La programmation estivale dévoilée par la Saline Royale d’Arc‑et‑Senans, sans concertation préalable avec les organisateurs du Festival de la Paille, qui organise un évènement au même moment, a cristallisé une difficulté majeure : celle d’une coexistence culturelle fragilisée par l’absence de dialogue.
Rappelons les faits
Le 5 novembre, le Collectif Organisation annonçait que la prochaine édition serait la dernière, une « édition de légende ». Une décision qualifiée d’« acte » par les organisateurs, née d’un contexte économique, culturel et institutionnel fragilisé. « Un acte difficile, puis assumé, posé pour préserver l’intégrité de nos valeurs, de notre association et de nos équipes », précise le communiqué.
Un public fidèle malgré l’annonce
L’ouverture de la billetterie, quelques jours plus tard, a confirmé l’attachement du public. Les festivaliers, fidèles depuis plus de deux décennies, ont répondu massivement, témoignant d’un soutien immédiat et profond. Pour les organisateurs, « la diversité culturelle ne peut se construire sur des rapports de force ou une concurrence silencieuse ». « Elle doit reposer sur le dialogue, l’écoute et la coopération entre acteurs, dans le respect du tissu culturel déjà présent ». Le collectif appelle ainsi les institutions, les professionnels et les citoyens à une vigilance partagée pour préserver les événements indépendants, « vitaux et historiques », garants de la diversité culturelle.
Une culture qui rassemble
« Nous défendons une culture qui rassemble plutôt qu’elle n’oppose. Une culture libre, accessible, inventive, qui ne se construit pas contre, mais avec », affirme l’organisation. Refusant toute politisation, le collectif revendique une position responsable et collective, ancrée dans les réalités du secteur. La dernière édition du Festival de la Paille s’annonce donc comme un moment fort, à la fois célébration et acte de résistance culturelle, porté par la fidélité de son public et par la volonté de défendre un modèle coopératif et équilibré.
L’Espace des Vallières accueillera les 28 et 29 novembre la 8ᵉ édition du Festi’Diff, le Festival des Différences. Un rendez-vous unique dans le Haut-Doubs, placé sous le signe du partage, de la création artistique et de la valorisation des singularités, qu’elles soient liées au handicap ou à la diversité sociale et culturelle.
L'interview de la rédaction : Aurélien Bouveret
Un festival porteur de sens
Créé pour mettre en lumière toutes les formes de différences — handicaps visibles ou invisibles, parcours de vie variés, origines et cultures diverses — le Festi’Diff est devenu un temps fort du territoire. « C’est un festival dédié au handicap, mais pas seulement : on parle de toutes les différences. L’idée est que, l’espace d’un week-end, chacun puisse se retrouver dans un moment de fête et de convivialité », explique Aurélien Bouveret, le programmateur de l’évènement. Porté par l’association Espace Mont d’Or, l’événement revendique « une vision ouverte, inclusive et joyeuse ». Le public y découvre chaque année des spectacles originaux, où artistes professionnels et personnes en situation de handicap se partagent la scène.
Une programmation singulière, faite de créations inédites
La force du Festi’Diff réside dans son approche artistique : une programmation construite chaque année sur mesure, en collaboration étroite avec des artistes locaux et plusieurs établissements médico-éducatifs. « L’association me laisse carte blanche pour proposer une programmation et imaginer des créations en partenariat avec des artistes de la région ou pas. Nous travaillons aussi avec différents IME », précise Aurélien Bouveret. Pour cette 8ᵉ édition, des jeunes des IME de Membray (Haute-Saône) et de Besançon monteront sur scène aux côtés de musiciens, danseurs ou comédiens professionnels. Ces créations collectives, conçues spécialement pour le festival, constituent de véritables temps forts. Parmi les têtes d’affiche cette année : Percujam, Nadamas, Mystically, Batukador, les Tontons Gênants, Picon Mon Amour et Sang d’Ancre. Cette année, Solène Lucaselli-Coquillon, de son nom de scène ENELOS, est la marraine de l’évènement.
L'interview de la rédaction : Aurélien Bouveret
Des moments exceptionnels sur scène
Le Festi’Diff offre une occasion rare à des jeunes et adultes qui n’ont pas l’habitude de se produire devant un public. « C’est une opportunité incroyable pour eux d’être sous les projecteurs, d’exprimer leurs talents et de partager des émotions fortes. Ces moments sont toujours exceptionnels », souligne Aurélien. Au-delà des performances artistiques, le festival se veut un espace de rencontre, de solidarité et de découverte. Habitants, familles, professionnels du secteur médico-social, curieux ou passionnés d’art se retrouvent à Labergement-Sainte-Marie pour célébrer la richesse de la diversité humaine.
L’équipe du Festi’Diff espère accueillir, cette année encore, un public nombreux pour cette nouvelle édition. Pour toute savoir sur l’évènement et la billetterie : www.festi-diff.fr
Cette semaine, Pontarlier accueille la deuxième édition de Couleur Urbaine, consacrée à un thème essentiel : la santé mentale des jeunes. La thématique se poursuit ce mercredi, au théâtre Bernard Blier, à 20h, avec un stand-up engagé pour aborder la santé mentale autrement : humour, pédagogie et sensibilité pour ouvrir la discussion avec les jeunes et le grand public. Vendredi 28 novembre, rendez-vous au Klab, à 20h, pour une soirée jeunes : open mic, concert et talents émergents de France et de Suisse.
Du 1er au 7 décembre, le Petit Kursaal de Besançon accueille une semaine spéciale « Noël au cinéma » proposée par le Café‑ciné et les 2 Scènes. Six films emblématiques sont à l’affiche : The Shop Around the Corner d’Ernst Lubitsch, Tout ce que le ciel permet de Douglas Sirk, La vie est belle de Frank Capra, L’Étrange Noël de monsieur Jack de Henry Selick, Batman, le défi de Tim Burton et Winter Break d’Alexander Payne.
Entre classiques intemporels, féérie animée et regards contemporains, ce programme met en lumière la diversité des formes et des émotions que Noël inspire au cinéma. Certaines séances seront accompagnées de discussions thématiques ou d’un Café‑ciné, pour partager un moment chaleureux et cinéphile en cette fin d’année.
Le Marché de Noël revient au cœur de Pontarlier du 12 au 24 décembre, sur un parcours centralisé regroupant la Place d’Arçon, la Rue Sainte‑Anne et la Place Cretin. Les visiteurs pourront déambuler entre les 18 chalets du village de Noël et les 11 chalets gourmands autour du manège et de la patinoire.
Animations musicales, spectacles pour enfants, ateliers gratuits et illuminations rythmeront l’événement, avec une forte présence d’exposants franc‑comtois (2/3). Le Père Noël sera au rendez‑vous : studio photo à la mairie et arrivée en char le 21 décembre, sur un nouveau parcours de la Place Saint‑Bénigne à la Place Cretin. Un rendez‑vous gratuit et convivial, placé sous le signe du partage et de la magie des fêtes.
La Ville de Valdahon et le Comité des Fêtes organisent une nouvelle édition du marché de Noël, du 3 au 7 décembre prochain, place de Gaulle. Une vingtaine d’exposants seront présents chaque jour dans les chalets en bois, et plus de quarante le dimanche à l’Espace Ménétrier. Au programme : spectacles, déambulations, concert, spectacle de feu, décorations féériques, patinoire, manège et village de Noël gratuit. Le petit train électrique circulera samedi et dimanche pour découvrir le cœur du marché.
Le festival No Logo, prévu à Ornans en 2026, est annulé faute de terrains disponibles. Deux exploitants agricoles se sont retirés, malgré l’accord quasi unanime du conseil municipal.
La mairie déplore « un coup d’arrêt regrettable pour l’attractivité et le rayonnement d’Ornans », évoquant des pressions liées au contexte électoral. L’événement, indépendant des subventions publiques, aurait généré près d’un million d’euros de retombées. Aucune alternative n’est annoncée pour l’instant.
En Bourgogne Franche-Comté, jusqu’au 29 novembre, le festival « Les Petites Fugues » fête sa 24e édition avec près de 100 rencontres littéraires . Quinze auteurs francophones, venus de France, de Belgique ou de Suisse, vont à la rencontre de publics variés : écoles, hôpitaux, EHPAD, prisons, mais aussi médiathèques et associations. Objectif : retisser le lien entre lecteurs et littérature, en favorisant des échanges directs et vivants. Pour tout savoir sur cet évènement : https://www.lespetitesfugues.fr/
À seulement 18 ans, Louisa Guinchard, originaire de Malans et étudiante en BTS-ACSE au lycée Lassalle de Levier, a décidé de s’engager pleinement pour représenter le monde agricole. Elle participe cette année au concours Miss et Mister Agricole France, un événement organisé entièrement sur Facebook, où les candidats portent la voix et l’image de la ruralité française.
Un concours pour valoriser la ruralité
Le 28 novembre débutera la présélection : 15 candidats seront retenus grâce au nombre de mentions « like », 5 autres seront choisis par les anciennes Miss. Les participants doivent répondre à des critères simples mais essentiels : être agriculteur, salarié agricole ou étudiant dans une filière liée au secteur. L’objectif est clair : mettre en lumière celles et ceux qui vivent et font vivre les campagnes.
L'interview de la rédaction : Louisa Guinchard
Une jeune femme déterminée et fière de ses racines
Louisa se présente comme une ambassadrice de la jeunesse agricole. Pour elle, la participation au concours n’est pas un simple défi personnel : « Je veux transmettre des valeurs de courage, de savoir-faire, d’attention, et montrer que les femmes dans l’agriculture peuvent être élégantes aussi ». La valeur essentielle qu’elle souhaite défendre est sans hésitation le courage, mais aussi la fierté de ses racines. « L’agriculture, c’est un milieu de passion, de courage et de savoir-faire », insiste-t-elle.
Des ambitions tournées vers l’accompagnement rural
Si Louisa se projette dans une carrière agricole, elle s’imagine particulièrement dans un rôle d’accompagnement. Son objectif : contribuer à faire avancer les campagnes et participer à la transmission des valeurs qui l’ont construite.
La conscience des difficultés, mais la volonté d’avancer
Interrogée sur les défis du secteur, notamment dans un contexte de crise sanitaire et économique, Louisa ne cache pas la réalité : « Oui, ça fait peur. Mais il faut toujours essayer de trouver des solutions et avancer ». Un discours lucide et combatif, à l’image de nombreux jeunes qui choisissent aujourd’hui de s’investir dans une agriculture en pleine mutation.
Pour soutenir Louisa : https://www.facebook.com/share/p/1Bws5N99jg/?mibextid=wwXIfr
La Saline royale d’Arc-et-Senans accueillera deux concerts exceptionnels dans son demi-cercle historique, classé à l’UNESCO. Le 25 juillet, GIMS revisitera ses plus grands titres après une tournée record. Le 26 juillet, STING présentera son “ World Tour” aux côtés de Dominic Miller et Chris Maas. Un rendez-vous musical inédit entre patrimoine et scène internationale.