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En pleine cinquième vague épidémique, alors que le nombre des contaminations dues aux variants Delta et Omicron bat des records, les députés examinent ce lundi le projet de loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal. Au cours de son intervention, Olivier Veran, le ministre de la santé, a indiqué qu’il ne s’agissait pas de « restreindre les libertés » mais de « protéger ». 

Le député jurassien LR Jean-Marie Sermier regrette que la politique sanitaire menée par le gouvernement « divise » le pays.  Le parlementaire, issu de la circonscription du pays de Louis Pasteur, pense que la possession d’un schéma vaccinal complet assure une bonne protection, dans le sens où il protège des formes les plus graves du coronavirus. Le parti Les Républicains a déposé plusieurs amendements sur le texte discuté. Ils portaient notamment sur la vaccination des mineurs, la vérification par les restaurateurs des cartes d’identité de leurs clients et la stratégie vaccinale dans les écoles de la nation.

L'interview de la rédaction

 

La Ville de Besançon a décidé de réduire la jauge des séances publiques à la patinoire de Besançon à 500 personnes maximum. Il est rappelé que cette nouvelle mesure s’ajoute à l’obligation du port du masque dans l’intégralité de la patinoire. Les personnes âgées de 6 ans et plus sont concernées par cette mesure.

Alors qu’un nouveau protocole sanitaire est entré en vigueur en cette rentrée scolaire, le syndicat SNUIPP-FSU monte au créneau et dénonce une nouvelle fois encore la méthode de communication du gouvernement, et notamment du ministère de l’éducation nationale, et les décisions prises. Ces enseignants dénoncent « des mesures qui vont à l’encontre de la sécurité sanitaire des enfants, des adultes et des familles, pour préserver l’économie nationale ».

Le syndicat rappelle que le maintien de l’ouverture des écoles nécessite : le recrutement d’enseignants « pour permettre les remplacements et diminuer les effectifs, la fermeture des classes pour une semaine dès le premier cas positif, l’installation de capteurs de CO2 dans les classes, la mise en place de tests de façon régulière et la distribution de masques réellement protecteurs aux personnels ».  Pour Amélie Lapprand, co-secrétaire du SNUipp-FSU du Doubs, les crises s’enchaînent et « aucune leçon n’est tirée ».

L'interview de la rédaction : Amélie Lapprand

 


Dans le JDD, Arnaud Fontanet, le membre du Conseil scientifique, a déclaré que le pic du nombre de cas de Covid-19 « devrait culminer mi-janvier ». Toujours dans cet interview, il s’est dit confiant « qu’à terme », ce virus rejoigne « les autres virus saisonniers ». Pour Olivier Véran, « cette cinquième vague sera peut-être la dernière ». Précisant qu’Omicron est tellement contagieux qu’il « va entraîner immunité renforcée » sur la planète.

 Des propos tenus, alors que la France bat des records de contamination. Depuis mercredi dernier, plus de 200.000 contaminations ont été enregistrées quotidiennement.

 

Ce dimanche matin dans le JDD, Olivier Veran a annoncé la mise en place d’un protocole d’isolement simplifié à compter de ce lundi 3 janvier.

Ainsi, la durée d’isolement pour les personnes disposant d’un schéma vaccinal complet est désormais de sept, jours. Et ce, quel que soit le variant. L’isolement pourra être levé au bout de cinq jours si le test antigénique ou PCR est négatif. Par ailleurs, il n’y aura plus de quarantaine pour les personnes cas contact, dont le schéma vaccinal est complet.  

Rappelons également qu’à partir de ce lundi, le port du masque devient obligatoire dès 6 ans dans certains liens publics. Son port est imposé dans les bus, trains, cafés, restaurants, les enceintes sportives, les lieux de culte,  les marchés et à l’extérieur dans les territoires où les préfets et les maires ont rétabli le port du masque.  Cette règle ne s’impose pas pour la pratique des activités artistiques et sportives. Jusqu'à présent, le port du masque obligatoire dans certains lieux publics ne concernait que les enfants de 11 ans et plus.

Dans son bulletin hebdomadaire, l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne Franche-Comté indique que la circulation du virus de la Covid-19 est très active dans la région. Le taux d’incidence s’établit à 736 pour 100.000 habitants. Il est de 220 pour 100.000 habitants concernant la tranche d’âge des plus de 65 ans.  La variant Omicron continue de gagner du terrain, dépassant de 50% de présence sur l’ensemble des criblages journaliers depuis le début de la semaine.

Par ailleurs, il est noté que « la situation demeure tendue au sein du système hospitalier ». 850 personnes sont hospitalisées dans le cadre de l’épidémie, dont 137 en service de soins critiques et de réanimation.

Concernant la situation épidémique dans le Jura, la Préfecture indique que le taux d’incidence est de 840 pour 100.000 habitants actuellement.  Il est précisé que « depuis ce lundi, ce sont près de 500 jurassiens qui, chaque jour, contractent le COVID, un niveau jamais atteint, avec une vraie rupture à la hausse depuis le début de la semaine ». Le variant Omicron serait désormais probablement majoritaire.

Selon le communiqué préfectoral, « l'incidence atteint 1500 pour les 19-35 ans, la diffusion du virus n’épargne pas les jurassiens de plus de 65 ans,  avec un taux de contamination qui a doublé en quatre  jours et une incidence désormais de 350 pour 100 000 ».

Par ailleurs, toujours selon les données préfectorales, « 58 personnes sont hospitalisées dans le département, dont 7 en réanimation ». « Cette semaine, 6 personnes sont décédées du covid en milieu hospitalier, ce qui porte le bilan total des décès à 540 ».

Selon l’ARS, la situation épidémique est « instable et préoccupante » dans le Doubs. Ce jeudi, le taux d’incidence dépasse les 640 cas positifs pour 100.000 habitants. « Le taux de positivité des tests se stabilise autour de 8% » selon cette même source. Dans ces conditions, l’ARS et l’Agence Régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté et le préfet du Doubs appellent la population à rester vigilante.

La tension hospitalière se fait également ressentir : au 27 décembre, 92 personnes sont hospitalisées au sein du département dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, dont 30 en services de réanimation.

Face à la situation sanitaire du pays et devant l’incompréhension de nombreux français qui s’interrogent sur l’efficacité de la vaccination, Jean Castex et Olivier Veran ont pris la parole ce lundi soir. Parmi les mesures annoncées :

  • La troisième dose sera possible 3 mois après la seconde injection dès demain matin
  • Jean Castex annonce le lancement du pass vaccinal, dont le projet de loi a été présenté ce lundi en conseil des ministres, d'ici le 15 janvier
  • Le projet de loi prévoit un durcissement des sanctions contre les faux pass
  • Les grands rassemblements seront limités à 2000 personnes en intérieur et 5000 en extérieur
  • La consommation d’aliments et de boissons sera interdite dans les cinémas et les transports
  • Toutes les cérémonies de vœux seront annulées en janvier
  • Le recours au télétravail sera obligatoire dans toutes les entreprises les trois prochaines semaines
  • L’obligation du masque devient obligatoire dans certains centres-villes
  • La consommation se fera uniquement en position assise dans les bars et restaurants
  • Aucun couvre-feu n’est annoncé dans l’immédiat
  • De nouvelles règles pour les cas contacts seront fixées en fin de semaine
  • Le gouvernement souhaite « maintenir le plus possible les écoles ouvertes »

« Avec grande précaution », l’ARS indique que « la circulation virale semble se stabiliser ces 7 derniers jours dans la région ». « L’incidence, qui plafonne en peu en-dessous de 500 cas pour 100 000 habitants en population générale, montre que la vague delta a probablement atteint son pic. La vague omicron est néanmoins en passe de prendre le relais ».  Le niveau d’activité hospitalière demeure soutenu avec près de 800 personnes hospitalisées pour des formes graves de la COVID, dont près de 130 en soins critiques.