Choix du secteur :
Se connecter :
 

Dans un communiqué diffusé ce lundi, l’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraité·e·s (UNIRS) exprime son soutien aux lycéens et lycéennes mobilisés. L’organisation dénonce les suppressions de postes dans l’Éducation nationale — « près de 9 000 en sept ans, dont 1 588 annoncés pour la rentrée 2027 » — ainsi que des « attaques incessantes » contre les services publics.

Le collectif  condamne également la répression policière visant les jeunes en mouvement, évoquant l’usage de gaz lacrymogène, de matraques et de grenades, ainsi que des arrestations massives. L’union appelle à rejoindre les manifestations lycéennes du 6 octobre, estimant que la mobilisation pour un droit à l’éducation pour toutes et tous est légitime : « Il faut des profs, des classes, des budgets », rappelle-t-elle.

Mobilisations lycéennes en hausse ce matin dans le Jura et le Doubs. À Lons‑le‑Saunier, environ 400 élèves ont bloqué l’entrée du lycée Jean‑Michel, barricadée dès l’aube, tandis que la police procédait à plusieurs interpellations. À Besançon, nouveaux barrages au lycée Pasteur et obstacles légers à Victor‑Hugo, sous surveillance renforcée autour de Jules‑Haag et Condé. 

Nos confrères du journal « Le Progrès » évoque des barricades installées à l’entrée du lycée Jean‑Michel à Lons le Saunier, où environ 400 élèves ont bloqué l’établissement ce lundi 5 octobre au matin. A Besançon, l’entrée principal du lycée Pasteur a également été occupé par des manifestants, comme lors des précédents blocus. À Planoise, quelques cadis ont été placés devant l’entrée du lycée Victor‑Hugo.

À Besançon, la mobilisation lycéenne s’est de nouveau intensifiée ce vendredi. À Marulaz, plusieurs centaines de jeunes ont mis le feu à une poubelle et lancé des projectiles, provoquant une dispersion au gaz lacrymogène et entraînant une dizaine d’interpellations. Les groupes ont ensuite gagné Battant puis la préfecture, où environ une centaine de jeunes ont été repoussés par les forces de l’ordre.

En centre‑ville, de nouveaux heurts ont éclaté.  Au lycée Pasteur, les cours ont été suspendus : une jeune femme a été blessée et un policier hospitalisé. À Belfort, devant le lycée Courbet, un policier a été roué de coups et gazé ; il a été hospitalisé. Trois interpellations ont suivi.

À Besançon, la mobilisation lycéenne a de nouveau provoqué des tensions ce vendredi. Aux lycées Pasteur, Jules‑Haag et Condé, les blocages se sont multipliés, parfois accompagnés de poubelles incendiées, jets de projectiles et interventions des forces de l’ordre.

À Pontarlier, les abords des lycées Xavier‑Marmier et Toussaint‑Louverture étaient calmes ce matin. Les policiers assuraient la surveillance des lieux.

À Belfort, un policier a été roué de coups et gazé devant le lycée Courbet. Il a été hospitalisé à l’hôpital  Nord Franche‑Comté. Trois interpellations ont été effectuées. µ

Dans le Jura , aucun incident nous a été signalé pour la matinée. Les rassemblements étaient discrets, voire inexistants, après la contestation plus importante qui s’est tenue hier.

La mobilisation lycéenne se poursuit ce vendredi 2 octobre dans le secteur de Besançon, malgré un essoufflement constaté. Nathalie Faivre, du syndicat SNES-FSU, défend la légitimité des revendications des jeunes et envisage une possible convergence avec les personnels de l’Éducation nationale, appelés à faire grève le 6 octobre.

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre 

Des revendications sur les conditions d’études

Pour Nathalie Faivre, réduire la mobilisation à une volonté de manquer les cours reviendrait à ignorer les préoccupations exprimées par les lycéens. « Il y a de réelles motivations », insiste-t-elle, en évoquant les classes surchargées, les locaux scolaires inadaptés ou encore les difficultés liées à la restauration scolaire. Parcoursup figure également parmi les sujets de contestation. La représentante du SNES-FSU rapporte une demande de modification de son algorithme, dont elle critique l’opacité et la logique de sélection. Autant de préoccupations qui rejoignent, selon elle, les revendications portées depuis plusieurs années par les enseignants. Elle récuse ainsi l’idée d’élèves manipulés : « Ce serait leur enlever leur libre arbitre et leur capacité de réflexion". 

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre 

Une jeunesse préoccupée par son avenir

Nathalie Faivre voit dans ce mouvement l’expression d’une conscience des difficultés actuelles. Selon elle, les lycéens mesurent les incertitudes économiques, sociales, politiques et écologiques auxquelles ils sont confrontés. Elle estime que la jeunesse est particulièrement exposée aux décisions d’économies budgétaires et comprend les inquiétudes exprimées pour l’avenir. Leur mobilisation traduit aussi, à ses yeux, un refus de la dégradation des conditions d’enseignement. La syndicaliste considère par ailleurs que l’entrée des jeunes dans la contestation peut susciter davantage d’attention que les seules mobilisations enseignantes. « Quand les jeunes descendent dans la rue, ça fait un petit peu peur à tout le monde », observe-t-elle. Mais cette écoute éventuelle doit, selon elle, déboucher sur des réponses : « Les jeunes attendent des mesures concrètes". 

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre 

Un mouvement qui a surpris les syndicats

Si elle soutient les revendications exprimées, Nathalie Faivre reconnaît que l’émergence du mouvement a pris les organisations syndicales de court. « Pour être honnête, non, on n’a pas du tout vu ça venir », confie-t-elle. Elle décrit une mobilisation apparue de manière inattendue et spontanée. Les tensions observées dans certains territoires ne permettaient pas, explique-t-elle, de prévoir leur extension à d’autres secteurs. Cette incertitude demeure quant à la suite du mouvement. Malgré la détermination d’une partie des lycéens, la représentante syndicale se garde de prédire sa durée ou son ampleur : « Bien malin serait celui qui peut prévoir l’avenir du mouvement". 

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre 

Le 6 octobre, une possible convergence

À Besançon et dans ses environs, la mobilisation faiblit mais se poursuit, constate Nathalie Faivre ce vendredi. Elle envisage une reprise la semaine prochaine, à l’occasion de la journée de grève du 6 octobre. Selon la représentante du SNES-FSU, plusieurs organisations syndicales de l’Éducation nationale appellent les personnels à cesser le travail pour réclamer davantage de moyens pour l’école. Les lycéens pourraient se joindre à cette mobilisation. Une rencontre entre les revendications des jeunes et celles des personnels que le syndicat souhaite favoriser. « C’est ce que nous espérons faire le 6 octobre », conclut Nathalie Faivre.

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre 

Ce vendredi matin, la mobilisation lycéenne ne faiblit pas à Besançon. Les accès de plusieurs établissements scolaires sont bloqués, selon nos informations, Il s’agit des lycées Pasteur et Jules Haag. A Condé, les policiers ont levé le blocage lycéen matinal. Aucun lycée n’est fermé dans l’académie de Besançon. L’Union syndicale lycéenne entend vouloir maintenir le mouvement cette journée de vendredi encore. Rappelons qu’un grand rassemblement lycéen est prévu le 6 octobre prochain.

On a appris ce jeudi soir que les manifestations lycéennes ont conduit à six interpellations dans le département du Jura : quatre à Dole, une à Lons‑le‑Saunier et une à Mouchard, pour possession ou tir de mortiers d’artifice – dont un devant la mairie de Dole – ainsi que pour usage de fumigènes. Quatre personnes ont été placées en garde à vue et seront présentées à la justice ce vendredi. Un arrêté préfectoral interdit la détention, vente et usage d’artifices jusqu’au 17 octobre 2026.

La Préfecture du Doubs indique que les rassemblements lycéens ont entraîné de multiples interventions des forces de sécurité intérieure ce jeudi, aux abords de plusieurs établissements du département, pour mettre fin à des troubles causés par des groupes auteurs de violences urbaines.

Au total, 205 policiers et gendarmes ont été déployés sur le terrain. Les forces de l’ordre ont procédé à 61 interpellations pour tirs de mortier, dégradations de mobilier urbain et jets de projectiles. Le SDIS du Doubs a réalisé 15 interventions liées à des feux de poubelles ou de mobilier urbain. Lors des opérations de sécurisation, 11 policiers et 2 gendarmes ont été blessés.

Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, salue l’action des forces de sécurité et condamne les violences commises. Les services de l’État restent mobilisés pour garantir la sécurité des élèves et le fonctionnement des établissements.

Selon un dernier bilan, les sapeurs‑pompiers du Doubs ont été mobilisés à 21 reprises ce jeudi matin dans le cadre des mouvements lycéens, principalement pour des feux sur la voie publique et la prise en charge de personnes blessées. Huit victimes légèrement blessées ont été transportées vers un centre hospitalier. Trois policiers ont été touchés lors de caillassages visant les forces de sécurité intérieure, déployées pour sécuriser les secteurs concernés.