La sécheresse continue de s’aggraver dans le Jura. Alors que le département traverse son quatrième épisode de canicule en moins de deux mois, les autorités constatent un assèchement inédit des cours d’eau pour cette période de l’année. Face à cette situation, le préfet a décidé de placer plusieurs secteurs en niveau « crise » et de renforcer les restrictions sur les usages de l’eau et les activités aquatiques.
Des indicateurs particulièrement inquiétants
L’indice d’humidité des sols atteint un niveau historiquement bas. Dans le même temps, les nappes phréatiques diminuent, les difficultés d’alimentation en eau potable concernent un nombre croissant de communes et les cyanobactéries prolifèrent désormais dans une majorité des lacs et plans d’eau jurassiens. La situation est particulièrement préoccupante dans la moitié sud-est du département. Dans le nord-ouest, la baisse des nappes reste moins marquée, mais les autorités appellent malgré tout à une grande vigilance. L’absence de précipitations annoncée pour les prochains jours devrait encore accentuer cette sécheresse déjà qualifiée d’historique.
Les particuliers et les collectivités placés en crise
Les usages non économiques, qui concernent les particuliers et les collectivités, passent au niveau « crise » dans les secteurs du Nord Jura, de la Seille, du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne. Ce classement entraîne notamment l’interdiction d’arroser les espaces verts et les massifs fleuris. Le remplissage et la remise à niveau des piscines sont également strictement interdits. Les habitants sont invités à limiter au maximum leur consommation d’eau et à réserver la ressource aux usages indispensables.
Des restrictions renforcées pour les entreprises
Dans les secteurs du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne, où les ressources souterraines sont particulièrement fragilisées, les usages économiques passent également au niveau « crise ». Les industriels, les entreprises et les exploitants agricoles doivent réduire drastiquement leur consommation. Les stations de lavage automobile doivent notamment cesser leur activité. Le nettoyage des toitures et des façades est également interdit. Dans les secteurs du Nord Jura et de la Seille, les professionnels restent pour le moment placés en vigilance. Un passage au niveau « alerte » pourrait toutefois intervenir dès la semaine prochaine si la situation continue de se dégrader.
Baignade, pêche et sports de pagaie limités
Les très faibles débits observés dans les cours d’eau du premier plateau et du Haut-Jura conduisent également la préfecture à renforcer les restrictions concernant les loisirs aquatiques. La baignade, la pêche et les sports de pagaie sont désormais interdits sur certaines portions de l’Ain et de ses affluents. Les mesures déjà appliquées sur la Bienne, le Tacon et leurs affluents sont maintenues. La pratique du canyoning est interdite sur l’Ain, la Saine, la Bienne, le Tacon et leurs affluents, sauf entre 8 heures et midi. Cette limitation vise à protéger les milieux aquatiques pendant les heures les plus chaudes, lorsque les cours d’eau sont les plus vulnérables.
La préfecture du Jura appelle enfin l’ensemble des habitants, des collectivités et des professionnels à faire preuve de solidarité et à réduire autant que possible leurs usages de l’eau. Les mesures détaillées sont consultables sur le site des services de l’État dans le Jura.
La section de Besançon du Parti communiste français appelle à un rassemblement ce samedi 25 juillet, à 10 heures, au rond-point de la rue de Vesoul. Cette mobilisation vise à dénoncer les choix opérés par le maire bisontin, Ludovic Fagaut, concernant l’utilisation des réserves d’eau.
Dans un contexte marqué par la sécheresse, les communistes bisontins disent constater une inquiétude grandissante parmi les habitants. Ils rappellent que le Doubs devrait être confronté à des épisodes de sécheresse plus fréquents et plus intenses dans les prochaines années. La section locale exprime notamment son « profond désaccord » avec les récentes décisions du maire de Besançon et du préfet du Doubs. Elle remet en cause certaines pratiques d’arrosage ainsi que la hiérarchisation des différents usages de l’eau.
Le Parti communiste réclame la mise en œuvre de politiques publiques plus responsables et respectueuses de la ressource. Il affirme défendre une autre organisation de la gestion de l’eau, considérée comme un bien commun devant être préservé et réparti selon les besoins prioritaires.
La situation hydrique continue de se dégrader dans le Jura malgré la fin de la canicule et quelques orages localisés. Le préfet place les usages économiques en alerte renforcée sur les secteurs du Plateau calcaire et de la Haute-Chaîne. Industriels, entreprises et exploitants agricoles doivent réduire leur consommation d’eau. Les restrictions concernant les particuliers et les collectivités restent également renforcées dans l’ensemble du département.
La préfecture du Doubs a placé, ce vendredi 17 juillet, l’ensemble du département en situation de « crise sécheresse ». Cette décision intervient après la canicule du début du mois et face à la dégradation des indicateurs hydrologiques. Plusieurs petites sources sont désormais taries et certaines communes commencent à être approvisionnées par camions-citernes.
Les restrictions d’eau sont donc renforcées. Il est notamment interdit d’arroser les espaces verts, de remplir les piscines ou de laver les véhicules, y compris dans les stations économes en eau. L’arrosage des potagers reste autorisé uniquement entre 20 heures et 8 heures. Les industries, les golfs et le secteur agricole doivent également réduire leur consommation. Des contrôles seront menés pour vérifier le respect de ces mesures.
Le Doubs est confronté à un épisode de sécheresse particulièrement précoce. Dans plusieurs communes, les ressources en eau sont désormais insuffisantes et cinq villages doivent être approvisionnés par camions-citernes pour garantir l'accès à l'eau potable. La baisse des précipitations et les fortes chaleurs inquiètent les élus, qui redoutent une aggravation de la situation dans les prochaines semaines.
Les agriculteurs sont eux aussi en difficulté. Les pâturages s'assèchent, les réserves de fourrage diminuent et les troupeaux souffrent du stress thermique, entraînant une baisse de la production laitière. En l'absence de pluies durables, les spécialistes estiment que la situation pourrait encore se dégrader au cours de l'été.
Dans un communiqué, La France insoumise réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui frappent le Doubs. Le mouvement estime que ces phénomènes sont les conséquences du changement climatique et appelle à une réponse politique ambitieuse. Il adresse son soutien aux sapeurs-pompiers mobilisés, ainsi qu'aux agriculteurs et aux habitants touchés. LFI propose notamment de renforcer la planification écologique, de rendre gratuits les premiers mètres cubes d'eau pour chaque foyer et de mieux protéger les ressources naturelles afin d'adapter le territoire aux effets du réchauffement climatique.
La Haute-Chaîne et le plateau calcaire soumis à de nouvelles restrictions
Face à une situation hydrologique qui continue de se dégrader, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a décidé de placer une partie du département en alerte renforcée sécheresse. Cette mesure concerne la Haute-Chaîne et le plateau calcaire, où les restrictions d'usage de l'eau sont renforcées dès à présent. Le département était déjà placé en alerte sécheresse depuis le 18 juin. Mais l'absence persistante de précipitations, conjuguée à l'épisode de canicule, a entraîné une baisse continue du niveau des nappes phréatiques et des cours d'eau.
Des cours d'eau à sec et des communes alimentées par camions-citernes
La situation est particulièrement préoccupante sur les secteurs karstiques du département. Plusieurs petites sources sont désormais taries, obligeant à poursuivre l'alimentation en eau potable par camions-citernes dans certaines communes du nord Franche-Comté et du Pays de Maîche. Le Doubs est également à sec en aval de ses pertes vers la Loue depuis plus de deux semaines. D'autres rivières connaissent également des assecs, avec des conséquences importantes sur les milieux aquatiques.
Des restrictions pour tous les usagers
Le passage en alerte renforcée concerne l'ensemble des utilisateurs de la ressource en eau : particuliers, collectivités, entreprises et exploitants agricoles. Parmi les principales mesures figurent : l'arrosage des végétaux uniquement en dehors des heures les plus chaudes et avec des systèmes économes en eau, comme le goutte-à-goutte, l'interdiction du nettoyage des voiries, façades et toitures, sauf impératif sanitaire, l'interdiction d'arroser les terrains de sport enherbés et l'adaptation des consommations d'eau dans les secteurs industriel et agricole. Le reste du département, correspondant aux secteurs Allan et Ognon, demeure placé en alerte sécheresse, avec des restrictions déjà en vigueur.
Appel au civisme
La préfecture rappelle que l'utilisation de l'eau de pluie n'est pas soumise aux restrictions, mais recommande de l'utiliser pour l'arrosage uniquement entre 20 heures et 8 heures. Les autorités invitent chacun à adopter un comportement responsable afin de préserver la ressource en eau et de garantir les usages prioritaires, notamment l'alimentation en eau potable, tout en protégeant les milieux aquatiques. L'évolution de la situation dans les prochaines semaines pourra conduire à un renforcement, un allègement ou une harmonisation des mesures sur l'ensemble du département.
Toutes les informations sur : https://www.doubs.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement/Eau/Secheresse
La Ville de Pontarlier informe la population que l'ensemble du département du Doubs est placé en niveau 1 d'alerte sécheresse depuis le 18 juin. Un arrêté préfectoral impose plusieurs restrictions d'usage de l'eau, notamment l'interdiction d'arroser les jardins et potagers entre 8 h et 20 h, de laver les véhicules à titre privé ou encore de remplir les piscines. La municipalité invite chacun à adopter un comportement responsable afin de préserver la ressource en eau. Les mesures pourront être renforcées ou prolongées en fonction de l'évolution de la situation.
Face à la réactivation rapide de la sécheresse due aux épisodes caniculaires d’août et à l’absence de pluie, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a placé le département en alerte renforcée sécheresse.
Cette décision entraîne un durcissement des restrictions d’usage de l’eau pour tous les usagers : particuliers, collectivités, industries et agriculteurs. L’arrosage des jardins, le remplissage des piscines, le lavage des véhicules ou encore l’irrigation agricole sont désormais strictement encadrés.
Certaines communes sont déjà alimentées par camion-citerne, et les interconnexions de réseaux se multiplient face au tarissement des sources. Des contrôles seront menés pour garantir l’application des mesures.
Le préfet appelle à la vigilance et au civisme de chacun pour préserver la ressource en eau. Les mesures pourront évoluer selon la situation.
Plus d’info sur : https://www.doubs.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement/Eau/Secheresse et https://vigieau.gouv.fr/
Face à une canicule persistante et à la baisse alarmante des niveaux d’eau, le préfet du Jura a annoncé ce mercredi des mesures de restriction touchant l’ensemble du département.
Les températures élevées ont entraîné une évaporation accélérée et un recul rapide des débits des cours d’eau ainsi que des nappes souterraines. Les restrictions s’appliquent à tous les usagers : particuliers, collectivités, industries et exploitants agricoles, avec des niveaux d’alerte variables selon les zones.
Le préfet en appelle à la responsabilité collective « pour préserver la ressource et garantir les usages prioritaires ». Toutes les informations sont disponibles sur le site de la préfecture : jura.gouv.fr.