Une opération « collège mort » largement suivie
Ce jeudi, le collège Proudhon se mobilise à travers une opération « collège mort ». Devant les grilles, une vingtaine d’enseignants grévistes, soit plus de la moitié de l’équipe pédagogique, se sont rassemblés aux côtés de parents d’élèves. Parmi eux, Elena Zimmermann, professeure de lettres classiques et représentante du SNES-FSU, pointe une mobilisation « bien suivie », également soutenue par la Ligue indépendante des parents (LIP).
L'interview de la rédaction : Elena Zimmermann
60 heures en moins et des classes supprimées
À l’origine de la colère : une baisse de la dotation horaire attribuée par le rectorat. Pour la rentrée prochaine, l’établissement perdra 60 heures d’enseignement. Conséquence directe : la suppression d’environ une classe par niveau, en 6ᵉ, 5ᵉ et 4ᵉ. Une situation qui entraînera inévitablement une hausse des effectifs dans les classes.
Des conditions d’apprentissage dégradées
« On va se retrouver avec des classes autour de 30 élèves », alerte Elena Zimmermann. Une augmentation des effectifs jugée difficile à gérer dans un collège déjà confronté à un climat scolaire fragile. Les enseignants redoutent notamment de ne plus pouvoir accompagner correctement certains élèves, en particulier ceux en situation de handicap ou les élèves allophones. « Nous avons peur de ne plus pouvoir consacrer le temps nécessaire aux situations individuelles », souligne l’enseignante.
L'interview de la rédaction : Elena Zimmermann
Un établissement hors éducation prioritaire
Le collège accueille des élèves des quartiers de Palente et des Chaprais, mais aussi de communes voisines comme Marchaux-Chaudefontaine. Malgré cela, il ne bénéficie pas du classement en réseau d’éducation prioritaire. Pourtant, l’établissement compte environ 35 % d’élèves boursiers, un indicateur qui, selon les équipes, justifierait davantage de moyens et des effectifs réduits.
L'interview de la rédaction : Elena Zimmermann
Une demande d’audience en attente
Face à cette situation, les enseignants ont adressé un courrier à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale afin d’exprimer leur incompréhension. Ils demandent désormais à être reçus pour défendre leurs moyens. « Nous sommes prêts à nous déplacer pour porter notre voix », assure Elena Zimmermann, dans l’attente d’une réponse des autorités académiques.