Choix du secteur :
Se connecter :
 

À Besançon, la France insoumise considère que la minute de silence observée lors du dernier conseil municipal, après le drame de Lyon, constitue une faute politique. Si le mouvement condamne sans réserve toute violence, il refuse toute mise sur le même plan entre fascisme et antifascisme et dénonce une instrumentalisation politique du contexte. La formation appelle à la vigilance face à la montée des tensions et invite ses soutiens à se mobiliser lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.

À quelques semaines des municipales, l’Association Vélo Besançon, avec Alternatiba et les Manivelles, dresse un bilan contrasté de la politique cyclable menée par la majorité. Si les collectifs admettent que la pratique progresse fortement, que le budget a quadruplé et plus de 400 kilomètres d’aménagements existent désormais dans le Grand Besançon, ils constatent que des discontinuités et des points noirs persistent, comme rue de Belfort. Les associations appellent à faire plus pour le vélo. Elles donnent rendez-vous aux cyclistes samedi 28 février à 14h30 sur le pont de la République pour une photo symbolique.

Cette nuit, sur l’aire du Boulet, sur l’A36, à hauteur de Villars-sous-Écot, un chauffeur poids lourd a été victime d’un vol de carburant. Entre 23h50 et 4h, 350 litres de gasoil ont été dérobés. Aucune dégradation n’a été constatée sur le réservoir ni sur le véhicule.

Un accident de la route s’est produit ce mardi soir à Franois, sur la départementale 673, dans le sens Besançon/Dole. Quatre voitures sont impliquées. Quatre victimes ont été répertoriées. Trois d’entre elles, une femmes de 20 ans et deux hommes de 58 et 62, qui présentaient des blessures légères, ont été prises en charge par les secours.

La Citadelle de Besançon annonce la naissance d’un propithèque couronné, un lémurien malgache classé en danger critique d’extinction. Né le 9 février au Muséum, ce bébé est un symbole fort pour la conservation. Cette naissance, ainsi que celle d’un langur de François, s’inscrit dans un programme international de sauvegarde. Objectif : préserver la diversité génétique et, à terme, renforcer les populations sauvages à Madagascar, où l’espèce a chuté de 80 % en trente ans.

Les personnels du lycée Victor Hugo se rassembleront demain, mercredi 25 février à 14h00, devant le rectorat à Besançon, à l’appel de l’intersyndicale FSU/CGT/FO/Sud. Ils dénoncent la baisse des dotations horaires, qui entraîne suppressions de postes et services partagés. Ils demandent le maintien des moyens nécessaires pour assurer un encadrement de qualité. Par ailleurs, au lycée Jules Haag, la suppression d’une classe de seconde entraînerait trois suppressions de postes et trois services partagés, « alors même que les besoins des élèves restent importants », selon l’intersyndicale.

À Besançon, ce mardi, les forces de sécurité de la zone Est ont participé à une formation spécifique consacrée à la « méthodologie attentat ». Les effectifs venus de Besançon, Montbéliard, Vesoul et Lons-le-Saunier ont ainsi été réunis pour un exercice grandeur nature visant à les préparer à la gestion de scènes de crime d’ampleur exceptionnelle. L’opération s’est déroulée dans les anciens locaux du jardin botanique.  « C’est un temps de formation », résume le chef d’unité nationale d’intervention. Une formation pas tout à fait comme les autres : elle concerne des situations que les enquêteurs ne rencontrent, fort heureusement, que rarement dans leur carrière.

Trois secteurs, un scénario, des victimes fictives

L’exercice  reposait sur un scénario simulant une attaque avec explosif lors d’un concert. Trois secteurs distincts ont été délimités, chacun comportant des auteurs présumés et des victimes — toutes fictivement décédées dans le cadre de l’entraînement. Avant toute intervention des techniciens en investigation criminelle, la phase de secours aux victimes est considérée comme terminée. Les lieux doivent également être sécurisés : levée de doute, passage des équipes de déminage, autorisation d’accès à la scène. Ce n’est qu’une fois ces étapes franchies que le travail d’investigation approfondi peut débuter.

L'interview de la rédaction : chef d’unité nationale d’intervention

Une méthode différente des scènes de crime classiques

Si les services sont habitués à traiter des scènes de crime au quotidien, un attentat impose une organisation radicalement différente. La volumétrie d’indices, la multiplicité des zones impactées et la coordination entre services nécessitent une méthodologie spécifique. Dans un premier temps, les premiers intervenants effectuent des prélèvements d’urgence afin d’identifier rapidement les auteurs. Ensuite, une seconde phase s’ouvre : ratissage complet des secteurs, inventaire précis des éléments, exploitation méthodique des indices. L’objectif est clair : orienter efficacement l’enquête et permettre une exploitation rigoureuse des traces et indices relevés sur place.

Une traçabilité essentielle

L’un des piliers de cette méthodologie repose sur une traçabilité exhaustive. Chaque élément prélevé est référencé avec précision : secteur, emplacement exact, circonstances de découverte. « Quand on se retrouve avec 400 scellés à la fin des investigations, il faut savoir exactement d’où provient chacun d’eux », explique le responsable de la formation. Cette exigence répond à une nécessité judiciaire. En cas de procès, les enquêteurs doivent être en mesure de démontrer avec précision l’origine d’un scellé, le contexte de sa découverte et la chaîne de conservation.

L'interview de la rédaction : Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale dans le Doubs

Une méthode en constante évolution

La méthodologie attentat n’est pas figée. Elle évolue au fil des retours d’expérience tirés des affaires passées, notamment après l’attentat de Nice en 2016 ou l’assassinat de Samuel Paty. Chaque événement majeur permet d’adapter les pratiques, d’affiner les procédures et d’améliorer la coordination entre services. Cette souplesse constitue l’un des atouts majeurs du dispositif.

La formation organisée à Besançon avait ainsi pour objectif une « acculturation » des équipes : présentation théorique le matin, mise en pratique l’après-midi, dans un format volontairement réduit pour favoriser l’appropriation des techniques. Face à la menace terroriste et aux crimes de grande ampleur, les forces de l’ordre misent donc sur l’anticipation et la préparation. Des exercices discrets mais essentiels, pour être prêts à affronter l’exceptionnel.

A Dannemarie-sur-Crète,  un cambriolage a visé une société. Les auteurs ont sectionné une partie du bardage métallique à l’arrière du bâtiment avant d’arracher les câbles d’alimentation de l’alarme et du système de vidéosurveillance. À l’intérieur, de l’électroportatif et de l’outillage ont été dérobés. Le coffre-fort a également été fracturé et vidé de son contenu. Deux patrouilles ainsi qu’un technicien en identification criminelle (OPTS) ont été engagés sur les lieux. L’enquête est en cours.