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Mobilisation lycéenne à Besançon : « Il y a de réelles motivations », souligne Nathalie Faivre

Publié le 02 Oct. 2026 à 13:10
Tags: éducation | education nationale | nathalie faivre | mobilisation lyceenne |
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Mobilisation lycéenne à Besançon : « Il y a de réelles motivations », souligne Nathalie Faivre

La mobilisation lycéenne se poursuit ce vendredi 2 octobre dans le secteur de Besançon, malgré un essoufflement constaté. Nathalie Faivre, du syndicat SNES-FSU, défend la légitimité des revendications des jeunes et envisage une possible convergence avec les personnels de l’Éducation nationale, appelés à faire grève le 6 octobre.

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre 

Des revendications sur les conditions d’études

Pour Nathalie Faivre, réduire la mobilisation à une volonté de manquer les cours reviendrait à ignorer les préoccupations exprimées par les lycéens. « Il y a de réelles motivations », insiste-t-elle, en évoquant les classes surchargées, les locaux scolaires inadaptés ou encore les difficultés liées à la restauration scolaire. Parcoursup figure également parmi les sujets de contestation. La représentante du SNES-FSU rapporte une demande de modification de son algorithme, dont elle critique l’opacité et la logique de sélection. Autant de préoccupations qui rejoignent, selon elle, les revendications portées depuis plusieurs années par les enseignants. Elle récuse ainsi l’idée d’élèves manipulés : « Ce serait leur enlever leur libre arbitre et leur capacité de réflexion". 

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre 

Une jeunesse préoccupée par son avenir

Nathalie Faivre voit dans ce mouvement l’expression d’une conscience des difficultés actuelles. Selon elle, les lycéens mesurent les incertitudes économiques, sociales, politiques et écologiques auxquelles ils sont confrontés. Elle estime que la jeunesse est particulièrement exposée aux décisions d’économies budgétaires et comprend les inquiétudes exprimées pour l’avenir. Leur mobilisation traduit aussi, à ses yeux, un refus de la dégradation des conditions d’enseignement. La syndicaliste considère par ailleurs que l’entrée des jeunes dans la contestation peut susciter davantage d’attention que les seules mobilisations enseignantes. « Quand les jeunes descendent dans la rue, ça fait un petit peu peur à tout le monde », observe-t-elle. Mais cette écoute éventuelle doit, selon elle, déboucher sur des réponses : « Les jeunes attendent des mesures concrètes". 

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre 

Un mouvement qui a surpris les syndicats

Si elle soutient les revendications exprimées, Nathalie Faivre reconnaît que l’émergence du mouvement a pris les organisations syndicales de court. « Pour être honnête, non, on n’a pas du tout vu ça venir », confie-t-elle. Elle décrit une mobilisation apparue de manière inattendue et spontanée. Les tensions observées dans certains territoires ne permettaient pas, explique-t-elle, de prévoir leur extension à d’autres secteurs. Cette incertitude demeure quant à la suite du mouvement. Malgré la détermination d’une partie des lycéens, la représentante syndicale se garde de prédire sa durée ou son ampleur : « Bien malin serait celui qui peut prévoir l’avenir du mouvement". 

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre 

Le 6 octobre, une possible convergence

À Besançon et dans ses environs, la mobilisation faiblit mais se poursuit, constate Nathalie Faivre ce vendredi. Elle envisage une reprise la semaine prochaine, à l’occasion de la journée de grève du 6 octobre. Selon la représentante du SNES-FSU, plusieurs organisations syndicales de l’Éducation nationale appellent les personnels à cesser le travail pour réclamer davantage de moyens pour l’école. Les lycéens pourraient se joindre à cette mobilisation. Une rencontre entre les revendications des jeunes et celles des personnels que le syndicat souhaite favoriser. « C’est ce que nous espérons faire le 6 octobre », conclut Nathalie Faivre.

L'interview de la rédaction : Nathalie Faivre