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Un cambriolage a été constaté hier matin, vers 8h, sur le chantier de l’école de Levier. Des individus se sont introduits sur le site et ont dérobé du cuivre provenant des installations électriques, ainsi que du carburant prélevé dans une nacelle de chantier. La gendarmerie de Pontarlier est chargée des investigations, toujours en cours, pour identifier les auteurs de ces vols.

Les violences urbaines survenues samedi 17 octobre à Besançon n’ont pas épargné les sapeurs-pompiers. À trois reprises, les soldats du feu ont été pris à partie alors qu’ils tentaient d’éteindre des incendies. Tirs de mortiers, jets de pierres et entraves à l’intervention des secours ont contraint les équipes à se replier à deux reprises. Le contrôleur général Stéphane Beaudoux, directeur départemental des services d’incendie et de secours (DDSIS) du Doubs et commandant du 25e corps départemental de sapeurs-pompiers, revient sur ces événements. Il dénonce les risques encourus par ses personnels, mais aussi les dangers auxquels ces comportements exposent la population. Une plaintes a été déposée.

Trois interventions perturbées par des violences

Les sapeurs-pompiers du Doubs ont été directement confrontés aux violences qui ont accompagné les manifestations de samedi dernier à Besançon. Alors qu'ils intervenaient pour éteindre plusieurs incendies, les secours ont été pris pour cible à trois reprises. « Les pompiers ont été pris à partie par des tirs de mortiers ou des jets de cailloux et de projectiles pour les empêcher d'éteindre des incendies qui avaient été allumés en marge des manifestations », explique le contrôleur général Stéphane Beaudoux. Si les forces de l'ordre ont été davantage exposées aux affrontements, le responsable des secours départementaux souligne le caractère préoccupant de ces attaques contre des personnels dont la mission consiste à protéger les personnes et les biens.

L'interview de la rédaction : Stéphane Beaudoux, contrôleur général et directeur du SDIS du Doubs 

Deux replis stratégiques et une intervention retardée

Ces violences ont eu des conséquences directes sur le déroulement des opérations de secours. À deux reprises, les sapeurs-pompiers ont dû interrompre leur intervention et se retirer pour préserver leur sécurité. « Le commandant des opérations de secours a considéré qu'il n'y avait pas de risque de propagation et qu'il valait mieux, plutôt que de mettre ses hommes en danger, se replier », précise Stéphane Beaudoux. Lors d'une troisième intervention, les secours ont été retardés par une barricade qui empêchait leur progression. Selon le directeur départemental, les manifestants présents ont refusé de la retirer, obligeant les équipes à trouver une autre solution pour accéder au sinistre. Ces trois épisodes illustrent les difficultés rencontrées par les secours lorsqu'ils doivent intervenir dans un contexte de violences urbaines.

« Un tir de mortier peut défigurer, éborgner ou provoquer des traumatismes graves »

Pour Stéphane Beaudoux, la protection des personnels constitue une priorité absolue. Lors des manifestations sociales, les interventions des sapeurs-pompiers sont systématiquement coordonnées avec les forces de l'ordre. « Nous intervenons exclusivement sous la protection de la police ou de la gendarmerie en fonction des zones », rappelle-t-il. Lorsque cette protection ne peut plus être garantie, un repli peut être décidé, à condition que l'incendie ne présente pas de risque immédiat de propagation.

Le contrôleur général insiste sur la gravité potentielle des blessures provoquées par les projectiles. Un tir de mortier ou un jet de pierre peut entraîner des lésions irréversibles, notamment au visage et aux yeux. Une menace qui impose aux responsables des opérations de trouver en permanence un équilibre entre la nécessité d'intervenir rapidement et l'obligation de préserver la sécurité des équipes.

Des incendies qui mettent également en danger les habitants

Au-delà des agressions contre les sapeurs-pompiers, Stéphane Beaudoux souhaite attirer l'attention sur les conséquences possibles des incendies volontairement allumés sur la voie publique. Un simple feu de poubelle peut rapidement devenir dangereux. La présence de récipients sous pression, notamment de bombes aérosols, peut provoquer des explosions. Les flammes peuvent également gagner une cage d'escalier ou un immeuble voisin. « Le problème, c'est que c'est avant tout la sécurité de la population », souligne le directeur départemental. Empêcher les secours d'intervenir ne met donc pas uniquement en danger les pompiers. Ces entraves peuvent également retarder la maîtrise d'un incendie et exposer les riverains à des conséquences potentiellement dramatiques.

Une violence devenue fréquente, mais encore inhabituelle dans les manifestations

Le contrôleur général constate une évolution préoccupante des conditions d'intervention des sapeurs-pompiers en France. « Il est vrai que les sapeurs-pompiers font l'objet malheureusement aujourd'hui de violences quasi quotidiennes dans leurs interventions », observe-t-il. Il se dit néanmoins davantage surpris de retrouver ce type d'agressions dans le cadre de manifestations sociales, où ces incidents demeuraient jusqu'à présent relativement rares.

Stéphane Beaudoux tient cependant à distinguer les auteurs des violences de l'ensemble des personnes mobilisées. « On sait très bien que l'immense majorité des manifestants sont des gens pacifiques et que ce ne sont malheureusement que quelques trublions qui cassent et qui allument des incendies ». Une distinction qu'il juge importante pour ne pas assimiler l'ensemble des manifestants aux individus responsables des dégradations et des agressions.

Le SDIS du Doubs dépose plainte pour trois motifs

Face à ces agressions, la direction du service départemental d'incendie et de secours du Doubs a décidé de saisir la justice. Stéphane Beaudoux confirme le dépôt d'une plainte, motivée notamment par la volonté de soutenir les personnels confrontés aux violences. « Nous avons effectivement porté plainte pour violence aggravée sur personnes chargées de service public, pour mise en danger de la vie d'autrui et puis entrave à l'action des secours », indique-t-il. Trois qualifications qui traduisent la gravité des faits dénoncés par le SDIS.

 

Un violent accident de la circulation s’est produit hier après-midi, vers 17h, au 47 rue des Vignes, à Autechaux-Roide, dans le Doubs. Deux voitures sont entrées en collision frontale. Le choc a fait deux blessés : un homme de 42 ans, légèrement touché, et un octogénaire de 80 ans, grièvement blessé. Ce dernier a été héliporté vers le CHU Minjoz de Besançon. Les deux victimes avaient déjà été extraites des véhicules à l’arrivée des secours. Un candélabre a également été endommagé.

Un incendie s’est déclaré cette nuit, vers 2h30,, avenue de Chardonnet à Besançon. Un bus appartenant à des particuliers, stationné sur place, a pris feu. Les flammes ont commencé à se propager à la végétation environnante. Les sapeurs-pompiers du Doubs ont mobilisé deux lances pour maîtriser le sinistre et refroidir deux bouteilles de gaz découvertes dans les décombres. Deux chiens présents dans le véhicule manquent à l’appel. Une ligne électrique aérienne endommagée a dû être remplacée par Enedis.

Un grave accident de la circulation s’est produit hier soir, vers 18h30, sur l’autoroute A36, à hauteur de Chemaudin-et-Vaux. Un véhicule utilitaire et un poids lourd sont entrés en collision. Le conducteur de l’utilitaire, âgé de 49 ans, a été légèrement blessé. Son passager, grièvement blessé, a dû être désincarcéré par les sapeurs-pompiers du Doubs. Les deux victimes ont été transportées au CHU Minjoz de Besançon. La circulation a été perturbée pendant l’intervention.

 

La semaine dernière toujours. Un homme de 25 ans a été interpellé mercredi, dans le quartier de Planoise à Besançon. Les policiers le soupçonnaient de vendre illégalement des cigarettes. Lors d’une perquisition, ils ont découvert près de 300 grammes de stupéfiants, des cartouches de cigarettes et 1 500 euros en liquide. Le suspect a reconnu la vente de tabac, mais nié toute implication dans le trafic de drogue. Présenté à la justice vendredi, il a été incarcéré à la maison d’arrêt de Besançon.

La semaine dernière, un  jeune homme de 24 ans a été interpellé rue Ravel, après avoir tenté d’échapper aux policiers. Il est soupçonné d’avoir livré de la drogue à ses clients en trottinette. Dans son véhicule, les forces de l’ordre ont découvert du cannabis, de la cocaïne et près de 2 000 euros en liquide. En garde à vue, il a reconnu vendre des stupéfiants pour rembourser un prêt. Présenté à la justice vendredi, il a été laissé libre.

Après les violences, les pillages et les dégradations survenus samedi 17 octobre à Besançon, le maire Ludovic Fagaut (LR) exprime sa colère. S’appuyant sur les images de vidéosurveillance municipales, l’élu met en cause des individus issus de l’ultragauche et dénonce le comportement de certains militants de La France insoumise et du Parti communiste. Il réclame des sanctions contre les auteurs des violences.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Une manifestation non déclarée qui a dégénéré

Ludovic Fagaut affirme avoir passé près de trois heures au centre de supervision urbain de Besançon, où il a suivi les événements de samedi grâce aux 183 caméras municipales. Les images l’ont profondément marqué. « J’ai honte de la France », déclare-t-il, en précisant viser les individus responsables des violences. Selon le maire, le caractère non déclaré de la manifestation a compliqué son encadrement. Sans organisateurs identifiés ni parcours défini, les forces de l’ordre auraient été confrontées à une situation difficile à anticiper. L’élu décrit des barricades dressées dans le centre-ville, des jets de projectiles contre les policiers et une tentative d’incendie visant une porte de la préfecture. Il distingue néanmoins les manifestants venus défendre des revendications sociales des individus déterminés à provoquer des affrontements.

L’ultragauche directement mise en cause

Pour Ludovic Fagaut, les violences ne relèvent pas uniquement de débordements spontanés. Il affirme que des individus appartenant à la mouvance de l’ultragauche, connus des services de renseignement territorial, étaient présents dans le cortège. Le maire indique tenir ces informations d’échanges avec les responsables de la police nationale. Selon lui, ces individus auraient entraîné d’autres participants dans une dynamique d’affrontements et de dégradations.

La France insoumise et le Parti communiste visés

Les critiques du maire prennent également une dimension politique. Ludovic Fagaut affirme avoir observé des personnes portant des drapeaux de La France insoumise et du Parti communiste à proximité d’individus lançant des projectiles contre les forces de l’ordre. Il assure également que certains militants applaudissaient lorsque des barricades étaient dressées, notamment dans le secteur de Chamars. « Je les ai vus de mes yeux », insiste-t-il. L’élu reproche à certains responsables politiques de minimiser les événements et considère que ces comportements témoignent d’une forme d’approbation des violences.

Des mineurs et des adultes parmi les participants

Ludovic Fagaut insiste sur la diversité des profils observés. Il évoque des adolescents de 12 ou 13 ans présents sur les barricades, mais aussi des jeunes adultes et des personnes plus âgées. Le maire refuse néanmoins de désigner une population particulière comme responsable des violences. Il estime notamment que les événements ne peuvent être attribués exclusivement aux habitants des quartiers prioritaires. Il revient également sur l’interruption du tramway décidée par le préfet, alors que des jeunes se déplaçaient, selon lui, depuis Planoise vers le centre-ville. La présence de mineurs l’amène par ailleurs à s’interroger sur la responsabilité des parents.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Des commerces pillés et d’importantes dégradations

Le maire fait état de deux commerces pillés, dont le magasin Lacoste, ainsi que de plusieurs vitrines endommagées. Il évoque également des dégâts sur du matériel de travaux publics, notamment un camion, un tractopelle et des canalisations destinées au réseau de chauffage. Des extincteurs provenant du parking de la mairie auraient aussi été utilisés pendant les incidents. Ludovic Fagaut condamne particulièrement les jets de projectiles contre les sapeurs-pompiers. Pour faciliter l’identification des auteurs, il indique avoir proposé au préfet et aux forces de l’ordre l’ensemble des enregistrements réalisés par les caméras municipales. Il souhaite que les responsables soient poursuivis et que les victimes puissent obtenir réparation.

Le droit de manifester ne justifie pas les violences

Pour Ludovic Fagaut, les événements de samedi ont largement dépassé le cadre d’une mobilisation sociale. Il s’interroge notamment sur la présence de slogans comme « Free Palestine » ou « ACAB », qu’il juge éloignés des revendications initiales. S’il reconnaît la légitimité du droit de manifester et de certaines revendications sociales, il refuse que celles-ci puissent justifier les pillages, les destructions ou les attaques contre les forces de l’ordre. Alors que de nouvelles mobilisations sont envisagées, le maire appelle à la vigilance. « On n’a pas à avoir peur quand on est élu », affirme-t-il.

Au-delà des accusations politiques, Ludovic Fagaut réclame désormais l’identification des auteurs des violences, des sanctions judiciaires et des moyens de sécurité adaptés pour prévenir de nouveaux affrontements.

Un accident de la circulation s'est produit ce lundi 19 octobre, vers 16h45, sur la départementale 471, à hauteur de Monnet-la-Ville, dans le Jura. Deux voitures sont entrées en collision frontale. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour porter secours aux sept personnes impliquées. Le bilan définitif fait état de cinq blessés légers et de deux personnes indemnes. La circulation a été temporairement interrompue sur cet axe, le temps de l'intervention des secours.

À Champagnole, dans le Jura, un rassemblement était prévu ce lundi 19 octobre, à 12h15, sur le parvis de la mairie. Cette initiative municipale s’inscrivait dans le contexte de mobilisation des communes françaises après les violences urbaines survenues ces derniers jours. Ce rendez-vous entendait réaffirmer l’attachement aux valeurs républicaines et témoigner de la solidarité envers les villes touchées par les violences, les incendies et les pillages. Le communiqué de la Ville ne précise toutefois pas le déroulement ni la participation à ce rassemblement.