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À travers des ateliers sportifs, des parcours moteurs et des activités adaptées, les étudiants en licence Activité Physique Adaptée et Santé (APAS) de Besançon vont accueillir, sur trois jours, jusqu’à demain, mercredi, plus de 400 enfants, en situation de handicap intellectuel, et de personnes âgées dépendantes,  lors de grandes journées organisées sportives et festives. Des évènements  à la fois pédagogiques, humains et inclusifs, qui illustrent l’importance croissante du sport dans le domaine de la santé.

Ce mardi, durant toute la journée, les enfants, issus d’une quinzaine de structures spécialisées, ont pu participer à une série d’activités imaginées et encadrées par les étudiants de troisième année de STAPS. Escalade, sarbacane, tir à l’arc, ateliers moteurs ou jeux collectifs : 19 activités différentes étaient proposées selon plusieurs niveaux d’adaptation.

Une filière entre sport, santé et rééducation

Pour Mathis Ponçot, étudiant en licence 3 APAS, cette formation représente la possibilité de réunir deux univers qui le passionnent : le sport et la santé. « À la base, je voulais m’orienter vers la kinésithérapie, mais plus la formation avance, plus je trouve que cette filière me correspond », explique-t-il. Même constat pour Maël Sauce, également étudiant en troisième année, sensibilisé au handicap par son entourage familial. « Je voulais aussi faire kiné au départ, mais aujourd’hui je m’oriente davantage vers le métier d’enseignant en activité physique adaptée », précise-t-il. La formation APAS permet aux étudiants d’intervenir auprès de publics très variés : personnes âgées, patients atteints de maladies neurologiques, troubles psychiatriques, déficiences intellectuelles ou encore handicaps moteurs. « L’objectif reste toujours le même : améliorer l’autonomie et la qualité de vie grâce à une activité physique adaptée aux capacités de chacun » narre Fanchon Perez, qui suit également ce cursus

L'interview de la rédaction : Mathis Ponçot 

Une formation très concrète

Loin d’une approche uniquement théorique, les étudiants soulignent l’importance de la pratique dans leur cursus. À Besançon, plusieurs publics sont régulièrement accueillis au sein de la formation afin de permettre aux futurs professionnels de travailler directement sur le terrain. Cette année, les étudiants ont notamment accompagné des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme ou de déficiences intellectuelles. D’autres ateliers ont été consacrés à des patients souffrant de la maladie de Parkinson. « On apprend à adapter les exercices selon les pathologies et les capacités des personnes », explique Mathis Ponçot. « L’activité physique permet souvent d’améliorer les capacités motrices, l’autonomie ou encore la confiance en soi. »

Plus de 160 enfants accueillis

La journée dédiée aux enfants constitue l’un des temps forts de l’événement. Cette année, plus de 160 jeunes ont participé aux activités proposées par les étudiants. Pour répondre aux différents niveaux de handicap, cinq “menus” d’activités avaient été conçus. Certains parcours étaient destinés à des enfants lourdement handicapés ou à mobilité réduite, tandis que d’autres permettaient davantage la découverte sportive. « L’adaptation est le maître mot », insiste Maël Sauce. Chaque atelier repose sur des fiches pédagogiques précises permettant aux encadrants de modifier les consignes ou les exercices selon les besoins des participants.

L'interview de la rédaction : Fanchon et Maël 

Une demande en forte hausse

Cette édition marque également un record de participation. Selon les étudiants organisateurs, certaines structures ont même dû être refusées faute de places disponibles. « Le handicap est de plus en plus mis en avant dans la société et il y a davantage de demandes », souligne  Fanchon Perez, étudiante en L3 APAS. Les organisateurs constatent aussi une évolution du regard porté sur le handicap. Certaines écoles dites “ordinaires” souhaitaient ainsi participer à cette journée afin de favoriser davantage l’inclusion entre enfants.

Au-delà de l’événement lui-même, cette expérience représente enfin un véritable exercice professionnel pour les étudiants. Organisation, gestion des groupes, adaptation permanente, évaluation des ateliers : autant de compétences essentielles pour leur futur métier dans le domaine du sport-santé.

L'interview de la rédaction : Fanchon et Maël