Les vacances d’automne se préparent à Pontarlier. Durant trois jours, les 26, 27 et 28 octobre prochains, les collégiens et lycéens du secteur sont invités à participer au projet cultures urbaines que leur propose le collectif ParlonCap.
Ainsi, dans le cadre de la mission éducative qu’ils se sont fixés, Eric Louvrier, le coordinateur de cette structure, qui regroupe les quatre établissements sociaux de la cité du Haut-Doubs ( la Maison de Quartier des Pareuses, la Maison Pour Tous des Longs Traits, la MJC des Capucins et le Centre Social Berlioz), et les directeurs permanents veulent intéresser les adolescents à tous les domaines artistiques. Rien de mieux que d’aborder ce milieu, parfois éloigné des jeunes, par le prisme des cultures urbaines. Pour Eric Louvrier, « la culture doit s’adresser au plus grand nombre et ne pas être réservée qu’à une élite ». Autrement dit, savoir casser les codes et les barrières pour susciter de l’intérêt et se découvrir des talents et des compétences.
Des professionnels avec la jeunesse
Pour cette nouvelle édition, les organisateurs ont associé le Musée de Pontarlier, qui accueillera des participants. Les cinq ateliers seront animés par des artistes et des professionnels, désireux de partager leur savoir faire et leur passion. Les jeunes s’investiront sur un même domaine durant trois jours. Au programme : hip-hop, beatbox/rap/dj, customisation sur baskets et casquette, graff sur planche de skate et dessin de son autoportrait.
Une exposition finale, programmée le 28 octobre, mettra en lumière les travaux réalisés. Quelques places sont encore disponibles. Pour obtenir de plus amples renseignements, n’hésitez à contacter l’une des quatre structures organisatrices.
L'interview de la rédaction / Eric Louvrier
La Ville de Besançon indique « qu’en raison de la pénurie d’animateurs périscolaires, elle est malheureusement amenée à fermer l’accueil périscolaire de l’après-midi de l’école maternelle Kergomard. Ce service ne pourra pas être assuré du lundi 3 au vendredi 7 octobre inclus.
La Ville de Besançon fait savoir qu’en raison de la pénurie d’animateurs périscolaires, elle doit fermer deux accueils périscolaires l’après-midi, la semaine prochaine, du lundi 19 au vendredi 23 septembre. Cela concerne l’école élémentaire de Saint-Claude et l’école maternelle Boichard. Pourtant, la Ville assure qu’elle a tout mis en œuvre pour éviter ce genre de désagrément. Elle rappelle qu’elle recherche toujours activement des candidats. Pour se faire connaître : https://bit.ly/3BpfiY1
Ce jeudi matin, une mobilisation se tenait sur l’esplanade des droits de l’homme à Besançon menée par la CGT. Cette manifestation concernait le secteur de l’animation et de l’éducation populaire.
Le syndicat revendiquait, entre autres, une revalorisation des salaires, la titularisation et professionnalisation des animateurs, la fin des temps partiels imposés et un meilleur taux d’encadrement. Les agents souhaitent une meilleure reconnaissance de leurs métiers, permettant de bonnes conditions d’accueil pour les enfants au niveau sanitaire et sécuritaire.
Isabelle Ménétrier secrétaire générale adjointe CGT des territoriaux de la ville de Besançon :
Claudine Collet, adjointe à l’éducation et aux écoles :
Le syndicat CGT fait savoir qu’un préavis de grève a été déposé pour ce jeudi 15 septembre pour l’ensemble des agents de l’animation du service « éducation » de la ville de Besançon. La mobilisation porte sur les salaires, la précarité des contrats, sans évolution du poste, des temps partiels imposés et les conditions de travail. Un rassemblement est prévu, à 11h30, sur l’esplanade des Droits de l’Homme. Une rencontre avec Anne Vignot est souhaitée par les manifestants. Des perturbations sont à prévoir.
Presqu’une semaine après la rentrée des classes, nous avons rencontré Patrice Durand, le directeur de l’inspection académique du Doubs, pour faire le point sur ces premiers jours de retour à l’école et sur la déclinaison des mesures gouvernementales sur le terrain. Echange.
Quel bilan tirez-vous de cette première semaine de rentrée des classes ?
Cette première semaine est à l’image de la première journée de cette rentrée scolaire. C’est-à-dire, une semaine sereine, apaisée et réussie. Nous avons été en mesure de présenter un enseignant dans chaque classe et devant tous les élèves.
Des parents s’interrogent sur la qualité de l’enseignement dispensé, par des enseignants parfois insuffisamment formés. Pouvez-vous nous rassurer sur ce point ?
On peut avoir un discours rassurant. Cette inquiétude des parents est légitime. Dans le département du Doubs, tous les professeurs des écoles sont des titulaires ou des enseignants stagiaires. Concernant les professeurs de collège et de lycée, nous avons un très faible nombre de contractuels, qui est de 0,7% de l’ensemble du corps enseignant du second degré. S’agissant de ces contractuels, il y a un accompagnement qui est fait. De façon à ce qu’ils puissent acquérir en ce début d’année les fondamentaux pour être opérationnels dans l’exercice du métier d’enseignant.
Faisons le point sur les grandes mesures de cette rentrée scolaire. Le sport à l’école, c’est déjà une réalité dans notre département ?
Il y a une volonté du Président de la République et du Ministre de déployer les 30 minutes d’activités quotidiennes de sport. C’est le cas dans toutes les écoles du département du Doubs. Il y a également une volonté d’expérimenter 2 heures de pratique sportive supplémentaires en collège. Nous avons répondu à l’expérimentation puisque des collèges se lanceront après les vacances d’automne.
Qu’en est-il de l’inclusion des enfants et des adolescents en situation de handicap en milieu ordinaire ?
Nous devons cette inclusion aux enfants et aux parents. C’est une priorité là aussi dictée par le ministre. Dans le Doubs, tous les enfants sont accueillis et ceux qui ont besoin d’une aide humaine l’ont également. Il faut savoir que c’est au fil de l’année que des demandes supplémentaires peuvent se faire connaître. Dans ce cas, nous essayons d’y répondre dans la mesure du possible. Dès ce début d’année, nous disposons des personnes qui peuvent accompagner ces enfants à besoin particulier.
L’orientation fait également partie des intérêts exprimés par le ministère.
Au collège, vous avez un dispositif qui s’appelle ‘le parcours avenir ». Déjà, l’an dernier, j’invitais les chefs d’établissement de commencer ce parcours dès la cinquième. Il y a une volonté pour que les collégiens aient une connaissance importante d’un certain nombre de métiers et qu’au lycée, nous puissions les accompagner dans leurs choix de poursuites d’études après le baccalauréat. Les professeurs principaux de collège et lycée mènent un véritable travail sur ce point.
Qu’en est-il de Parcoursup ? Des jeunes se trouvent-ils encore sans rien en ce début d’année scolaire ?
Je n’ai pas les chiffres. En tout cas, s’il y en a, ils sont en faible nombre. Sachez que le service du rectorat de l’académie de Besançon fait le nécessaire pour que ces élèves puissent avoir une poursuite d’études post bac qui correspondent, autant se faire que peut, à leur choix et à leur souhait.
Une dernière question M. l’Inspecteur. La situation à Planoise vous inquiète-t-elle ? La sécurité des élèves et des enseignants est-elle assurée ?
Il y a une vigilance accrue. L’état, avec à sa tête M. le préfet, fait un travail très conséquent. La Ville de Besançon est aussi très attentive à la situation. Nous avons un projet d’essayer de proposer à des jeunes qui en ont le plus besoin de poursuivre leur scolarité en dehors de Planoise. C’est une très belle initiative que nous allons essayer de mettre en œuvre dès janvier 2023 et de façon plu approfondie dès la rentrée 2023.
Le lycée professionnel des Fontenelles organise en ce début d’année scolaire des journées d’intégration. La centaine d’élèves, du collège au lycée, majoritairement internes, ont participé aux initiatives proposées. Certaines se sont déroulées à l’extérieur. D’autres ont été préparées par des jeunes du lycée pour d’autres jeunes de l’établissement scolaire.
A Travers cette initiative, la direction et le corps enseignant ont souhaité proposer des temps collectifs pour tisser du lien entre jeunes et adultes, apprendre à vivre ensemble et permettre à tout un chacun de trouver sa place dans ce nouveau lieu de vie et d’apprentissage. Apprendre à devenir plus qu’un élève, autrement dit un jeune citoyen. Les situations sont multiples pour favoriser des temps d’échange, d’entraide et de collaboration. Séjour à Ornans, collation préparée par les élèves, jeux collectifs,… . Chacun, en fonction de son âge, a partagé différents moments;
L'interview de la rédaction / Mme Ed Dahdi, professeur de sport au lycée Les Fontenelles.
C’est la rentrée des classes ce jeudi 1er septembre. Plus de 203.500 écoliers, collégiens et lycéens reprennent le chemin de l’école. Soit une diminution totale de 1,6% par rapport à l’année dernière . C’est dans le 1er degré que la baisse est la plus significative cette année (-2.168 élèves). Ces enfants et adolescents seront accueillis dans les 1.274 établissements scolaires que comptent l’académie de Besançon. Malgré la baisse des effectifs, le rectorat annonce des moyens identiques qui permettent la poursuite des dédoublements des classes de grande section en éducation prioritaire, la limitation des effectifs à 24 pour les classes de grande section, CP et CE1, l’accompagnement de l’école inclusive et des territoires ruraux.
Dans le cadre de la rentrée scolaire, Danielle Brulebois, députée du Jura, se rendra ce jeudi 1er septembre dans les écoles Richebourg à Lons le Saunier à 8h45 puis à Orgelet à 9h45.
La visite à l’école Richebourg permettra de constater l’avancée des travaux liée à la renaturation de la cour de l’école. Ces travaux qui ont fait l’objet de financements importants de l’Etat permettront d’atteindre des objectifs de désartificialisation et d’infiltration des sols pour une meilleure gestion des eaux de pluie et une baisse sensible des températures. Elle se rendra ensuite à l’école maternelle d’Orgelet pour y saluer le personnel enseignant ainsi que les personnes assurant le périscolaire. Elle espère l’ouverture d'une 5ème classe pour cette école qui connait des effectifs importants cette année.
Une nouvelle rentrée universitaire se profile à l’horizon. Cette année encore, la précarité des étudiants sera une réalité. Selon des chiffres communiqués par les syndicats, plus d’un étudiant sur deux doit travailler pour financer ses études. Une situation peu favorable pour réussir. D’ailleurs, fautes de moyens financiers, certains mettent un terme à leurs études.
Une précarité à laquelle on s’habitue
De tristes situations apparaissent dans notre quotidien. Elles se sont multipliées depuis ces deux dernières années. De nombreux jeunes doivent faire appel à l’aide humanitaire pour vivre. Les longues files d’attente à l’entrée des Restos du Cœur et autres associations caritatives sont devenues monnaie courante. Des images insoutenables qui, malheureusement, se banalisent. « La sélection ne s’effectue plus par sur les résultats. Elle est devenue financière » déplore Wiam Bama, secrétaire départementale du syndicat salariés étudiants CGT dans le Doubs. Et de conclure : « Faire des études supérieures est devenu un luxe ».
Une nouvelle augmentation du coût de la rentrée universitaire
Selon la traditionnelle étude de la FAGE, cette année, le coût moyen de la rentrée pour un étudiant non boursier s’élève à 2.527 euros. Soit une augmentation de 7,38% par rapport à l’année 2021. Frais d’inscription, logement, alimentation, … autant d’impondérables auxquels les étudiants doivent faire face. Les syndicats et associations étudiantes demandent aux autorités de prendre conscience de cette situation et de mettre en marche les politiques nécessaires pour faire évoluer favorablement cette situation.
L'interview de la rédaction / Wiam Bama, secrétaire départementale du syndicat salariés étudiants CGT dans le Doubs