Grande mobilisation syndicale ce vendredi 1er mai partout en France. De nombreux rassemblements et défilés sont annoncés dans l’Hexagone à l’occasion de la fête du Travail. Dans le Doubs comme dans le Jura, plusieurs manifestations sont programmées tout au long de la journée. Hausse des salaires, réduction du temps de travail, retraite à 60 ans ou encore défense du caractère férié du 1er mai figurent parmi les principales revendications portées par les organisations syndicales. Les organisateurs souhaitent également mettre l’accent sur la solidarité internationale ainsi que sur la lutte contre les idées d’extrême droite. La rédaction a rencontré Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU 25. Elle rappelle le caractère symbolique et historique de cette journée : « Le 1er mai est une journée particulière. Elle est née des luttes ouvrières au XIXe siècle et reste la seule journée chômée et payée. Comme tous les syndicats, nous le disons clairement : pas touche au 1er mai ».
Inflation et pouvoir d’achat au cœur des préoccupations
Parmi les préoccupations majeures évoquées par les syndicats figure la question du pouvoir d’achat. « L’inflation est une véritable plaie pour les budgets des familles, notamment pour les salariés aux revenus modestes », souligne Bénédicte Ponçot. La responsable syndicale évoque également les difficultés rencontrées par les étudiants, confrontés à des aides insuffisantes malgré la hausse du coût de la vie. La mobilisation de ce 1er mai dépasse également le seul cadre social. L’intersyndicale souhaite dénoncer « les discours homophobes, xénophobes et les idées d’extrême droite qui rongent la société », précise la co-secrétaire départementale de la FSU. Interrogée sur la situation politique locale et l’arrivée d’un élu du Rassemblement national au bureau de Grand Besançon Métropole, Bénédicte Ponçot a indiqué s’exprimer au nom de la FSU : « Pour nous, c’est une véritable claque démocratique ».
L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU 25.
Les rassemblements prévus dans la région
À Besançon, le rendez-vous est fixé à 10 h 30 sur l’esplanade des Droits de l’Homme pour un défilé organisé en intersyndicale. Dans le Doubs, un autre rassemblement est prévu à 11 h place d’Arçon à Pontarlier. Dans le Jura, plusieurs manifestations auront lieu : à 10 h à Saint-Claude et Arbois, à 10 h 30 à Lons-le-Saunier et Dole et à 11 h 30 à Champagnole.
Pour un plan d’urgence dans l’éducation, la CGT et la FSU appellent à une journée d’action le 23 septembre devant les inspections de circonscriptions à 10h00 à Saint-Claude et à Dole. Un rassemblement est aussi prévu à 15h à Lons-le-Saunier sur la place de la Liberté. Pour cette journée d’action du 23 septembre, la CGT et la FSU appellent à se mettre en grève. Les organisations invitent la profession à se mobiliser dès la prérentrée afin d’exiger un plan d’urgence pour le service public d’Education. Les postes, les salaires, et l’amélioration des conditions de travail feront aussi parties des revendications. Les syndicats appellent les personnels à se réunir dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et organiser les mobilisations nécessaires. Ils encouragent à poursuivre ces actions, en particulier dans le cadre d’une mobilisation interprofessionnelle du 5 octobre.