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Besançon : après les pillages, les commerçants du centre-ville redoutent de nouvelles violences samedi

Publié le 22 Oct. 2026 à 16:10
Tags: Faits divers | union des commercants de besancon |
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Besançon : après les pillages, les commerçants du centre-ville redoutent de nouvelles violences samedi

Après les dégradations et les pillages commis samedi dernier dans le centre-ville de Besançon, l'inquiétude reste vive chez les commerçants. Alors qu'une nouvelle manifestation est attendue ce samedi, certains envisagent de fermer leur établissement ou pourraient prendre des mesures de protection. Adrien Poucelot, directeur de l'Union des commerçants de Besançon, revient sur le climat actuel et les préoccupations des professionnels. Une réunion est prévue ce jeudi soir en préfecture pour préparer cette nouvelle journée de mobilisation.

Deux commerces pillés, des professionnels sous le choc

Les événements de samedi dernier ont marqué les commerçants bisontins. Deux boutiques, situées rue Battant et Grande Rue, ont été vandalisées et pillées en marge des manifestations. Des violences qui suscitent inquiétude et incompréhension parmi les professionnels du centre-ville. « Beaucoup d'effroi, de peur », résume Adrien Poucelot, directeur de l'Union des commerçants de Besançon depuis douze ans. Au-delà des dégâts matériels, il évoque également un sentiment de honte face à des images qui dépassent largement les frontières de la capitale comtoise. Pour les commerçants, ces événements soulèvent une question : comment se préparer à d'éventuelles nouvelles violences ?

Des manifestations qui pèsent sur l'activité commerciale

Cette situation intervient dans un contexte déjà difficile pour les commerces du centre-ville, régulièrement confrontés aux manifestations du samedi. Adrien Poucelot rappelle notamment les mobilisations des Gilets jaunes, à partir de 2018, qui avaient perturbé l'activité commerciale pendant de nombreux week-ends. Si les commerçants ont appris à composer avec les rassemblements et les défilés, les dégradations de samedi dernier ont ravivé leurs inquiétudes. Pour autant, le directeur de l'Union des commerçants souligne que les professionnels restent combatifs et déterminés à poursuivre leur activité.

Des commerces envisagent de baisser le rideau samedi

À l'approche d'une nouvelle manifestation, les commerçants réfléchissent aux mesures à adopter pour protéger leurs établissements. Certains envisagent de fermer temporairement leur boutique. D'autres pourraient retirer les marchandises exposées en vitrine afin de limiter les risques en cas de nouvelles dégradations. En revanche, Adrien Poucelot indique ne pas avoir connaissance, à ce stade, de commerçants ayant décidé de faire appel à des sociétés de sécurité privée. Les professionnels cherchent surtout à obtenir des informations précises sur les dispositions qui seront prises par les autorités. Plusieurs enseignes ont ainsi demandé à l'Union des commerçants de leur transmettre les éventuelles consignes de sécurité.

L'interview de la rédaction : Adrien Pourcelot, directeur de l'Union des Commerçants de Besançon 

 

Une réunion en préfecture ce jeudi à 18 heures

Depuis les incidents, l'Union des commerçants multiplie les échanges avec ses adhérents, notamment par messagerie et par courrier électronique. Elle leur transmet également les informations concernant les dispositifs d'accompagnement susceptibles d'être mobilisés. Une réunion est programmée ce jeudi à 18 heures en préfecture, à l'invitation du préfet. Elle doit permettre de faire le point sur la manifestation annoncée samedi et sur les mesures envisagées pour prévenir de nouveaux débordements. Les commerçants espèrent notamment un renforcement de la présence des forces de l'ordre afin d'éviter la répétition des violences du week-end précédent.

L'interview de la rédaction : Adrien Pourcelot, directeur de l'Union des Commerçants de Besançon 

Dans l'attente de ces précisions, l'inquiétude demeure. L'Union des commerçants appelle à ce que les prochaines manifestations se déroulent dans le calme, sans nouvelles dégradations ni conséquences pour les établissements du centre-ville.

Dernière modification le jeudi, 22 octobre 2026 16:36