Accusée par Laurent Croizier, le député du Doubs, « de défier l’autorité de l’état, de saccager l’espace public et de vouloir « casser du flic », « l’extrême gauche, selon les mots du parlementaire, a eu les oreilles qui ont sifflées. Séverine Véziès, membre de la coordination nationale de la France Insoumise, réagit à son tour à ces propos qui l’interrogent sur la volonté du député de la majorité présidentielle, ancien adversaire lors des dernières élections législatives.
« Je suis tout simplement de gauche. Je porte un programme de gouvernement et la révolution par les urnes. C’est-à -dire, la révolution citoyenne » explique Mme Véziès. Et de poursuivre : « je ne comprends pas ce qu’il veut dire par extrême gauche. En tout cas, je ne me sens absolument pas visée ». Séverine Véziès souhaiterait que Laurent Croizier réagisse également médiatiquement sur d’autres faits ou d’autres violences qui gangrènent la société bisontine. « Je remarque que M. Croizier réagit pour dénoncer, soi-disant, ce que ferait l’extrême gauche, sans que je sache vraiment de quoi il parle, mais il ne fait aucun communiqué quand il s’agit de pointer les dérives et les violences qui sont menées par l’extrême droite à Besançon » argumente la militante de la France Insoumise.
Pour Séverine Véziès, Laurent Croizier fait partie de ces députés qui relaient localement « la dérive illibérale d’Emmanuel Macron ». Elle justifie notamment ces propos par le souhait du parlementaire que la subvention, accordée par la ville de Besançon à l’association Hop Hop Hop, lui soit supprimée. Il n’y a pas de doute ces deux formations politiques semblent irréconciliables.
L'interview de la rédactuion / Sévérine Véziès
Laurent Croizier, député du Doubs, dénonce les violences qui ont été commises lors du rassemblement du 1er mai à Besançon. Sept policiers bisontins ont été blessés, dont un hospitalisé. « Ces violences, nourries par les discours pyromanes et irresponsables de l’extrême-gauche, visent à défier l’autorité de l’État, saccager l’espace public, les commerces mais aussi à « casser du flic » explique-t-il.
Le parlementaire « apporte tout son soutien à l’ensemble des forces de l’ordre, policiers nationaux et municipaux de Besançon, aux pompiers qui ont dû intervenir sur des départs de feux ». « La violence de ces individus doit être condamnée sans réserve, ni ambiguïté » conclut M. Croizier.
Dans la nuit, des centaines d’élus dans toute la France ont eu la surprise de recevoir un e-mail les informant de leur adhésion au Rassemblement national. Chacun s’engageait, selon ces mails, à verser 250 euros d’adhésion et un soutien financier de 4.500 euros au parti de Jordan Bardella. De nombreux élus comptent porter plainte à l’image de Laurent Croizier dans le Doubs. Le député de la première circonscription indique « ne guère apprécier l’utilisation de ses données à des fins malveillantes, encore moins lorsqu’il s’agit de lui prêter l’intention d’adhérer à un parti d’extrême-droite ». Accompagné de ses collègues députés du groupe Démocrate, Laurent Croizier va effectuer un signalement à la présidente de l’Assemblée Nationale ainsi qu’à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).
Le député du Doubs Laurent Croizier, président du groupe « Ensemble Bisontins » au conseil municipal de Besançon vient d’adresser un courrier à Anne Vignot, maire de Besançon pour dénoncer « les manquements répétés au respect du règlement intérieur et du droit lors des séances du conseil municipal ». Il demande l’organisation d’une conférence des présidents des groupes d’élus « afin de résoudre ces dysfonctionnements ».
Il y a maintenant 8 mois, lors des élections législatives, Laurent Croizier, de la majorité présidentielle, s’imposait à 51% des voix devant La France Insoumise de Séverine Véziès, devenant ainsi député de la première circonscription du Doubs. Une nouvelle fonction pour le conseiller municipal et communautaire. La semaine dernière, à travers un document transmis aux habitants de sa circonscription, le député a dressé le bilan de ses 8 premiers mois en tant qu’élu de la République.
Ces derniers jours, les habitants de la première circonscription du Doubs ont reçu un courrier de leur député, Laurent Croizier. Une sorte de newsletter établissant un retour sur les huit premiers mois de son action de député au service des Français. Un objectif de transparence et d’information, « nécessaire » selon Laurent Croizier. « Il extrêmement important de montrer que la confiance apportée par les habitants est méritée » explique-t-il. Cette œuvre de transparence, permet de dévoiler à la population l'action menée par le député à travers sa nouvelle fonction. On peut y retrouver notamment le nombre d’amendements déposés et cosignés, les textes de loi cosignés ou encore le nombre d’interventions en commission. Mais aussi les actions menées au sein de l’hémicycle et en dehors, en montrant que derrière la fonction de député, « il y a beaucoup de travail, que ce soit à Paris, à l'Assemblée nationale, mais aussi en circonscription, auprès des habitants, des associations, ou encore des entreprises ». Le député de la première circonscription du Doubs pointe aussi le devoir d’information, primordial selon lui, pour un élu de la République. « Si pour un citoyen être informé est un droit, pour un élu rendre compte est un devoir » souligne-t-il. « C'est une phrase qui m'est chère, et que j'essaie d'appliquer depuis le premier jour de mes mandats politiques. Il extrêmement important d'informer les citoyens, pour traduire cette valeur de démocratie qui m'est chère, et puis de montrer qu’informer les citoyens est aussi un devoir pour un élu. C'est l'exigence que je porte, en tout cas, au mandat et à la fonction de député et d'élu de la République » poursuit Laurent Croizier.
Pérenniser ce bilan, et entretenir la proximité avec les habitants
Laurent Croizier souhaite rendre compte aux habitants de son action, à la fois à Paris et en circonscription, en transmettant tous les ans, au mois de février, ce document établissant un bilan de l'année écoulée. « Ce document fera un retour, à la fois de mon action législative à l'Assemblée nationale et au sein de la circonscription. Mes votes principalement, et puis mes actions en direction du territoire » détaille l’élu de la République. Parce qu’être député, implique aussi le rôle d’ambassadeur et de défenseur des intérêts de son territoire. « Mon travail est de porter politiquement les projets des territoires, des communes, du département, et de la région. Tous les enjeux absolument colossaux de ma circonscription » souligne Laurent Croizier. S’agissant de son premier mandat de député, le président du MoDem du Doubs se sent désormais envahit par un sentiment d’utilité et de satisfaction. « Je découvre cette nouvelle fonction. Et c’est une réelle satisfaction, celle de se sentir utile. J'ai le sentiment d’avoir la capacité d’aider les acteurs de mon territoire dans la construction de leur projet, en plus de porter aussi des projets politiques, d’aider à la construction de la loi, de l'amender et de l'améliorer » indique le député. Avant de pointer une proximité nécessaire avec les habitants. « Je souhaite être proche des habitants, de façon à pouvoir porter ce qu'ils me disent directement dans les textes de loi. J'ai à cœur d'entretenir ce dialogue direct, et je crois qu'on ne réconciliera les Français avec la politique seulement si on a cette notion de proximité ».
Il a parfois eu honte. Honte d’être assimilé « à ce cirque et à cette mascarade de démocratie », indique le député de la première circonscription du Doubs, Laurent Croizier. S’il a beaucoup fait réagir en dehors de l’hémicycle en provoquant de nombreux mouvements sociaux, le projet de loi de réforme des retraites a aussi donné lieu à quinze jours de débats tumultueux au sein de l’Assemblée Nationale. Quinze jours d’échanges vifs et animés, conduisant même à de nombreuses reprises l’exclusion de députés en raison de leurs comportements et de l'outrance de leurs propos. Laurent Croizier, qui a « mal vécu ces deux semaines de débat dans l’hémicycle » condamne fermement ce climat de violence installé, selon lui, par les élus de gauche. « J’ai eu le sentiment que l’obstruction, les injures, qui fusaient de la part des députés de la NUPES, n’étaient pas à la hauteur du respect qu’on doit aux citoyens » a-t-il souligné. « On peut débattre, être en désaccord, tout en permettant au débat d’être à la hauteur des sujets » a poursuivi le député.
À l'Assemblée nationale, les débats se sont achevés sans vote et dans la confusion dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 février dernier. Sans surprise au vu du nombre d'amendements restant, essentiellement des Insoumis, et de la date butoir fixée à minuit. Les débats se sont interrompus loin de l’article 7 sur le report de l'âge légal à 64 ans. Le texte est arrivé au Sénat la semaine dernière, le jeudi 2 mars, après un premier examen en commission.
Laurent Croizier, député de la première circonscription du Doubs :
Comme il s’y était engagé, le député Laurent Croizier met en place des permanences de proximité dans les mairies des communes de sa circonscription. Les habitants sont invités à venir rencontrer l’élu et dialoguer avec lui.
Vendredi 24 février
Matin : mairie de Fourg
Après-midi ; mairie de Chenecey-Buillon
Vendredi 24 mars
Matin : maire de Boussières
Après-midi : mairie de Franois
Pour la prise de rendez-vous : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Tel : 09.80.81.44.80
Sur son compte twitter, Anne Vignot, la Maire de Besançon, fait savoir qu’elle a obtenu « une rencontre avec Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur, pour traiter de la situation à Planoise ». Le député Laurent Croizier devrait également y assister. L’étude de faisabilité d’un commissariat de secteur « est lancée » annonce l’édile. Un projet qui sera mené sous une co-direction, avec notamment Jean-François Colombet, le Préfet du Doubs.
Comme il s’y était engagé durant la campagne, Laurent Croizier, le Député de la majorité présidentielle du Doubs, a ouvert sa permanence ce samedi dans le quartier de Planoise au 5A rue de Vigny. Pour l’occasion, 150 personnes ont répondu à l’invitation. On notera la présence de Marc Fesneau, le ministre de l’Agriculture, du député Nicolas Pacquot, des sénateurs Annick Jacquemet et Jean-François Longeot et d'une vingtaine de maires de la circonscription.
Pour le parlementaire doubiste, il était important de s’installer dans ce territoire bisontin pour « être aux côtés des Planoisiens ». M. Croisier veut que sa permanence soit « un lieu de rencontre pour tous, qui dépasse les clivages politiques ».
Dans un communiqué de presse, Laurent Croizier, le député doubiste, portant les couleurs de la majorité présidentielle, se félicite de l’élection de Yaël Braun-Pivet à la présidence de l’Assemblée nationale. « Pour la première fois de l’histoire, une femme politique, accède à cette fonction et devient le quatrième personnage de l’Etat » écrit-il. Et de conclure : « Dans la configuration politique de la nouvelle Assemblée, son expérience et ses qualités de dialogue auront toute leur importance pour apaiser les débats et permettre aux groupes politiques de la majorité et de l’opposition de travailler ensemble avec sérénité, dans l’intérêt des Français ».