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Dans un communiqué de presse, l’hôpital de Pontarlier indique qu’en raison de la dégradation de la situation sanitaire dans le Haut-Doubs, l’établissement a décidé de procéder à une déprogrammation partielle des opération chirurgicales pour les 13 jours à venir afin de redéployer une partie du personnel vers les prises en charge Covid.

Lors de la conférence de presse de ce lundi soir. Jean Castex, le Premier ministre, et Olivier Véran, le ministre de la santé,  ont annoncé la fermeture des discothèques à partir de vendredi et pour les quatre prochaines semaines. Elles seront soutenues financièrement comme les traiteurs et les entreprises œuvrant dans l’évènementiel. Le Premier ministre a demandé deux à trois jours de télétravail par semaine, « partout où cela est possible ». Il a également demandé de limiter les réunions en présentiel. Il est également demandé une limitation dans l’organisation des évènements festifs et conviviaux dans la sphère privée.

Autres informations. Les enfants de 5 à 11 ans à risque pourront se faire vacciner à partir du 15 décembre. Les personnes de 65 ans et plus pourront se faire vacciner sans rendez-vous,  quel que soit le centre.  Le niveau 3 du protocole sanitaire est réhaussé à l’école primaire. A compter de jeudi, le port du masque sera requis dans les cours de récréation. Pour l’heure, aucun couvre-feu, confinement et jauge n’est évoqué.

Alors qu’Emmanuel Macron et le gouvernement vont tenir un nouveau conseil de défense sanitaire ce lundi afin d'adopter de nouvelles mesures pour contrer la cinquième vague de Covid-19 en France, la Suisse renforce également son protocole à compter de ce lundi.  L’objectif est de faire cesser la hausse des hospitalisations et la progression du variant Omicron.

Parmi les mesures évoquées : l’extension de l'obligation du certificat Covid, l’extension du port du masque à l'intérieur, la possibilité de restreindre l'accès aux manifestations et aux établissements aux seules personnes vaccinées ou guéries, la vive recommandation du travail à domicile et la réduction de la durée de validité des tests rapides.

L’Assurance Maladie ouvre un nouveau téléservice. « Mon rappel vaccin covid » permet de calculer sa date de rappel et la date de fin de validité de son passe sanitaire. En répondant à 4 questions simples (date de naissance, antécédent d’infection au Covid-19, type de vaccin reçu et date de la dernière injection), chacun peut facilement savoir à partir de quelle date il est possible d’effectuer sa dose de rappel et ainsi fixer son nouveau rendez-vous de vaccination. Pour se connecter : https://monrappelvaccincovid.ameli.fr

Concernant l’épidémie de Covid-19, L’ARS fait savoir que la circulation du virus s’est encore accélérée ces 7 derniers jours en Bourgogne-Franche-Comté. Le  taux d’incidence est en hausse  généralisée dans tous les territoires. Cette détérioration de la situation épidémique a un impact désormais significatif sur l’activité hospitalière : plus de 400 personnes sont prises en charge pour des formes graves de la maladie dans les établissements de santé dont plus de 70 en soins critiques (30 patients de plus que la semaine dernière).

Concernant la crise du covid-19. Dans son bilan hebdomadaire, le rectorat de Besançon indique que trois structures scolaires sont actuellement fermées et 74 classes à distance bénéficient de la continuité pédagogique dans l'académie. Il s’agit d’un collège et de deux écoles. Par ailleurs, 1.274 élèves et 81 personnels sont cas confirmés à la Covid-19 en cumul sur les 7 derniers jours. Ces données ont été arrêtées à la date du jeudi 2 décembre à 13 h.

La préfecture du Jura alerte sur la situation sanitaire dans le département. Le taux d’incidence s’élève à 600. Dans ces conditions, il est demandé à la population d’augmenter sa vigilance et de respecter les gestes barrières tels que le port du masque, l’aération des lieux et de bien se laver les mains. L’administration rappelle que 40.000 rendez-vous sont ouverts à la vaccination en ce mois de décembre

Alors que l’épidémie reprend de plus belle en France et en Europe, Plein Air a tenté de comprendre cette situation, alors que pourtant 90% de la population française éligible est vaccinée.  Un relâchement des mesures barrières, une baisse de la protection vaccinale et le variant omicron sont sans doute à l’origine de cette nouvelle crise. La rédaction a rencontré Alain Morin, directeur de la santé publique de l’ARS Bourgogne Franche-Comté

Pourquoi est-il si important de se faire vacciner ?

Il est important de continuer de se faire vacciner car nous avons une reprise épidémique. Nous avons un relâchement des mesures barrières. Le virus circule plus. Par ailleurs, nous avons une baisse de la protection, conférée par les premières injections du vaccin. Au bout de six mois, la protection commence à baisser. Il est important comme tous les vaccins de renouveler l’action de protection par un rappel.

On nous a quand même vendu le vaccin comme le remède miracle. Que grâce à lui, la Covid-19 ne serait plus qu’un mauvais souvenir. On se rend compte quelques mois plus tard que ce n’est pas vraiment le cas. Pourtant, 90% de la population est vaccinée. Nous avons l’impression que l’on revit la même situation qu’il y a un an et même plus. Qu’en pensez-vous ?

Nous avons effectivement une reprise épidémique. Néanmoins, nous constatons beaucoup moins de formes graves en Bourgogne-Franche-Comté que lors des précédentes crises épidémiques. On se souvient que lors de la 2è vague, nous avions enregistré plus de 4500 décès à l’hôpital. Plus de 1200 patients décédés dans les Ehpad. Ce qui n’est plus le cas. Le vaccin protège très bien contre les formes graves. Simplement, il faut le renouveler pour protéger encore. Le vaccin protège moins contre les formes non graves. La protection est également plus faible sur la transmissibilité du virus. Les 10% de la population qui ne sont pas vaccinés  sont les plus à risque. Ces personnes sont plus sujettes à développer des formes graves. Plus le virus circule, plus elles sont en contact avec ce virus.

Et les enfants ?

La haute autorité de santé vient de sortir un avis préconisant la vaccination des 5-11 ans pour les enfants les plus à risque. Ceux qui présentent des maladies graves ou qui ont des parents immunodéprimés. Les enfants portent le virus. C’est en cela qu’il est important qu’ils soient vaccinés. Néanmoins, ils développent des formes beaucoup moins graves que les personnes âgées.

Chaque jour,  on a l’impression que  la fin du monde est proche. Parfois, il semblerait que l’on joue sur les peurs. Que sait-on réellement du virus Omicron ? Est-il si dangereux que cela ?

On n’en sait pas grand-chose. Ce variant s’est développé très rapidement en Afrique du Sud. Il est devenu majoritaire dans certaines provinces. On le retrouve désormais, à peu près, dans le monde entier. Ce variant commence à diffuser. Cela ne veut pas dire qu’il est énormément plus contagieux. On ne sait pas. On ne sait pas non plus qu’elle est son niveau de dangerosité. Des mesures de précaution sont prises. Pour l’instant, nous n’avons pas de connaissances scientifiques suffisantes pour dire quoique ce soit sur ce variant. Si ce n’est que c’est très préoccupant.

Comment qualifieriez-vous cette situation ?

Nous avons été surpris par l’ampleur de cette cinquième vague. Nous avons des taux d’incidence qui montent très régulièrement et qui vont très vites. Nous avons un afflux de patients assez conséquent à l’hôpital, dans les services de médecine et de réanimation.  Cela concerne surtout des gens non-vaccinés. On va remettre sous tension les établissements de santé de la région en déclenchant des plans blancs.

Comprenez-vous la lassitude exprimée par la population ?

Je la comprends bien parce que moi aussi. Très honnêtement, cela fait deux ans que l’on gère cette crise. Je préférerais avoir une vie normale, mais nous sommes confrontés à un virus qui est extrêmement dangereux. On voit des signes d’inquiétude par rapport aux nouveaux variants. On constate de la reprise au niveau hospitalier. On peut comprendre la lassitude, mais il ne faut pas relâcher la garde. Il faut être prudent. Il faut se faire vacciner. Les doses de rappel sont disponibles. Il est important d’avoir sa dose de rappel. Il est important de maintenir les gestes barrières parce que l’on n’est pas à la merci de contaminer quelqu’un.

Un nouveau confinement est-il possible ? Est-il envisagé ?

Je n’ai pas d’information précise. Cela dépend de notre action individuelle. Respectons les mesures barrières. Allons nous faire vacciner. Nous casserons ainsi la dynamique de l’épidémie.

Concernant l’épidémie de coronavirus, la Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à la hausse brutale de la circulation du virus, qui frappe la France métropolitaine. L’incidence en population générale est passée de moins de 100 à près de 200 sur la dernière période de 7 jours. L’impact hospitalier se mesure de manière assez significative avec actuellement  déjà plus de 300 personnes prises en charge pour des formes sévères de la maladie, dont plus d’une quarantaine en soins critiques.

Dans un communiqué de presse, l’hôpital de Pontarlier indique qu’à compter de ce vendredi  26 novembre, et jusqu’à nouvel ordre, les visites auprès des patients sont suspendues. Par ailleurs, les visites par les familles seront possibles pour les fins de vie. Elles seront limitées à la maternité, en pédiatrie et néonatologie au papa ou co-parent.

Les visites sont également suspendues à la chambre mortuaire du site des rives du Doubs. « Les consultants ne pouvant pas présenter leur certificat vaccinal, un test PCR ou antigénique valides ne pourront pas accéder au lieu de consultation » indique le centre hospitalier.