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À l'appel de l'intersyndicale FSU, CGT Éduc'action et Sud Éducation, les assistants d'éducation (AED) se sont fortement mobilisés ce jeudi 2 juin pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail et une meilleure reconnaissance de leurs missions. Selon les organisations syndicales, près d'un quart des vies scolaires seraient fermées en France alors que la campagne de renouvellement des contrats est en cours.

Dans l'académie, plusieurs établissements ont été touchés par le mouvement. La vie scolaire était notamment à l'arrêt au collège Malraux de Pontarlier et au collège Stendhal de Besançon, tandis que le collège Camus fonctionnait de manière perturbée. Au lycée Pergaud, les internats des classes de seconde et de première sont restés fermés. Les syndicats rappellent le rôle essentiel des AED dans le fonctionnement quotidien des établissements et appellent l'Éducation nationale à renforcer les moyens consacrés à ces personnels.

Le Palais des Sports de Besançon a accueilli une nouvelle édition du Cybertech Comtois. Un rendez-vous devenu incontournable pour les collégiens de troisième qui viennent présenter les robots conçus tout au long de l'année dans le cadre de leurs cours de technologie. Derrière la compétition, l'objectif est avant tout pédagogique.

Une année de travail récompensée

Près de 300 robots étaient réunis pour cette nouvelle édition du Cybertech Comtois. Les élèves participants ont consacré plusieurs mois à la conception, à la fabrication et à la programmation de leurs machines. « Les élèves travaillent toute l'année pendant les cours de technologie sur ces robots et viennent conclure leur travail au Palais des Sports », explique Patrick Mercier, professeur de technologie au collège Edgar-Faure de Valdahon et responsable de l'organisation de l'événement. Le concours est porté par l'association Cybertech Comtois et mobilise essentiellement des élèves de troisième issus de nombreux collèges de la région.

Apprendre en réalisant un projet concret

Au-delà de l'aspect ludique, l'événement constitue un véritable outil pédagogique. Les élèves doivent imaginer, construire, programmer et tester un robot capable de répondre à différents défis. Une démarche qui leur permet de mobiliser l'ensemble des compétences abordées dans le programme de technologie. « Ils réalisent une fabrication qui a un usage concret. Ils apprennent aussi à travailler en équipe et nous balayons toutes les compétences du programme de troisième », souligne l’enseignant.  Le projet permet également aux élèves de découvrir des domaines parfois méconnus comme la robotique, l'informatique ou encore la programmation.

Le reportage de la rédaction : Patrick Mercier, enseignant au collège de Valdahon et président de l'association Cybertech Comtois, l'organisateur de l'évènement 

Des défis pour départager les robots

La compétition s'articule autour de quatre épreuves principales : la vitesse, le vadrouilleur, le biathlon et le sumo. Les robots sont évalués sur leurs performances mais également sur d'autres critères comme le design, la programmation ou encore le développement durable. Au total, treize trophées sont décernés. « Les élèves montrent leurs compétences à travers différents défis et différentes récompenses », précise l'organisateur.

Entre créativité et innovation

Les projets présentés témoignent de l'imagination des collégiens. Tom et son équipe du collège Victor Considérant de Salins-les-Bains ont ainsi conçu un robot sur le thème du littoral avec sable, papier mâché, coquillages récupérés et petites tortues fabriquées à la main. « On a créé une vague en papier mâché, une balançoire avec de la ficelle récupérée et des branches trouvées dehors », explique le jeune collégien. Son robot devra franchir plusieurs obstacles, dont un pont qu'il redoute particulièrement. « Le pont sera sans doute le plus difficile », confie-t-il avant le début des épreuves.

Le reportage de la rédaction : Tom et Raphaëlle du collège Victor Considérant de Salins-les-Bains 

 

Le défi du codage

Pour d'autres élèves, la difficulté principale réside dans la programmation. Certains ont également participé à la création des dispositifs de chronométrage permettant de mesurer les performances des robots. « Le codage était compliqué, on se trompait souvent », reconnaît Léa, scolarisé au collège Diderot à Besançon. Trois séances de deux heures ont notamment été nécessaires pour mettre au point un système capable de détecter automatiquement le passage des robots.

Une expérience humaine avant tout

Pour Didiane et Gabriel, du collège Grenier de Pontarlier, cette aventure a permis d'acquérir de nouvelles compétences tout en partageant une expérience collective. « On a appris la programmation et la construction du châssis », explique l'un des élèves. « On a aussi vécu de bons moments ensemble. C'était un vrai moment de partage entre collégiens », ajoute son camarade. Même si quelques problèmes techniques subsistaient encore au moment de la compétition, les deux jeunes se montraient confiants avant les épreuves.

Le reportage de la rédaction : Didiane et Gabriel du collège Philippe Grenier de Pontarlier 

Une ouverture vers les métiers de demain

À travers Cybertech Comtois, les organisateurs espèrent également susciter des vocations. Dans un domaine où filles et garçons participent à parts égales, la robotique devient un moyen concret de découvrir les sciences, le numérique et l'ingénierie. Pour beaucoup de collégiens, cette journée constitue l'aboutissement de plusieurs mois de travail mais aussi une première immersion dans les technologies qui façonneront leur avenir.

Le département du Doubs a été retenu par le ministère de l’Éducation nationale pour participer à une expérimentation nationale sur la démographie scolaire et l’organisation de la carte scolaire. Dans un communiqué, le sénateur du Doubs salue cette décision, rappelant avoir alerté à plusieurs reprises le Gouvernement sur les conséquences de la baisse démographique dans les écoles rurales.

Cette nouvelle méthode de travail doit permettre une concertation entre élus locaux, services de l’État et acteurs du territoire afin d’anticiper les évolutions à venir et préserver un service public d’éducation de proximité. Le parlementaire affirme rester vigilant quant aux suites concrètes qui seront données à cette démarche.

 

Le lycée Louis Pergaud, à Besançon, vient d’inaugurer les bâtiments rénovés de son internat « Margot ». Financée à hauteur de près de 14 millions d’euros par la Région, avec un cofinancement de l’État de 1,5 million d’euros dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir, cette restructuration permet désormais d’accueillir 420 internes dans des locaux modernisés et repensés pour le confort et le travail des élèves. Le projet intègre également des objectifs environnementaux, avec l’utilisation de matériaux biosourcés et le déploiement de panneaux solaires. Avec plus de 2.000 élèves et étudiants, le lycée Louis Pergaud figure parmi les établissements les plus importants et attractifs de l’agglomération bisontine.

Depuis la rentrée dernière, la cité scolaire du Pré Saint-Sauveur à Saint-Claude accueille  la première classe spécialisée « réseaux électriques » du Jura. Cette initiative, menée en partenariat avec Enedis, s’inscrit dans le programme des écoles des réseaux pour la transition énergétique et répond aux enjeux majeurs de souveraineté énergétique et de décarbonation des territoires.

Intégrée au baccalauréat professionnel MELEC, cette formation permettra aux élèves de découvrir concrètement les métiers des réseaux électriques grâce à une alternance entre enseignements au lycée et immersion en entreprise. Quatre élèves composent cette première promotion, accompagnée par les acteurs de la filière afin de favoriser leur insertion professionnelle et développer les compétences indispensables à la transition énergétique.

Jusqu’au 3 mai se tient la Semaine européenne de la vaccination, destinée à rappeler l’importance de se protéger contre les maladies infectieuses. Cette année, l’accent est mis sur les adolescents et les jeunes adultes. En Bourgogne-Franche-Comté, une campagne gratuite est déployée pour la troisième année consécutive dans plus de 330 collèges. Les élèves peuvent notamment se faire vacciner contre les papillomavirus humains (HPV) ainsi que contre les infections invasives à méningocoques ACWY.

 

Le Comité social d’administration spécial départemental (CSASD) consacré à la carte scolaire du premier degré s’est tenu ce mercredi. « Une réunion marquée par des arbitrages difficiles et des inquiétudes persistantes sur l’avenir des écoles du Doubs » explique le syndicat UNSA Education.

21 postes supprimés, une réorganisation d’ampleur

À la rentrée 2026, le département du Doubs devra rendre 21 postes dans le premier degré, une décision qui se traduit concrètement par une profonde recomposition du maillage scolaire. On notera notamment la fermeture de 72 classes (après annulation de 37 projets initiaux), pour 27 ouvertures.  Parmi les mesures actées figurent également une fermeture d’école à Laviron et plusieurs fusions d’établissements, notamment à Osselle-Routelle, Roset-Fluans et Maîche.

Des fermetures nombreuses malgré des ajustements

Le projet initial, jugé particulièrement sévère, a été partiellement revu après échanges avec les organisations syndicales. 37 fermetures ont ainsi été annulées, ramenant leur nombre à 72. De nombreuses écoles du territoire sont concernées, notamment à Besançon, dans les secteurs ruraux et dans le pays de Montbéliard.

Liste des écoles concernées par des fermetures de postes

Secteur de Besançon (B1, B3, B7, B8)

  • Île de France, Bourgogne, Champagne, Fourier, Artois, Picardie, Saint-Exupéry
  • Paul Bert, Saint-Claude, Jean Zay, Marchaux-Chaudefontaine
  • Granvelle, Pauline Kergomard, Bregille Plateau, Chaprais, Fanart, Jean Boichard
  • Rivotte, Helvétie, Plateau de Tarcenay

Secteur Saône – Valdahon (B2)

  • Jacques Dubois (Saône), Saint-Exupéry (Valdahon), Fontain, Gonsans

Secteur périphérique (B4)

  • Bellevue (Châtillon-le-Duc), Camille Picard (Moncey), Denise Arnoux (Chemaudin et Vaux), Les Petites Plumes (Lavernay), Groupe scolaire de la Lanterne (Pouilley-les-Vignes)

Secteur Morteau / Haut-Doubs (Mo)

  • Centre (Morteau), Jules Vermot-Gaud (Montlebon), Centre (Villers-le-Lac), Azelvandre (Frambouhans), Bonnétage, Les Gras

Secteur Montbéliard (M1 à M4)

  • Bavans, Mesandans, Sainte-Marie, Sainte-Suzanne, Saint-Maurice Colombier
  • Les Halles (Pont-de-Roide), Petit Chênois, Debussy, Combe aux Biches (Montbéliard)
  • Breuil (Mandeure), Pierrefontaine-les-Blamont, Les Vergers (Audincourt), Donzelot (Valentigney), Berne (Seloncourt)
  • Frédéric Bataille et Pierre Curie (Grand-Charmont), Nelson Mandela (Béthoncourt), Dampierre-les-Bois

Secteur Pontarlier (P)

  • École des Pareuses (Pontarlier)

Fermetures d’école et fusions

  • Fermeture d’école : Laviron
  • Fusions :
    • Osselle-Routelle / Roset-Fluans
    • Goux-les-Usiers / Sombacour
    • Maîche (maternelle et élémentaire regroupées)

Ouvertures de classes

Parallèlement, 16 ouvertures de classes ont été confirmées, notamment dans les écoles suivantes :

  • Île de France (Besançon)
  • Mélibée (Épenoy)
  • Nelson Mandela (Roset-Fluans)
  • René Roussey (Saint-Vit)
  • Charnay
  • Rougemont, Colombier-Fontaine, Sancey, Bavans
  • Jacques Prévert (Audincourt)
  • Rondelet (Fesches-le-Châtel)
  • Bannans, Métabief, Doubs, Les Hôpitaux-Neufs, Charles Péguy (Pontarlier)

L’UNSA Éducation s’abstient et appelle à revoir les règles

Dans ce contexte, l’UNSA Éducation a choisi de s’abstenir lors du vote, tout en saluant certains engagements de l’Inspecteur d’académie. Le syndicat plaide pour un plafonnement à 24 élèves par classe et ne prise en compte de tous les élèves, y compris les moins de 3 ans et ceux en dispositifs spécifiques. Selon le syndicat, l’administration s’est engagée à réexaminer la situation de 39 écoles et à engager une réflexion sur les seuils.

Des réalités de terrain mises en avant

Pour les représentants syndicaux, les décisions doivent mieux intégrer les enjeux de ruralité, les difficultés sociales et scolaires en milieu urbain et les besoins liés à l’inclusion et au handicap Par ailleurs, les suppressions de postes font craindre une augmentation des effectifs par classe, une dégradation des conditions d’apprentissage et une fragilisation de l’accompagnement des élèves. « Dans le second degré, la baisse des moyens annonce également des tensions importantes » selon le syndicat.

Des ajustements attendus

« Des évolutions restent possibles lors des phases d’ajustement de juin et septembre explique UNSA Education. Et de compléter : « l’inspecteur d’académie a assuré une vigilance particulière sur certaines situations ».  La carte scolaire 2026 du Doubs reste ainsi marquée par un équilibre précaire entre contraintes budgétaires et besoins éducatifs du territoire.

Une alerte sur la future carte scolaire

La députée du Doubs Dominique Voynet exprime son soutien aux enseignantes et enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée de septembre 2026. Elle rappelle que, malgré les engagements affichés lors des discussions budgétaires, le gouvernement avait assuré qu’aucune suppression de postes n’aurait lieu cette année. « La réalité est toute autre », estime-t-elle. Selon les projections de la nouvelle carte scolaire, 21 postes pourraient être supprimés dans le Doubs, et 53 au total dans l’académie. L’élue souligne les conséquences déjà observées l’an dernier : 12 suppressions budgétaires avaient entraîné 77 fermetures de classes.

Des écoles fragilisées dans plusieurs communes

Dominique Voynet cite plusieurs établissements concernés : Saône, Fontain, l’école Courbet d’Ornans, l’école Viotte à Besançon, entre autres. Elle alerte sur les effets concrets de ces fermetures : groupes plus chargés, projets pédagogiques annulés, accompagnement des élèves dégradé, équipes fragilisées.

Des effectifs déjà parmi les plus élevés d’Europe

L’élue rappelle également les comparaisons internationales : 22 élèves en moyenne dans les classes élémentaires françaises, contre 19 dans l’Union européenne et 26 élèves en moyenne au collège, contre 21 ailleurs en Europe. Elle souligne aussi que les enseignants français sont moins bien rémunérés que leurs homologues européens.

Un appel à revoir les arbitrages

Pour Dominique Voynet, ces suppressions de postes, présentées comme des « redéploiements » ou des « gels », s’inscrivent dans une logique de réduction continue des moyens humains de l’école. Elle dénonce une « duplicité du discours gouvernemental » et des « arbitrages comptables à courte vue ». La députée conclut en appelant à un changement de cap : « L’école mérite mieux. Il est encore temps de faire autrement. »

La contestation ne faiblit pas. Ce mardi matin, enseignants, parents d’élèves et représentants d’établissements scolaires se sont rassemblés devant le rectorat de Besançon pour dénoncer les suppressions de postes et les fermetures de classes prévues dans le département. Le cortège a ensuite défilé jusqu’à la préfecture, dans une mobilisation qui s’inscrit dans un mouvement plus large à l’échelle du Doubs. 

109 classes menacées dans le premier degré

Au cœur de la colère : la suppression de 21 postes d’enseignants et la fermeture annoncée de 109 classes dans les écoles maternelles et élémentaires.  Ces mesures, décidées dans un contexte de baisse démographique, sont jugées inadaptées par les acteurs de terrain. « Tous les secteurs sont concernés, ruraux comme urbains », soulignent les manifestants.

Des conditions d’apprentissage en danger

Pour les parents et enseignants mobilisés, les conséquences sont immédiates : des classes plus chargées, pouvant atteindre 27 à 30 élèves,  une diminution de l’accompagnement individualisé, et des difficultés accrues pour repérer les enfants à besoins spécifiques.  « On est déjà à la limite pour accompagner certains élèves. Avec moins de moyens, on va devoir abandonner des dispositifs essentiels », alerte un enseignant du collège Diderot, dans le quartier de Planoise.

À l’école Viotte, une double suppression contestée

Parmi les établissements concernés, l’école Viotte cristallise les inquiétudes. Elle doit perdre une classe en maternelle et une classe en élémentaire. Une décision qui pourrait avoir des conséquences directes sur les plus jeunes. « Cela empêcherait l’accueil de 18 enfants de moins de trois ans à la rentrée 2026 », explique une représentante de parents d’élèves. Ce dispositif d’accueil précoce, en place depuis plus de dix ans, fait partie intégrante du projet pédagogique de l’établissement.

L'interview de la rédaction : Un parent d'élèves de l'école Viotte 

 

Une mobilisation déterminée

Face à ces annonces, parents et enseignants multiplient les actions : organisation d’une opération escargot,  lancement d’une pétition ayant recueilli plus de 600 signatures et distribution de tracts dans les quartiers.  « C’était primordial d’être là, pour nos enfants », confie une maman d’élève présente au rassemblement.

L'interview de la rédaction : Un enseignant du collèfe Diderot *

 

manif rectorat mars

Un enjeu au-delà des écoles

Au-delà des fermetures de classes, les manifestants dénoncent une tendance plus globale : celle d’un recul des moyens alloués à l’éducation. « L’école est un pilier pour faire société. Pourtant, on n’arrive pas à mobiliser suffisamment sur ce sujet central », regrette un enseignant.

 

 diderot manif

Et maintenant ?

Les représentants espèrent encore infléchir les décisions à venir, notamment lors des arbitrages définitifs de la carte scolaire. En attendant, la mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochaines semaines, signe d’une inquiétude profonde quant à l’avenir de l’école publique dans le Doubs.

La contestation monte dans les écoles du Doubs. Ce mardi matin, enseignants, parents d’élèves et représentants d’établissements se sont rassemblés devant le rectorat de Besançon pour dénoncer la future carte scolaire, qui prévoit la suppression de 21 postes d’enseignants et la fermeture de 109 classes dans le département. Des délégations venues de plusieurs communes du Haut-Doubs — notamment Damprichard, Belleherbe et l’école du Centre de Villers-le-Lac — ont fait le déplacement jusqu’à Besançon. Rapidement rejoints par d’autres établissements du département, les manifestants ont formé un cortège qui s’est ensuite dirigé vers la préfecture du Doubs.

manif rectorat mars bellehebre

Des zones rurales particulièrement touchées

Si la mesure concerne l’ensemble du territoire, les secteurs de Morteau et Maîche apparaissent parmi les plus durement impactés. Dans ces territoires ruraux, la fermeture de classes suscite une vive inquiétude. Officiellement, ces suppressions sont justifiées par la baisse démographique et la diminution du nombre d’élèves. Un argument que contestent fermement les manifestants. « Cette baisse pourrait être une opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage et accompagner davantage les élèves en difficulté », défendent plusieurs enseignants présents sur place. Pour eux, la réalité du terrain est tout autre : l’éloignement des structures spécialisées et le manque de moyens rendent la situation « particulièrement compliquée » dans ces zones rurales, déjà fragilisées.

L'interview de la rédaction : L'école du Centre de Villers-le-Lac 

 

Des conséquences concrètes dans les écoles

À Belleherbe, la fermeture d’une classe est envisagée pour la rentrée prochaine. Une décision qui, selon les enseignants, aurait des répercussions immédiates : des effectifs en hausse, pouvant atteindre 26 à 28 élèves par classe, contre 24 actuellement, et la multiplication des classes à double, voire triple niveau.  On aura moins de temps pour accompagner les élèves en difficulté, notamment ceux avec des besoins spécifiques », alerte une enseignante. Elle souligne également le caractère disproportionné de la mesure : l’école ne perdrait qu’un seul élève, passant de 146 à 145 inscrits. Même inquiétude à Villers-le-Lac, où les enseignants se sont mis  en grève, entraînant la fermeture complète de l’école ce mardi. « Au-delà de la mobilisation, c’est la qualité de l’enseignement qui est en jeu », insiste la directrice de l’école. « Avec des classes à 27 ou 28 élèves, il devient impossible de suivre chaque enfant correctement. »

L'interview de la rédaction : Ecole de Belleherbe 

manif recorat damprichard

« Marquer le coup »

Pour de nombreux participants, cette mobilisation vise avant tout à faire entendre leur désaccord, alors que les décisions définitives ne sont pas encore arrêtées. « On ne sait pas si cela changera quelque chose, mais il fallait marquer le coup », confie une enseignante venue du Haut-Doubs. Dans le cortège, la détermination est palpable. Tous dénoncent un « lourd tribut » payé par le monde rural et appellent à une révision de la carte scolaire, afin de préserver un service public d’éducation de qualité sur l’ensemble du territoire.

L'interview de la rédaction : Ecole de Damprichard 

La mobilisation pourrait se poursuivre dans les prochains jours, alors que les discussions avec les autorités académiques restent attendues.