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Emmanuel Macron a pris la parole ce mercredi, à 13h, à la télévision. Le Président de la République a expliqué que la réforme des retraites « va poursuivre son chemin démocratique ». Il souhaite que le texte « rentre en vigueur d’ici la fin de l’année ».

Au cours des échanges, il a regretté « de ne pas avoir réussi à convaincre sur la nécessité de cette réforme ». Il a de nouveau tendu la main aux syndicats, tout en leur reprochant « de ne pas avoir proposé de compromis. Ce qui a fait réagir Laurent Berger, le leader de la CFDT.

Le Président de la République a dit vouloir ouvrir des « chantiers », notamment sur une meilleure répartition des profits des entreprises, la réindustrialisation du pays et que le travail paie plus.

Il était jusqu’à présent discret. Finalement Emmanuel Macron s’exprimera à la télévision ce mercredi en pleine crise politique et sociale. Il le fera à 13h sur TF1 et France 2. Un horaire peu habituel. Il y a quelques jours, le Président de la République annonçait qu’il souhaitait que la réforme « puisse aller au bout de son cheminement démocratique ».

Par ailleurs, selon une étude réalisée du 9 au 16 mars dernier, la popularité du chef de l’état est au plus bas. 29% des Français sont satisfaits de son action politique. Il faut remonter au début de l’année 2019, au sortir de la crise des gilets jaunes pour retrouver une telle situation politique.

Alors qu’une journée sociale et politique importante se déroule en France dans le conflictuel dossier de la réforme des retraites, l’intersyndicale n’a pas dit son dernier mot. Elle se réunira ce soir pour décider de la suite de la contestation. Rappelons qu’Emmanuel Macron a eu recours au 49.3 pour faire adopter sa réforme. Elisabeth Borne en a fait les frais cet après-midi à l’Assemblée nationale. Ce jeudi matin, des manifestants se sont réunis devant la permanence du député Eric Alauzet à Besançon, qui s’est positionné en faveur de cette réforme. Remontée, l'intersyndicale est venue lui rappeler sa responsabilité et « sa trahison », envers les valeurs de gauche qu’il défendait auparavant. 

José Avilès, le secrétaire départemental de la CGT du Doubs, se dit “abasourdi” par la décision qui est dénoncée. Il pointe  un véritable “déni de démocratie”. On s’attend à une montée de la colère dans les rangs de la population, opposée à la réforme. Un mécontentement qui doit  se faire entendre ce soir lors du rassemblement prévu devant la préfecture du Doubs à Besançon. 

L'interview de la rédaction / José Avilès

 

Laurent Croizier, candidat sur la 1ère circonscription du Doubs aux législatives de juin prochain, soutenu par le parti d' Emmanuel Macron, a réagi à la nomination d’Elisabeth Borne à Matignon. Il se félicite que «  trente ans après Edith Cresson, le Président de la République ait nommé une femme première ministre, démontrant ainsi notre engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ». M. Croizier salue également « l’efficacité de son action en faveur de l’emploi en tant que ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion ».

L'Elysée ne changera pas de locataire en cette soirée du 24 avril 2022. Emmanuel Macron a été réélu président de la République avec 58,8% des voix face à Marine Le Pen, qui totalise 41,2% des suffrages. « Une réelle satisfaction » pour tous les élus LREM de Besançon. Éric Alauzet, député En Marche de la 2ème circonscription du Doubs, attend désormais de savoir comme le président va s’y prendre afin d’atteindre l’objectif de réunir les Français. Une tâche compliquée dans une « société déchirée ».


« Une réelle satisfaction, avec un score que je n’aurais pas imaginé »

Tels ont été les premiers mots d’Éric Alauzet qui ont suivi, à 20h, la publication des résultats finaux du deuxième tour de l’élection présidentielle. Le marcheur ne dissimulait pas son sourire, et se voyait rassuré de voir Emmanuel Macron s’installer une nouvelle fois à l’Elysée. S’agissant du premier cas de réélection d’un président, hors cohabitation, sous la 5ème République, Éric Alauzet se félicite du résultat obtenu. « Après avoir subi toutes les critiques, qu’elles soient justifiées ou pas, après avoir été vivement critiqué depuis 5 ans, pendant la campagne électorale, dans une société déchirée, où il y a beaucoup de frustration et d’attente, 58% c’est un petit exploit ».

« C’est une phase qui se termine, mais c’est aussi une nouvelle qui s’ouvre. On va être très vite se concentrer sur la suite des choses. Et j’ai surtout à cœur de savoir comment le président va pouvoir atteindre l’objectif qu’il s’est fixé, non seulement d’élargir sa base, mais surtout de réunir les Français, dans cette société qui est déchirée, parfois véhémente, impatiente, en colère. Ça va être un enjeu extrêmement important pour le président » Éric Alauzet, député En Marche de la 2ème circonscription du Doubs

Cap sur les législatives

Désormais, tous les regards sont rivés sur les élections législatives de juin prochain, qui éliront les députés qui siégeront à l’Assemblée nationale. Si quelques rumeurs circulaient ces derniers temps sur les potentiels prétendants, Éric Alauzet laisse entendre qu’il pourrait être de la partie. « Si on me le demande, je pourrais éventuellement répondre favorablement » souligne l’élu bisontin. « Mais ce qui nous importe plus que tout, c’est ce qui va se passer demain. Quel(le) premier(e) ministre, quel gouvernement ? J’espère qu’Emmanuel Macron nous réservera une bonne surprise. J’espère un premier ministre avec une sensibilité écologiste » pointe le député de la 2ème circonscription du Doubs.  

Emmanuel Macron a été réélu à la tête du pays. Un nouveau quinquennat débute ce lundi. Le président de la République arrive en tête dans le département du Jura avec 53% des voix. Dans ce département, le taux de participation s’élève à 76%/

La campagne bat son plein. Ce jeudi, Pontarlier et Besançon attendent Jean-Baptiste Lemoyne, ministre délégué chargé notamment du tourisme et des petites et moyennes entreprises. Il fait partie des soutiens d’Emmanuel Macron. Il est attendu cet après-midi à Pontarlier où il déambulera dans les rues du centre-ville et ira à la rencontre des commerçants. Ce déplacement se terminera à Besançon par un temps d’échanges avec des acteurs économiques.

Dimanche la France connaîtra son ou sa présidente de la République pour les cinq prochaines années. Mais encore nombreux sont les électeurs indécis à l’aube de cette deuxième échéance. A l’issue du premier tour, l’abstention se situait à 26 % des inscrits sur les listes électorales, soit 12,8 millions de personnes. Qu'en sera-t-il dimanche, alors que de nombreuses manifestations se sont tenues en opposition aux deux candidats restants, mais qu’une multitude de personnalités appellent tout de même à faire barrage à l’extrême droite ?

 

Martine Chevillard, retraitée de l’union nationale interprofessionnelle des retraité-es solidaires, qui s’était opposée au programme d’Emmanuel Macron il y a quelques semaines, était déconfite le soir de l’annonce des résultats du premier tour. Pour elle comme pour la rue qui grondait ce week-end, cela revient à choisir « entre la peste ou le choléra », notamment concernant les retraités. Comme l’explique Martine Chevillard, les deux programmes négligent complètement cette population, représentant 17 millions de Français. Mais selon elle, celui de la candidate du Rassemblement National est encore plus alarmant. « Le danger que peut représenter le programme de l’extrême droite pour des retraités est profond. Leur projet, basé sur l’exclusion et la haine, concerne autant les vieux que les étrangers. On sera dans le collimateur de la même façon. Quand on voit la gestion des municipalités aux mains du Rassemblement National, la première chose que toutes les municipalités ont fait, ça a été de supprimer toutes les lignes correspondant à des engagements sociaux. Les étrangers qui arrivent ne viennent pas pour les cotisations sociales, ils viennent pour sauver leur peau. Alors ce sera non, non et non ».

 

« Cette situation est désastreuse »

 

« Nous, les retraités, sommes angoissés. Très angoissés » murmure Martine Chevillard. Car le prochain quinquennat laisse planer une situation menaçante pour les retraités. Ils sont 17 millions en France, dont 5 millions qui connaissent des difficultés financières, et 1 million à vivre sous le seuil de pauvreté. « On a fait le bilan de ce qu’on a subi pendant 5 ans, sous le gouvernement ultra libéral de Macron. Et ce bilan est tellement affligeant qu’on a dû revenir sur toutes les agressions que l’on a subies ». Hausse de 25% de la contribution sociale généralisée, gel de la revalorisation des pensions deux années de suite, augmentation des inégalités sociales en règle générale, la liste est longue. « Combien de retraités ont désormais recours au restaurant du cœur, au secours populaire. C’est affligeant et contradictoire avec ce que Macron disait lors de son élection : Avec moi, le pouvoir d’achat des retraités sera préservé. Encore un mensonge ». Pour Martine comme pour de très nombreux Français, il n’y aura pas d’issue heureuse ce dimanche, mais il faudra pourtant faire un choix. Un choix qui, on l'espère, considérera cette majeure partie de la population, parfois oubliée, négligée et délaissée, et qui aura besoin du soutien et de l’accompagnement d’une nation et d’un gouvernement sur lesquels elle pourra compter.  

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, les réactions se multiplient dans la région. Pour Barbara Romagnan, l’ancienne députée du Doubs, « un travail de fond de reconstruction d'une offre politique de gauche crédible, face à la crise écologique, capable de reconquérir les couches populaires » est une nécessité. Elle voit en l’union populaire, qui s’est imposée à gauche, « la légitimité et la responsabilité d’organiser la gauche écologiste pour les semaines qui viennent ».

BARBARA ROMAGNAN

Karima Rochdi, soutien local d’Emmanuel Macron,  souligne « la performance » du président de la république candidat, « qui améliore son score de 4 points par rapport à 2017 ». Elle prévoit une deuxième partie de campagne « dure ». Et de conclure : « certains points du programme, comme les retraites, doivent être expliqués. Nous avons maintenant deux semaines pour rassembler une majorité contre le danger que l’extrême droite fait courir au pays ».

KARIMA ROCHDI

L’élection présidentielle se rapproche. Le premier tour aura lieu ce dimanche 10 avril, puis le second tour le dimanche 24 avril. Plein Air a rencontré des jeunes engagés politiquement au cours de ces derniers jours. Ils se sont exprimés sur leurs attentes, notamment concernant la jeunesse. Aujourd’hui nous nous sommes entretenus avec Kevin Landry, 21 ans, référent des jeunes avec Macron en Haute-Saône, étudiant à la faculté de Besançon, engagé à La République En Marche.

 

Depuis combien de temps êtes-vous engagé politiquement, et pourquoi avoir choisi « La République En Marche » ?  

Alors je suis politiquement engagé depuis les élections municipales de 2020. Je m’intéresse à la politique depuis que j’ai 14 ans. Je me suis engagé à LREM car j’ai soutenu Emmanuel Macron en 2017, même si je n’avais pas le droit de vote et que je n’étais encore que lycéen. Sa démarche m’intéressait, cette volonté de passer outre les clivages, et de faire de la politique autrement. J’ai adhéré au parti suite aux municipales.

 

Aujourd’hui, en quoi un jeune peut-il se retrouver dans la politique d’Emmanuel Macron ?

Je dirais qu’on a un avantage sur les autres candidats à l'élection présidentielle, c'est qu'on a un président sortant, qui a un bilan. D'autant plus qu'il est positif, et particulièrement pour les jeunes. Au sein des Jeunes avec Macron, on a lancé en septembre dernier une campagne d'affichage « Macron président des jeunes ». Notre volonté par cette campagne d'affichage, c'était de rappeler le bilan extrêmement favorable du président à l'égard des jeunes. Alors je pourrais citer les repas Crous à 1€, qui au départ étaient ouverts à tous les étudiants, puis aux étudiants boursiers. Vous voyez, on est également dans une résidence universitaire, et juste à côté, il y a des protections hygiéniques gratuites pour les étudiants. C'est un exemple concret de la politique du gouvernement. Tout comme la contraception gratuite pour les femmes de 18 à 25 ans. Je crois que jamais un président de la République n'a eu autant d'impact concret dans la vie des jeunes, qu'ils soient étudiants ou non. On pourrait aussi parler de l'apprentissage. En 2017 on avait un peu plus de 200.000 contrats d'apprentissage qui étaient signés en une année. En 2021 on est à plus de 700.000. Et sur le prochain quinquennat, le candidat Emmanuel Macron vise les 1.000.000. Donc on a vraiment une dynamique qui touche tous les jeunes, que ce soient les étudiants, que ce soient les jeunes sans formation, sans emploi, avec la plateforme « Un jeune une solution ». C’est quand même 9 milliards pour la jeunesse. Mais également les jeunes qui veulent aller vers l'emploi avec l'apprentissage, et puis les jeunes qui sont en emploi, avec toutes les mesures qui ont été prises pour le pouvoir d'achat.

 

Certains candidats se sont positionnés sur le droit de vote à 16 ans. Emmanuel Macron est plutôt mitigé. Qu’en pensez-vous à titre personnel, et quel ressenti avez-vous auprès des autres jeunes de LREM ?

Alors je n’ai jamais entendu Emmanuel Macron s'exprimer favorablement à cette idée. Moi à titre personnel j'y suis défavorable. Et à vrai dire quand j'écoute les jeunes autour de moi, mes camarades, des amis, je n'ai pas l'impression que cette problématique intéresse plus que ça. J'ai l'impression que ça ne concerne qu'un certain nombre de militants politiques, qui comme moi, ont eu très tôt un avis et auraient aimé l'exprimer, moi le premier, bien avant 18 ans. Maintenant je pense qu'il faut aussi savoir reconnaître que les jeunes, dans la grande majorité, ne nous ressemblent pas tous. Ils ne sont pas tous aussi intéressés par la politique. Élargir le droit de vote à 16 ans, ça ne fera qu’élargir la base de l'abstention si je puis dire, parce que les jeunes de 18 à 24 ans s'abstiennent déjà énormément. Donc je préfère qu'on tente des choses pour lutter contre l'abstention des jeunes.

 

Est-ce que localement vous ressentez un fort engouement autour d’Emmanuel Macron, et quels pourraient-être les atouts, les arguments, qui inciteraient les jeunes à se mobiliser aux urnes en avril prochain ?

Oui il y a un engouement forcément, on arrive à l'approche du premier tour, donc on sent que de plus en plus de gens souhaitent participer à la campagne. On a de nouveaux adhérents régulièrement, que ce soit au niveau du Doubs, mais aussi plus généralement au niveau de la région et de la France. Je dirais qu’Emmanuel Macron a plusieurs atouts. D'abord un bilan positif. Ensuite, il a un projet tourné vers la jeunesse, qui s'inscrit dans la continuité de ce qui a été fait. Je retiens 3 grands piliers au niveau de la jeunesse.

Le premier, l'orientation avec la proposition qui permet aux jeunes de la 5ème à la 3ème de découvrir beaucoup plus de métiers, notamment des métiers manuels et techniques. Également la proposition de faire des lycées professionnels des voies d'excellence, permettant aux jeunes de voir le temps de stage augmenter de 50% tout en étant rémunérés.

Le 2ème pilier, c'est la question du travail et du pouvoir d'achat. Parce que les jeunes ce ne sont pas uniquement les étudiants ni ceux qui sont en études, mais aussi ceux qui travaillent. Et en matière de pouvoir d'achat, le candidat Emmanuel Macron propose plusieurs choses. D'abord la suppression de la redevance télé qui représente quand même un gain d'une centaine d'euros par an et qui s'inscrit dans la logique de suppression de la taxe d'habitation. Puis, une proposition qui me tient particulièrement à cœur et qui concerne aussi les jeunes, c'est la question de la création d'un compte épargne-temps. On parle beaucoup de la retraite à 65 ans, mais quelqu'un qui travaille pourra cumuler ses RTT et ses congés payés sur un compte épargne temps, et il pourra soit les monétiser, pour justement avoir un peu plus de pouvoir d'achat, ou alors s'il le souhaite les cumuler pour ensuite les utiliser plus tard.

Enfin, le dernier pilier est celui de la culture et du numérique. Comme l'extension du pass culture pour permettre à des plus jeunes de bénéficier de cette mesure, qui je crois est un succès. On entend beaucoup « Macron président de la droite » ou que sais-je, mais la réalité est que cette proposition est une mesure qui vise à lutter contre les inégalités en matière culturelle, et permet l'émancipation des jeunes par la culture. Il propose également des sessions généralisées de l'enseignement du code informatique et des usages numériques à partir de la 5ème. On sait que le numérique est de plus en plus prégnant dans notre vie, et donc enseigner à ces jeunes les usages numériques et le code, je pense que c'est une très bonne proposition. Et celle que je mettrais en dehors de de tout ce package : le financement du permis de conduire pour les jeunes qui s'engagent au sein du service national universel. Ça c'est véritablement à la fois une mesure de pouvoir d'achat mais aussi d'émancipation, quand on sait que par exemple à la campagne, ou à Besançon, la voiture c'est super important pour se déplacer, notamment pour travailler.

 

Quelle qualité fait d’Emmanuel Macron un bon président de la République ?

Je crois qu'il a toutes les qualités d'un président de la République. On voit qu’en matière internationale il a la stature, à la fois la réserve et la dynamique nécessaire pour conduire des négociations, par exemple avec Poutine. Et puis on a vu aussi en matière de réforme que c'était un président qui a l'envie de faire et qui qui n'a pas peur parfois d'être impopulaire. Parce qu'il croit que certaines réformes sont bonnes pour le pays et donc il les fait. Et puis surtout il a été élu pour ça. A titre personnel, ma vie a changé, a évolué. Je me souviens qu’au tout début de mes études je devais payer chaque semaine des courses pour manger ou des repas au Crous assez onéreux, même si c'est relatif. Aujourd'hui, grâce à Emmanuel Macron, et en tant qu’étudiant boursier, je bénéficie des repas à 1€. Ce n'est pas rien. Je suis étudiant donc ce sont surtout des thématiques qui sont liées à la vie étudiante, mais on pourrait aussi citer la suppression de la cotisation sociale étudiante qui représente un gain de pouvoir d'achat pour les étudiants d'une centaine de euros annuellement. Ma vie s'est améliorée sur le quinquennat du président de la République.