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Ils y ont cru dimanche soir, malheureusement pour eux, Jean-Luc Mélenchon manque de peu sa qualification pour le second tour de l’élection présidentielle, qui verra s’affronter, comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Sévérine Vezies, la référente des Insoumis dans le Doubs, reconnaît que la déception est grande. Certes, le pôle populaire, construit avant et pendant la campagne, qui aura toute sa place durant les prochaines législatives, a plu, mais le match du 2è tour et l’impossibilité de pouvoir décliner le programme que Jean-Luc Mélenchon et ses amis avaient prévu laissent un goût amer. « Nous pensons à celles et ceux qui vont souffrir durant le prochain quinquennat » explique Mme Vezies.

La gauche plurielle

Une nouvelle fois encore, la gauche et ses différentes composantes sont parties divisées. La privant du même coup d’exister au second tour de ce scrutin national. La gauche plurielle des années Mitterrand et sans doute encore un peu François Hollande semble désormais un vieux pieux. Beaucoup pensent que les candidatures de l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon et du communiste Fabien Roussel étaient de trop. Pour la Bisontine Séverine Vezies, le rassemblement à gauche doit répondre à un partage d’idées et de convictions. « Un rassemblement sur quelle base ? » s’interroge—t-elle. Et de poursuivre : « le rassemblement, il existe au sein du pôle populaire. Il ne peut se faire que sur des bases programmatiques. Il faut arrêter de penser que la solution va venir du rassemblement des apparatchiks et du rassemblement des chefs ».

Des députés de combat

Désormais, les Insoumis et le pôle populaire visent les législatives de juin prochain. Sans doute, un ultime combat politique pour Jean-Luc Mélenchon. « Nous proposerons des députés de combat et pas des Playmobil » ajoute la cheffe de file départementale. Le collectif précise également qu’il continuera d’être dans la rue « pour soutenir les luttes ».           

L'interview de la rédaction / Séverine Vezies 

                                                        

Après avoir réuni suffisamment de votes pour terminer en tête du premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron repart au travail. Une nouvelle campagne qui devra d’être parfaite s’il veut rester au pouvoir.

Un paradoxe redoutable

C’est la deuxième fois depuis 2017 que les candidats de La République en Marche et du Rassemblement National s’affrontent au deuxième tour d’une élection présidentielle. Et aujourd’hui plus qu’hier, Emmanuel Macron, toujours en tête des scrutins, ne s’attend pas à une victoire facile. Bien qu’ayant obtenu 2 points de plus sur Marine Le Pen que lors des précédentes élections, la méfiance est au rendez-vous. En effet, selon les estimations, l’écart entre les deux candidats se réduit de plus en plus. Les deux prochaines semaines ne seront donc pas de tout repos puisqu’il faudra pour Emmanuel Macron trouver les moyens de convaincre afin de s’assurer un nouveau quinquennat.

Le rassemblement contre la division

« Rien n’est joué », ce sont les mots de Laurent Croizier, Président du MoDem dans le Doubs, hier soir après les résultats du premier tour. Désormais, place à la deuxième campagne dans laquelle La République en Marche souhaite mettre en avant le choc des idées, la confrontation de projet entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Pour ce faire, le parti, se désignant au centre de l’échiquier politique, met en avant l’opposition entre son programme « démocratique » et le « populisme » du Rassemblement National. Une prise de position ambitieuse alors que la personnalité d’Emmanuel Macron est clivante et que  les Français n’ont pas caché leur opposition, à plusieurs reprises, à la politique d’Emmanuel Macron durant le dernier quinquennat.

L'interview de la rédaction / Laurent Croizier

 

A l’instar des autres partis de gauche, excepté l’Union Populaire, le Parti Communiste n’a que trop peu recueilli de voix pour espérer quoi que ce soit hier soir. Une lourde défaite qui en appelle à la remise en question et au renouveau.

Un constat alarmant

2,3%, c’est le score obtenu dimanche soir par Fabien Roussel, candidat du Parti Communiste Français, au premier tour de l’élection présidentielle. Plus qu’une déconvenue personnelle, c’est le reflet de la chute de la quasi-totalité de la gauche politique. En effet, depuis l’élection de François Hollande en 2012, seul Jean-Luc Mélenchon a réussi à se frayer un chemin dans le naufrage du gauchisme en élargissant son électorat. Mais chacun sa route, chacun son chemin. Le candidat communiste n’entend pas s’arrêter là et ne compte en aucun cas rallier sa cause à celle des insoumis.

Garder espoir

La fierté, voilà le sentiment qui domine désormais. La satisfaction d’avoir rassembler quelques centaines de milliers de personnes derrière lui et d’avoir « semer des graines » tweet Fabien Roussel. Symbole d’espoir pour l’avenir, le rassemblement et le militantisme de ses électeurs seront pour lui des points d’appui pour reconstruire une gauche « forte, nouvelle, populaire, en capacité de gagner demain ». Et c’est tout le mal qu’on peut lui souhaiter.
D’ici là, le candidat du PCF rejoint ses confrères et appelle à se servir « du seul bulletin à notre disposition », celui d’Emmanuel Macron, pour faire barrage à l’idéologie d’extrême droite.

L'interview de la rédaction / Matthieur Guinebert ( PCF du Doubs)

 

Les élus de Besançon Maintenant, l’opposition de droite, au conseil municipal de Besançon, demande à Anne Vignot  de répondre favorablement à leur demande d’engager une commission d’information et d’évaluation sur les conditions de travail des agents de la ville de Besançon. Selon les élus de droite, en s’opposant ainsi, la majorité municipale « manque de considération à l’égard des 2000 agents de la collectivité ». Pour Ludovic Fagaut, son chef de file, il est importants qu’une enquête soit diligentée sur le mal-être des agents dans l’exercice de leur mission professionnelle. Il en veut pour preuve, ‘les grèves à répétition dans bon nombre de service ».

Le rassemblement National arrive en tête dans plusieurs communes du Doubs. Marine Le Pen confirme son ancrage dans certains secteurs ruraux : Bulle, Levier, Abbans Dessous, Roulans, Bondeval, Bonnétage, Belleherbe, où Eric Zemmour réalise un bon score également. Concernant les plus grosses agglomérations du département, A Morteau, Emmanuel Macron arrive en tête. Valérie Pécresse n’arrive qu’en 4è position sur les terres de la députée Annie Genevard. A Pontarlier aussi, le Président de la République sortant arrive  en tête, derrière Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Eric Zemmour.

Dans le Jura. A Champagnole, Marine Le Pen se classe en première position, devant Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. A Dole, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont au plus haut. Valérie Pécresse, pourtant soutenu par Jean-Baptiste Gagnoux, l’édile dolois, ne séduit pas. A Lons-le-Saunier, tenue par la gauche depuis les dernières élections municipales, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont au coude à coude. Marine Le Pen est en 3è position. A Saint-Claude, la victoire revient à Jean-Luc Mélenchon, suivi d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen.  

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, les réactions se multiplient dans la région. Pour Barbara Romagnan, l’ancienne députée du Doubs, « un travail de fond de reconstruction d'une offre politique de gauche crédible, face à la crise écologique, capable de reconquérir les couches populaires » est une nécessité. Elle voit en l’union populaire, qui s’est imposée à gauche, « la légitimité et la responsabilité d’organiser la gauche écologiste pour les semaines qui viennent ».

BARBARA ROMAGNAN

Karima Rochdi, soutien local d’Emmanuel Macron,  souligne « la performance » du président de la république candidat, « qui améliore son score de 4 points par rapport à 2017 ». Elle prévoit une deuxième partie de campagne « dure ». Et de conclure : « certains points du programme, comme les retraites, doivent être expliqués. Nous avons maintenant deux semaines pour rassembler une majorité contre le danger que l’extrême droite fait courir au pays ».

KARIMA ROCHDI

Marine Le Pen et le Front National se sont qualifiés hier soir pour le second de l’élection présidentielle. En Bourgogne Franche-Comté, Mme Le Pen  est arrivée en tête avec 27,35% des suffrages. Si dans le Doubs, Emmanuel Macron la devance, dans le Jura, elle s’est hissée en première position. Pour Julien Odoul, conseiller régional en Bourgogne Franche-Comté et porte-parole de la candidate, les résultats obtenus sont  « porteurs d’espoir ».

Pour ceux qui tenteraient de diaboliser le Front National, il rappelle que Marine Le Pen est « la candidate du pouvoir d’achat » et « de l’amélioration du quotidien », avant de lister l’ensemble des mesures sociales et démocratiques qu’elle prendrait si elle arrive à l’Elysée. Julien Odoul demande à ses concitoyens de ne pas « écouter les caricatures et les exagérations » des opposants, mais de comparer le programme de chacun des deux candidats qui s’affronteront durant les quinze prochains jours.

Rassembler

C’est le mot d’ordre lancé par Julien Odoul, qui appelle « tous les patriotes français » à rejoindre Marine Le Pen. « Il faudra convaincre tous les Français qui refusent la retraite à 65 ans, qui aspirent à plus de sécurité, d’ordre républicain et qui veulent reprendre le contrôle. Ceux qui ne veulent pas que des directives soient ordonnés et commandités par un cabinet de conseils étranger, comme McKinsey, mais qui souhaitent retrouver la pleine maîtrise de leur destin ».

Il n’y a pas de doute, la campagne de l’élection présidentielle se poursuit. Les deux candidats vont se livrer pleinement dans la bataille, avec l’Elysée dans le viseur.

L'interview de la rédaction / Marine Le Pen

 

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle ont confirmé l’effondrement des partis politiques traditionnels. Le résultat est sans appel. Dans la région, la candidate LR Valérie Pécresse et la socialiste Anne Hidalgo réalisent des scores très largement en dessous des 5%. Les chiffres sont têtus. Valérie Pécresse ne recueille que 4,8% des suffrages. Pire encore, Anne Hidalgo n’obtient que 1,7% des voix.

Pour Michel Viennet, le secrétaire départemental des Républicains du Doubs, la déception est grande. L’élu bisontin s’inquiète de voir « les extrêmes s’installer dans le pays ». Comme tous les militants et responsables politiques de son parti, il aurait aimé que l’enthousiasme qui a animé les siens après le résultat du congrès de décembre dernier pousse Valérie Pécresse vers la victoire. Il n’en est rien. Le meeting parisien râté du Zenith est passé par là et les espoirs se sont envolés.

« Nous sentions que le message avait du mal à passer » admet Michel Viennet. Très engagé, le secrétaire départemental des Républicains du Doubs ne baisse pas les bras et pense déjà aux « 3è et 4è tours de la présidentielle » , à savoir les législatives de juin prochain.

L'interview de la rédaction / Michel Viennet

A Besançon, Jean-Luc Mélenchon arrive en tête du 1er tour de l’élection présidentielle avec 32% des suffrages. Emmanuel Macron arrive en deuxième position avec 27% des voix. Contrairement à sa performance nationale, Marine Le Pen est tenue à distance. Elle apparaît en troisième position avec 13,7% suffrages exprimés.

Les autres candidats

Yannick Jadot – EELV : 6,3%

Éric Zemmour – Reconquête ! : 6 %

Valérie Pécresse – Les Républicains : 4,4%

Anne Hidalgo- Parti Socialiste : 2,1%

Fabien Roussel - Parti Communiste Français : 2,1 %

Jean Lassalle – Résistons ! : 1,7 %

Nicolas Dupont-Aignan – Debout La France : 1,7 %

Philippe Poutou – Nouveau Parti Anticapitaliste : 0,8%

Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière : 0,7%

Ce dimanche s’est tenu le 1er Tour de l’élection présidentielle. Comme en 2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le 2è tour de ce scrutin qui se déroulera le 24 avril prochain. En région Bourgogne Franche-Comté le taux de participation s’élève à 77%/ Marine Le Pen arrive en tête avec 27,3% des voix. Macron est deuxième avec 26,3% des suffrages. La troisième place revient à Jean-Luc Mélenchon (18,5%).

Les autres candidats

Éric Zemmour – Reconquête ! : 6,6 %

Valérie Pécresse – Les Républicains : 5,1%

Yannick Jadot – EELV : 4,4%

Jean Lassalle – Résistons ! : 4,2%

Nicolas Dupont-Aignan – Debout La France : 2,8%

Fabien Roussel - Parti Communiste Français : 2,1%

Anne Hidalgo- Parti Socialiste : 1,8%

Philippe Poutou – Nouveau Parti Anticapitaliste : 0,9%

Nathalie Arthaud – Lutte Ouvrière : 0,7%