Le syndicat FSU dénonce de récentes vagues d’interpellations jugées « abusives » visant des mineurs, en marge des mouvements sociaux qui secouent Besançon. Face à ces méthodes policières, des militants et des manifestants ont choisi d'apporter un soutien direct aux jeunes ciblés en organisant des rassemblements et des sit-ins de protestation devant l'Hôtel de Police (commissariat de la Gare d'Eau).
Tensions géographiques et arrestations ciblées
Les rassemblements du week-end ont débuté au parc des Glacis, point de ralliement stratégique à proximité immédiate de la gare Viotte. Alors que les défilés se déroulaient initialement dans un esprit pacifique et déterminé, selon les représentants syndicaux, la situation s'est tendue lors du passage des cortèges dans plusieurs secteurs clés de la ville. Les syndicats pointent du doigt des arrestations injustifiées survenues notamment : Rue de Dole - théâtre d'usages de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre - aux abords des quais de Besançon et du pont Canot et dans d'autres points névralgiques de la cité comtoise.
Une mobilisation massive dans les rues de la cité comtoise
Selon les estimations syndicales, la dynamique de contestation ne faiblit pas : au moins 10.000 personnes ont déambulé dans les rues de Besançon. Ce bloc de contestation se distingue par sa forte convergence intergénérationnelle et professionnelle. Le cortège intègre de larges contingents de lycéens et étudiants mobilisés pour les conditions d'étude et les moyens de l'Éducation nationale, des salariés du secteur privé et fonctionnaire et des représentants syndicaux, chargés d'encadrer les rangs face au déploiement des dispositifs de sécurité.
Malgré le climat de tension lié aux interventions policières, les collectifs locaux et les organisations de la FSU réaffirment « le droit fondamental à exprimer collectivement leurs opinions dans l'espace public sans craindre de mesures de rétorsion arbitraires ».