Dans le contexte que nous connaissons actuellement, alors que les cas de harcèlement se multiplient dans les établissements scolaires, le rectorat de Besançon remettait, ce vendredi matin, à Besançon, les prix du concours « non au harcèlement ! ». Des CP à la terminale, les jeunes francs-comtois ont été invités à travailler sur ce fléau, qui gangrène la société et l’école. 80 travaux, émanant de différents établissements scolaires et écoles de la région, ont été reçus. Des affiches et des vidéos ont été conçues. Chacune de ses réalisations dénoncent les faits en images et en mots, sensibilisent une génération, invitent à la réaction et distillent également un message d’espoir.

Nathalie Albert Moretti, la rectrice de la région académique Bourgogne-Franche-Comté, reconnaît que le harcèlement est « un vrai sujet d’inquiétude ». « L’école doit être un endroit serein. L’élève doit pouvoir poursuivre ses études dans les meilleures situations possibles » explique-t-elle. La rectrice rappelle que des moyens et des outils existent pour prévenir, détecter et traiter le plus tôt possible. Dès la rentrée prochaine, le Phare, un programme de lutte contre le harcèlement à l’école, sera étendu au lycée. Mme Albert Moretti compte également sur tous les professionnels de l’Education nationale pour apporter la sécurité et le bien être dont chaque enfant et adolescent a besoin pour bien vivre et réussir sa scolarité.
L'interview de la rédaction : Nathalie Albert Moretti
Le lycée Saint Jean décroche la palme
Dans le cadre scolaire ou périscolaire, jeunes et encadrants ont réalisé des travaux percutants, qui ont été ou seront largement diffusés au sein de leurs établissements scolaires. Ces travaux ont également rejoint le ministère de l’Education nationale à Paris. Au lycée Saint Jean de Besançon, la vidéo lauréate, réalisée par un groupe d’élèves de seconde, est un formidable outil de promotion. Elle a été projetée lors des journées portes ouvertes de l’établissement scolaire. Elle a été diffusée auprès des nouveaux élèves. Par ailleurs, un système de parrainage sera mis en place à la rentrée prochaine et des autocollants seront créés.
L'interview de la rédaction : Les lycéens de Saint Jean
La mobilisation est forte dans les établissements scolaires de Franche-Comté. Comme le rappelle Nathalie Albert Moretti, « en parler est essentiel ». Rappelons que deux numéros de téléphone sont mis à la disposition des jeunes victimes de harcèlement : le 30-20 et le 30-18, pour les cas de cyberharcèlement.
Le projet d’implantation d’une méga-chaufferie dans l’enceinte du lycée Louis Pergaud à Besançon continue de susciter la polémique. Ce jeudi, une nouvelle mobilisation est prévue. Plusieurs actions sont annoncées au sein de l’établissement scolaire.
Les lycéens veulent construire une cheminée pour faire apprécier l’emprise au sol que représentera le nouvel édifice. Un pique-nique revendicatif est également programmé. Par ailleurs, des animations se tiendront autour des jardins en permaculture. Le collectif « Non à la chaufferie dans Pergaud » n’a pas dit son dernier mot.
Ce jeudi 8 juin, 180 élèves de cycle 3, venant de neuf classes des Ecoles Bourgogne, Durer et Île de France, dans le quartier Planoise, participeront à une rencontre sportive et éducative, baptisée « Educ’Athlé ». Ce rendez-vous est à l’initiative de l’USEP 25 et les étudiants en Master MEEF – mention professeur des écoles.
Il se déroulera de 9h15 à 15h45 sur le complexe sportif de la Malcombe. L’objectif pour les organisateurs est de faire découvrir aux jeunes participants de nouvelles pratiques athlétiques et handisports autour d’une confrontation interclasse.
L’inquiétude est grande au lycée Professionnel Tristan Bernard à Besançon. Selon les enseignants et les syndicats, la réforme des lycées Professionnels pourrait conduire à la fermeture de l’établissement scolaire. Il est expliqué que si « les décisions sont actées, 80% des formations pourraient cesser ». Rappelons que les filières tertiaires sont majoritairement enseignées dans ce lycée professionnel. Dans ces conditions, un mouvement de grève est prévu pour le 6 juin prochain.
Ce vendredi matin, Pap Ndiaye, le Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse s’est rendu au collège Proudhon de Besançon. Il était accompagné de la ministre déléguée au handicap Geneviève Darrieussecq. Le déplacement du ministre se déclinait autour de thème de l’école inclusive.
Le Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse était attendu ce matin à 9h30 au sein de l’établissement bisontin. Ce déplacement intervenait dans le cadre de l’école inclusive, l’accueil en classe des élèves handicapés, et suite aux mesures annoncées par le président de la République dans le cadre de la conférence nationale du handicap qui s'est tenue le 26 avril dernier. Le collège Proudhon de Besançon accueille une SEGPA (Sections d'enseignement général et professionnel adapté), une ULIS (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) et une CLEX (CLasse EXternalisée qui accueille des élèves scolarisés dans un Institut Médico-Educatif, âgés de 12 à 16 ans). Ce déplacement de Pap Ndiaye était pour « écouter et échanger plutôt que pour discourir, car le département du Doubs comme celui de la Haute-Saône sont des départements qui sont très en avant sur ces questions » a souligné le Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse. « L'école inclusive, c'est une des grandes priorités. Nous avons un certain nombre de difficultés que nous devons résoudre, et l'on voit bien, dans ce département, comment s’opère le rapprochement entre le ministère de l'éducation nationale et le médico-social. Il nous fallait donc écouter, il nous fallait donc échanger, et nous en tirons évidemment tout ce qu'il faut pour la mise en place des mesures qui ont été annoncées à l'échelle nationale » a ajouté Pap Ndiaye.
Pap Ndiaye, le Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse :
Cette visite qui s’est déroulée malgré la volonté de certains enseignants du collège Proudhon de faire part de leur mécontentement aux représentants du gouvernement. Beaucoup ont pointé du doigt la visite « surprise » du ministre, annoncée au dernier moment. Une quarantaine de manifestants se sont d’ailleurs rassemblés devant les grilles de l’établissement. Parmi eux, de nombreux étudiants et quelques professeurs. Interrogé au sujet de l’augmentation des salaires, Pap Ndiaye a promis une hausse de rémunération qui interviendra à partir du 1er septembre. « Tous les professeurs verront leur revalorisation sur leur fiche de paie à la fin du mois de septembre. C'est une revalorisation qui n'a pas eu lieu dans cette ampleur depuis 30 ans. Entre 8 et 11% pour les jeunes professeurs, jusqu'à 15 ans d'ancienneté, un peu moins ensuite, et puis les missions du pacte enseignant qui pourront représenter, avec la rémunération dont je parlais à l'instant, jusqu'à 25% de hausse de salaire mensuelle pour les professeurs. C'est budgété, ils auront les augmentations qui sont prévues » a expliqué le Ministre de l’Education nationale.
Geneviève Darrieussecq, Ministre déléguée au handicap :

Quelques manifestants étaient encore sur les lieux lors du départ du ministre
Enfin, Pap Ndiaye a une nouvelle fois abordé le sujet du harcèlement scolaire et du cyberharcèlement en évoquant le terrible drame survenu mi-mai à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où Lindsay, cette adolescente de 13 ans s’est donnée la mort. Le ministre souhaite accentuer la pression sur les réseaux sociaux pour que les faits de harcèlement soient signalés et pris en charge plus rapidement.
Les enseignants du collège Proudhon regrettent d’avoir été prévenus seulement hier soir de la venue de Pap Ndiaye dans leur établissement scolaire ce vendredi matin. Ils pointent le retrait des fauteuils de la salle des professeurs pour les attribuer à d’autres lieux. « Etrange façon d’aller à la rencontre des personnels » dénoncent-ils. Par ailleurs, une casserolade est prévue devant le collège pour « rappeler au ministre que les professeurs ne sont pas satisfaits ni de leurs salaires, ni de leurs conditions de travail ».
Dans le cadre de la réforme du lycée professionnel et l’opposition au « pacte enseignant », l’intersyndicale enseignante appelle nationalement à des rassemblements devant les rectorats et les inspections académiques ce mercredi 31 mai. Dans l’académie de Besançon, une action sera menée devant le rectorat, à 14h, à Besançon.
Le site du Malsaucy à Sermamagny accueillera du 22 au 24 mai, les championnats de France UNSS d’aquathlon et de triathlon. Au programme de ces trois jours d’évènements, un jour d’accueil et de formation puis deux jours de compétition. Quatre championnats se dérouleront sur cette période, le championnat collèges, le championnat de triathlon lycées et un prologue en aquathlon. Le 24 mai, un triathlon clôturera cet évènement.
Des animations et formations transversales seront proposées sur place par des professeurs et des jeunes élèves organisateurs, avec au programme : secourisme, développement durable et culture… À noter que cet évènement, organisé par le service départemental du nord Franche-Comté, sera marquée par la présence du président de la fédération de triathlon le 23 mai.
Dans le cadre du dispositif « Notre école, faisons-la ensemble », une après-midi de rencontre et de partage d’initiatives éducatives était organisé au rectorat de Besançon ce lundi après-midi. Douze projets émanant d’écoles et d’établissements scolaires de l’académie étaient proposés aux visiteurs. L’objectif pour l’éducation nationale est de soutenir techniquement et financièrement des projets émanant du terrain et répondant à des enjeux locaux et contextuels. A ce jour, 43 équipes ont déposé un projet. 30 projets ont déjà bénéficié d’un soutien financier.
Les thématiques proposées sont diverses et variées. Ecole inclusive, bien-être, égalité des chances, nature et environnement, … , les enseignants fourmillent de projets et d’idées novatrices pour former et sensibiliser les adultes de demain et créer un climat scolaire plus apaisé. « Nous souhaitons qu’il y ait des échanges entre les équipes, que les projets puissent inspirer les autres et que des discussions inter-catégorielles puissent voir le jour » explique Nathalie Albert Moretti, rectrice de la région académique Bourgogne Franche-Comté.
L'interview de la rédaction : Nathalie Albert-Moretti

Les Fins et Montferrand-le-Château
Une dizaine de projets étaient présentés ce lundi. Ils ont suscité un vrai intérêt. A l’école maternelle Pierre Bichet des Fins, l’équipe enseignante à travailler, avec les enfants, sur la découverte et la connaissance de leur environnement pour mieux le respecter et le protéger. Plusieurs associations partenaires ont été associées à cette initiative, qui s’est déroulée hors les murs de l’école. Dans le Grand Besançon, à Montferrand-le-Château, le projet est différent, mais tout aussi formateur. Autour du chant, les 87 élèves, issus de quatre classes de cycle 2, ont appris à s’impliquer dans un projet collectif et à le vivre ensemble, en se respectant, en partageant et apprenant à gérer et maîtriser ses émotions. Une belle générosité collective qui a donné naissance à des chansons, un spectacle et la réalisation d’un DVD.
Le reportage de la rédaction : Mesdames Parizot et Droz-Vincent ( école maternelle des Fins)
Les professionnels de l’éducation sont convaincus de la pertinence de ces projets, qui englobent bien évidemment des connaissances scolaires, pour le bon développement de l’enfant, sa réussite, son bien-être et son devenir.
L'interview de la rédaction : Mme Patricia Monello, directrice de l'école de Montferrand-le-Château
La colère gronde au collège Marius Daubigney à Tavaux, dans le Jura. Une journée de grève est annoncée ce mardi 25 avril. Les syndicats pointent de nombreux dysfonctionnements, “susceptibles de porter atteinte à la sécurité des élèves”. Il est expliqué que ces problèmes, signalés depuis plusieurs années à la hiérarchie départementale, sont restés lettre morte. Le communiqué de presse évoque une véritable “ souffrance” chez les personnels de l’établissement.