Samedi soir, vers 18h30, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus sur la D437 (route de Saint-Claude) à La Chenalotte, suite à un accident de la circulation impliquant un véhicule seul. L'accident impliquait une bétaillère et sa remorque transportant 28 vaches, qui rentraient tout juste du Super Comice de Morteau. Sous la violence du choc, la remorque s'est désolidarisée du tracteur avant de se coucher sur le flanc, piégeant huit bovins à l'intérieur.
Grâce à l'intervention des secours, les vaches ont pu être dégagées rapidement. Seule une d'entre elles a été légèrement blessée et prise en charge par un vétérinaire privé. Le maire de la commune, la Gendarmerie ainsi que les services des routes étaient également présents sur les lieux pour sécuriser la zone et gérer la circulation.
Vingt-deux personnes ont été interpellées et deux policiers ont été blessés ce samedi 24 octobre 2026 dans le Doubs, lors d'une journée de mobilisation contre la vie chère marquée par des tensions à Besançon.
A Besançon, « un cortège sauvage et non déclaré » d'environ 4 000 manifestants a tenté de progresser dans la ville. L'interdiction de rassemblement dans le centre-ville de Besançon a été maintenue par les forces de l'ordre, « qui ont également bloqué le cortège pour protéger les commerces du quartier de Saint-Ferjeux », indique le communiqué préfectoral. Le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) a dû intervenir sur quelques feux de poubelles, mais aucune dégradation de commerce n’est à déplorer. Les interventions policières ont donné lieu à 20 interpellations à Besançon.
Dans le reste du département, la mobilisation est restée plus calme. Des rassemblements ont réuni une cinquantaine de personnes à Pontarlier ainsi qu’à Montbéliard, où 2 interpellations ont toutefois été recensées. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a salué l’engagement et le professionnalisme des forces de sécurité mobilisées sur l'ensemble du territoire.
Le syndicat FSU dénonce de récentes vagues d’interpellations jugées « abusives » visant des mineurs, en marge des mouvements sociaux qui secouent Besançon. Face à ces méthodes policières, des militants et des manifestants ont choisi d'apporter un soutien direct aux jeunes ciblés en organisant des rassemblements et des sit-ins de protestation devant l'Hôtel de Police (commissariat de la Gare d'Eau).
Tensions géographiques et arrestations ciblées
Les rassemblements du week-end ont débuté au parc des Glacis, point de ralliement stratégique à proximité immédiate de la gare Viotte. Alors que les défilés se déroulaient initialement dans un esprit pacifique et déterminé, selon les représentants syndicaux, la situation s'est tendue lors du passage des cortèges dans plusieurs secteurs clés de la ville. Les syndicats pointent du doigt des arrestations injustifiées survenues notamment : Rue de Dole - théâtre d'usages de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre - aux abords des quais de Besançon et du pont Canot et dans d'autres points névralgiques de la cité comtoise.
Une mobilisation massive dans les rues de la cité comtoise
Selon les estimations syndicales, la dynamique de contestation ne faiblit pas : au moins 10.000 personnes ont déambulé dans les rues de Besançon. Ce bloc de contestation se distingue par sa forte convergence intergénérationnelle et professionnelle. Le cortège intègre de larges contingents de lycéens et étudiants mobilisés pour les conditions d'étude et les moyens de l'Éducation nationale, des salariés du secteur privé et fonctionnaire et des représentants syndicaux, chargés d'encadrer les rangs face au déploiement des dispositifs de sécurité.
Malgré le climat de tension lié aux interventions policières, les collectifs locaux et les organisations de la FSU réaffirment « le droit fondamental à exprimer collectivement leurs opinions dans l'espace public sans craindre de mesures de rétorsion arbitraires ».
Ce samedi 24 octobre, Lons-le-Saunier a été le théâtre d’une nouvelle journée de mobilisation marquée par la formation de deux cortèges rassemblant environ 350 personnes à l’appel de la CGT, de la FSU et d'autres organisations. « Le mouvement a notamment entraîné le blocage temporaire d’un carrefour stratégique de l'agglomération, perturbant la circulation locale » complète le journal « Le Progrès ».
Cette journée s'est déroulée sous un strict encadrement sécuritaire dicté par la préfecture du Jura, qui avait pris six arrêtés préfectoraux autorisant notamment la surveillance par drone à Lons-le-Saunier et Montmorot, tout en interdisant le transport de carburant ainsi que le port d'équipements de protection.
Sept jours après les graves incidents du 17 octobre, la capitale comtoise a fait face, ce samedi 24 octobre, à une contestation persistante. En dépit d’une interdiction préfectorale validée en urgence par la justice administrative, le rassemblement a tout de même drainé entre 3 500 et 4 000 manifestants (et jusqu'à 4 500 d'après le syndicat CGT).
Encadrée par un impressionnant barrage des forces de l'ordre qui protégeait le secteur de La Boucle, la contestation a pris forme au parc des Glacis avant qu’un cortège ne s’ébranle. Des heurts ont éclaté rue de Dole, contraignant les policiers à répliquer avec des grenades lacrymogènes pour stopper l'avancée de la foule. A cette heure, la mobilisation se poursuit en terre bisontine.
Un incendie s'est déclaré ce samedi, aux alentours de 14h30, rue Joseph Montravers, à Sancey. À l'arrivée des secours, l'habitation isolée était totalement embrasée. Grâce à l'intervention rapide des sapeurs-pompiers, déployant quatre lances dont une sur grande échelle (EPA), la propagation du sinistre à l'habitation attenante a pu être évitée. La rue Joseph Montravers ainsi que la rue du 7 Septembre sont actuellement fermées à la circulation le temps des opérations de secours et d'extinction.
Ce samedi, un feu s'est déclaré dans une habitation isolée située au 28 rue Joseph Montravers à Sancey. L'alerte a été donnée en début d'après-midi. Le bâtiment est totalement embrasé.
À Besançon, la justice administrative a rejeté le recours déposé par l’intersyndicale Solidaires, Force ouvrière, CGT, FSU et la Ligue des droits de l’homme contre l’arrêté préfectoral interdisant de manifester.
La décision a été prise sans audience contradictoire. Le juge des référés invoque notamment l’absence de déclaration préalable et des risques de troubles à l’ordre public.
Des arguments vivement contestés par les organisations syndicales, qui dénoncent une atteinte au droit de manifester. Elles réfutent notamment la présentation des lycéens mobilisés comme des jeunes violents et rappellent le caractère pacifique de leur mouvement.
Malgré cette décision, l’intersyndicale maintient son appel à soutenir les mobilisations.
Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus cette nuit, vers 1h30 du matin, pour un feu de cheminée survenu dans une maison mitoyenne de la rue Lanchy, à Vercel-Villedieu-le-Camps. Le sinistre, qui s'était propagé au plafond entre le rez-de-chaussée et le premier étage, a rapidement été maîtrisé au moyen d'une lance. Grâce à l'efficacité des secours, la propagation à l'ensemble du logement et à l'habitation voisine a pu être évitée.
Le parquet de Besançon a ouvert une enquête pour « violence par personne dépositaire de l'autorité publique » après la diffusion d’une vidéo montrant un policier frapper un manifestant à terre avec une matraque. Les faits se sont déroulés le 17 octobre dernier à Besançon. Les investigations ont été confiées à la cellule déontologie de la Police nationale du Doubs, tandis qu'une enquête administrative a également été déclenchée par la préfecture.