Il est désormais seul au sommet. Avec huit médailles olympiques dont cinq en or, Quentin Fillon Maillet est aujourd’hui le sportif français le plus médaillé de l’histoire des Jeux d’hiver. Un règne que le Jurassien n’osait même pas imaginer.
À 33 ans, celui que tout le circuit surnomme « QFM » trace sa route avec la constance d’un métronome. Né à Champagnole, il a grandi les skis aux pieds. À quatre ans, direction le ski-club de Saint-Laurent-en-Grandvaux. Très vite, il choisit le biathlon, alliance d’endurance et de précision, école d’humilité et de nerfs solides.
Dans l’ombre du patron
À 20 ans, il intègre l’équipe de France. Mais devant lui se dresse un monument : Martin Fourcade. Pendant des années, Fillon Maillet apprend, travaille, encaisse. Il observe le maître, progresse en silence, polit son tir et muscle son mental. Car il en faut, du courage, pour rester dans l’ombre sans renoncer à la lumière. Sur le circuit, ses coéquipiers l’ont affublé d’un surnom évocateur : « Le Morbac ». Celui qui ne lâche jamais. Celui qui s’accroche à la trace, mètre après mètre.
Pyongchang, la douleur
Ses premiers Jeux olympiques d'hiver, en 2018, restent une cicatrice. Il passe à côté, loin de ses standards. Mais comment avoir la tête au biathlon quand, dans l’intimité, il affronte le décès de son beau-père et le cancer de sa compagne Lydie, rencontrée quelques années plus tôt lors d’une soirée étudiante ? Le sport paraît alors secondaire. Pourtant, Fillon Maillet tient. Il serre les dents. Il continue.
Pékin, la révélation
Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques d'hiver de 2022, le Jurassien explose. Cinq médailles en Chine, une moisson historique. Il devient la révélation des Jeux, enchaîne les podiums, décroche dans la foulée un titre mondial. Le gamin du Grandvaux est devenu patron.
Le désert, puis la renaissance
Mais le sport de haut niveau n’épargne personne. Après l’euphorie, une longue traversée du désert : des mois sans victoire, des doutes, des réglages à revoir. Beaucoup auraient vacillé. Lui s’accroche. Toujours. Et puis vient 2026 et l’Italie. Des Jeux maîtrisés de bout en bout. Huit médailles olympiques désormais dans sa besace, dont cinq en or. Une longévité rare, une résilience exemplaire.
Quentin Fillon Maillet n’avait jamais rêvé d’un tel palmarès. Il l’a construit à la force du mental, à coups de bâtons et de précision au tir. Le Morbac est devenu un monument.
Cet après-midi, à Anterselva, dans le cadre des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026, l’équipe de France féminine de biathlon dispute le relais 4x6 kilomètres avec l’ambition d’ajouter une dixième médaille au compteur tricolore, dont une cinquième en or pour le biathlon français. Porté par une dynamique exceptionnelle après la victoire historique décrochée hier sur le relais, le clan bleu veut poursuivre sur sa lancée. Les regards francs-comtois seront notamment tournés vers la Pontissalienne Lou Jeanmonnot, très attendue dans cette quête olympique.
Le biathlète jurassien Quentin Fillon Maillet est définitivement entré dans la cour des grands. Cet après-midi, il a remporté avec l’équipe de France le relais 4x7,5 km aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026. Ce succès offre au biathlon tricolore une neuvième médaille sur cette olympiade, dont quatre en or. À lui seul, Quentin Fillon Maillet totalise désormais huit médailles olympiques, dont cinq titres. Avec 16 médailles au compteur pour l’ensemble de la délégation, la France bat son record sur des Jeux d’hiver.
L’équipe de France de biathlon est entrée dans l’histoire ce mardi aux jeux olympiques de Milan-Cortina. Les Français, avec le Jurassien Quentin Fillon Maillet, ont remporté le relais du jour. Les bleus remportent le titre olympique qu’ils n'avaient jamais remporté. Une belle médaille d’or, qui permet à l’équipe de France de battre son record de médaille sur une olympiade, avec 16 médailles.
Lou Jeanmonnot a manqué de peu une nouvelle médaille ce dimanche après‑midi à Antholz‑Anterselva. La Pontissalienne termine 4e de la poursuite, laissant filer ce qui aurait été sa quatrième breloque en autant de courses. L’Italienne Lisa Vittozzi s’impose et décroche le titre olympique de la spécialité. Il reste toutefois deux opportunités à Lou Jeanmonnot pour enrichir son palmarès. Prochain rendez‑vous : mercredi 18 février à 14h45 pour le relais 4×6 km.
Après sa superbe médaille d’or sur l’épreuve du sprint, vendredi, le Jurassien Quentin Fillon Maillet a pris la septième place, ce matin, de la poursuite masculine des Jeux Olympiques de Milan-Cortina. Handicapé par cinq fautes au tir, le Français n’a pas pu se mêler à la lutte pour le podium.
On retiendra en revanche la belle médaille de bronze de l’Isérois Emilien Jacquelin, auteur d’une course solide et maîtrisée. Son compatriote Eric Perrot échoue au pied du podium en prenant la quatrième place, confirmant la belle densité du biathlon tricolore.
Le biathlon français a une nouvelle fois brillé à Antholz-Anterselva, où se disputent les épreuves de la discipline. Il s’agit cette fois-ci, ce samedi après-midi, du sprint 7,5 km féminin. A l’issue de cette course passionnante, la Pontissalienne Lou Jeanmonnot a décroché une superbe médaille de bronze, devancée par la Norvégienne Maren Kirkeeide et sa compatriote Océane Michelon, brillante dauphine. Il s’agit de la cinquième épreuve sur les onze au programme de ces Jeux pour le biathlon, et déjà ’un troisième podium pour Jeanmonnot dans ces Olympiades. La France est quatrième au classement des médailles, avec quatre titres.
Longtemps en tête, malgré une erreur
Partie avec ambition, Lou Jeanmonnot a longtemps occupé la première place intermédiaire. Solide sur les skis, incisive dans les relances, la Française semblait en mesure de jouer l’or. Mais une erreur au tir est venue compliquer sa course. Face à la régularité de Maren Kirkeeide et à la très belle performance d’Océane Michelon, la Haut-Doubiste a cédé du terrain. Malgré ce contretemps, elle a su préserver l’essentiel : une place sur le podium, au terme d’un effort intense et maîtrisé.
Un doublé français de haute volée
La performance d’Océane Michelon, médaillée d’argent, confirme la densité exceptionnelle du collectif tricolore. Les Bleues placent deux représentantes sur le podium d’un sprint olympique particulièrement relevé, envoyant un signal fort à la concurrence à l’approche de la poursuite.
« Je n’y croyais plus »
À l’arrivée, Lou Jeanmonnot ne cachait ni sa surprise ni son émotion : « Aujourd'hui, j’avais de moins bonnes sensations que durant l’individuel. Après, j’avoue que je n’y croyais pas non plus avec cette erreur au tir. Je ne pensais pas que le podium serait accessible. Donc je me suis battue pour la poursuite de demain après-midi. Et je suis très contente de voir qu’à la fin, c’est un nouveau podium ». Lucide sur ses sensations, combative dans l’adversité, la Pontissalienne démontre une nouvelle fois sa capacité à répondre présente dans les grands rendez-vous.
Cap sur la poursuite
Avec cette médaille de bronze, Lou Jeanmonnot signe sa troisième récompense de ces Jeux. À mi-parcours des compétitions de biathlon, la dynamique française est lancée. Rendez-vous désormais lors de la poursuite, où les écarts du sprint pourraient bien offrir un nouveau scénario haletant… et, pourquoi pas, une nouvelle bataille pour les médailles.
Battue par la Norvégienne Maren Kirkeeide et sa compatriote Océane Michelon, Lou Jeanmonnot, longtemps en tête, décroche une formidable médaille de bronze sur le sprint 7,5 kilomètres ce samedi après-midi . La Pontissalienne obtient sa troisième médaille dans ses olympiades. La France compte désormais douze médailles, dont sept breloques émanant du biathlon tricolore.
Il a gravé éternellement son nom dans la pierre et le grand livre du sport national et international. Hier, vendredi 13 février, sur le sprint d’Antholz-Anterselva, le Jurassien Quentin Fillon Maillet a fait bien plus que gagner une course : il a rejoint le cercle très fermé des géants du sport français. À 33 ans, le Jurassien a décroché son quatrième titre olympique, portant à sept son total de médailles aux Jeux d’hiver, égalant ainsi Martin Fourcade.
Un sprint maîtrisé de bout en bout
Sur une piste qu’il connaît par cœur, Fillon Maillet a livré une prestation remarquable. Dès les premiers mètres, on a senti un athlète en pleine maîtrise. Au tir, il a déroulé un 10/10 sans trembler, avec cette précision millimétrée. À l’arrivée, il a laissé éclater sa joie, ayant conscience d’avoir franchi un cap historique.
Sept médailles olympiques : la marque des très grands
Avec cette nouvelle médaille d’or, Fillon Maillet rejoint Martin Fourcade au sommet du biathlon français. Sept médailles olympiques, dont quatre titres : un palmarès qui le place désormais parmi les athlètes les plus décorés de l’histoire des Jeux d’hiver tricolores. La preuve d’une longévité rare.
Le Jurassien fidèle à lui-même
Au-delà de la performance, c’est aussi l’homme qui force le respect. Hier encore, malgré l’émotion palpable, il est resté fidèle à son style : quelques mots simples, un sourire retenu, et l’envie de savourer l’instant sans s’enflammer. Le biathlète s’est livré à quelques confidences, annonçant l’arrivée d’un enfant et le combat de son épouse Lydie pour venir à bout de la maladie, un cancer du sein, diagnostiqué en 2016.
Un champion qui continue d’écrire son histoire
À Milan-Cortina, il n’est pas venu pour figurer. Il est venu pour gagner, pour repousser ses limites, pour montrer qu’à 33 ans, il a encore faim. Ce quatrième titre olympique n’est peut-être qu’une étape de plus dans une carrière déjà immense. Dans un biathlon mondial en perpétuelle évolution, Fillon Maillet prouve qu’il sait se réinventer, et surtout conserver cette force mentale qui fait les champions durables.
Un héritage qui s’affirme
Quentin Fillon Maillet n’est plus seulement un champion. Il est devenu une référence, un modèle, un repère pour toute une génération de biathlètes français. Hier, dans la lumière froide d’Antholz-Anterselva, il a rappelé que le biathlon est un sport de précision, de patience et de courage. Et que lui, enfant du Jura, en est aujourd’hui l’un des plus beaux ambassadeurs.
La compétition se poursuit ce samedi en Italie. La Jurassienne Lou Jeanmonnot sera au départ du sprint dames (7,5 km) à Anterselva, où elle tentera de confirmer sa belle forme du moment. Le coup d’envoi de la course sera donné à 14 h 45.