Le Conseil de l’agriculture de Bourgogne–Franche-Comté s’est réuni le 25 août à École-Valentin pour dresser un premier bilan de la sécheresse de 2026. En présence du président de Région Jérôme Durain et du directeur régional de l’agriculture Björn Deslet, les représentants agricoles ont évoqué une situation historique par sa durée et son ampleur. Leurs demandes doivent être transmises à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard.
Des rendements en forte baisse
Les conséquences touchent la plupart des productions régionales. Selon les secteurs, les baisses de rendement atteignent 25 à 75 %. Les pertes dépasseraient 50 % pour le maïs, le soja, le tournesol et la betterave. La production des prairies recule de plus de 30 %, avec au moins 1,7 million de tonnes de fourrage en moins. La viticulture, l’élevage, les légumes et les fruits sont également affectés. À ces pertes s’ajoutent l’augmentation des charges et des problèmes sanitaires pour les animaux.
Des agriculteurs fragilisés
Les représentants agricoles alertent aussi sur les conséquences humaines de cette crise : manque de fourrage pour l’hiver, inquiétudes financières, surcharge de travail et fragilisation des exploitations. Ils demandent la mise en place de dispositifs d’écoute et d’accompagnement pour les agriculteurs en difficulté.
Des aides financières réclamées en urgence
Parmi les mesures demandées figurent une « année blanche » pour soulager les trésoreries, la reconnaissance rapide du cas de force majeure pour la Politique agricole commune, l’accélération du versement des aides et des indemnisations ainsi qu’une réduction des cotisations sociales. Le Conseil régional est également sollicité pour proposer des prêts à taux zéro et des avances de trésorerie.
Adapter les exploitations au changement climatique
À plus long terme, la profession souhaite renforcer les investissements consacrés au stockage de l’eau et du fourrage, à l’irrigation et à l’adaptation des exploitations au changement climatique. Le Conseil de l’agriculture demande ainsi des réponses immédiates, mais aussi une évolution durable de la politique de gestion de l’eau.