Dans le cadre de la campagne des élections municipales à Besançon, Ludovic Fagaut tiendra son grand meeting de campagne du 1er tour ce jeudi soir. Le rendez-vous est fixé à 19h30 au Grand Kursaal. Ouverture des portes à 18h30.
À Besançon, le ton monte à l’approche des élections municipales. Le MoDem du Doubs appelle publiquement la gauche bisontine à clarifier ses positions vis-à -vis de La France Insoumise.
Dans un communiqué offensif, le mouvement centriste dénonce les « outrances » répétées du parti insoumis sur les institutions, la police ou encore la justice. Il rappelle également que le Conseil d’État a confirmé, le 27 février dernier, le classement de LFI à l’extrême gauche pour les municipales. Engagé dans la campagne aux côtés de Laurent Croizier et Ludovic Fagaut, le MoDem affirme qu’« aucune ambiguïté n’est possible face aux extrêmes » et exclut toute alliance.
Le parti centriste interpelle directement la maire écologiste Anne Vignot, l’invitant à clarifier publiquement ses intentions. À quelques jours du scrutin, la question des alliances cristallise un peu plus le débat politique local.
Dans le cadre de la campagne des municipales à Besançon, la maire écologiste sortante Anne Vignot organise un grand meeting public ce mardi 3 mars à 19h au Grand Kursaal. Elle y présentera sa vision et ses priorités pour Besançon : transition écologique, justice sociale et renouveau démocratique.
Plusieurs figures nationales et régionales seront à ses côtés : Marine Tondelier, Jérôme Durain, Clémentine Autain, Guillaume Roubaud-Quashie, Marie-Guite Dufay et Dominique Voynet. L’entrée est libre et la soirée ouverte à tous.
À l’approche des élections municipales, Éric Delabrousse officialise la composition de sa liste « Besançon mérite mieux ». Le candidat centriste entend incarner une alternative « apaisée et constructive », en rassemblant des profils venus d’horizons politiques et professionnels variés.
Une équipe revendiquée « à l’image de la ville »
Autour d’Éric Delabrousse, on retrouve des professionnels de santé, des enseignants, des chercheurs, des entrepreneurs, des fonctionnaires et des représentants de la société civile. La liste met en avant un équilibre entre expérience et renouvellement, avec des colistiers âgés de 24 ans pour les plus jeunes. Agnès Martin, en deuxième position, insiste sur la volonté de bâtir « une ville attractive, dynamique, plus juste et solidaire ». Le candidat assure vouloir dépasser les clivages traditionnels pour proposer un projet strictement local, sans interférence avec les débats nationaux.
Un socle programmatique construit dans la durée
Les principaux membres de l’équipe travaillent ensemble depuis plusieurs années. Ce noyau dur affirme avoir mûri un programme de plus de 100 propositions, issues notamment des « Conversations bisontines », des rencontres thématiques organisées avec les habitants.
Parmi les projets phares avancés figure l’aménagement du site de l’hôpital Saint-Jacques, avec la création d’un auditorium à vocation musicale, culturelle et scientifique. Une orientation qui traduit la volonté de renforcer le rayonnement culturel de la capitale comtoise.
Un positionnement politique assumé au centre
Investi par le parti Horizons, Éric Delabrousse bénéficie du soutien d’Édouard Philippe. Sa colistière Agnès Martin représente Renaissance. La liste reçoit également l’appui du Parti radical et intègre des personnalités divers gauche ainsi que des figures issues du monde culturel et associatif, comme l’artiste Kim Nezzar.
Ce rassemblement hétéroclite revendique une ligne centrale, tournée vers la gestion et l’efficacité plutôt que vers l’affrontement idéologique. Reste à savoir si cette stratégie d’ouverture permettra au candidat de s’imposer dans un paysage politique bisontin déjà bien structuré.


À quelques jours du scrutin, la maire sortante Anne Vignot poursuit la présentation de son projet. Après avoir détaillé les axes « vivante » et « juste », elle a dévoilé le troisième pilier de son programme : une ville « humaine ». Entourée de Pascale Billerey, Patrick Bontemps, Anthony Poulin, Anne Benedetto et André Terzo, elle a structuré son propos autour de quatre thématiques majeures : sécurité, sport, culture et urbanisme.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Une vision globale : « vivante, juste et humaine »
Publié en ligne et présenté comme évolutif, le programme s’inscrit dans une approche territoriale intégrant Besançon et le Grand Besançon, où se décident nombre de politiques structurantes. La philosophie affichée : renforcer l’attractivité et la qualité de vie pour permettre aux habitants de « naître, grandir et vieillir » sur le territoire. La dimension « vivante » englobe économie, culture et sport, mais aussi biodiversité et objectifs climatiques. La « justice » irrigue l’ensemble des politiques publiques. Quant à la dimension « humaine », elle entend placer l’intervention de proximité, la lutte contre les discriminations et la justice sociale au cœur de l’action municipale.
Sécurité : priorité à la présence humaine
Sur la sécurité, Anne Vignot défend une ligne articulée autour de « prévention, contrôle et répression », avec un accent mis sur la proximité. La majorité sortante souhaite renforcer les médiateurs de rue et développer des forums de tranquillité publique associant habitants et institutions. La ville dispose aujourd’hui de 285 caméras. Sans exclure des installations ciblées, l’exécutif rejette l’idée d’une augmentation massive du dispositif, estimant que la vidéoprotection « peut aider » mais ne constitue pas, à elle seule, une réponse aux incivilités. L’armement accru de la police municipale et un doublement massif des effectifs ne figurent pas dans les priorités avancées. Parmi les engagements : lutter contre les addictions (alcool, stupéfiants, protoxyde d’azote), avec l’implantation expérimentale d’une halte soins santé mobile, agir contre l’insécurité routière — trottinettes, excès de vitesse, nuisances sonores — et concrétiser l’installation d’un commissariat à Planoise, avec des moyens adaptés.
Éducation et solidarités : une « ville éducatrice »
La municipalité revendique le label de « ville éducatrice », avec une attention portée à tous les âges. Parmi les propositions : augmentation des places en crèche et en restauration scolaire, tarification sociale renforcée avec un repas à 0,50 € pour les familles les plus précaires, et expérimentation d’un goûter équilibré, en lien avec des producteurs locaux, durant le temps périscolaire. La création d’une résidence autonomie à Grette-Brulard et d’une Maison des seniors et des aidants vise à répondre au vieillissement de la population. Un « statut de parent solo » est également envisagé pour faciliter l’accès aux dispositifs municipaux des familles monoparentales.
Sport : inclusion et rayonnement
La pratique sportive est présentée comme un levier d’inclusion et de santé publique. Les effectifs licenciés sont passés de 18 500 en 2019 à 22 500 en 2025, selon la municipalité. Au programme : nouvel équipement multisport à Montrapon, avec la création d’un vélodrome, terrain de football à Planoise, aménagement des berges du Doubs, développement du sport-santé et soutien au sport féminin. La ville entend également accompagner les clubs dans la recherche de mécénat et développer le mentorat pour les jeunes talents.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Culture : maillage et accès pour tous
Avec plus de 3 000 associations, Besançon revendique un tissu culturel dense. La future grande bibliothèque est appelée à rayonner à l’échelle intercommunale. Une carte d’accès aux médiathèques sera automatiquement distribuée aux élèves entrant en CP. La rénovation du Kursaal se poursuit, tout comme la structuration de la friche culturelle des Prés de Vaux. L’objectif étant de décentraliser les événements culturels dans tous les quartiers et renforcer les liens entre écoles, musées et maisons de quartier.
Urbanisme : cap sur 2050
Enfin, la déclinaison urbaine du programme projette la ville à l’horizon 2050. Adaptation climatique, production de 3 000 logements en dix ans, désimperméabilisation des sols et développement de quartiers comme Saint-Jacques, Grette-Brulard ou les Vaites structurent la feuille de route. La rénovation de Planoise se poursuivra, tout comme les projets à l’est de la ville. L’objectif : concilier transition écologique, mixité sociale et attractivité résidentielle.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Une majorité rassemblée autour d’un cap
En présentant ce troisième axe, Anne Vignot et son équipe entendent défendre un bilan et une méthode : proximité, coopération et vision de long terme. Face à une opposition qui place la sécurité au cœur du débat, la maire sortante assume une approche qu’elle qualifie d’« équilibrée », conjuguant fermeté, prévention et justice sociale.
En choisissant Battant pour sa conférence de presse, le candidat aux municipales Ludovic Fagaut a donné le ton : la sécurité sera le marqueur central de sa campagne, dénonçant « six ans de laxisme » et promettant un « pacte de sécurité urbaine » fondé sur la tolérance zéro.
Un diagnostic alarmant
Le candidat et son équipe évoquent une hausse marquée des faits d’insécurité entre 2023 et 2024, avec une concentration à Planoise et à Battant. Exemples cités : coups de feu, agressions, troubles à l’ordre public (+104 % selon leurs chiffres), et un total de 3 573 faits enregistrés en 2024 contre 1 748 l’année précédente. Battant, quartier « vivant mais martyrisé », concentrerait 21 % des faits pour 3 % de la population, quand Planoise (15 % des habitants) en regrouperait près de la moitié. Des données qui nourrissent la volonté d’un « changement de doctrine ».
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un hôtel de police municipale en cœur de ville
Pièce maîtresse du programme : la création d’un hôtel de police municipale au cœur de ville, secteur Arsenal/Saint-Jacques. Objectif : visibilité, centralité et rapidité d’intervention. Le projet comprend : un Centre de supervision urbain (CSU) modernisé et opérationnel 24h/24, un accueil du public, des salles pour les brigades, une armurerie adaptée, des parkings sécurisés et une salle de crise. À l’appui, un conseiller expérimenté, Jean-Pascal Reyes, un ancien commandant de police, qui juge l’actuel CSU (27 m², datant de 2013) « obsolète » et inadapté aux ambitions affichées.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Effectifs doublés et armement létal
Le candidat veut faire passer les effectifs de 45 à 100 policiers municipaux d’ici la fin du mandat. Extension des horaires, présence nocturne accrue et « stratégie de saturation » du territoire en complémentarité avec la Police nationale. Autre point fort – et polémique – : l’armement létal des fonctionnaires. « Les policiers municipaux font face aux mêmes menaces que leurs collègues nationaux », avance Ludovic Fagaut, invoquant une nécessaire « égalité des armes ». Il promet une formation renforcée et une doctrine claire pour éviter toute dérive. « La protection des agents et des habitants prime » précise M. Reyes.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vidéoprotection et nouvelles brigades
Le programme prévoit le doublement du parc de caméras, pour atteindre environ 400 dispositifs, reliés à un CSU. S’y ajouteraient une brigade canine municipale (en journée), des bornes d’appel d’urgence connectées au CSU, des patrouilles mixtes police municipale / nationale et des arrêtés municipaux ciblés (alcoolisation sur la voie publique, attroupements, mendicité avec chiens).
Prévention et justice sociale
Si le ton est ferme, le candidat revendique aussi un volet préventif : relance du Conseil des droits et devoirs des familles, contrats d’accompagnement de 6 à 12 mois et coordination avec l’Éducation nationale, bailleurs et associations. « La sécurité est aussi une justice sociale », insiste M. Reyes.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Transports et proximité
Le programme inclut également la création d’une brigade de sûreté des transports, en appui aux contrôleurs, et le retour d’une police de proximité par îlots. L’objectif : restaurer la visibilité policière et rassurer les usagers.
Une ligne claire : « maire de l’ordre retrouvé »
En filigrane, la stratégie est assumée : faire de la sécurité le thème structurant de la campagne bisontine. Centralité de l’infrastructure, montée en puissance des effectifs, armement, vidéoprotection, coopération renforcée : le candidat propose un changement de braquet net.
La liste « Besançon vivante, juste et humaine » conduite par Anne Vignot annonce avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. En cause : la diffusion du magazine Le Journal du Marais n°35, édité par le syndicat mixte de protection du Marais de Saône et contenant un éditorial de Ludovic Fagaut, également candidat aux municipales. Le tirage aurait été multiplié par trois et élargi à Besançon en période électorale. La liste évoque un possible « don prohibé » au regard du code électoral.
À quelques semaines des municipales, l’Association Vélo Besançon, avec Alternatiba et les Manivelles, dresse un bilan contrasté de la politique cyclable menée par la majorité. Si les collectifs admettent que la pratique progresse fortement, que le budget a quadruplé et plus de 400 kilomètres d’aménagements existent désormais dans le Grand Besançon, ils constatent que des discontinuités et des points noirs persistent, comme rue de Belfort. Les associations appellent à faire plus pour le vélo. Elles donnent rendez-vous aux cyclistes samedi 28 février à 14h30 sur le pont de la République pour une photo symbolique.
La commission spécialisée interne du Parti socialiste a prononcé en première instance une exclusion provisoire à l’encontre du Bisontin Jean-Sébastien Leuba, premier fédéral du PS dans le Doubs et numéro deux sur la liste d’Anne Vignot aux municipales, décision aussitôt contestée par l’intéressé via un recours suspensif, conformément aux statuts du parti.
Ce dernier affirme que les accusations s’inscrivent dans un contexte de tensions internes, après avoir signalé de supposées irrégularités au sein de la fédération du Parti Socialiste du Doubs. Il indique vouloir profiter de la procédure d’appel pour rendre publics les éléments de sa défense et contester les conditions de la décision.
Dans l’attente de l’examen du recours, il se dit toujours engagé au sein du PS et maintient son soutien à la liste conduite par Anne Vignot à Besançon. Il assure qu’il démissionnerait de ses fonctions municipales si la sanction était confirmée, tout en appelant au rassemblement de la gauche et des écologistes.
A Besançon, Jean-Sébastien Leuba, premier fédéral du PS dans le Doubs et numéro deux sur la liste d’Anne Vignot aux municipales, a été exclu du Parti socialiste pour « comportements dénigrants » après une enquête interne. Il a déposé un recours. Anne Vignot rappelle que « le droit au recours et la présomption d’innocence doivent être préservés » et précise que s’il est confirmé, il s’est engagé à démissionner.