Un exercice attentat-intrusions a été réalisé ce mardi après-midi dans les établissements scolaires de l’académie de Besançon. L’objectif était de tester la chaîne d’alerte entre les structures scolaires, les services académiques et le rectorat et d’apprendre aux jeunes et aux adultes à réagir si une telle situation se présentait. Le scénario évoquait la circulation sur le territoire franc-comtois de plusieurs individus armés, susceptibles d’être en lien avec une organisation terroriste. La durée de l’exercice a duré une trentaine de minutes. Plus de 200 observateurs (policiers, gendarmes, élus locaux, ..) étaient présents. Cet exercice fictif s’est terminé par l’interpellation des individus par les forces de l’ordre.
Un rassemblement est prévu ce lundi 12 décembre devant le collège Proudhon à Besançon pour dénoncer un cas de harcèlement moral et sexuel au sein de l’établissement scolaire durant l’année 2021/2022. Une enseignante aurait été la victime d’un autre professeur, qui revient dans ce collège bisontin après un congé maladie. Le syndicat SNES/FSU dénonce l’inaction du Rectorat qui n’aurait pas pris les mesures nécessaires. Le syndicat se dit « en colère et inquiet ».
Une grève se tiendra ce mardi 6 décembre à l’école élémentaire de Vercel-Villedieu-le-Camp. Le site est fermé et n’accueillera aucun enfant. Cette mobilisation s’organise pour dénoncer le manque de moyens pour accueillir les élèves à besoins particuliers et les conditions du métier d'enseignant qui se dégradent. L’école aurait besoin de personnel pour venir en aide à plusieurs enfants en situation de handicap. Néanmoins, avec 600 euros par mois, les postulants sont rares.
La sectorisation des collèges du Haut-Doubs forestier est actuellement débattue. La nouvelle hypothèse, « décider sans concertation », est clairement dénoncée par les parents d’élèves, les instituteurs et les élus du RPI de Oye-et-Pallet. Sans oublier les enseignants des collèges André Malraux, Philippe Grenier et Lucie Aubrac de Pontarlier et Doubs. Des courriers ont été envoyés aux collectivités et aux autorités concernées. Selon le collectif, « cette nouvelle organisation est très éloignée de l’objectif initial ». A savoir la baisse des effectifs d’élèves à Aubrac et Grenier.
Parmi les sept hypothèses évoquées, la cinquième, qui pourtant avait été écartée, aurait les faveurs du Conseil Départemental du Doubs. La mesure passe d’autant plus mal que cette solution a été prise alors que la délégation de Oye-et-Pallet était absente, et qu’elle avait participé à tous les autres temps de discussion. « Le travail d’un an et demi n’a rien donné » expliquent les personnes mobilisées.

55 élèves supplémentaires
Si le transfert de la vingtaine d’enfants du RPI de Vaux-et-Chantegrue vers le collège de Frasne et le refus du RPI d’Evillers de rejoindre ce même établissement scolaire sont actés, la situation du RPI d’Oye et Pallet s’écrit encore en pointillés. Les 55 élèves de ce territoire de vie pourraient ne pas être scolarisés au collège Malraux, leur établissement de rattachement, en septembre prochain, mais à Grenier, qui affiche déjà plus que complet. L’incompréhension est totale car cette option ne prend pas du tout en cause les difficultés évoquées au départ.

Le préau du collège Lucie Aubrac affiche déjà bien complet
Des arguments qui ne convainquent pas
Elus, parents d’élèves et enseignants dénoncent « une détérioration du climat scolaire et un déséquilibre entre les territoires ». Pour l’heure, personne ne croit vraiment aux travaux évoqués au collège Grenier pour accueillir les nouveaux arrivants. « Pas facile de trouver du terrain disponible au centre-ville de Pontarlier et les travaux évoqués, il y a une dizaine d’années, au collège Aubrac n’ont toujours pas été planifiés ». Les villages concernés ont organisé des conseils municipaux extraordinaires pour se positionner. Les élus des Grangettes, Oye-et-Pallet et Malpas ont clairement exprimé leur refus. La commune de la Planée statuera lundi soir.

Des postes menacés
Si cette décision venait à s’appliquer, le collège Malraux en pâtirait. Chaque niveau devrait perdre une classe. Entraînant indéniablement des suppressions de postes d’enseignant. Une ultime réunion de concertation est prévue mercredi à Besançon. Une délégation du Haut-Doubs devrait manifester son mécontentement devant les locaux du Conseil Départemental. Le directeur de l’inspection académique donnera son avis le 9 décembre. La décision finale concernant la sectorisation des collèges du Haut-Doubs sera prise lors de l’assemblée départementale de janvier prochain.
Le reportage de la rédaction : Marie, professeur au collège André Malraux, et Didier, Maire des Grangettes
Ce jeudi matin, une intersyndicale appelait l’ensemble des professeurs à se regrouper sur tout le territoire franc-comtois devant les lycées professionnels. Il est dénoncé la réforme que prévoit le gouvernement. Syndicats et enseignants pointent « un véritable démantèlement des lycées professionnels industriels, agricoles, tertiaires privés et publics ». Ils évoquent une mainmise du patronat sur le contenu des enseignements. Selon eux, « certaines matières seraient délaissés au profit d’un renforcement des pratiques en atelier ».

Si cette réforme s’applique, elle entraînerait, selon les syndicats, « entre 8.000 et 10.000 suppressions de postes d’enseignants en lycée professionnel ». Ce jeudi matin, en Franche-Comté, des rassemblements se sont tenus devant le lycée Jules Haag site Marceau à Besançon et le lycée agricole de Mancy à Lons-le-Saunier.
Le reportage de la rédaction / Fabien Landry, professeur de lettres et histoire géographie au lycée Jules Haag site Marceau
Ce jeudi 10 novembre, dans la cadre de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, le collège Victor Hugo à Besançon organisait une fresque humaine, composée des 1000 élèves de la 6è à la 3è de l’établissement scolaire, l’équipe éducative et quelques parents. L’objectif est de sensibiliser ces jeunes à ce fléau, que les réseaux sociaux sont venus aggraver.
Cette action s’inscrivait dans le cadre du pHARe, un programme de lutte contre le harcèlement scolaire à l’école. Un dispositif piloté par Olivia Guyon, la principale adjointe du collège bisontin. A l’initiative de cette opération collective, qui en appellera d’autres, Fanny Lonchampt, professeur de mathématiques. Pour l’occasion, élèves et adultes ont été invités à porter un vêtement de couleur verte. Regroupés par classe, ils se sont rendus dans la cour principale pour former les lettres qui composent un message de prévention. « Non au harcèlement au collège Victor Hugo » est alors apparu. De leur côté les adultes ont diffusé les deux numéros de téléphone de la plateforme ( 3020 et 3018), mise en place pour lutter contre le harcèlement des jeunes.
L'interview Mme Lonchampt

Améliorer le climat scolaire
Au collège Victor Hugo, l’amélioration du climat scolaire est une grande cause. Cette thématique s’inscrit dans le projet d’établissement et se décline à tous les niveaux. En fonction de leur âge, les collégiens bénéficient d’actions éducatives qui promeuvent cette valeur. Ces savoir-être et savoir-faire sont déclinés par des enseignants formés à ces approches pédagogiques et des intervenants. On notera par exemple la participation d’un juriste, dont la mission est de communiquer sur les valeurs de citoyenneté et la place qu’occupe chaque jeune dans la société. A travers les temps mis en place et l’implication des adolescents et des familles, la direction entend faire évoluer les mentalités et sensibiliser tout un chacun sur ces faits de société. Prochainement, une évaluation sera effectuée à l’échelle du collège pour apprécier la pertinence des actions menées et les résultats obtenus.
Interview Mme Guyon
Grande journée de mobilisation interprofessionnelle ce mardi. Les salaires et les réquisitions sont au cœur des revendications. Des perturbations sont à prévoir dans les administrations, l’éducation nationale ou encore les transports. La mobilisation dans les lycées professionnels devrait être suivie. La reforme concernant ces établissements ne passent pas. La suppression de près de 50% des heures de cours, au profit de stages en entreprise est contestée. « L’adaptation constante des formations dispensées par l’éducation nationale au monde économique » est fustigée.
Plusieurs rassemblements sont annoncées : à 10h30, place Pasteur à Besançon et à 17h, devant les préfectures de Dole, Lons-le-Saunier et Saint-Claude. A l’éducation nationale, les enseignants ont prévu de se rassembler, ce mardi, à 10h, en assemblée générale devant chaque lycée professionnel. A 15h, ils participeront à un rassemblement académique sur la place du 8 septembre à Besançon.
L'interview de la rédaction / Nathalie Faivre ( syndicat SNES/ FSU)
Il y a deux ans, Samuel Paty était assassiné aux abords de son collège de Conflans Sainte-Honorine. A cette occasion, ce matin, au collège Victor Hugo de Besançon, Nathalie Albert Moretti, Rectrice de la région académique Bourgogne-Franche-Comté et de l’académie de Besançon, participera à un temps d’hommage. Il se traduira par une minute de silence et d’une séance d’éducation morale et civique.
Education nationale. Les derniers ajustements de la carte scolaire sont connus dans l’académie de Besançon. Le bilan définitif pour cette rentrée fait apparaître 38 ouvertures de classes et 48 fermetures. Deux nouvelles ouvertures ont été actées, dont une à l’école élémentaire Champagne à Besançon. On notera que six écoles bénéficient d’un appui provisoire. C’est le cas pour les écoles élémentaires de la Bute à Besançon, de Thise, de Montferrand-le-Château, de Chamesol et Cordier à Pontarlier et l’école maternelle Mognetti à Seloncourt.
Rendre l’école inclusive. Telle est l’une des missions que se fixe chaque année l’éducation nationale. De belles intentions. Mais est-ce toujours le cas ? Comment les enfants en situation de handicap trouvent-ils leur place dans le système scolaire français ? Nous avons posé la question à Bruno Ubbiali, le directeur départemental des structures pour enfants et adolescents de la Fondation Pluriel ( ex-Adapei).
« Tous les enfants ont le droit à l’école de la République, avec les moyens techniques que nous apportons » explique Bruno Ubbialli. Dans le département du Doubs, la Fondation Pluriel scolarise 1000 enfants. Elle concentre 450 professionnels qui interviennent en fonction du handicap des jeunes. Une trentaine d’enseignants sont mis à la disposition du pôle chaque année par le rectorat de Besançon. 70% de ces enfants sont scolarisés en milieu ordinaire. Certains sont accueillis dans des classes ordinaires. D’autres suivent une scolarité en classe ULIS ou dans des unités d’enseignement externalisés dans les écoles, collèges ou lycées du département. Les autres, plus vulnérables, sont accueillis dans les murs des structures de l’association. « Même si les pouvoirs publics nous incitent à intensifier le nombre d’enfants à scolariser en milieu ordinaire, nous sommes vigilants à ne pas les mettre en difficulté » explique le responsable bisontin. Pour que cela fonctionne, il faut que « la structure d’accueil soit en capacité de disposer des moyens humains nécessaires, quant à leur nombre et leur qualification » souligne-t-il.
Trois postes d’enseignants en cours de nomination
Bruno Ubbiali juge cette rentrée des classes « globalement satisfaisante ». Néanmoins, comme tous les services de santé, la Fondation éprouve des difficultés à recruter des professionnels. Il en est de même dans le domaine de l’enseignement, où les intervenants sont nommés tardivement. Dans le département, sur les trente postes alloués à l’association par le rectorat de Besançon, trois ne sont pas encore pourvus en cette période de l’année. Les besoins en personnel formés sont importants et une réalité. « Nous accueillons de plus en plus d’enfants qui souffrent de troubles autistiques ou psychiques. Ce qui nécessite une prise en charge individuelle et diversifiée » complète le responsable. Et de conclure : « Plus nous sommes dans des réponses individuelles, plus il faut des moyens en ressource humaine et plus il faut des gens spécialisés dans différents domaines ».
L'interview de la rédaction / Bruno Ubbiali