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Handball féminin : l’ESBF se jette dans le grand bain à Brest

Publié le 27 Aoû. 2026 à 18:08
Tags: sports | esbf | handball féminin | 1ere division feminine de handball feminin |
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Handball féminin : l’ESBF se jette dans le grand bain à Brest Juliette Faure. Jérôme Delarue

Pour son retour à la compétition, l’ESBF s’attaque d’entrée à l’un des géants du Championnat. Les Bisontines se déplaceront à Brest ce samedi 29 août, à 17 h 45, lors de la première journée de D1 féminine. Un rendez-vous particulier pour Juliette Faure, de retour à Besançon après trois saisons passées en Bretagne.

La reprise ne laissera aucune place à une entrée en matière progressive. Pour lancer sa nouvelle saison, l’ESBF devra se mesurer à Brest, l’une des deux références du handball féminin français avec Metz. Sur le papier, le défi est immense. Jérôme Delarue, le coach bisontin,  préfère pourtant voir dans cette affiche une occasion de tester immédiatement son équipe. « Ce genre d’opposition nous oblige tout de suite à entrer dans la compétition avec beaucoup d’exigence et d’engagement », souligne l’entraîneur bisontin. Après une préparation consacrée à la construction du collectif et à l’intégration des nouvelles joueuses, ce premier match doit apporter de véritables réponses. « Nous avons avancé dans beaucoup de domaines. Samedi soir, nous saurons réellement où nous en sommes. »

Besançon ira à Brest en outsider, mais avec ambition

Jérôme Delarue ne masque pas le rapport de forces. L’ESBF ne luttera probablement pas avec Brest et Metz sur l’ensemble de la saison. Mais le technicien refuse de considérer cette rencontre comme perdue avant même son coup d’envoi. « Nous irons à Brest en outsiders, avec une cote très faible. Mais il y a toujours des surprises. Ce qui m’intéresse, c’est que nous y allions avec ambition et générosité. Nous ne nous déplaçons pas simplement pour regarder Brest jouer. »

Le renouvellement du staff brestois ajoute une part d’incertitude. La formation finistérienne possède toujours des joueuses de dimension internationale, mais doit assimiler les principes d’un nouvel entraîneur. Un changement dont l’ESBF tentera de profiter, même si Jérôme Delarue reste prudent : « Quand un entraîneur arrive, il apporte sa patte. Avec des joueuses de niveau mondial, cela peut aussi fonctionner très rapidement ". 

L'interview de la rédaction : Jérôme Delarue

Juliette Faure, un retour chargé de symboles

Cette première journée aura une saveur très particulière pour Juliette Faure. Revenue cet été à Besançon, l’ailière retrouvera immédiatement le club dans lequel elle vient de passer trois saisons. Une période marquée par la découverte de la Ligue des champions, une participation au Final Four et un titre de championne de France. « Ces trois années à Brest ont été très enrichissantes. J’ai énormément progressé aux côtés de joueuses internationales », confie-t-elle. À Besançon, elle revient avec un statut différent et l’envie d’assumer davantage de responsabilités. « À mon âge, on n’a plus forcément envie de jouer seulement cinq minutes par match. Je recherchais un autre rôle. On pourra compter sur moi. »

Son retour doit également aider l’ESBF à retrouver la scène européenne. « L’ambition est de retrouver la Coupe d’Europe le plus rapidement possible et de s’y installer. Ce serait important pour le club, la ville, les supporters et les joueuses Â». Sa connaissance de Brest pourrait constituer un atout, même si le changement d’encadrement a rebattu les cartes tactiques. Juliette Faure connaît néanmoins parfaitement les qualités individuelles de plusieurs de ses anciennes partenaires.

L'interview de la rédaction : Juliette Faure 

« Tout est possible »

L’ancienne Brestoise refuse, elle aussi, de considérer cette première rencontre comme une simple formalité pour les Bretonnes. Les automatismes ne sont pas encore totalement installés à ce stade de la saison et les premières journées réservent parfois des résultats inattendus. « On ne peut pas décider à l’avance que l’on va perdre. Le nouvel entraîneur de Brest n’est là que depuis un mois et demi. Est-ce que les joueuses ont déjà réussi à mettre en place tout ce qu’il souhaite ? Nous ne le savons pas. Nous le saurons samedi. Tout est possible. »

Après un mois et demi d’une préparation physiquement exigeante, les Bisontines ont désormais hâte de retrouver les matches officiels. Jérôme Delarue estime avoir disposé d’un groupe plus stable et plus dense que la saison dernière. Il refuse cependant de tirer des conclusions avant les premières semaines de compétition. « Les sensations sont bonnes concernant l’engagement des joueuses et leur intégration dans le projet de jeu. Pour le résultat, il existe toujours une part d’incertitude », rappelle le coach de l’ESBF.

À Brest, Besançon ne jouera donc pas seulement un premier match de Championnat. L’ESBF passera un test immédiat, face à ce qui se fait de mieux en France. Une entrée dans le grand bain sans transition, mais avec l’espoir de provoquer une première surprise.

Dernière modification le jeudi, 27 août 2026 18:08