C’est un projet qui suscite de vives réactions sur le 1er plateau du Doubs. Depuis deux ans maintenant, la commune de Nancray, en partenariat avec Opale Energies Naturelles, basée à Fontain, réfléchit à l’implantation de trois éoliennes de 200 mètres en bout de pale en forêt communal, permettant ainsi d’alimenter 12.600 personnes en électricité.
Concrètement, cette nouvelle énergie prévoit de desservir le poste électrique des Prés de Vaux, qui fournit déjà de l’électricité à une partie du Grand Besançon. Pour Vincent Fietier, l’installation de ces éoliennes répond aux enjeux du moment. A savoir, à l’indépendance énergétique du pays, à la lutte contre le réchauffement climatique et à la perception d’une nouvelle ressource financière, indispensable en cette période compliquée pour les collectivités publiques.
« En toute transparence »
Pour l’heure, l’initiative n’en est qu’à l’étape de projet. Le dernier mot, concernant sa faisabilité, reviendra au Préfet du Doubs. Son implantation définitive n’a pas encore été statuée précisément. Seule certitude, les mâts seront implantés en forêt communale, sur un espace de 1 hectare, que le promoteur s’engage à compenser à hauteur du double de l’emprise au minimum. A l’idéal, les éoliennes pourraient être mises en service durant l’année 2026, avec un premier coup de pelle à la fin de l’année 2024. Plusieurs étapes sont encore à franchir. D’autres études devront être menées. Le Maire et le conseil municipal veulent avoir en leur possession toutes les données nécessaires pour prendre une décision rationnelle. Un mât a été installé au village pour mesurer la force du vent. Une campagne acoustique sera menée, avec l’installation d’un sonomètre sur différents points d’écoute. Des expertises environnementales sont en cours. Autant d’informations qui viendront compléter le schéma d’implantation définitif en fin d’année, les études d’impact et l’enquête publique. Le dossier final devrait être déposé en juin prochain en péfecture. La réponse de l’état pourrait arriver 18 mois plus tard.

Un projet éolien participatif
La commune de Nancray compte sur 86.000 euros de recettes annuelles. Son objectif est d’inscrire ce projet localement en créant une société de projet et associer les communes limitrophes et les particuliers dans cette aventure. Ils détiendraient ainsi des parts, qui leur rapporteraient de l’argent, grâce à la vente de l’énergie. L’idée étant que 40% du parc éolien appartienne au territoire. Vincent Fietier tient à rappeler qu’aucun risque n’a été pris. Ce dernier étant limité à 2000 euros pour sa collectivité.
Une nouvelle mobilisation
Le Maire de la commune dénonce la virulence avec laquelle les opposants manifestent leur mécontentement. Pourtant, il estime que tout a été mis en œuvre pour rassurer la population. Une nouvelle manifestation se tiendra ce samedi après-midi dans les rues du village.
L'interview de la rédaction / Coralie Vaillant, chef de projets, et Vincent Fitier, maire de Nancray, sont au micro de la rédaction.
Alors que le syndicat mixte du Marais de Saône et du bassin versant de la source d’Arcier s’apprête à renouveler son plan de gestion, celui qui fixera les enjeux et les projets liés à la préservation de l’eau et de la biodiversité sur ce territoire pour la période 2022/2030, il organise une réunion publique le mercredi 12 octobre, à 20h, à la salle socio-culturelle de Morre.
A cette occasion, Ludovic Fagaut et son comité, composé d’élus, de partenaires techniques et institutionnels et des techniciens de la structure feront le point sur les travaux qui ont été précédemment réalisés et ceux qui arriveront pour poursuivre la mission de préservation de cette zone humide de 8 km2, située sur le versant de la source d’Arcier, qui alimente , à hauteur de 45%, la ville de Besançon en eau potable.
Le Syndicat évolue
Depuis le 1er janvier 2020, le syndicat s’étend sur 14 communes. Dernièrement, pour des raisons liées à leur situation géographique, et dans un esprit de pertinence territoriale, les villages de Bouclans et Naisey-les-Granges, localisés sur le secteur de la Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs, ont rejoint le syndicat grand bisontin. Grâce à un budget annuel de 370.000 euros, 150.000 euros sont investis pour financer des opérations concrètes pour la restauration et la conservation de ces espaces précieux en cette période où la préservation de l’eau est un véritable enjeu.
L'interview de la rédaction / Ludovic Fagaut
Sur son compte Twitter, Annie Genevard, la députée LR du Doubs, a réagi aux propos tenus par sa consœur de la NUPES Danièle Obono sur ce même réseau social. Dénonçant « ceux qui instrumentalisent la lutte des femmes en Iran », elle les avait invités à « manger leurs morts ». Un écrit qui a suscité de nombreuses réactions. Madame Genevard a réagi promptement, en se contentant d’un cinglant « indigne ».
Les Sénateurs du Doubs, Jean-François Longeot et Annick Jacquemet ont saisi François Braun, le ministre de la santé et de la prévention concernant « la problématique de la prise en charge des patients en cas de mouvement de grève au bloc opératoire ainsi que du manque de services d’urgences dentaires constaté dans le Doubs ».
Cette décision fait suite à l’interpellation d’un Bisontin qui a connu deux expériences malencontreuses. Les deux parlementaires demandent « la mise en place d’une politique de financement des services d’urgences hospitalières pérenne et durable qui garantisse un accès aux soins à tous les citoyens ».
Les élus de la Communauté de Communes de Grand Besançon Métropole se réunissent ce lundi, en fin d’après-midi, pour un nouveau conseil communautaire. Parmi les dossiers abordés : le budget 2022 et la décision modificative N°2, la réalisation de nouvelles voies cyclables sur le territoire bisontin, et notamment sur l’axe cyclable est, le rapport 2021 des lignes périurbaines du réseau Ginko et le projet de reconstruction de la station d’épuration de Mamirolle ; avec la signature d’une convention de subvention avec le Conseil Régional.
Dans un communiqué de presse, les élus du Groupe Génération·s, Social, Ecologie, Démocratie du conseil municipal de Besançon « appuient la proposition d’Anne Vignot sur la légalisation du cannabis ». Selon Kevin Bertagnoli et son équipe : « la légalisation est le meilleur moyen d’anéantir le trafic et ruiner les trafiquants en coupant leur principale source de financement », « c’est un moyen de protéger nos enfants en contrôlant l’âge des clients et les produits consommés » et « permettre le redéploiement des moyens humains et matériels dédiés à la lutte anti-drogue et aux autres enjeux de tranquillité publique.
La Situation est inquiétante. La facture énergétique pèse lourd dans le budget de la ville de Besançon. Pour l’année 2023, elle va doubler par rapport à l’année précédente. Passant de 6,7 millions d’euros à 12 millions d’euros. Pour le prochain exercice comptable, la collectivité doit trouver huit millions d’euros pour équilibrer son budget. Pour l’heure, une économie de seulement deux millions d’euros est possible. Il reste encore six autres millions à trouver. Pas facile, lorsque l’on sait que l’état soumet, depuis plusieurs années déjà, les collectivités à faire d’importantes économies. Lorsque Bruno Le Maire, le Ministre de l’économie déclare ce matin que « la France est à l’euro près », Anthony Poulin lui rétorque que « les collectivités sont au centime près ».
Conserver la qualité de service public
C’est la mission que s’est fixée la Ville de Besançon. Elle souhaite conserver la qualité de service public actuelle, et ne pas procéder à des fermetures qui seraient néfastes pour la population locale. La priorité pour la ville est l’éducation, l’accompagnement des familles et des enfants et le vivre ensemble. A plus au moins long terme, Anne Vignot, la maire bisontine, craint « une crise d’ampleur ». « Le nombre de personnes sollicitant l’aide du CCAS explose » explique-t-elle.
Des premières mesures qui pourraient en appeler d’autres
Quelques mesures sont d’ores et déjà annoncées pour faire des économies, mais elles ne permettront pas de trouver les ressources nécessaires dont la cité a besoin. Tout en demandant à l’état que les collectivités locales bénéficient du bouclier énergétique, il est prévu de réduire de 2° la température dans les bâtiments publics, de 1° l’eau des deux piscines municipales couvertes et de modifier l’éclairage de certains bâtiments en changeant les ampoules actuelles par des leds. En parallèle, la Ville aimerait poursuivre les chantiers de rénovation énergétique lancés depuis le début du mandat, et qui lui ont permis de réaliser de nettes économies. Plusieurs milliers d’euros ont été économisés grâce aux chantiers entrepris dans les quatre gymnases. L’ambition est également de poursuivre le plan de rénovation thermique dans les écoles bisontines. A moins que le contexte économique exige de nouvelles restrictions.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Isabelle Lonvis-Rome, Ministre déléguée auprès de la Première Ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances, sera à Besançon ce vendredi 23 septembre. Ce déplacement porte sur la thématique « violences faites aux femmes – égalité économique et professionnelle ».
Son arrivée, prévue à 9h30, débutera par la visite d’un accueil d’urgence des femmes victimes de violences. Elle se poursuivra par la visite d’un centre d’hébergement d’hommes auteurs de violences, d’une entreprise à Autechaux et du campus des métiers et qualifications à Besançon.
A Levier, malgré l’augmentation attendue de la facture énergétique, Marc Saulnier, le Maire, et son équipe municipale continuent les investissements et les projets. Equipements sportifs, santé, éducation, conservation du patrimoine et protection de l’environnement sont au cœur des décisions. Plein Air fait le point.
La salle des sports. Après l’installation d’un terrain multisport et la création d’un nouveau terrain de football, les élus investissent dans la réhabilitation de la salle des sports. Le projet se décline en des travaux d’isolation et d’extension pour y accueillir de nouveaux vestiaires et des lieux de vie pour le monde associatif.
La petite enfance. Cette compétence est encore gérée par la commune. Ainsi, la collectivité travaille sur la réhabilitation de l’actuel accueil périscolaire, qui sera menée en parallèle de l’agrandissement de l’école Pergaud, un projet de la Communauté de Communes Altitude 800. En parallèle de ces dossiers, les élus levitiens réfléchissent également à l’implantation d’une micro crèche sur ce même site. Le projet périscolaire pourrait être une réalité en 2024.
La station d’épuration et le réseau d’assainissement. La remise aux normes de la station d’épuration est devenue une nécessité. D’autant plus que la commune de Levier se situe sur le bassin versant de la Loue. Un maître d’œuvre travaille d’ores et déjà sur ce chantier, dont le montant est estimé à 3,5 millions d’euros. En parallèle, les réseaux d’assainissement sont revus. 5 millions d’euros sont consentis pour contribuer à la préservation des milieux naturels et lutter contre la vétusté des installations.
La deuxième tranche des travaux d’aménagement du bourg. Elle concerne, cette fois-ci, le secteur de l’église. L’objectif étant de renaturer l’endroit. Les premières interventions sont prévues dans le courant de l’année prochaine.
Les aînés. Différents projets sont dans les cartons. Une réflexion est menée pour créer un projet autour de l’intergénération dans l’ancien Ehpad que la commune a acheté. Les réflexions sont en cours avec la société Néolia. En parallèle, les élus réfléchissent à la transformation du presbytère en un accueil de jour pour les personnes âgées, autonomes ou pas. Une infrastructure pour venir soulager les aidants, qui accompagnent sans relâche leurs proches au quotidien. La collectivité attend toujours l’aval de l’ARS et du Conseil Départemental pour avancer sur ce point.
Limiter les dépenses énergétiques. Grâce à une gestion pluriannuelle des finances de la commune, l’équipe actuelle met tout en œuvre pour gérer le plus pertinemment possible les budgets et les dépenses d’investissement et de fonctionnement qui y sont liés. La rénovation en cours du réseau d’assainissement en est une preuve indéniable. Depuis, deux ans, l’éclairage de nuit est coupé entre 23h et 5h du matin. Par ailleurs, un projet d’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit des bâtiments communaux est en pleine réflexion. L’objectif étant de chauffer ces structures et revendre l’énergie produite.
Composée d’une vingtaine de villages, la communauté de communes Altitude 800, implantée à Levier, ne manque pas de projets pour le bien vivre de ses habitants. La rédaction a fait le point avec Claude Courvoisier, son président.
Le PLUI. Comme de nombreux territoires du Doubs et du Jura, la collectivité doit poser une vraie réflexion pour son développement. Trouver du terrain à bâtir n’est pas chose facile. Pourtant les besoins sont bien réels. Pour l’élu du Haut-Doubs, les collectivités doivent « revoir leur façon de penser l’habitat ». D’ici 20 ans, ce territoire du Haut-Doubs devra être en capacité de proposer 900 nouveaux logements. D’un point de vue économique, cela passe notamment par les besoins de s’agrandir d’une scierie locale, du circuit de l’enclos et de la zone artisanale « champ Begaud ».
Une nouvelle maison de santé. Ce mardi après-midi, sera inaugurée la nouvelle maison de santé du Val d’Usiers à Goux les Usiers. L’établissement devrait ouvrir ses portes au public le 3 octobre prochain. Ce projet avait été refusé par l’ancienne présidence de la collectivité locale, mais la commune avait souhaité le poursuivre. Les professionnels de la santé et les élus du secteur croient en ce lieu et cette organisation des soins. Le territoire de la Communauté de Communes Altitude 800 compte désormais deux maisons de santé. La première a vu le jour il y a une quinzaine d’années à Levier.
La réhabilitation de la gendarmerie de Levier. Les travaux sont désormais bien avancés. L’inauguration des lieux devrait avoir lieu en octobre prochain. Il a été procédé à l’isolation thermique de la gendarmerie et des cinq appartements, la sécurité de l’endroit et les abords.
Une école inclusive à Villeneuve d’Amont. C’est un beau projet qui se dessine. Les élus ont lancé un projet d’école inclusive qui associera les enfants de l’IME et ceux du RPI. Des lieux de rencontre ont été identifiés et permettront aux enfants en situation de handicap et valides de se rencontrer. Ils le feront à la récréation et durant les temps périscolaires. La crise sanitaire a retardé le projet qui pourrait être une réalité à la rentrée prochaine ou en début d’année 2024.
L’école Pergaud. A Levier, l’école Pergaud a besoin d’espace. Pour l’heure, le projet est à l’étude. Les élus opteraient néanmoins pour un agrandissement de l’existant. La question de l’accueil périscolaire est également posée. La commune de Levier est également associée à la réflexion.
Le tourisme. Qu’adviendra-t-il du site du Rondé, dont la CCA 800 est propriétaire de la maison forestière et d’une petite parcelle de terrain ? Ce projet s’inscrit dans un projet de réhabilitation de la route des sapins. La collectivité y travaille avec l’ONF et un cabinet d’études. La question est posée. La population a également été interrogée, notamment lors d’un goûter participatif et un sondage. Plusieurs projets, dont une ferme pédagogique, ont été recensés. Rien n’est encore tranché. La réflexion se poursuit.
Réhabilitation de la voie du tacot. Rappelons que cet itinéraire relie Andelot-en-Montagne à Pontarlier. 28 kilomètres concernent le territoire de la CCA 800. Ses élus ambitionnent de la transformer en voie verte sur un parcours allant d’Arc-Sous-Montenot au Val d’Usiers, en passant par Villers-sous-Chalamont, Villeneuve d’Amont, Levier, Chapelle d’Huin. Une initiative identique a déjà vu le jour entre Arc-et-Senans et Salins-les-Bains. Elle pourrait se poursuivre également dans le secteur pontissalien.