Malgré la suspension par le tribunal administratif de l'arrêté préfectoral interdisant la conférence de Salah Hamouri, les organisateurs du Besac Antifa Fest n'ont pas pu accueillir le militant franco-palestinien comme prévu jeudi soir à Besançon. Une situation que les responsables de l'événement disent vivre avec amertume.
« Nous sommes quand même meurtris », a déclaré Toufik de Planoise membre du comité organisateur du festival. Selon lui, les polémiques et les obstacles rencontrés ces derniers jours ont empêché la tenue d'un débat dans des conditions satisfaisantes. « Le but était de confronter les idées dans un cadre le plus ouvert possible, y compris aux réserves et aux critiques que nous pouvons tout à fait entendre et comprendre », explique-t-il. « Aujourd'hui, malgré tous nos efforts et le concours des services du Centre Mandela, ces conditions ne sont pas totalement réunies".
L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise
Une intervention finalement maintenue en visioconférence
Face à cette situation, les organisateurs ont néanmoins décidé de maintenir un temps d'échange afin d'expliquer les circonstances ayant conduit à cette issue. Salah Hamouri devait intervenir en visioconférence au cours de la soirée. Une solution jugée imparfaite par les responsables de l'événement. « La visio, c'est un peu comme regarder une vidéo sur YouTube. C'est informatif, mais il manque l'aspect humain, les interventions du public et tout ce qui rend un débat vivant », estime Toufik. Les organisateurs espèrent désormais pouvoir réinviter prochainement l'ancien avocat franco-palestinien afin de permettre un véritable échange en présentiel.
Revendiquer un débat ouvert
Le militant associatif affirme par ailleurs que la conférence avait vocation à permettre la confrontation des points de vue. « Il aurait été intéressant d'entendre aussi des personnes exprimant des doutes ou des critiques sur son parcours ou ses idées. Moi-même, il y a des choses avec lesquelles je ne suis pas totalement d'accord et d'autres que je partage pleinement. Le but est justement de faire la part des choses et d'avancer dans le débat démocratique. »