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Mercredi, à Pontarlier, une jeune femme de 18 ans est venue déposer plainte au commissariat de police. Elle dénonce le comportement de son compagnon, âgé de 26 ans. Ce dernier est soupçonné de lui avoir donné des coups de poing et des gifles. Il s’est présenté de lui-même au commissariat. Lors d’une perquisition menée à son domicile, les forces de l’ordre ont découvert tout un arsenal, composé d’armes et de munitions.

Inquiet en raison de la violence qui gangrène le quartier de Planoise, un collectif vient de voir le jour. Baptisé « collectif stop violence Â», ses membres appellent à l’aide et à la mobilisation des autorités. En plus de deux ans, quatre personnes, dont trois mineurs, ont perdu la vie, à la suite de tirs par arme à feu. Pour sensibiliser davantage, ces femmes et ces hommes, médecins, mères de famille, enseignants, commerçants, ont également rédigé une lettre ouverte,  qui a été envoyée à Emmanuel Macron, Gérald Darmanin, Eric Dupont Moretti, François Colombet, le Préfet du Doubs,  et Anne Vignot, la Maire de Besançon.

Le collectif demande clairement la protection des habitants.  Il souhaite un renforcement des moyens policiers et la mise en place d’actions éducatives en direction des jeunes et des familles, dont certaines ont besoin d’un accompagnement pour assumer pleinement leurs responsabilités parentales. Ses Planoisiens, très attachés à leur quartier, veulent des actions qui s’inscrivent dans la durée. « Nous ne voulons plus que nos enfants tombent sous les balles Â» explique Mme Hakkar. « Nous devons être protégés. Nous ne voulons plus avoir peur lorsque nous allons faire nos courses. Nous ne voulons plus craindre que nos enfants soient blessés Â».

« On a laissé le quartier se ghettoïser Â»

Mesdames Hakkar sont en colère. « Ce n’est pas faute d’avoir alerté et appelé au secours Â» explique l’une d’elles. Et de poursuivre : « la précédente municipalité n’a pas fait grand-chose. La nouvelle tente des choses, mais cela ne suffit pas Â». Les signataires savent qu’ils prennent un risque en agissant ainsi, mais peu importe, il faut que la peur change de camp. Tout le monde espère que ce coup de gueule portera ses fruits. Les rédacteurs le savent , « tout le monde n’osent pas parler Â». « C’est une question très sensible Â». Le collectif tient également à préciser qu’il n’acceptera « aucune récupération politique Â». Et de conclure : « Nous voulons que l’ensemble des politiques travaillent ensemble. Ces sujets liés à l’insécurité concernent tout le monde Â».

L'interview de la rédaction / Mesdames Hakkar

Deux mineurs, âgés de 17 et 15 ans, devront s’expliquer en janvier et mars prochain devant la Protection Judiciaire de la Jeunesse et le juge des enfants. Ils sont soupçonnés d’avoir jeté des colis par-dessus le mur d’enceinte de la maison d’arrêt à Besançon. Les deux individus ont reconnu les faits, l’adolescent de 17 ans ayant lancé les colis et le plus jeune ayant fait le guetteur. Les colis n’ont pas été  retrouvés. Les deux mis en cause ont été remis à leurs civilement responsables.

Un homme de 27 ans et une femme de 28 ans seront prochainement présentés devant le délégué du Procureur dans le cadre d’une affaire de violences conjugales. Les faits ont été enregistrés dimanche, à la mi-journée, à Pontarlier, Pour une histoire futile, ces deux anciens amants en sont venus aux mains. La femme a agressé son ex-conjoint et lui a donné un coup violent au niveau des parties. L’homme a également distribué des coups. Les deux individus ont reconnu les faits durant leur audition. Ils ont été placés en garde à vue.

Un collectif d’habitants de Planoise, composés de commerçants, de médecin, de mères au foyer, d’agents hospitalier,…,  est à l’initiative d’une lettre ouverte qu’il vient d’adresser à Emmanuel Macron, Gérald Darmanin, Eric Dupont Moretti, le Préfet du Doubs et Anne Vignot. Ils pointent la violence que connaît le quartier.

En deux ans, quatre personnes ont perdu la vie, dont trois mineurs. Sans compter les blessés graves. Ces hommes et ces femmes demandent à l’état « d’assurer son rôle de protecteur Â». Ils demandent « une police plus présente et une justice plus ferme quant à l’application des peines Â». Pour ce collectif, il faut également accompagner certaines familles en difficulté dans leur mission d’éducation.

A Besançon. Le conducteur de 23 ans, qui s’était fait remarquer le 30 décembre dernier en conduisant dangereusement sous le tunnel de la Citadelle, s’expliquera le 4 mars prochain devant la justice. Il avait été placé en cellule de dégrisement, avant d’être entendu. Lors de son interpellation, il présentait un taux de 1,38 gramme d’alcool dans le sang.

Un homme de 23 ans devra s’expliquer en avril prochain devant la justice. Jeudi après-midi, vers 14h30, rue Malraux, à Besançon, il a été trouvé en possession de 48 grammes de cannabis et  240 euros en numéraire. A la vue des policiers, il a tenté de prendre la fuite. Le jeune a été interpellé et placé en garde à vue. Ce dernier n’est pas un inconnu de la justice puisqu’il est sous le coup d’une peine de sept mois d’emprisonnement délictuel.

Un mineur âgé de 17 ans devra s’expliquer devant le tribunal pour enfants de Besançon le 21 février prochain. Jeudi, vers 14h45, rue de Bruxelles, à Besançon, il a été contrôlé dans les parties communes d’un immeuble, en cours de destruction, en possession de 273 grammes de résine de cannabis. Il a été placé en garde à vue.

Un jeune homme de 29 ans a été placé en garde à vue cette nuit à Besançon. Vers 23h, les policiers ont constaté qu’il circulait à contre sens dans la rue Battant. Il a également effectué deux freinages au frein à main, avant de rouler à vive allure.  Lors du contrôle, il est apparu qu’il n’était pas titulaire du permis de conduire. Il présentait également un taux de 1 gramme d’alcool par litre de sang. Le dépistage aux stupéfiants s’est aussi révélé positif à la THC et à la cocaïne.

Anne Vignot, Maire de Besançon, vient de transmettre au Procureur de la République de Besançon plus d’une centaine de messages racistes, haineux et violents qui ont été tenus sur les réseaux sociaux. Certains ont été envoyés sur les comptes Facebook et Twitter de l’édile. Parfois le contenu est menaçant pour l’intégrité de l’élue. Ce déchainement de haine est né dans le contexte de la restauration de la statue de Victor Hugo, création de l’artiste sénégalais Ousmane Sow.