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Cela fait partie des bonnes nouvelles de cette fin de semaine. Les discothèques peuvent enfin rouvrir leur porte et accueillir leur public après deux mois de fermeture. La décision a été prise le 10 décembre dernier et le gouvernement a repoussé à trois reprises ce moment tant attendu.

Marc Vernier, le patron de « la Première », la discothèque de Pontarlier, espère que ces restrictions seront les dernières. Marc veut tourner la page et repartir de plus belle. D’ailleurs, dès ce jeudi soir, l’établissement renoue avec ses belles soirées. Le responsable l’assure, la programmation s’inscrit dans une nouvelle dynamique que tout un chacun peut apprécier en se connectant sur les réseaux sociaux et le site internet de la discothèque. « On espère vraiment tourner la page définitivement.  Si des cas venaient à revenir, il faut espérer que des décisions plus appropriées soient prises » explique M. Vernier. Et de poursuivre : «  Il faut également espérer que cela ne se reproduira plus pour le côté financier de la discothèque et le moral ».

Quelles mesures appliquées ?

Les protocoles sont tombés. Comme il se doit, « La Première » les appliquera. Le port du masque est conseillé, mais pas obligatoire. Le pass vaccinal sera de rigueur, mais à Pontarlier, comme ailleurs, en raison de l’amélioration de la situation, on espère, comme cela se dessine en Suisse et dans d’autres pays européens, que cette obligation sera rapidement suspendue. Marc Vernier a retrouvé le sourire. Il n’est sans doute pas le seul. Les nombreux fêtards du Haut-Doubs et de Suisse voisine auront sans doute plaisir à retrouver les pistes de danse de la structure pontissalienne dès ce week-end.

L'interview de la rédaction / Marc Vernier

Dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, la Suisse vient de franchir un nouveau pas. Le pays a annoncé hier la levée de pratiquement toutes les mesures prises. Seul le port du masque est maintenu dans les transports publics et les établissements de santé et l’isolement des malades.

Ainsi, dans un communiqué de presse, le conseil fédéral helvète a annoncé, qu’à compter de ce jeudi, l’accès aux magasins, aux restaurants, aux établissements culturels et aux manifestations est possible sans porter le masque et sans présenter un certificat covid.

Un repli de la circulation virale a été observé dans tous les départements de Bourgogne Franche-Comté cette semaine. Néanmoins, la situation épidémique demeure fragile. Il convient de poursuivre l’application des réflexes de protection collective. L’incidence en population générale reste à un niveau très élevé. Rappelons qu’à compter de ce mardi 15 février, le délai maximum pour faire sa dose de rappel vaccinal s’établira à quatre mois.

L’Agence Régionale de Santé de Bourgogne Franche-Comté  indique dans son bilan hebdomadaire que la circulation du virus reste intense dans la région. L’incidence en population générale est toujours supérieure à 3 000 cas pour 100 000 habitants.

Dans ces conditions, « la levée progressive des restrictions concernant par exemple le port du masque ou le recours au télétravail, doit se conjuguer à la prudence au sein de tous les cercles de la vie quotidienne : à la maison comme en milieu professionnel ou à l’école, en famille ou entre amis, aussi bien qu’entre collègues » explique le communiqué de presse de l’ARS.

Selon les chiffres communiqués par l’Agence Régionale de Santé, l’épidémie de covid19  a continué de progresser à des niveaux très élevés ces derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. L’incidence régionale en population générale s’établit à plus de 3 700 cas pour 100.000 habitants, approchant ou dépassant même les 4 000 pour 100 000 habitants dans le Doubs. Près de 1 300 patients sont pris en charge dans les établissements de santé.

Comme chaque semaine, le rectorat de Besançon communique les nouveaux chiffres sur la situation épidémique dans l’académie. A la date de jeudi après-midi, quatre structures scolaires sont fermées et 477 classes à distance bénéficient de la continuité pédagogique. 13.667 élèves et 552 personnels sont confirmés à la Covid-19 en cumul sur les sept derniers jours.

Dans un contexte de plus en plus tendu entre les manifestants et les médias, un rassemblement contre le vaccin et le pass vaccinal s’est tenu cet après-midi au centre-ville de Besançon. Cette manifestation, qui a rassemblé environ 500 personnes, s’est déroulée à 48h de l’application du pass vaccinal en France. Effectivement, à compter de ce lundi 24 janvier, les personnes de plus de 16 ans devront être en capacité de présenter ce sésame pour accéder aux restaurants, cinémas et les transports interrégionaux. Les hôpitaux ou les Ehpad resteront accessibles.

MANIF VACCIN

Les manifestants dénoncent une nouvelle fois encore une décision liberticide. Selon eux, le gouvernement français instaure « une véritable dictature » pour imposer son passe vaccinal à la population. La colère est multiple et chacun explique les raisons de son opposition. Les échanges sont difficiles et le partage d’idées compliqué. « La réelle efficacité du vaccin, les profits de l’industrie pharmaceutique, la peur intentionnelle diffusée par les médias, l’asservissement de la population par une petite caste de politiciens et  d’hommes et de femmes fortunés, soucieux de préserver leurs avantages et intérêts, … » sont dénoncés.

manifestation vaccin 3

On notera également au cours de cette manifestation, la présence de familles, venues dire clairement leur opposition à la vaccination des enfants. Selon eux, « le vaccin tue ». « Pas question de se mettre en danger, en se faisant injecter une substance expérimentale, pour soigner cette gripette ».

Le reportage de la rédaction

 

MANIFESTATION VACCIN 4

Le Premier Ministre Jean Castex et son ministre de la santé Olivier Véran ont tenu une conférence de presse ce jeudi soir pour présenter un calendrier de levée progressive des restrictions. Parmi les mesures annoncées :

A partir du 24 janvier : la mise en place du pass vaccinal pour les 16 ans et plus, sauf pour aller dans les hôpitaux, les ehpad et les établissements médico-sociaux. Il sera activé dès la 1ère injection.

A partir du 2 février : l’exécutif a annoncé la fin des jauges dans les établissements accueillant du public assis. Le télétravail ne sera plus obligatoire. Il restera néanmoins fortement conseillé. Le port du masque restera obligatoire. On assistera à la fin du port du masque obligatoire en extérieur.

A partir du 16 février : il est prévu la réouverture des discothèques, la reprise des concerts débout, la consommation possible dans les stades, cinémas et transports et la consommation débout dans les bars.

Le gouvernement évoque la possibilité d’un allégement du protocole sanitaire à l’école après les vacances de février.

Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, a annoncé que le Premier Ministre Jean Castex tiendra une conférence de presse ce jeudi, à 19h, pour présenter un calendrier précis de levée progressive des dernières restrictions pour lutter contre la propagation du virus. L’exécutif fera le point sur les dernières décisions qui ont été prises lors du conseil de défense sanitaire qui s’est tenu ce matin.

La préfecture du Jura indique que, dans le cadre de la crise sanitaire, les personnels de santé ont la possibilité de signaler leur besoin s’agissant de la garde de leurs enfants de moins de 16 ans sur le site monenfant.fr . Ces professionnels prioritaires se présenteront auprès du mode d’accueil qui leur sera indiqué, munis de leur carte professionnelle de santé (CPS) ou d’une fiche de paye avec mention du service employeur. Soulignons que ce dispositif, géré par la Caisse d’allocations familiales, s’adresse aux personnels dont l’accueil des enfants par les moyens habituels n’est plus possible du fait de la COVID19.