Sans surprise, Patrick Comte a été officiellement élu maire de Pontarlier lors du conseil municipal d’installation de ce vendredi soir. Une élection nette qui ouvre une nouvelle page politique pour la ville. Neuf adjoints ont été élus. Jean-Louis Gagelin, qui aura en charge l’urbanisme, la voierie, les espaces verts, le patrimoine bâti et l'économie, est le premier d’entre eux. Agathe Henriet s’est vue confier l’administration générale, les marchés publics, les affaires juridiques et la sécurité. Le troisième adjoint est Fabien Paret ( politique de la ville, jeunesse et citoyenneté). Nathalie Bertin gérera la culture, le tourisme et les jumelages, en tant que quatrième adjointe. La communication, les relations publiques, la transition numérique et les cérémonies reviennent à Benjamin Locatelli. Le sport sera l’affaire de Gilles Corgini. Enfin, Delphine Pernin est l’élue référente pour le scolaire et le périscolaire.
Une élection sans suspense
Sur les 33 votants, 25 élus ont apporté leur soutien à Patrick Comte. Une voix pour Céxdric Laithier, qui avait fait acte de candidature. Le scrutin a également enregistré sept votes blancs, émanant vraisemblablement de l’opposition de droite. Ce résultat confirme la majorité obtenue lors des élections municipales et installe solidement le nouveau maire à la tête de l’exécutif local.
Un discours placé sous le signe de la responsabilité
Dans son discours d’investiture, Patrick Comte a d’abord tenu à remercier les électeurs pour leur confiance : « Cette confiance nous oblige », a-t-il déclaré, soulignant d’emblée le sens des responsabilités qui accompagne son élection. Il a également salué la participation des habitants au scrutin, tout en rappelant que l’abstention reste un défi pour la démocratie locale.
Hommage à la mandature précédente
Le nouveau maire a pris soin d’inscrire son action dans une continuité républicaine, en rendant hommage à l’équipe sortante et à son prédécesseur, Patrick Genre. « Une ville se construit dans la durée », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de respecter le travail accompli tout en assumant les responsabilités nouvelles.
Un cap politique clairement affirmé
Patrick Comte a insisté sur la légitimité du programme porté par son équipe, qu’il qualifie de « cap » et de « boussole » pour le mandat. Selon lui, les Pontissaliennes et Pontissaliens ont choisi « une orientation, des engagements concrets et une méthode de travail », avec une priorité claire : placer l’intérêt des habitants au cœur de chaque décision. Il a également appelé à dépasser les clivages politiques : « Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous distingue lorsque l’intérêt général est notre priorité. »
Une main tendue à l’opposition
Dans un passage remarqué, le nouveau maire s’est adressé directement aux élus de la minorité, reconnaissant leur légitimité et leur rôle dans le fonctionnement démocratique. « Votre parole est utile, votre vigilance est nécessaire », a-t-il affirmé, appelant à une opposition « constructive », capable d’enrichir les projets municipaux sans tomber dans une opposition systématique.
Des priorités clairement identifiées
Le maire a dressé les grands axes de son mandat : cadre de vie, urbanisme, attractivité économique, transition écologique, cohésion sociale, jeunesse et accompagnement des aînés. Il a insisté sur la nécessité d’agir avec méthode, de hiérarchiser les priorités et de garantir la transparence de l’action publique.
Une mandature tournée vers l’action
« Ce discours n’est pas un aboutissement, il est un point de départ », a conclu Patrick Comte, appelant à une mobilisation immédiate. Affichant une volonté de résultats concrets, il a insisté sur l’importance de la présence sur le terrain, de l’écoute des habitants et de la mise en œuvre effective des engagements. Avec cette élection, Pontarlier entame une nouvelle mandature placée sous le signe du rassemblement, mais aussi de l’exigence et de l’action.
À 48 heures de son entrée en fonction, le futur maire de Pontarlier affiche confiance et volonté de rassembler. Entre continuité, méthode inspirée du monde de l’entreprise et premières mesures concrètes, Patrick Comte détaille ses priorités pour la ville de Pontarlier.
Pour commencer, M. Comte, à 48 heures environ de votre prise de fonction, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je suis confiant, enthousiaste et ravi.
Vous avez rencontré Patrick Genre dernièrement. Comment s’est passée cette rencontre ?
Il m’a permis de prendre connaissance des dossiers en cours, m’a présenté les agents municipaux de l’hôtel de ville, le directeur général des services, et nous avons échangé sur différents sujets.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Vous êtes un ancien chef d’entreprise. Pensez-vous qu’on gère une commune comme on gère une entreprise ?
Il y a beaucoup de points communs, mais bien sûr des différences. Une ville doit fonctionner avec une certaine rigueur : ne pas dépenser plus que ce qu’on a, investir pour l’avenir, valoriser les agents et travailler pour le bien-être des habitants, comme on le ferait pour des clients dans une entreprise.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Justement, quelle est la différence entre des clients et des administrés ?
Elle n’est pas si importante. Ce qui change, c’est surtout la méthode. Le but, lui, reste le même : servir au mieux.
Patrick Genre évoquait récemment la notion de rassemblement. C’est aussi un mot que vous utilisez, y compris vis-à-vis de votre opposition ?
Oui. Un projet ne peut réussir que s’il est collectif. Il faut fédérer les agents municipaux et toutes les forces vives autour de notre projet. L’opposition en fait partie. Nous avons tous le même objectif, donc il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Cela signifie-t-il qu’on tourne la page de la campagne ?
Oui. Pour ma part, je ne suis jamais entré dans les tensions. J’ai compris qu’il pouvait y avoir de la frustration ou de la colère, mais ce n’est pas dans mon tempérament de rester dans le conflit.
Votre profil de novice en politique, qui a remporté ces élections, vous convient-il encore ?
Plus qu’à un homme, c’est un projet qui a fédéré : redonner de la vie et de l’attractivité à Pontarlier. Je pense que beaucoup de Pontissaliens s’y retrouvent.
Comment s’organisent ces premiers jours avant votre prise de fonction officielle ?
Je prends mes marques. Il faut d’abord nommer les adjoints et définir clairement les délégations. Les rencontres avec les partenaires débuteront la semaine prochaine.
Et la communauté de communes ?
Cela viendra un peu plus tard. La prochaine réunion est prévue le 22 avril.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Avec votre score, êtes-vous conscient des attentes ?
Oui, même si je reste modeste : je n’ai recueilli que 25 % des voix des inscrits. Mais il y a une réelle adhésion, et je suis conscient des attentes.
Et du soutien d’une partie de la gauche ?
Je pense que certains ont été sensibles à l’aspect culturel de notre projet. Mais je suis ouvert à tous les sujets : économiques, sportifs et plus largement à toute la vie de la cité.
Vos adjoints sont-ils déjà connus ?
Oui, ils sont définis depuis longtemps. Il n’y aura pas de surprise ni de changement.
Quelles seront vos premières actions ?
Des actions simples et rapides : améliorer la propreté de la voirie, lancer des programmes de réfection, lutter contre les incivilités, mettre en place et faire respecter les zones bleues, et travailler sur la fluidité de la circulation.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
À Pontarlier, les écologistes du Haut-Doubs réagissent au second tour des municipales 2026 en saluant l’élection de Patrick Comte. Ils souhaitent « une pleine réussite » à la nouvelle équipe municipale, tout en assurant que les élus de La Gauche Pontissalienne joueront leur rôle dans l’opposition.
Malgré une campagne « engagée », menée notamment par Cédric Laithier, la liste de gauche enregistre un résultat « très loin » de ses attentes. Les écologistes évoquent un électorat de gauche qui ne s’est pas pleinement reconnu dans leurs propositions, ainsi qu’un vote « utile » face à des listes de droite.
Le communiqué pointe également un climat de campagne « tendu », marqué par des dégradations d’affiches et des échanges virulents. Les écologistes appellent désormais à construire « un projet d’avenir » pour la ville et tendent la main à celles et ceux qui souhaitent s’y associer.
La claque est sévère, et le constat sans appel. À Pontarlier, la gauche enregistre l’un de ses pires résultats électoraux depuis des décennies (8,5%). Pour Gérard Guinot, secrétaire de la section locale du Parti socialiste, cette défaite s’explique avant tout par les divisions internes et une stratégie qui n’a pas su rassembler. « C’est totalement déplorable, inadmissible », lâche-t-il d’emblée, encore marqué par les résultats du scrutin. Une débâcle qu’il qualifie même de « catastrophe », au regard des scores historiquement obtenus par la gauche dans la capitale du Haut-Doubs.
Une gauche divisée et désorganisée
Au cœur de l’échec, Gérard Guinot pointe une désunion profonde, amorcée dès la préparation de la campagne. Alors qu’un travail collectif avait été engagé dès le début de l’année.« On avait commencé à travailler dès , puis LFI est arrivée et ça a surpris beaucoup de monde », explique-t-il. Des divergences apparaissent rapidement, jusqu’à faire capoter le projet initial de liste commune portée notamment par les socialistes. Résultat : une seule liste à gauche, conduite par Cédric Laithier sous l’étiquette La France insoumise. Un choix qui, selon le responsable socialiste, a profondément désorienté l’électorat.
L'interview de la rédaction : Gérard Guinot, secrétaire de la section locale du Parti socialiste
Un effet repoussoir pour une partie de l’électorat
Pour Gérard Guinot, la présence exclusive de LFI a joué un rôle déterminant dans la défaite. « Quand je discutais avec des sympathisants, beaucoup disaient clairement : “On n’en veut pas” », rapporte-t-il. Une situation qui aurait provoqué un double effet : une abstention accrue chez certains électeurs de gauche, et un report de voix vers le candidat centriste Patrick Comte, largement bénéficiaire de cette recomposition. « Ça a été un effet repoussoir total. Beaucoup sont allés voter ailleurs, essentiellement pour Patrick Comte », analyse-t-il. Une dynamique qui explique en partie l’ampleur de la défaite.
Le pire résultat depuis des décennies
Avec seulement quelques centaines de voix au compteur, la gauche atteint un niveau historiquement bas à Pontarlier. « C’est la septième campagne que je fais depuis 1989, et c’est la pire des catastrophes », insiste Gérard Guinot. Traditionnellement, la gauche rassemblait entre 1 500 et 2 000 électeurs, soit autour de 30 % des suffrages. Cette fois, elle ne disposera que d’un seul élu au conseil municipal, un niveau de représentation inédit.
Reconstruire, mais avec qui ?
Au-delà du constat, se pose désormais la question de l’avenir. Pour le responsable socialiste, tout est à rebâtir. « On n’a plus beaucoup d’adhérents, et ce sont surtout des anciens. Il faut reconstruire et ramener des jeunes », reconnaît-il. Une tâche d’autant plus complexe que l’engagement politique, comme associatif, peine à mobiliser de nouvelles générations.
À 78 ans, Gérard Guinot ne se projette pas personnellement dans cette reconstruction, mais appelle à une réflexion en lien avec les instances fédérales du parti. Une chose est sûre : après cette défaite historique, la gauche pontissalienne entre dans une phase de profonde remise en question, avec l’enjeu de retrouver une ligne capable de rassembler bien au-delà de ses divisions actuelles.
Au lendemain de la victoire de Patrick Comte, le maire sortant de Pontarlier, Patrick Genre, qui ne se représentait pas, réagit avec sobriété. Respect du verdict des urnes, inquiétude face à l’abstention et volonté d’assurer une transition apaisée : après 31 ans d’engagement, il tourne la page sans commenter une campagne marquée par des tensions.
Quelle est votre réaction après le résultat d’hier et dans quel état d’esprit êtes-vous au lendemain de ce second tour ?
Écoutez, je crois que les urnes ont parlé, comme on dit. Le vote a été franc et massif en faveur de la liste conduite par Patrick Comte. Dont acte. Il faut bien sûr respecter le choix des électrices et des électeurs. La seconde remarque concerne le très faible taux de participation : inférieur à 49 % pour un second tour avec quatre listes en présence, ce qui n’était jamais arrivé à Pontarlier. On aurait pu espérer une mobilisation beaucoup plus importante. Cela n’a pas été le cas, et cela traduit certainement quelque chose. Je ne suis pas en mesure d’en faire une analyse détaillée, mais cela pose question.
Maintenant, comme je l’ai dit, il y a le temps de la campagne, et il y a surtout le temps de l’après. Et l’après commence dès aujourd’hui. J’ai reçu Patrick Comte ce matin. Il faut désormais se mettre au travail avec les listes élues, qui constitueront le futur conseil municipal : la liste majoritaire, bien sûr, mais aussi les trois autres. Je me tiens à la disposition de Patrick Comte et de son équipe. Nous allons continuer à nous voir cette semaine pour préparer le conseil municipal de vendredi soir, qui installera le nouveau conseil et permettra d’élire le maire et ses adjoints. De mon côté, je suis également au travail pour que la passation se déroule dans les meilleures conditions.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Après votre long engagement public, est-ce un soulagement ?
Non, ce sont des sentiments mêlés. D’abord, c’est un choix que j’ai fait il y a plus de six ans. J’avais annoncé dès 2020 que ce serait mon dernier mandat. C’est un choix assumé, que je ne regrette pas. Comme je le dis souvent, il ne faut pas faire le mandat de trop.
Aujourd’hui, c’est une grande période de ma vie qui s’achève, mais une autre va s’ouvrir. J’espère qu’elle sera tout aussi riche en rencontres et en relations humaines, car c’est ce qui m’a le plus marqué. Cela permettra aussi de profiter différemment de la vie. Je ne parlerai pas de « devoir accompli », car rien n’est jamais parfait. Mais je pense que toutes les personnes qui m’ont accompagné pendant ces 31 années ont toujours tout mis en œuvre pour faire progresser la ville et la communauté de communes.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Cela signifie-t-il un départ de la vie politique ?
Oui. Mon engagement politique local s’arrête. Je n’ai pas décidé cela pour faire autre chose en politique. Je vais prendre du recul et réfléchir à la suite. Je retournerai sans doute vers le monde associatif, d’où je viens. Mais pour l’instant, je veux me laisser un peu de temps. Le conseil municipal a lieu vendredi soir à 19 h, le conseil communautaire le 22 avril. Ensuite, il sera temps de penser à autre chose.
Avez-vous des regrets sur le déroulement de la campagne, notamment les tensions entre candidats issus de votre majorité ?
J’ai fait le choix de ne pas intervenir pendant la campagne, et je ne vais pas commencer maintenant. J’ai mon avis sur ce qui s’est passé, sur ce qui s’est dit et écrit, mais je le garde pour moi. Il y a le temps de la campagne, où certaines choses sont dites ou affirmées. Aujourd’hui, il faut dépasser cela. Non pas faire table rase, mais se projeter au-delà, dans l’intérêt général de la ville et du territoire. Depuis un an, je suis resté en retrait ; ce n’est pas maintenant que je vais intervenir.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Y a-t-il malgré tout une forme de regret que ce ne soit pas l’un de vos anciens colistiers qui l’emporte ?
C’est le jeu démocratique. Le seul arbitre dans une élection, ce sont les électrices et les électeurs. Ils ont voté, le résultat est là. En tant que démocrate et républicain, je le respecte pleinement. Il serait malvenu de le critiquer. Au contraire, je souhaite bon courage à Patrick Comte, à son équipe et à l’ensemble des élus du conseil municipal. J’espère qu’ils sauront travailler ensemble pour faire progresser la ville.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Le taux de participation est aussi un sujet d’inquiétude…
Oui, et ce phénomène dépasse le cadre local. Au niveau national, avec 57 %, on est sur le plus faible taux de participation de la Ve République, hors contexte particulier de 2020 avec la crise sanitaire. Cela montre qu’un fossé s’est creusé entre la politique et la population. Ce qui est dommage, c’est que les élections municipales étaient jusqu’ici relativement épargnées par cette désaffection. On constate désormais qu’elle les touche aussi.
Les explications sont multiples : perte de confiance, messages mal perçus… Je n’ai pas de réponse unique. En revanche, il faut éviter de tirer des conclusions hâtives pour les scrutins nationaux. Une élection municipale reste une élection locale, avec ses spécificités. À Pontarlier, la vraie question est : pourquoi cette abstention et comment faire revenir les citoyens dans les isoloirs ? C’est un enjeu important pour les mois à venir.
Qui est à la tête de la ville jusqu’à vendredi soir ?
Jusqu’à l’installation du nouveau conseil municipal, le maire sortant reste en fonction. C’est la règle. En revanche, je n’ai plus de pouvoir de décision. Je continue à signer les actes courants, mais je ne prends plus de nouvelles décisions. Mon mandat prendra officiellement fin vendredi soir à 19 heures, lors de l’installation du nouveau conseil municipal.
L'interview de la rédaction : Patrick Genre
Patrick Comte remporte largement les élections municipales et devient le nouveau maire de la capitale du Haut‑Doubs. Le candidat centriste s’impose avec 48,2 % des suffrages, loin devant ses concurrents. Bénédicte Hérard arrive en deuxième position avec 25,4 %, suivie de Bertrand Guinchard (17,7 %). Le candidat insoumis Cédric Laithier ferme la marche avec 8,5 %.
Une progression nette pour Patrick Comte
Par rapport au premier tour, Patrick Comte enregistre une progression notable de près de 13 points. À l’inverse, ses adversaires reculent. Bénédicte Hérard perd environ 2 points. Bertrand Guinchard en cède près de 7. Cédric Laithier, malgré un soutien tardif des socialistes, reste stable autour de 8 %.
Installation du nouveau conseil municipal
Patrick Comte rencontrera ce lundi matin le maire sortant Patrick Genre, qui ne se représentait pas. Le nouveau conseil municipal sera installé vendredi soir. Le futur édile disposera d’une large majorité, avec 25 sièges sur 33. Dans l’opposition, Bénédicte Hérard obtient 4 sièges, Bertrand Guinchard en décroche 3, tandis que la gauche pontissalienne ne comptera qu’un seul élu.
À Pontarlier, les électeurs ont choisi le changement. Le candidat centriste Patrick Comte remporte une large victoire et devient le nouveau maire de la capitale du Haut-Doubs avec 48,2 % des suffrages.
Une victoire nette dès le scrutin
Le résultat place Patrick Comte largement en tête devant ses concurrents. Bénédicte Hérard arrive en deuxième position avec 25 %, suivie de Bertrand Guinchard (17,7 %) et du candidat insoumis Cédric Laithier (8,5 %). Cette avance confortable traduit une volonté claire de renouvellement de la part des électeurs pontissaliens.
« Beaucoup d’émotion » pour le nouveau maire
À l’annonce des résultats, Patrick Comte a exprimé sa satisfaction et son émotion : « Beaucoup d’émotion, beaucoup de joie », confie-t-il, évoquant déjà « un sentiment de responsabilité ». Le nouvel édile insiste sur l’élan collectif qui l’accompagne : « On n’a qu’un seul but : faire avancer Pontarlier. »
Une transition en douceur avec le maire sortant
Patrick Comte doit désormais prendre ses fonctions. Ce lundi, il rencontrera le maire sortant Patrick Genre, qui ne se représentait pas, afin d’assurer la transmission des dossiers en cours. Cette passation de pouvoir marquera officiellement le début d’un nouveau cycle politique pour la ville. « Il faudra se mettre au boulot », a-t-il ajouté, déterminé.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Une majorité solide au conseil municipal
Le nouveau conseil municipal sera installé ce vendredi soir. Patrick Comte disposera d’une majorité confortable avec 25 conseillers. Face à lui, l’opposition sera répartie entre : 4 élus pour la liste de Bénédicte Hérard , 3 pour le collectif de Bertrand Guinchard et 1 pour la gauche portée par Cédric Laithier
Un cap de renouveau pour Pontarlier
Avec cette victoire, Patrick Comte incarne une nouvelle étape pour Pontarlier. Il promet un « renouveau » pour la ville et entend rapidement engager son équipe dans l’action. Dans une ville marquée par des enjeux économiques, frontaliers et territoriaux, le nouveau maire devra désormais transformer cette victoire électorale en résultats concrets pour les habitants.
Le candidat centriste Patrick Comte est le nouveau Maire de Pontarlier (48,2%). Bénédicte Hérard (25,'%) se classe en deuxième position. Bertrand Guinchard (17,7%) est troisième. Il est suivi par le candidat insoumis Cédric Laithier (8,5%)
Arrivé en quatrième position au premier tour des élections municipales à Pontarlier avec 12,7 % des suffrages, Cédric Laithier, le chef de file de la France Insoumise et d’une partie de la gauche pontissalienne, a choisi de se maintenir pour le second tour. Un choix assumé, malgré un résultat qu’il reconnaît en deçà de ses attentes.
Une abstention pointée du doigt
Premier enseignement tiré par le candidat : une forte abstention. « La grande gagnante de cette élection, c’est l’abstention », estime M. Laithier, s’interrogeant sur le manque de mobilisation des électeurs, malgré un contexte de renouvellement politique après plusieurs décennies de gouvernance municipale. Pour lui, ce désintérêt des urnes doit interpeller l’ensemble des forces politiques locales.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Un score en deçà des espérances
Avec 12,7 % des voix, la liste menée par Cédric Laithier enregistre un résultat qualifié de « décevant ». Le candidat reconnaît que son équipe doit s’interroger sur sa campagne et sur les raisons qui ont éloigné une partie de l’électorat. Il souligne notamment que sa liste est « la seule clairement positionnée à gauche », avec un programme axé sur la justice sociale, l’écologie et la démocratie participative.
Une gauche divisée en question
Le soutien tardif du Parti socialiste, intervenu entre les deux tours, nourrit également les interrogations. Cédric Laithier estime qu’une partie de l’électorat de gauche ne s’est pas reportée sur sa liste dès le premier tour. Certains électeurs auraient même choisi de voter pour le candidat centriste Patrick Comte, traduisant, selon lui, un désaccord avec son programme ou une forme de défiance vis-à-vis de La France insoumise.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
L’image de La France insoumise en toile de fond
Le candidat évoque aussi un contexte national pesant sur la campagne locale. Affiches dégradées, messages hostiles : il dénonce un climat parfois tendu autour de son mouvement. Tout en assumant son appartenance à La France insoumise, il insiste sur la diversité de sa liste, composée en majorité de citoyens non encartés, ainsi que de membres issus d’autres sensibilités de gauche.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Un maintien pour « proposer une alternative »
Malgré ce contexte, Cédric Laithier fait le choix de se maintenir au second tour. Il justifie cette décision par la présence de « trois listes de droite aux programmes similaires ». « Nous sommes les seuls à proposer une alternative », affirme-t-il, évoquant la nécessité d’offrir une opposition à la future majorité municipale, en cas de défaite.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
Une fin de campagne tournée vers la mobilisation
D’ici au second tour, le candidat et son équipe entendent poursuivre leur campagne de terrain. Porte-à-porte, tractages et échanges avec les habitants sont au programme, avec un objectif : convaincre les abstentionnistes de se rendre aux urnes. « Il faut redonner confiance et rappeler l’importance du vote », insiste Cédric Laithier, déterminé à peser dans l’issue du scrutin.
L'interview de la rédaction : Cédric Laithier
À quelques jours du second tour des élections municipales, Patrick Comte aborde la dernière ligne droite en position de force à Pontarlier. Arrivé en tête lors du premier tour, le candidat conserve une configuration de scrutin identique, avec trois listes en lice, ce qui pourrait jouer en sa faveur.
Une avance à confirmer dans les urnes
Malgré cette dynamique positive, Patrick Comte reste prudent. « L’enjeu, c’est déjà de faire reculer l’abstention », souligne-t-il, conscient que la participation pourrait être déterminante. Avec une avance confortable au premier tour, son objectif est désormais clair : la conserver pour pouvoir mettre en œuvre son projet. Le candidat met en avant une ambition de transformation pour la ville : « donner un nouvel élan à Pontarlier, lui redonner de l’attractivité, en faire une ville plus agréable, plus arborée, où l’on peut flâner ».
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Une campagne axée sur le collectif
Face à ses adversaires, Patrick Comte insiste sur la dimension collective de sa démarche. « Celui qui porte les idées est important, mais c’est surtout l’équipe et la volonté d’agir qui comptent », affirme-t-il. À l’approche du scrutin, les débats médiatiques constituent une étape importante de la campagne. Sans les juger décisifs, il y voit néanmoins une opportunité : « cela permet de clarifier les idées et de porter son programme », tout en regrettant les échanges trop centrés sur les critiques entre candidats.
Une victoire envisagée, sans excès de confiance
S’il se projette vers une éventuelle victoire, Patrick Comté préfère temporiser : « il ne faut pas dire “ hue” avant d’être à cheval », glisse-t-il. En coulisses, toutefois, l’équipe se dit prête. « Cela fait un an que nous nous préparons. Nous avons un programme solide et une équipe enthousiaste. » La configuration du second tour, identique à celle du premier, apparaît comme un atout. « C’est plutôt favorable », reconnaît le candidat, qui estime que cette situation pourrait lui permettre de l’emporter.
Dernière mobilisation avant le scrutin
Avant le vote, Patrick Comté tiendra une ultime réunion publique vendredi soir, à 20h, au théâtre Bernard-Blier. Il invite les habitants à venir échanger : « J’appelle tout le monde à poser des questions et à s’interroger sur notre programme » conclut-il.
Municipales à Pontarlier : Patrick Comte en position favorable avant le second tour