Un nouveau volet du dossier des violences présumées dans des établissements catholiques privés ressurgit dans le Doubs. Selon plusieurs médias nationaux, la justice a été saisie pour des faits qui remonteraient à la fin des années 1970 au collège de Levier, établissement relevant du réseau lassallien. D’après les informations publiées par France 3 Franche-Comté et confirmées par Ici Besançon, deux hommes ont été accusés de viols et d’agressions sexuelles présumés sur un élève alors âgé de 11 ans. Les faits dénoncés se seraient déroulés au sein de l’établissement à la fin des années 1970.
Le parquet compétent a indiqué que la procédure avait été classée sans suite il y a deux ans en raison de la prescription des faits. En droit français, les infractions sexuelles sur mineur commises avant certaines réformes législatives restent soumises aux règles de prescription applicables à l’époque des faits, sauf exceptions prévues par les textes plus récents.
Un collectif d’anciens élèves mobilisé
Dans le sillage d’affaires révélées dans d’autres établissements catholiques en France, un collectif d’anciens élèves s’est constitué afin de recueillir des témoignages et de dénoncer des faits similaires à l’échelle nationale. Toujours selon Mediapart, ce collectif entend faire reconnaître l’ampleur des violences alléguées au sein de certains établissements dits « lassalliens », en référence au réseau éducatif fondé par Jean-Baptiste de La Salle.
Les représentants du réseau éducatif concerné ont, de leur côté, rappelé leur volonté de coopérer avec la justice et d’encourager toute personne s’estimant victime à se rapprocher des autorités compétentes. Ils mettent également en avant les dispositifs de prévention et de signalement désormais en place dans les établissements.
Un contexte national sensible
Ces révélations s’inscrivent dans un contexte plus large de mise au jour de violences sexuelles et physiques dans plusieurs institutions scolaires confessionnelles en France. Ces dernières années, différentes enquêtes journalistiques et procédures judiciaires ont conduit à une libération progressive de la parole d’anciens élèves.
Si, dans le cas du collège de Levier, la procédure judiciaire est aujourd’hui close en raison de la prescription, les membres du collectif affirment poursuivre leur travail de mémoire et de sensibilisation, estimant que « la reconnaissance des faits » dépasse le seul cadre pénal.
Les investigations journalistiques se poursuivent afin d’établir l’ampleur exacte des accusations et d’identifier d’éventuelles autres victimes.
Dans la salle de la bibliothèque de Montperreux, les visiteurs croisent des regards puissants, félins et autres animaux, presque vivants. Ceux peints par Eve Carme, artiste peintre animalière installée dans le Haut-Doubs depuis une vingtaine d’années. Après près de deux décennies d’absence, elle revient exposer dans son village avec une série d’œuvres d’une précision saisissante, où chaque poil semble respirer.
Une passion née très tôt
« Depuis toute petite, j’ai ce talent-là », confie l’artiste. Douée pour le dessin, Mme Carme a très tôt trouvé dans la peinture animalière un moyen d’exprimer sa sensibilité et son amour de la nature. « Depuis que je vis dans le Haut-Doubs, le lynx m’a particulièrement fascinée. C’est un animal élégant, puissant, un peu mystérieux… un vrai bonheur à peindre. ».
L'interview de la rédaction : Eve Carme
Le lynx, muse et défi artistique
Animal emblématique du Jura et du Haut-Doubs, le lynx est devenu au fil du temps la signature d’Eve Carme. « À force de le peindre, je connais presque le sens de son poil ! », s’amuse-t-elle. Ce félin aux allures de grand chat, complexe à représenter, demande patience et minutie : « J’aime le détail. Plus c’est difficile, plus je m’y plonge. Il m’arrive de travailler onze heures d’affilée, tant que je ne suis pas satisfaite du rendu. » Dans cette exposition, plusieurs toiles lui sont consacrées . « On me demande souvent des lynx, parfois cinq d’affilée ! », reconnaît-elle.
Entre pastel, acrylique et huile
Maîtrisant trois techniques – le pastel sec, la peinture acrylique et la peinture à l’huile –, l’artiste peintre choisit sa méthode selon son ressenti ou la demande de ses clients. « C’est un lien qui se crée avec la photo de départ. Certaines œuvres appellent naturellement l’huile, d’autres le pastel. C’est une question d’émotion. »

Une exposition attendue
Vingt ans après sa première présentation à Montperreux, l’artiste revient avec une douzaine d’œuvres soigneusement sélectionnées avec l’équipe de la Galerie des Halles et Fabrice Herard, chargé de mission à l’association des Amis du Musée de Pontarlier. On y retrouve, outre les lynx, un brame du cerf, une panthère des neiges, une panthèse noire… . « Le choix n’a pas été compliqué », raconte l’artiste. « On savait quelles œuvres avaient leur place ici. »
L'interview de la rédaction : Eve Carme

Infos pratiques
L’exposition d’Eve Carme se tient à la bibliothèque de Montperreux, accessible depuis la mairie. Horaires d’ouverture selon ceux de l’établissement communal . Une belle occasion de (re)découvrir l’univers poétique et réaliste d’une artiste qui, du bout de ses pinceaux, fait revivre la faune du Haut-Doubs. Rendez-vous jusqu’au 10 décembre.
Une tradition franc-comtoise qui renaît
La commune de Touillon et Loutelet va introniser son premier sapin président, renouant ainsi avec une coutume bien ancrée dans le Haut-Doubs et en Franche-Comté. « Pour moi, c’est une tradition forte. Avec l’ONF, nous avons désigné un arbre remarquable de la forêt communale », explique le maire, Sébastien Populaire.
L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire
Un symbole pour une forêt fragilisée
Au-delà de l’ancrage culturel, la désignation de ce sapin s’inscrit dans un contexte marqué par les défis climatiques. Sécheresses, dépérissement des arbres : la forêt souffre. « C’est une manière de rappeler l’importance de notre patrimoine forestier et de le valoriser », souligne l’édile. Le choix de ce sapin se veut également symbolique pour les habitants, afin qu’ils puissent s’identifier à leur commune et à sa nature.

Un arbre remarquable et accessible
Le sapin président choisi mesure 40 mètres de haut et serait âgé d’environ 170 ans. S’il n’est pas le plus ancien ni le plus imposant de la commune, il a été sélectionné pour son accessibilité. Situé à proximité des pistes forestières, il est désormais desservi par un chemin aménagé et un panneau explicatif permettant aux visiteurs de mieux comprendre son histoire et sa valeur patrimoniale.
L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire
Une forêt modeste mais précieuse
La commune de Touillon et Loutelet s’étend sur 5 km², dont environ 60 hectares de forêt soumise. Un espace limité en surface, mais essentiel pour le paysage, l’environnement et l’identité du territoire. « C’est un élément fort et marquant de notre patrimoine », insiste le maire.
Une fête populaire autour du baptême
L’intronisation du sapin président aura lieu dimanche matin dans la forêt communale. Un temps festif et symbolique est prévu, avec la présence exceptionnelle de Laura Chaplin, artiste et petite-fille de Charlie Chaplin. Elle participera à la cérémonie en hommage à la nature, mais aussi en mémoire des valeurs humanistes et joyeuses portées par son grand-père.

À Wisła, en Pologne, théâtre du Grand Prix d’été de saut à ski, Joséphine Pagnier a signé un retour encourageant. Encore gênée par une entorse au genou, la Doubiste a réussi à se hisser en finale et a terminé 20ᵉ.
ette nuit, aux alentours de 1h, un violent incendie a ravagé une maison individuelle située au 4 rue des 4 Chemins à Goux-les-Usiers, commune de Val d’Usiers. À l’arrivée des sapeurs-pompiers, l’habitation était totalement embrasée. L’intervention rapide de plusieurs équipes a permis de maîtriser les flammes à l’aide de quatre lances, dont une installée sur échelle. Les cinq occupants de la maison, sains et saufs, seront relogés temporairement au sein de leur famille.
Le CA Pontarlier football annonce la venue d’une recrue en cette fin septembre. Ainsi Louis Nganioni, âgé de 29 ans, formé à l’Olympique Lyonnais, porte désormais les couleurs pontissaliennes. Après une saison, en Ligue 2, à Brest, il a évolué dans les championnats bulgares, hollandais et danois. Après une année blanche, suite au dépôt de bilan du FC Sète, il rechausse les crampons.
Les sapeurs-pompiers sont intervenus hier soir, vers 19h30, aux Hôpitaux-Neufs, à la suite d’un violent orage. Les secours ont procédé à l’épuisement d’une cave, d’un parking couvert et un assèchement au niveau du local électrique du magasin Intermarché. L’électricité, les groupes froids, et le système de caisse ont pu être remis en service. Ce qui n’entraînera pas de chômage technique.
Quelle belle fête ! Certains diront que cela coûte beaucoup trop d’argent en cette période de difficultés financières pour le pays, mais le passage de la flamme olympique dans le Doubs a apporté une dose de bonne humeur et de passion collective qui font du bien. A Pontarlier, des milliers de personnes ont fait le déplacement, ce matin, pour suivre l’évolution de l’emblème. Pour l’occasion, la capitale du Haut-Doubs, ses élus, les enseignants et le milieu associatif et sportif ont su mobiliser.
L'interview de la rédaction : Denis Gérôme, président de l'association Commerce Grand Pontarlier
L'interview de la rédaction : Philippe Besson, élu en charge des sports à la ville de Besançon

C’est un cortège tout en couleur qui a suivi les 17 relayeurs officiels de la flamme olympique. Le coup d’envoi a été donné à 8h20 par le champion automobile Sébastien Loeb. Le Jurassien Quentin Fillon Maillet a conclu le parcours de quelques kilomètres. Les 3.500 enfants et adolescents français et suisses ont largement été associés à la fête. Tous avaient conscience de l’honneur qui leur a été réservée. On a chanté, dansé, bougé, marché pour accompagner au mieux la flamme olympique. Pour l’occasion, les plus petits avaient également préparé la danse des JO. Une magnifique et très enthousiasmante Flashmob. La flamme peut continuer son périple, jusqu’au 26 juillet, et son arrivée à Paris. On écoute ses enfants et adolescents au micro de la rédaction.
Les reportages de la rédaction

Plus que quelques jours à profiter des vacances de la Toussaint. Si les intempéries étaient nécessaires pour une nature qui en avait grandement besoin, c’est un peu moins le cas pour celles et ceux qui voulaient profiter du Haut-Doubs. Néanmoins, les touristes sont au rendez-vous sur le territoire. Si les activités et visites intérieures sont plébiscitées, quelques courageux se tournent tout de même vers les randonnées et les sports de plein air.
Des activités même en cas de mauvais temps
« On a fait un point pas plus tard que mardi matin avec l’équipe et les différents professionnels. On se rend compte que la fréquentation est très météo-dépendante pour les gens de passage ou ceux qui viennent à la journée. Mais on a actuellement des clientèles qui sont en séjour. Plutôt des familles, des retraités, en provenance des régions de proximité, du secteur de Besançon, de Bourgogne-Franche-Comté, d’Alsace, du Nord de la France, et un peu de Rhône-Alpes. Il y a du monde, un peu moins que l’année dernière, certes, mais rappelez-vous, nous avion une météo beaucoup plus clémente » indique Julien Vrignon, directeur de l’office de tourisme du Pays du Haut-Doubs. Une météo capricieuse, encore plus depuis le passage de la tempête Ciaran qui frappe actuellement l’hexagone, forçant les touristes à se rabattre sur des activités intérieures. Si la Toussaint est habituellement une période avec une activité moyenne du fait de l’intersaison, avec une météo souvent pluvieuse et plus fraîche, elle est soumise à la concurrence à d’autres destinations beaucoup plus attractives sur cette même période. « On est quand même sur une fréquentation qui fluctue chaque année en fonction du facteur météo, qui nous rend très dépendant. Mais, nous avons de quoi répondre à cette demande. Que ce soient les musées, le Fort Saint-Antoine, les fromageries, et bien d’autres types de visites. Et même s’il faut passer entre les gouttes, il y aussi des demandes pour des petites randonnées, accessibles en famille. On a un large panel d’offres proposées, que ce soit en intérieur ou en extérieur » souligne Julien Vrignon.
Cap sur la saison d’hiver ?
Désormais, le prochain grand rendez-vous pour les professionnels du tourisme se tiendra cet hiver, avec les différents sites nordiques ou alpins qui vont ouvrir progressivement, en fonction des chutes de neige. « On se prépare, on est déjà en train de travailler sur notre nouveau site internet qui va passer en version hiver. Une nouvelle édition va sortir dans le courant du mois de décembre, avec toutes les activités réalisables sur l'ensemble du Haut-Doubs » explique le directeur de l’office de tourisme. Et puis, des soirées seront organisées à destination des habitants et des habitués, pour la vente des « Pass nordiques Montagne du Jura », parmi d'autres offres, qui sont proposées sur le Haut-Doubs. Rendez-vous les vendredi 3 novembre, mercredi 8 novembre et mercredi 15 novembre, de 17h00 à 20h00, dans les bureaux d'accueil de Métabief, Malbuisson, Mouthe, des Fourgs, pour ces soirées dédiées aux habitants, « afin qu'ils puissent venir en dehors de leurs heures de travail, acheter leurs précieux sésames pour pouvoir skier tout l'hiver ! » poursuit Julien Vrignon.
Du mardi 7 novembre, à 8h, au mercredi 8 novembre, à 17h, la RN 57, à hauteur de la Cluse-et-Mijoux, sera fermée à la circulation dans les deux sens. Cette fermeture correspond aux travaux de réparation du pont de la Tuilerie, qui ont débuté le 28 août. Des déviations seront mises en place.