Nouvelle journée d’action contre la réforme des retraites. Ce jeudi, il s’agissait de l’acte 11. Les militants demandent toujours le retrait de la réforme gouvernementale. Les cortèges sont moins fournis par endroit, mais la détermination est bien réelle. En Franche-Comté, on a enregistré 400 personnes à Saint-Claude, 1.500 à Dole ce matin dans le Jura. Ils étaient environ 400 à Pontarlier à la mi-journée et 5.500 à Besançon cet après-midi.
L’intersyndicale réfute toujours l’idée d’un déficit des caisses de retraite et d’un besoin d’allonger le temps de travail. Selon elle, si besoin de cotisations supplémentaires il doit y avoir , d’autres mesures doivent être trouvées, notamment auprès des actionnaires, « dont les dividendes ne cessent d’augmenter ». A l’image du cégétiste pontissalien Alain Tailleur, la rue dénonce une « réforme injuste et contraire à toutes les avancées sociales avancées par Elisabeth Borne et son gouvernement ».
L'interview de la rédaction : Alain Tailleur
La deuxième édition du salon des recruteurs se déroule ce mardi 4 avril à Micropolis-Besançon de 10h à 17h. Il est à l’initiative du Conseil Départemental du Doubs. Il vise tous les publics, et notamment ceux les plus éloignés de l’emploi. Plus de 1000 offres d’emploi sont à pourvoir. Ce rendez-vous réunit des entreprises du bassin d’emploi de Besançon, issues de très nombreux domaines d’activité. Au total, ce sont plus de 130 exposants qui seront présents. 2.500 visiteurs sont attendus. Les personnes désireuses d’en savoir davantage peuvent se rendre sur le site internet : https://salondesrecruteurs.cd25.fr
Ce lundi matin, à Besançon, en marge de la venue de Nathalie Albert-Moretti, la rectrice de la région académique Bourgogne-Franche-Comté, des professeurs et des lycéens ont mené une opération symbolique dans l’enceinte du lycée Louis Pergaud. Alors que la rectrice était venue visiter une exposition sur les journaux scolaires et la salle webradio, des outils pour apprendre la liberté d’expression et de la presse, ils ont symboliquement enterré le droit de manifester. Un moyen, pour le collectif de rappeler à la représentante de l’état, l’intervention « disproportionnée » des forces de l’ordre lors des rassemblements contre la réforme des retraites.
Soulignant les propos du président de la Ligue des Droits de l’Homme, ils ont porté des pancartes signifiant le droit à exprimer ses idées et ses opinions et l’obligation pour un Président de la République d’écouter ses concitoyens. Ils demandent que cesse le recours au 49.3, selon eux, « contraire à la démocratie » et aux valeurs prônées par la République. « D’autant plus quand 79% de la population s’oppose à cette réforme ».
L'interview de la rédaction : M. Boissier, enseignant au lycée Pergaud
Une onzième journée d’action contre la réforme des retraites se prépare. Elle est programmée ce jeudi 6 avril. A Pontarlier, l’intersyndicale prévoit un rassemblement à 12h sur la place d’Arçon. Le cortège prendra la rue de la République, le faubourg Saint-Etienne, la rue de l’industrie, la rocade et la rue de la gare, avant un retour sur la place d’Arçon.
Depuis jeudi, et jusqu’à 17h ce vendredi, la Communauté de Commune du Val de Morteau, en collaboration avec la Mission Locale Haut-Doubs et Pôle emploi, organise les journées de l’industrie. Le rendez-vous est fixé à la salle de l’Escale.
L’objectif est de promouvoir les savoir-faire locaux, développer l’attractivité des métiers de l’industrie auprès des collégiens et lycéens et des demandeurs d’emploi. Plusieurs actions sont prévues : organisation d’un salon des entreprises et formations, visites d’entreprises à Morteau, les Fins et Villers-le-Lac et des ateliers de formation du Greta et du lycée Edgar Faure.
La mobilisation contre la réforme des retraites ne fléchit pas. Hier soir et ce matin, une action symbolique est menée par les enseignants du lycée Pasteur à Besançon. Grimés en vieillard, ils ont installé un dortoir improvisé au lycée. Ce vendredi matin, à 7h45, ils accueilleront leurs élèves en peignoirs, pyjamas et chaussons à l’entrée de l’établissement scolaire. A 8h, ils reprendront le chemin des cours.

10ème journée de manifestation contre la réforme des retraites. Selon les intersyndicales, on a enregistré 600 manifestants à Saint-Claude et 2.500 à Dole. Ils seraient 8000 à Besançon et 500 à Pontarlier. Selon des chiffres du rectorat de Besançon, dans l’académie, seulement 6,3% des personnels de l’éducation nationale étaient mobilisés. Soit 5,8% dans le 1er degré et 7,5% dans le second degré.

Le problème des salaires
La sortie de crise est loin d’être actée. La mobilisation se poursuit dans la rue. Personne ne croit vraiment à la marche arrière du gouvernement, alors on attend la réponse du conseil d’Etat. On croit également à la mise en place d’un référendum d’initiative partagée et à la consultation de la rue. Ce militant bisontin du collectif ‘A Gauche Citoyens » pointe les difficultés que rencontrent également certains salariés qui ne peuvent pas toujours venir exprimer leur mécontentement dans la rue en raison de la baisse que cela engendre sur les salaires. Plus de cent euros peuvent être soustraits sur une même fiche de paie.
L'interview de la rédaction : Un militant du collectif "A Gauche Citoyens"

Toucher le patronnat
Pour Nicole Friess de lutte ouvrière, le combat sera gagné lorsque le patronat « sera réellement touché ». Pour l’heure, « seul Emmanuel Macron et sa réforme suscitent la colère ». Selon la militante bisontine, cette crise est aussi celle des conditions de travail et du partage des richesses également.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
Les jeunes se battent pour leur avenir

Les étudiants ont une nouvelle fois été nombreux à se rassembler. Ils ont encore manifesté en tête du cortège. Ces jeunes ne le cachent pas, ils sont là aussi pour leurs parents qui ne peuvent pas toujours venir manifester pour des raisons financières. Ils sont également déterminés à poursuivre la mobilisation. Ils constatent que le mouvement se durcit. Ils ont conscience que la violence s’installe, mais « l’union fait la force ». Ils se sont donnés l’objectif de tenir et de faire « bouger » le gouvernement. Les jeunes veulent une autre société et participer à sa conception.
L'interview de la rédaction : Un étudiant bisontin
Le rectorat de Besançon vient de communiquer les chiffres de participation à la mobilisation contre la défense des retraites de ce mardi 28 mars. Dans l’académie, seulement 6,3% des personnels de l’éducation nationale étaient mobilisés ce jour. Soit 5,8% dans le 1er degré et 7,5% dans le second degré.
La dixième journée d’action contre la réforme des retraites se tiendra ce mardi 28 mars. A Besançon, un rassemblement est prévu à 14h sur le parking Battant. L’intersyndicale bisontine annonce également l’organisation d’un piquet de grève ce lundi 27 mars, à 18h, sur la place pasteur, au centre-ville.
A noter que le rassemblement pontissalien est programmé ce mardi après-midi également. Il aura lieu, à partir de 16h30, sur la place d’Arçon, avec pour thème « une marche à reculons afin de montrer au Président comment faire marche arrière ». Des actions sont également prévues dans le Jura. A 10h, devant la Sous-préfecture de Saint-Claude. A 10h30, avenue de Lahr à Dole. A 15h, place de la Liberté, à Lons-le-Saunier.
Face à la montée de la violence lors des rassemblements contre la réforme des retraites, Anne Vignot, la Maire bisontine, demande à ce que la manifestation du 28 mars prochain et les suivantes se déroulent « dans le calme, la non-violence et la dignité ». Elle condamne « les violences inacceptables qui se sont déroulées dans les rues bisontines » dernièrement.
Elle pointe également la gestion de cette crise. Elle appelle les parlementaires du Doubs Eric Alauzet, Laurent Croizier, Annick Jacquemet, Jacques Grosperrin et Jean-François Longeot à « défendre, auprès du gouvernement, la voie d’une sortie de crise en privilégiant, « à minima », une réouverture des négociations avec les forces syndicales.