : « Le maire d’une commune doit être le maire de tous ses habitants et pas uniquement de son électorat. »
Une opposition qui veut rester « constructive »
Malgré cette situation, l’élue assure vouloir poursuivre son engagement au sein des instances locales « avec responsabilité, calme et détermination ». Le groupe « Pontarlier 2026 » affirme vouloir continuer à défendre « les principes démocratiques » ainsi que « les valeurs républicaines », tout en maintenant une posture qu’il présente comme constructive dans les débats à venir au sein de l’intercommunalité.