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À Besançon, un appel relayé sur les réseaux sociaux invite au blocus des lycées ces jeudi 1er et vendredi 2 octobre, dès 7h30, pour réclamer davantage de moyens pour les études. Cette initiative intervient après plusieurs mobilisations cette semaine et des tensions mercredi devant certains  établissements, notamment devant les grilles des lycées Pierre Adrien Pâris et Jules Haag, où des jeunes ont été placés en garde à vue.

À Pontarlier, les mouvements de contestation se sont poursuivis ce mercredi matin. Le lycée Toussaint‑Louverture a connu, à son tour, une mobilisation lycéenne, menée par plus de 200 élèves. Aucune action de blocage n’a été constatée, mais les lycéens menacent d’intensifier le mouvement dans les prochains jours

À Besançon, plusieurs mobilisations lycéennes se sont tenues ce mardi matin, en marge de la mobilisation nationale. Environ 300 élèves se sont rassemblés au lycée Pergaud, 150 devant Pasteur, et près de 200 à Jules Haag. Les actions se sont déroulées sans incident majeur, à l’exception du lycée Tristan‑Bernard, à Planoise, où des jets de pétards et feux de poubelle ont été constatés, sans affrontement avec les forces de l’ordre. Rappelons qu’un rassemblement intersyndical est prévu à 13 h 30, place de la Révolution, au centre ville de Besançon.

Le Conseil départemental du Jura rappelle l'existence de ses bourses départementales pour soutenir le budget des familles à la rentrée scolaire. Ce dispositif sous conditions de ressources s'adresse aux élèves jurassiens de la 6ᵉ à la 3ᵉ, demi-pensionnaires ou internes, en complément de la bourse nationale. Directement versée à l'établissement pour déduire les frais d'hébergement ou de restauration, l'aide nécessite la constitution d'un dossier par le représentant légal auprès du collège. La date limite de dépôt est fixée au cours du mois de novembre.

Le syndicat  FSU-SNUipp du Doubs alerte sur le manque d’accompagnants pour les élèves en situation de handicap. Selon le collectif, seize recrutements sont prévus au 1er octobre, mais risquent de rester insuffisants. À Besançon, l’école élémentaire Île-de-France aurait perdu 63 % de la présence d’AESH initialement allouée. Un nouveau préavis de grève a été déposé pour mardi 15 septembre.

Le collectif Écoles Vivantes Besançon poursuit sa mobilisation pour améliorer l’accueil des enfants lors des fortes chaleurs. Les parents d’élèves réclament la poursuite des rénovations thermiques et souhaitent faire de l’adaptation des bâtiments scolaires au changement climatique une priorité municipale dès cet automne. Une lettre ouverte détaillant leurs revendications sera prochainement remise à la Ville, avant le conseil municipal du 17 septembre. Une pétition est également en circulation : https://www.change.org/p/pour-des-mesures-de-protection-de-la-chaleur-sur-nos-enfants-dans-les-%C3%A9coles

L’Éducation nationale a finalement décidé de ne pas ouvrir une sixième classe à l’école Olivet de Salins-les-Bains pour cette rentrée 2026. Malgré la mobilisation des enseignants, des parents d’élèves et des élus, l’établissement fonctionnera avec cinq classes. Déçue, la municipalité entend poursuivre ses démarches pour défendre les moyens accordés aux écoles et renforcer l’attractivité de la commune afin d’accueillir de nouvelles familles.

La rentrée 2026‑2027 marque un tournant pour la ville de Besançon. Pour la première fois en tant que maire, Ludovic Fagaut, l’ancien chef d’établissement,  était aux avants postes. Il a supervisé l’accueil de 7.607 élèves bisontins, scolarisés dans 63 écoles, un volume en baisse continue depuis 2020, avec 800 élèves perdus en six ans. L’exécutif municipal revendique une rentrée « sous contrôle », portée par une réorganisation express du périscolaire et un plan canicule accéléré durant l’été.

Périscolaire du midi : un quasi‑plein, après des années de refus

Le périscolaire du midi, longtemps point de crispation pour les familles, affiche cette année un taux d’acceptation inédit, de plus de  99% des demandes satisfaites, soit 5.364 élèves inscrits. Seules 18 familles restent en liste complémentaire, mais la municipalité assure qu’elles seront intégrées grâce à un vivier de 11 animateurs non affectés, conservés volontairement pour absorber les retardataires de l’été et les arrivées de dernière minute. Cette amélioration repose sur plusieurs leviers : – passage en double service dans quatre écoles maternelles ; – augmentation des capacités d’accueil à Fourier, Buttes et Paul Bert ; – renforcement du partenariat avec le collège Diderot, qui accueille désormais des élèves du secteur Île‑de‑France, dans le quartier Planoise. 

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

 

Animateurs périscolaires : recrutement complet et vigilance accrue

Alors que plusieurs villes françaises ont été confrontées à des scandales de recrutement, Besançon affirme avoir sécurisé ses procédures. Les animateurs sont soumis à des vérifications réglementaires, à un jury professionnel, à un accompagnement en prise de poste, et à des formations obligatoires (protection de l’enfance, prévention de la violence). Un cas disciplinaire isolé a été traité récemment, mais la municipalité assure que ses process ont été « renforcés » et que les effectifs sont complets pour cette rentrée.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Canicule : 300 000 € de travaux d’urgence et 1 600 ventilateurs

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

L’été 2026 a mis en lumière « les limites thermiques de plusieurs écoles bisontines ». Certaines, pourtant rénovées récemment, ont atteint 32 à 35°C en période de canicule, selon l’édile. La municipalité reconnaît que les rénovations passées ont trop privilégié l’hiver au détriment des épisodes estivaux. Durant l’été, la ville a engagé un plan d’urgence : « On a réalisé plus de 300 000 euros de travaux en réponse immédiate à très court terme pour cette rentrée scolaire ».  Les interventions ont concerné 12 écoles, avec : – 1 600 ventilateurs déployés dans près de 400 classes ; – 40 plafonniers ventilateurs ; – 130 brasseurs d’air ; – films thermiques, stores, volets roulants ; – peinture blanche sur les skydomes pour limiter les puits de chaleur. La municipalité prépare désormais une stratégie à moyen et long terme : voiles d’ombrage rétractables, solutions inspirées du Japon, réflexion sur la géothermie, et création de salles de fraîcheur climatisées dans chaque école.

 

FAGAUT RENTREE DES CLASSES 2

 

Un PEDT réécrit et une cité éducative élargie

Par ailleurs. La ville relance la réécriture du Projet éducatif de territoire, avec trois priorités : lutte contre la sédentarité, santé et bien‑être, citoyenneté et vivre‑ensemble. Le quartier de Planoise fera l’objet d’une approche élargie dans la cité éducative, intégrant davantage les associations locales pour une action plus globale.

Les enseignants et personnels du collège Stendhal de Besançon ont cessé le travail ce jeudi 3 septembre. Cette mobilisation intervient après plusieurs incidents graves survenus durant la précédente année scolaire. Selon les équipes, une bande d’adolescents extérieurs à l’établissement a pénétré dans le collège pour retrouver et agresser un élève avec une arme blanche. Un autre individu a réussi à entrer dans une salle de classe afin d’interpeller violemment une enseignante devant ses élèves. Face à ces intrusions, les grévistes réclament un meilleur contrôle des accès ainsi que des moyens humains supplémentaires pour assurer la sécurité des élèves et des personnels.

Quelques jours seulement après la rentrée scolaire, les personnels du collège Stendhal ont choisi la grève pour alerter leurs autorités de tutelle. Cette mobilisation, décidée « très majoritairement », s’est déroulée dès 7 h 30 devant l’entrée de l’établissement, située au 25 avenue du Commandant-Marceau, à Besançon. Les grévistes dénoncent un « manque criant de moyens » et des difficultés anciennes pour assurer la sécurité des élèves comme celle des équipes. Ils expliquent avoir interpellé à plusieurs reprises le Conseil départemental du Doubs et avoir également rencontré le directeur académique des services de l’Éducation nationale. Selon eux, ces démarches n’ont débouché sur aucune affectation supplémentaire pour cette rentrée.

Une entrée partagée avec le lycée Jules Haag

Le collège Stendhal présente une configuration particulière puisqu’il partage son entrée et plusieurs espaces extérieurs avec l’antenne professionnelle du lycée Jules Haag. Les personnels du collège indiquent ainsi ne pas maîtriser totalement la gestion des entrées et des sorties. La cour, aménagée sur plusieurs niveaux, serait également difficile à surveiller malgré la mobilisation de l’ensemble des équipes. La présence simultanée de collégiens, dont certains sont âgés d’une dizaine d’années, et de lycéens multiplie par ailleurs les déplacements et complique le contrôle des accès.

« Il y a beaucoup d’entrées et de sorties. Les personnels sont sollicités en permanence et il n’y a pas de surveillance stricte », explique Bérenger Priouzeau, représentant du personnel. Les équipes demandent donc qu’une entrée autonome, exclusivement réservée au collège, soit remise en service afin de mieux filtrer les passages. Cette ancienne entrée permettrait également, selon eux, d’accueillir plus facilement les transports scolaires. Sollicité depuis plusieurs années, le Conseil départemental du Doubs aurait systématiquement refusé cette proposition, en avançant des arguments liés notamment à la circulation automobile. Des explications que les personnels jugent « peu logiques ».

Des intrusions qui ont marqué les équipes

Les grévistes reviennent sur les situations dangereuses survenues au cours de la précédente année scolaire. Selon leur témoignage, un groupe d’adolescents venu d’un autre établissement a pénétré dans l’enceinte du collège pour retrouver un élève et s’en prendre physiquement à lui. Les personnels évoquent des menaces graves et la présence d’une arme blanche. Une personne étrangère à l’établissement a également réussi à entrer dans une salle de classe pendant un cours. Elle aurait alors vivement interpellé une enseignante devant ses élèves pour lui « demander des comptes ». « Elle s’est trouvée face à face avec un ancien élève qui était venu lui reprocher des choses. C’était assez violent », rapporte le représentant du personnel. Certains collégiens ont directement assisté à cette intrusion. Pour les équipes, ces événements démontrent la nécessité d’un meilleur contrôle des accès. « Le pire est déjà arrivé. Nous sommes donc très inquiets », souligne-t-il. Les équipes souhaitent que tous les usagers puissent entrer dans l’établissement en sécurité et que les personnels puissent exercer leur métier sans craindre une nouvelle intrusion.

L'interview de la rédaction : Bérenger priouzeau 

L'interview de la rédaction : Une enseignante 

 

Stendhal 3

Trois demandes adressées à l’Éducation nationale

Face aux refus du Conseil départemental concernant l’aménagement des accès, les personnels se sont tournés vers l’Éducation nationale. Ils précisent ne pas réclamer de moyens d’enseignement supplémentaires, mais des renforts consacrés à l’encadrement et à la sécurité.

Leurs revendications portent sur trois mesures :

  • la création d’un poste de principal adjoint ;
  • l’augmentation du nombre de surveillants ;
  • l’implantation d’un poste d’assistant de prévention et de sécurité.

« Ce ne sont pas des demandes de confort, mais des demandes nécessaires pour assurer la sécurité de tous », insistent les grévistes. Une délégation avait été reçue au mois de juin par le directeur académique des services de l’Éducation nationale. Les personnels disent avoir été écoutés « avec bienveillance », mais estiment ne pas avoir été entendus puisqu’aucun moyen humain supplémentaire n’a été affecté au collège pour cette rentrée.

 

stendhal

Une fatigue qui gagne les équipes

Au-delà des questions matérielles, les personnels décrivent un climat de travail éprouvant. Professeurs, surveillants et agents seraient tous concernés par les difficultés de surveillance et contraints de compenser quotidiennement le manque de moyens. « On fait face. On s’est habitués, mais c’est usant », témoigne leur représentant. Les équipes ont le sentiment de devoir lutter « à armes inégales » pour protéger les élèves et maintenir des conditions d’accueil satisfaisantes. Les parents d’élèves ont été informés de la mobilisation. Plusieurs d’entre eux auraient adressé des messages d’encouragement aux personnels, qui estiment leurs revendications largement partagées au sein de la communauté éducative.

Une rencontre envisagée avec le rectorat

À la suite de la mobilisation, le rectorat aurait commencé à prendre contact avec les représentants de l’établissement. Une rencontre avec le recteur ou des membres de son équipe pourrait désormais être organisée. Les grévistes demandent au recteur de venir constater directement la situation du collège et d’accorder rapidement les moyens de surveillance réclamés. Ils sollicitent également l’appui du maire de Besançon, en sa qualité de premier vice-président du Conseil départemental.

Les personnels espèrent désormais que cette grève permettra l’ouverture de discussions concrètes. Leur objectif reste inchangé : obtenir des aménagements et des moyens humains permettant de garantir durablement la sécurité des élèves, des enseignants et de l’ensemble des agents du collège Stendhal.

À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, le Département du Jura réaffirme son soutien aux 11.000 élèves scolarisés dans 27 collèges publics et neuf établissements privés. Une enveloppe de 22,4 millions d’euros est consacrée à l’éducation en 2026, dont 12,6 millions investis dans les collèges.

Les travaux concernent notamment la rénovation des bâtiments, leur accessibilité et leur performance énergétique. Le Département poursuit également la modernisation des équipements avec le renouvellement de 4 000 tablettes et le développement d’outils robotiques et immersifs. En ce mois de septembre, son président, Gérôme Fassenet, se rend dans plusieurs établissements à la rencontre des élèves, des personnels et des équipes éducatives.