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À Pontarlier, l’aéroclub poursuit sa transformation. Entre renouvellement des avions et travaux d’envergure sur la piste, la structure entend conjuguer formation, attractivité et transition écologique. Son président, Patrick Saint Voirin, détaille les enjeux.

avion aeroclub pontarlier 2

Un nouvel avion aux usages multiples

L’arrivée, ce vendredi,  d’un nouvel appareil marque une première étape dans le renouvellement de la flotte. Cet avion biplace « SportStar Â» est destiné à la fois à la formation des élèves pilotes et à l’usage des pilotes déjà brevetés. « Il sert principalement aux élèves dans leur parcours vers l’obtention de la licence, mais aussi à nos pilotes pour une utilisation régulière », explique le président. Une polyvalence qui répond aux besoins croissants de l’aéroclub. Ce nouvel équipement s’inscrit dans une stratégie plus large. À plus ou moins long terme,  d’autres appareils pourraient être remplacés afin de moderniser l’ensemble de la flotte. Objectif affiché : accompagner la transition écologique du club en disposant d’avions plus récents et moins énergivores.

L'interview de la rédaction : Patrick Saint-Voirin 

Une piste rénovée pour plus de sécurité

Autre chantier d’importance : la piste de l’aérodrome. Longue de 1 000 mètres et large de 30 mètres, elle a récemment fait l’objet de travaux de réfection approfondis.Si l’entretien courant est assuré toute l’année par l’aéroclub, ces travaux visaient à traiter des fissures apparues avec le temps. « La ville de Pontarlier tient à ce que cet équipement structurant soit toujours en bon état », souligne Patrick Saint Voirin. Les travaux, achevés ce jeudi à midi, permettent désormais d’accueillir les avions dans des conditions optimales de sécurité.

L'interview de la rédaction : Patrick Saint-Voirin 

Un aérodrome ouvert à tous

L’aérodrome de Pontarlier présente une particularité : il est ouvert à la circulation aérienne publique. Concrètement, tout pilote peut s’y poser sans autorisation préalable, à condition de respecter les règles en vigueur. Cette ouverture implique des infrastructures irréprochables, capables d’accueillir des avions de passage, qu’il s’agisse de déplacements ou de tourisme.

Une gestion associative pour un équipement municipal

Propriété de la Ville de Pontarlier, l’aérodrome s’étend sur 64 hectares. Sa gestion quotidienne a été confiée à l’aéroclub, une association sportive rattachée à l’Office municipal des sports et à la Fédération Française Aéronautique. Un modèle qui permet de concilier service public, pratique sportive et développement local.

Avec une piste rénovée et une flotte en cours de modernisation, l’aéroclub de Pontarlier affiche clairement ses ambitions : continuer à former les pilotes de demain tout en s’inscrivant dans une dynamique plus durable.

Dans quelques jours, un jeune pilote de l’aéroclub de Pontarlier, Pierre Mangeard (20 ans), originaire du Haut-Jura, actuellement en 3è année d’école d’ingénieur en aéronautique, après avoir décroché son baccalauréat au lycée Les Augustins de Pontarlier, va participer au tour aérien des jeunes pilotes, dont le coup d’envoi sera donné le 16 juillet à Chambéry. Soit deux semaines de compétition, organisées par la fédération française d’aéronautique, à laquelle 45 jeunes pilotes, triés sur le volet, participeront. Au programme  de ce tour de France  : maniabilité de l’avion, enregistrement GPS, propreté de l’avion, recyclage de l’appareil, législation, épreuves théoriques, travail en équipe, … . L’objectif étant d’identifier les jeunes pilotes de demain. « C’est un véritable passeport pour l’avenir. Un tremplin professionnel. Il permet également de se créer un véritable réseau Â» explique Sylvain Geoffriault, l’instructeur du jeune homme, qui connaît parfaitement les rouages et les exigences de l’épreuve.

aviation pierre

Une sélection exigeante

Pour en arriver là, Pierre Mangeard a dû se montrer à la hauteur. Après trois annulations successives en raison de la crise sanitaire, l’épreuve peut enfin se dérouler en 2022. Pour figurer dans cette dream team de jeunes pilotes français, le Pontissalien a franchi les étapes réglementaires. A savoir, des présélections et une sélection nationale qui s’est tenue fin mai. « Le but est aussi de démocratiser ce domaine  et casser cette image que l’aviation est réservée à une élite richissime Â». Et de conclure : « N’importe qui peut venir prendre des cours Â». Pierre le promet, il saura rendre à tous ceux qui l’ont aidé à progresser l’accompagnement nécessaire pour qu’ils découvrent cette discipline et la pratiquent, pourquoi pas, à leur tour.

L'interview de la rédaction / Pierre Mangeard et Sylvain Geoffriault