Une journée de mobilisation sociale est prévue ce samedi en Franche-Comté, à l’appel des syndicats, des Gilets jaunes et des lycéens. À Besançon, premiers rendez-vous dès 10 heures à Chalezeule, puis à 13 h 30 place Granvelle et à 14 heures place de la Révolution. Des perturbations sont possibles aux péages de l’A36 et à la gare de Saône. Dans le Haut-Doubs, les manifestants sont attendus dès 9 heures au rond-point du McDonald’s à Pontarlier, avant un rassemblement à 14 heures place d’Arçon. À Morteau, rendez-vous à 14 heures devant la mairie.
Une nouvelle journée de mobilisation sociale est annoncée ce samedi 17 octobre partout en France. Syndicats, Gilets jaunes, lycéens et étudiants sont appelés à se rassembler pour dénoncer la baisse du pouvoir d'achat, la hausse des prix des carburants et la dégradation des services publics. À Besançon, deux rassemblements sont prévus dans l'après-midi. Les organisateurs espèrent une mobilisation importante, dans un contexte de mécontentement social grandissant.
Le pouvoir d'achat au cœur des revendications
Cette journée du 17 octobre se veut un moment de convergence entre plusieurs mouvements sociaux. La hausse du coût de la vie, et particulièrement celle des carburants, constitue l'un des principaux motifs de mobilisation. À Besançon, les Gilets jaunes entendent prendre toute leur place dans ce mouvement national. Pour le syndicaliste Frédéric Vuillaume, le mécontentement est profond et dépasse largement la seule question des prix à la pompe. « Le pouvoir d'achat dégringole par rapport au prix des carburants », dénonce-t-il, en soulignant les répercussions de ces augmentations sur les dépenses alimentaires et les autres postes du budget des ménages. Selon lui, les difficultés financières touchent désormais une part croissante de la population, notamment les salariés. Il estime que cette situation nourrit une exaspération susceptible de favoriser une mobilisation importante samedi.
L'interview de la rédaction : Frédéric Vuillaume
Les Gilets jaunes toujours présents sur les ronds-points
Si cette journée du 17 octobre constitue un nouveau rendez-vous national, les Gilets jaunes bisontins rappellent que leur engagement ne s'est jamais interrompu. Chaque samedi, de 10 heures à midi, des militants continuent de se retrouver au rond-point du bowling de Chalezeule, près de Besançon. Une présence régulière qui témoigne, selon M. Vuillaume, de la persistance des revendications portées par le mouvement depuis ses débuts. « Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, on est toujours là », insiste-t-il. Au-delà du pouvoir d'achat, les manifestants dénoncent également l'aggravation de la précarité et la dégradation des services publics. Ils souhaitent que cette nouvelle mobilisation permette de construire un rapport de force avec le gouvernement.
L'interview de la rédaction : Frédéric Vuillaume
Une mobilisation également tournée vers la jeunesse
Autre dimension de cette journée : la participation attendue des lycéens et des étudiants, engagés dans des mouvements de contestation autour des conditions d'études et des moyens accordés à l'Éducation nationale. Les Gilets jaunes bisontins entendent leur apporter leur soutien. Pour M. Vuillaume, les revendications de la jeunesse rejoignent celles des autres catégories mobilisées, notamment sur la défense des services publics. « C'est un soutien aussi pour les lycéens qui se battent pour avoir des conditions d'études dignes de ce nom », explique-t-il. Cette volonté de faire converger les revendications sociales, éducatives et économiques constitue l'un des enjeux de la journée de samedi.
Deux rassemblements annoncés à Besançon
Dans la capitale comtoise, deux rendez-vous sont annoncés ce samedi 17 octobre : un premier rassemblement à 13 h 30, place Granvelle, puis un second à 14 heures, place de la Révolution. Les Gilets jaunes devraient également maintenir leur présence habituelle dans la matinée au rond-point de Chalezeule. Reste désormais à mesurer l'ampleur réelle de cette mobilisation et la capacité des différents mouvements à se retrouver autour de revendications communes. Pour les organisateurs, l'objectif est de faire de cette journée nationale un nouveau temps fort de la contestation sociale, avec l'espoir de prolonger la mobilisation au-delà du seul rendez-vous de samedi
Une manifestation a rassemblé, ce jeudi après-midi, entre 300 personnes selon la police et 600 d’après les organisateurs, dans les rues de Besançon. Enseignants, lycéens et personnels de l’Éducation nationale ont dénoncé le manque de moyens et revendiqué des recrutements, une revalorisation salariale ainsi qu’une amélioration des conditions d’emploi des contractuels et des AESH.
Après un départ place de la Révolution, les participants se sont rendus devant le commissariat, où ils ont organisé un sit-in pour réclamer la remise en liberté d’un lycéen de 17 ans, scolarisé en terminale à Louis-Pergaud. Interpellé dans la matinée pour outrage, l’adolescent bénéficie du soutien de plusieurs syndicats, dont la CGT Éduc’action, le Snes-FSU et SUD Éducation, qui contestent les circonstances de son arrestation.
Un peu plus de 200 personnes ont manifesté ce jeudi 15 octobre à Besançon. Parti de la place de la Révolution, le cortège a rejoint le commissariat, où un sit‑in était observé. Les manifestants demandent la libération d’un élève de terminale du lycée Louis Pergaud, âgé de 17 ans, interpellé le matin même pour outrage. La CGT Éduc’action, le Snes‑FSU, SUD Éducation et plusieurs enseignants dénoncent une interpellation « abusive ».
L’union syndicale Solidaires 25 appelle à une nouvelle mobilisation ce samedi 17 octobre. Un rassemblement est annoncé à 14 heures, place de la Révolution, à Besançon. Les revendications portent notamment sur la hausse des salaires et des pensions, la lutte contre la précarité, la défense des services publics et la taxation des superprofits. Le syndicat entend prolonger la mobilisation du 13 octobre, qui aurait rassemblé, selon ses chiffres, 2 000 manifestants à Besançon.
À Besançon, l’intersyndicale CGT Éduc’action, SNES-FSU et SUD Éducation du lycée Pergaud dénonce l’interpellation, ce jeudi 15 octobre, d’un élève de terminale participant au mouvement lycéen. Les organisations syndicales jugent cette arrestation abusive, affirmant qu’aucun acte répréhensible ne la justifie. Elles réclament sa libération immédiate et dénoncent une répression des mobilisations lycéennes. Les syndicats rappellent également le droit fondamental des jeunes à s’exprimer et à manifester.
Le lycéen de 17 ans, mis en examen pour violences aggravées contre un policier lors d'une manifestation le 2 octobre dernier à Belfort, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire strict ce mercredi 14 octobre. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon a accepté sa demande de remise en liberté. Le jeune homme, qui conteste les faits qui lui sont reprochés, a également déposé plainte pour tentative de meurtre, accusant le policier d’avoir tenté de le noyer lors de son interpellation. Près de 200 personnes, principalement des lycéens, des étudiants et des militants associatifs, s’étaient rassemblées dans la matinée devant le tribunal de Besançon pour lui apporter leur soutien.
Plus de 1 000 lycéens, étudiants et militants syndicaux ont défilé ce mardi 13 octobre à Besançon, à l’appel de l’intersyndicale locale. Ils réclament davantage de moyens pour l’école, le remplacement des enseignants absents et l’annulation des suppressions de postes prévues au budget de l’État. Dans la matinée, plus de 200 élèves et une dizaine d’enseignants s’étaient rassemblés devant le lycée Louis-Pergaud. Des lycéens se sont également mobilisés au lycée Pasteur.
Dans le cadre de la journée nationale de mobilisation dans l’éducation, plus de 200 élèves et une dizaine d’enseignants étaient rassemblés devant le lycée Louis-Pergaud, à Besançon, ce mardi matin. Le mouvement porte notamment sur le manque de moyens et d’enseignants, les classes surchargées et les conditions d’études. Aucune autre action notoire n’est à signaler dans la cité comtoise. Une manifestation intersyndicale est annoncée à 14 h15, cet après-midi, au départ du parking Battant.
La FSU 25, la CGT Éduc’action 25, le SNFOLC 25 et SUD Éducation Franche-Comté appellent les personnels de l’Éducation nationale à la grève et à manifester ce mardi 13 octobre à Besançon. Dans le prolongement de la mobilisation lycéenne, les organisations syndicales dénoncent le manque de moyens, les suppressions de postes prévues au budget 2027 et la dégradation des conditions d’enseignement. Elles réclament notamment des recrutements, des augmentations salariales, une amélioration des conditions de travail et la rénovation des établissements scolaires. Le rassemblement est fixé à 14 heures, parking Battant, avant un départ en manifestation.