Candidat aux élections municipales à Besançon, Eric Delabrousse fait le point sur ses intentions dans le domaine de la culture. À travers une série de propositions, il entend renforcer le rayonnement de la ville, soutenir la création locale et faire de la culture un moteur d’attractivité et de cohésion.
Une ambition : structurer et professionnaliser l’action culturelle
Pour le candidat centriste, la culture ne doit plus être « une variable d’ajustement », mais une politique publique pleinement assumée. Il met en avant la présence d’un artiste au sein de son équipe, afin d’associer expertise artistique, connaissance des réseaux culturels et action municipale. Objectif affiché : proposer une programmation exigeante, accessible à tous, et s’appuyer sur des équipements adaptés pour soutenir les acteurs culturels bisontins.
Un laboratoire d’art vivant à la Rodia
Parmi les mesures phares, Éric Delabrousse propose de transformer la friche artistique de la Rodia en véritable « laboratoire de l’art vivant ». Ce lieu hybride accueillerait plasticiens, écrivains, danseurs et musiciens dans un espace mutualisé intégrant ateliers, studios et scènes de répétition. Des portes ouvertes mensuelles permettraient au public de découvrir les projets en cours et de rencontrer les artistes.
Un auditorium moderne et une Biennale relancée
Autre priorité : l’intégration d’un auditorium moderne au projet Saint-Jacques, afin de consolider l’excellence musicale de Besançon et d’accueillir concerts acoustiques et conférences tout au long de l’année. Le candidat souhaite également relancer la Biennale d’Arts plastiques, rendez-vous d’envergure capable de réunir des centaines d’artistes et de redonner une visibilité nationale à la création régionale.
Mode, harmonies et week-ends festifs
Le programme culturel prévoit aussi la création d’un grand événement de mode à ciel ouvert, « Besançon Fashion », organisé deux fois par an place du 8-Septembre, pour valoriser les créateurs locaux. Éric Delabrousse propose par ailleurs un festival des Harmonies, mettant à l’honneur les ensembles musicaux locaux et des formations invitées, ainsi que le développement de « week-ends festifs » thématiques, associant musique, danse et sport dans l’espace public, avec concerts gratuits en clôture.
Un label pour encourager l’innovation
Enfin, le candidat souhaite créer le label « Besançon Art & Innovation », destiné à récompenser chaque année les projets culturels les plus novateurs du territoire et à attirer des initiatives extérieures.
L’association L214 est à l’origine de ce rappel. Elle souligne les engagements pris par les candidates aux municipales de Besançon ayant signé sa charte « Sauvetage du siècle ». Anne Vignot, maire sortante et candidate à sa réélection, est devenue la première élue sortante de Bourgogne-Franche-Comté à parapher ce texte.
La candidate Séverine Véziès l’a également signé. À travers cette charte, les signataires s’engagent notamment à maintenir deux journées végétariennes hebdomadaires dans les cantines scolaires, à exclure les produits issus de l’élevage intensif des achats publics municipaux et à encourager le développement d’une alimentation plus végétale via des actions annuelles dédiées.
En pleine campagne des élections municipales, la maire sortante écologiste Anne Vignot poursuit ses rencontres avec les habitants. Un premier rendez-vous s’est tenu hier soir dans le quartier des Clairs-Soleils. Les réunions publiques se poursuivent aujourd’hui à Planoise.
Deux temps d’échange sont prévus : à 11h30 devant le centre Nelson-Mandela et à 17h30 sur la place de l’Europe, au square Gaham. L’occasion pour la candidate et son équipe de présenter leur programme et d’échanger avec les riverains.
Candidate de Lutte ouvrière aux élections municipales à Besançon, en compagnie de son binôme Olivier Millot, Nicole Friess assume une campagne résolument politique. Pour elle, l’enjeu dépasse largement le cadre local : il s’agit avant tout de « faire entendre le camp des travailleurs ».
« Une candidature pour exprimer la colère du monde du travail »
« Il faut que le monde du travail se fasse entendre. » explique Mme Friess. Elle évoque les difficultés quotidiennes des salariés : fins de mois compliquées, hausse des prix, accès au logement, à la santé ou encore manque de moyens dans les écoles. Selon elle, la situation sociale est marquée par une « injustice profonde », pointant l’enrichissement des grandes fortunes et l’augmentation du nombre de milliardaires ces dernières années. « Ceux qui font tout fonctionner n’arrivent pas à vivre dignement », déplore-t-elle, dénonçant un système qui favoriserait les grands groupes et les « multimilliardaires ».
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
Un discours qui dépasse l’échelon municipal
Nicole Friess reconnaît les limites du pouvoir local. À ses yeux, « même avec la meilleure volonté du monde, les municipalités n’ont pas les moyens de changer la situation ». Elle souligne la baisse des dotations aux collectivités et estime que les promesses électorales créent « des illusions ». Pour Lutte ouvrière, la réponse ne peut être seulement municipale. La candidate replace son engagement dans un contexte national et international marqué, selon elle, par les crises économiques et les conflits armés. « Nous sommes dans une période grave. Il faut que les travailleurs prennent leurs affaires en main », affirme-t-elle.
Un projet de société « communiste et internationaliste »
Plus qu’un programme municipal classique, Nicole Friess revendique « un projet de société ». Lutte ouvrière se présente comme un parti « communiste, révolutionnaire et internationaliste », défendant l’idée que les travailleurs doivent diriger la société. Répartition du travail entre tous, investissements massifs dans les services publics, fin de la course au profit : telles sont les orientations qu’elle met en avant. « Cela ne se fera pas uniquement par les élections, mais par les luttes », prévient-elle.
En dehors des divisions locales
Interrogée sur les divisions à gauche à Besançon, Nicole Friess se montre distante. Elle considère les municipales comme un enjeu avant tout national pour les grands partis, qui « compteront les voix » en vue d’échéances futures. Lutte ouvrière, assure-t-elle, présente une liste clairement identifiée, composée de travailleurs. À l’échelle nationale, le parti annonce 240 listes, regroupant près de 10 000 candidats. À Besançon, Nicole Friess entend ainsi faire de cette campagne une tribune pour défendre « le camp des travailleurs », dans un contexte qu’elle juge particulièrement préoccupant.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
La commission de contrôle des listes électorales de la Ville de Besançon se réunira jeudi 19 février à 16h30, en salle Raymond Forni à la mairie. Ouverte au public, cette séance s’inscrit dans la préparation des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. La commission examinera la régularité des inscriptions et radiations sur les listes électorales.
Dans le cadre de la campagne des municipales Anne Vignot et sa liste « Besançon vivante, juste et humaine » organisent un grand meeting public le mardi 3 mars, à 19h, au Grand Kursaal. Plusieurs personnalités régionales et nationales seront à ses côtés : Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti Les Écologistes, le socialiste Jérôme Durain, président de la région Bourgogne-Franche-Comté, Clémentine Autain (l’Après), députée de Seine-Saint-Denis, Guillaume Roubaud-Quashie, porte-parole du Parti Communiste Français, Marie-Guite Dufay, ancienne présidente socialiste de la région Bourgogne-Franche-Comté, Parti Socialiste et l’écologiste Dominique Voynet, députée du Doubs. Un moment fort pour partager et découvrir le programme et les ambitions d’Anne Vignot et son équipe pour les six prochaines années.
À Besançon, la liste « Faire mieux pour Besançon », pilotée par La France insoumise et sa cheffe de file Séverine Véziès, dévoile un simulateur en ligne pour découvrir son programme. Quatre piliers, trente engagements et plus de 200 mesures : cet outil permet à chaque habitant d’évaluer concrètement l’impact des propositions sur son quotidien. Objectif affiché : gouverner avec et pour les Bisontins. Le simulateur est accessible sur fairemieuxbesancon.fr.
La France insoumise (LFI) a officiellement présenté sa liste vendredi pour les élections municipales à Besançon, affichant une équipe de 57 candidates et candidats mêlant militants insoumis, citoyens engagés et acteurs de la société civile. Une composition que le mouvement revendique comme représentative des quartiers et des réalités sociales de la ville .
Une liste entre figures locales et nouveaux visages
Parmi les premiers noms figurent Séverine Véziès, enseignante dans le supérieur, Martin Mellion, menuisier, ou encore Hélène Magnin-Feysot, chargée de mission dans l’économie sociale et solidaire. Alexis Poyard, étudiant de 24 ans, et Magalie Suter, en reconversion professionnelle, incarnent quant à eux une nouvelle génération engagée. En 20ᵉ position figure également Laurent Thines, 51 ans, chef de service en neurochirurgie. Sa présence est un signal fort en faveur de la défense de l’hôpital public et de l’accès aux soins, thématiques que la liste entend placer au cœur de sa campagne.
La liste fait la part belle aux profils issus de l’éducation, du secteur social et du monde associatif : enseignants, travailleurs sociaux, aides-soignants, cadres de la sécurité sociale ou encore coordinateurs médicaux y côtoient artisans, commerçants, artistes et retraités. Une liste de terrain, ancrée dans les quartiers populaires comme dans l’ensemble de la ville. Les quartiers de Battant, Planoise, Palente, Bregille, Tilleroyes, Clairs-Soleils, Saint-Claude ou encore la Butte sont représentés.
Une alliance entre militants LFI et citoyens engagés
Si de nombreux colistiers sont encartés ou proches de La France insoumise, une part significative de la liste est composée de « citoyens engagés », sans affiliation partisane revendiquée. On retrouve ainsi des profils variés : une développeuse informatique, un technicien son, une graphiste décoratrice, un cinéaste, une musicienne, ou encore un enseignant-chercheur en sociologie. La diversité générationnelle est également mise en avant : la benjamine de la liste a 21 ans, le doyen 80 ans.
À Besançon, le candidat centriste Éric Delabrousse place les solidarités et l’inclusion au cœur de son programme pour les municipales de 2026. Face au vieillissement de la population, à la précarité croissante et aux situations de handicap, il défend une politique « humaine, pragmatique et de proximité », fondée sur l’accès aux droits, l’accompagnement des parcours de vie et le soutien aux aidants.
Une solidarité de terrain, lisible et coordonnée
Le candidat souhaite refonder l’action municipale autour d’un principe simple : rendre les dispositifs sociaux plus accessibles et compréhensibles. Il propose ainsi la création d’un guichet social unique, en lien avec le CCAS, pour simplifier les démarches administratives. Des équipes mobiles interviendraient dans les quartiers prioritaires afin d’aller au-devant des habitants et de lever les freins technologiques ou linguistiques. La lutte contre le mal-logement et la précarité alimentaire constitue un autre axe fort. Éric Delabrousse veut renforcer la coopération avec les bailleurs sociaux pour accélérer les rénovations thermiques et développer des logements passerelles destinés aux jeunes en insertion. Les aides alimentaires seraient consolidées, notamment via un partenariat élargi avec les associations et le CCAS, tandis que les jardins partagés seraient encouragés.
Insertion, participation citoyenne et solidarité intergénérationnelle
Le candidat entend également renforcer les dispositifs d’insertion existants. Il souhaite développer les chantiers municipaux et soutenir le programme TAPAJ, qui permet aux jeunes en grande précarité de travailler quelques heures et d’être rémunérés immédiatement. Des clauses sociales seraient introduites dans les marchés publics, et des conventions signées avec les entreprises locales. Pour revitaliser la démocratie locale, Éric Delabrousse propose de réinstaurer des mandats de trois ans pour les conseils citoyens, conseils des jeunes et conseils des sages, assortis d’une rencontre annuelle entre instances. Les projets de quartier bénéficieraient de moyens renforcés, et des formations à la participation citoyenne seraient proposées aux habitants. La solidarité intergénérationnelle occupe également une place importante dans son programme. Le candidat souhaite développer les cohabitations jeunes/seniors, encourager le mentorat et renforcer l’éducation au vivre-ensemble en lien avec les écoles et les associations.
Handicap : une ville plus accessible et plus inclusive
L’inclusion des personnes en situation de handicap doit, selon Éric Delabrousse, irriguer l’ensemble des politiques municipales : espace public, culture, sport, emploi, services municipaux. Il propose la création d’un service municipal dédié aux loisirs adaptés pour les enfants en situation de handicap, ainsi que leur participation à la Mission Accessibilité du CCAS. Le soutien aux aidants et aux seniors constitue un autre volet majeur. Le candidat souhaite mettre en place des minibus itinérants gratuits aux heures creuses, développer des logements inclusifs et multiplier les lieux de répit pour les aidants.
Protéger les femmes victimes de violences
Enfin, Éric Delabrousse fait de la lutte contre les violences conjugales une priorité. Il propose la création de nouvelles places d’hébergement d’urgence, accessibles 24h/24 et accompagnées par des professionnels formés, afin de garantir une protection immédiate et inconditionnelle aux femmes en danger.
À Besançon, l’association L214 interpelle les candidats aux municipales sur la question du nombre d’animaux tués pour l’alimentation de la ville. Selon elle, 20 animaux sont abattus chaque minute pour nourrir les Bisontins. Les bénévoles organiseront ce samedi 14 février, place du 8‑Septembre, un « compteur humain » affichant en temps réel ces chiffres. L’action se déroulera de 14h30 à 16h30.