La salle des fêtes de La Cluse-et-Mijoux a accueilli ce mardi 14 octobre la signature solennelle du Masterplan 2025–2040, schéma directeur de la transition du tourisme et des loisirs du Haut-Doubs. L’État, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs, le Pays du Haut-Doubs, les communautés de communes du territoire et le Syndicat Mixte du Mont d’Or ont tous paraphé ce document stratégique. Né d’une réflexion amorcée en 2022 dans le cadre du programme national Avenir Montagnes, le Masterplan vise à adapter l’économie touristique locale aux enjeux climatiques, environnementaux, économiques et sociétaux.
Pendant les vacances de la Toussaint, du 21 au 31 octobre, l’Écomusée de Chapelle des Bois, dans le Haut-Doubs, propose visites guidées les mardis et jeudis à 15h, ateliers beurre à 14h, et atelier pain les mercredis à 13h30. Visite libre du mardi au vendredi, de 14h à 17h30.
À découvrir également sur place : l’espace d’écoute sur le Grand Hiver, des vidéos de savoir-faire, un parcours enfants et l’exposition « Et si on parlait des femmes ? ». Le traditionnel enfournement du pain et des brioches aura lieu chaque vendredi à 14h (commande avant jeudi midi). Pour les visites guidées et les ateliers, pensez à réserver votre place au 03.81.69.27.42.
Une pétition citoyenne visant à préserver le site nordique de La Perdrix, dans le Haut-Doubs, a déjà rassemblé près de 3000 signatures. Ce lieu emblématique, porté depuis plus de 40 ans par l’association Le Haut Saugeais Blanc, est aujourd’hui menacé de fermeture. En cause : le refus de passage sur certaines pistes exprimé par une poignée de propriétaires et exploitants, selon le communiqué de l’association.
Pour les initiateurs de la mobilisation, La Perdrix incarne bien plus qu’un espace de loisirs : « C’est un patrimoine naturel et sportif, un lieu de rassemblement intergénérationnel, et un symbole de solidarité locale ». Chaque hiver, des milliers de visiteurs y ont vécu des instants précieux, glissant sur les pistes de ski et de luge au cœur des combes enneigées.
La mobilisation se poursuit, avec l’espoir de voir les élus et les parties prenantes s’engager pour des solutions durables et préserver ce site exceptionnel pour les générations futures. Pour participer à la pétition en ligne : https://www.change.org/p/sauvons-le-site-nordique-de-la-perdrix
Après quatre décennies d’activité, l’association Le Haut Saugeais Blanc annonce la fin du site nordique de La Perdrix. Une décision douloureuse, fruit de tensions persistantes et d’un contexte devenu intenable.
Une aventure de 40 ans qui s’achève
C’est une page qui se tourne dans le paysage nordique du Haut-Doubs. Le site de La Perdrix, géré depuis 40 hivers par l’association Le Haut Saugeais Blanc, ne rouvrira pas ses pistes cet hiver. L’annonce, officialisée par le conseil d’administration, marque la fin d’une aventure humaine et sportive qui a vu des générations de pratiquants découvrir les joies de la glisse sur les hauteurs franco-suisses du Saugeais.
Des tensions locales devenues insurmontables
À l’origine de cette fermeture : "le refus de passage exprimé par certains propriétaires et exploitants de terrains". "Depuis deux ans, les relations se sont dégradées, sur fond de désaccords avec les politiques locales et la création d’une commune nouvelle" explique l'association. Cette dernière évoque "des pressions croissantes, des menaces concrètes et un climat de harcèlement ayant conduit au départ de son président". Et de faire savoir que " malgré plusieurs appels à l’aide et tentatives de médiation, le soutien institutionnel n’a pas permis de débloquer la situation". Trois quarts du domaine deviennent ainsi inaccessibles, notamment les secteurs les plus enneigés et stratégiques.
Un modèle économique et humain fragilisé
La fermeture du site entraîne l’arrêt de la vente de redevances, la suppression de trois emplois saisonniers et l’impossibilité d’assurer la sécurité des usagers. « Ce n’est pas un choix, mais une conséquence directe de notre incapacité à remplir nos missions dans des conditions décentes », précise l’association dans son communiqué. Au-delà des enjeux économiques et sportifs, c’est un vide social et humain qui s’annonce pour le territoire. Le site nordique de La Perdrix, reconnu pour son ambiance conviviale et ses paysages préservés, était devenu un repère pour les familles, les bénévoles et les amateurs de nature.
Alors que la haute saison touristique touche à sa fin, le Jura dresse un premier bilan de la période printemps / été 2025. Malgré une légère baisse de fréquentation en juillet et août (-2 %), principalement liée au recul de la clientèle étrangère (-12 %), la saison reste globalement stable.
Les sites culturels et patrimoniaux tirent leur épingle du jeu, bénéficiant d’un regain d’intérêt pour l’offre locale. En revanche, la restauration et les campings enregistrent une baisse modérée. Autre tendance marquante : l’essor des réservations de dernière minute, qui accentue la pression sur les professionnels en matière de réactivité et de compétitivité tarifaire.
À noter que l’automne, de plus en plus prisé, pourrait encore venir étoffer ce bilan.
Jusqu’au 31 août, le Château de Joux accueille le public en continu de 10h à 18h (dernière entrée à 17h15). Niché au cœur des montagnes du Haut-Doubs, ce monument historique invite petits et grands à plonger dans 1 000 ans d’histoire des fortifications, à travers des visites guidées, ateliers et animations ludiques.
Des visites guidées tous les jours
Accompagnés d’un guide du patrimoine, les visiteurs découvrent les secrets de l’architecture militaire et les grandes figures liées au site : de Vauban à Mirabeau, de Berthe de Joux à Toussaint Louverture. Entre donjon, souterrains, place d’armes et grand puits, chaque pierre raconte un pan d’histoire.
Pour une découverte en autonomie, des panneaux didactiques, illustrés par le dessinateur Jean-Frédéric Koné, jalonnent le parcours.
Des activités pour toute la famille
Tout l’été, des ateliers originaux et immersifs rythment la vie du Château :
Une exposition à découvrir jusqu’au 15 novembre
Le Château de Joux accueille également l’exposition « La guerre de 1870-1871 et la retraite de l’armée de l’Est ». À travers une série de panneaux, elle met en lumière ce conflit méconnu qui a bouleversé l’équilibre européen et scellé la naissance de la République française.
Infos pratiques
Après six années de bons et loyaux services, l’ancien escape Game de la Citadelle de Besançon cède la place à une toute nouvelle aventure immersive : Citadelle Assiégée.
Hermine Chapron, médiatrice culturelle pour le Monument Vauban, explique : « Nous avons voulu renouveler l’expérience pour offrir au public une nouvelle manière ludique et moderne de découvrir la Citadelle. Cette formule interactive, de plus en plus présente dans les musées et monuments, séduit particulièrement les visiteurs jeunes et curieux ».
Un bond dans le temps, au début du XVIIIᵉ siècle
L’intrigue transporte les joueurs à l’époque de Vauban et de Louis XIV, en pleine guerre de Succession d’Espagne. Les participants incarnent des soldats chargés d’explorer un magasin aux fournitures — une cave historique qui servait à stocker nourriture, matériel et parfois armes. Chaque élément du décor a été pensé pour respecter l’authenticité historique : mobilier d’époque reconstitué, recherches dans encyclopédies et tableaux, recours à des artisans (céramistes, souffleurs de verre, forgerons) afin de reproduire fidèlement l’ambiance du début du XVIIIᵉ siècle.
L'interview de la rédaction : Hermine Chapron
Deux salles, deux publics
Pour satisfaire tous les visiteurs, deux scénarios distincts ont été développés :
Un défi d’une heure
Les équipes disposent de 60 minutes pour résoudre une douzaine d’énigmes mêlant fouille minutieuse, observation, adresse et réflexion. Coopération et communication sont essentielles pour avancer dans l’intrigue. La réservation se fait exclusivement en ligne (www.citadelle.com), avec quatre créneaux par jour. L’escape Game sera proposé tous les week-ends de septembre.
L'interview de la rédaction : Hermine Chapron
Des tests grandeur nature avant l’ouverture
Avant l’inauguration, l’équipe de la Citadelle a testé le jeu pour ajuster la difficulté et reformuler certaines énigmes. « Ce qui me semblait évident ne l’était pas forcément pour tout le monde », confie Hermine Chaperon. Et de continuer : « Heureusement, mes collègues ont joué les cobayes, ce qui nous a permis de trouver le bon équilibre. »
Depuis le 1er juillet, l’Office de Tourisme et des Congrès du Grand Besançon déploie son équipe mobile estivale pour guider les touristes sur le terrain, jusqu’au 31 août. Munies de vélos siglés Bicy et vêtues d’un tee-shirt orange, Anouk et Marie sillonnent les lieux emblématiques de la ville pour accueillir, informer et orienter les visiteurs en plusieurs langues. Cette démarche renforce la stratégie d’un tourisme de proximité et chaleureux, au cœur de l’ADN bisontin.
Du 1er juillet au 31 août, la Citadelle de Besançon adopte ses horaires estivaux : elle sera ouverte tous les jours de 9h à 19h. Profitez de cette plage horaire élargie pour découvrir ses musées, ses panoramas et ses animations en plein air dans un cadre exceptionnel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le Comité départemental du Tourisme du Doubs vient d’éditer son bilan pour l’année 2024. Béatrix Loison, en charge du tourisme au sein du département du Doubs, en tire des conclusions nuancées. L’hiver a été marqué par une faible stabilité du manteau neigeux, limitant l’attractivité des sites alpins et nordiques. Le printemps, particulièrement humide, a aussi freiné la consommation et la pratique des activités de plein air.
Le début de l’été n’a pas été épargné par les perturbations, avec une météo capricieuse et un contexte géopolitique tendu, sans oublier l’impact de l’organisation des Jeux olympiques qui a retardé la pleine saison estivale. Cette conjoncture a entraîné une baisse notable de la fréquentation, notamment parmi les touristes français et locaux. Cependant, l'afflux de visiteurs étrangers, notamment suisses et allemands, a permis d'atténuer ces effets.
La fréquentation du département
Le Doubs a accueilli en 2024 plus de 10,3 millions de nuitées, une fréquentation en majorité française (75,2 %). Parmi les touristes étrangers, les Suisses restent les plus nombreux avec 998 608 nuitées, suivis par les Allemands (638 317) et les Néerlandais (249 935). Les visiteurs français viennent principalement des départements limitrophes. La carte de provenance montre une forte présence des excursionnistes du Grand Est, d’Île-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes, confirmant l’attractivité locale du territoire. La répartition des nuitées françaises suit des tendances saisonnières : un pic estival marqué en août et une hausse significative en décembre, qui restent les périodes phares du tourisme régional.
Les sites les plus visités du Doubs en 2024
Le classement des 20 sites touristiques les plus fréquentés en 2024 révèle un engouement marqué pour le patrimoine historique et culturel du Doubs. En tête, la Citadelle de Besançon domine avec 261 263 entrées, suivie par la Cathédrale Saint-Jean (170 680) et la Saline royale d’Arc-et-Senans (153 666). Les sites ludiques et pédagogiques tirent également leur épingle du jeu, à l’image du Parc Dino-Zoo à Étalans (119 742) et du Pavillon des Sciences à Montbéliard (65 465). Les musées bisontins enregistrent eux aussi une belle affluence : les Beaux-Arts et d’Archéologie (65 121), le Musée du Temps (47 358) et la maison natale de Victor Hugo (20 446) continuent d’attirer les visiteurs. Le Haut-Doubs se distingue avec des sites emblématiques comme le Château de Joux (55 242), le Tuyé du Papy Gaby à Gilley (52 000), ou encore le Gouffre de Poudrey à Étalans (27 000). Enfin, le Parc polaire à Chaux-Neuve (34 500) confirme l’intérêt croissant pour les espaces naturels et animaliers.
Les événements incontournables du Doubs en 2024
Le Doubs a vibré tout au long de l’année au rythme des festivals et manifestations culturelles, attirant des milliers de visiteurs. En tête des événements les plus fréquentés, Les Lumières de Noël à Montbéliard, véritable tradition festive, ont rassemblé 550 594 personnes, confirmant leur statut d’incontournable. Autre rendez-vous majeur, la Foire comtoise à Besançon, avec 148 000 visiteurs, a su séduire grâce à ses animations et exposants variés. Plus surprenant, Les Terres de Jim à Mamirolle, événement dédié à l’agriculture, ont attiré 70 000 curieux. La culture et les arts n’ont pas été en reste, avec « Livre en Boucle » à Besançon (30 000 visiteurs), mettant à l’honneur la littérature, et le « Festival de la Paille » à Métabief (24 000 participants), qui a réuni des passionnés de musique et de spectacles en plein air. Les festivals ont également rythmé la vie du département, à l’image du Festival « Rencontres et Racines » à Audincourt (23 500 personnes), célébrant les cultures du monde, et du Festival « Grandes Heures Nature » (22 311 participants), qui a mis en avant les activités sportives et outdoor
Le ski dans le Doubs : une activité en quête de stabilité
Avec ses 730 km de pistes de ski de fond, ses 410 km dédiés aux raquettes et ses 12 sites de ski alpin, le Doubs offre un cadre idéal aux amateurs de glisse. Mais la saison 2024/2025 reflète une réalité contrastée pour l’économie du ski. La station de Métabief a enregistré 88 jours d’ouverture et 104 000 journées skieurs, générant un chiffre d’affaires de 2,6 millions d’euros. À l’échelle du département, ce sont 190 942 journées skieurs comptabilisées, pour 736 598 euros de recettes. Sur les dix dernières années, la fréquentation oscille entre 50 000 et 250 000 journées skieurs, témoignant des variations dues aux conditions météorologiques et aux tendances du marché.