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Ce sont environ 500 personnes qui étaient réunies ce mercredi soir, sur le site de l’entreprise Jussieu Secours à Besançon. Une cérémonie d’hommage a été rendue en l’honneur de Moussa Dieng, l’ambulancier poignardé à mort samedi 28 août lors d’une intervention. Ses plus proches collègues se sont exprimés dans la douleur et la tristesse, afin d’honorer la mémoire de leur confrère. Le président de Jussieu France, Anne Vignot, la maire de Besançon, et Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la santé, ont aussi prononcé quelques mots. Face au désarroi du personnel de santé, ce drame vient interroger sur les conditions de travail et les difficultés que rencontrent ces femmes et ces hommes. « Il faudra honorer la mort de Moussa par des décisions. Son sacrifice ne doit pas être vain, et doit faire avancer les choses » a notamment déclaré Pascal Barthès, le président de Jussieu France.

 

Trois informations judiciaires ont été ouvertes lundi par Etienne Manteaux, le procureur de la République. Une pour homicide volontaire après le meurtre de Moussa Dieng, l’ambulancier de 50 ans, samedi 28 août à Besançon, et deux pour tentatives d'homicides, sur les voisins du mis en cause. L'auteur des coups de couteau, un homme de 40 ans atteint de troubles psychotiques graves, est actuellement pris en charge à l'hôpital psychiatrique de Novillars. Il devrait être mis en examen sous dix jours.

 

« Une fois sur deux, l’apparition des forces de l’ordre fait déraper l’intervention »

 

La question est sur toutes les lèvres. Pourquoi ces deux ambulanciers engagés sur cette intervention n’ont-ils pas attendu afin de bénéficier de l’aide de la police ? Une interrogation relayée légitimement depuis quelques jours, mais qui bénéficie d’une réponse claire : les deux secouristes n’ont pas été prévenus du renfort des forces de l’ordre. Se pose alors la question délicate de la coordination entre des deux services. Etienne Manteaux, le procureur de la République, maintient le fait qu’il ne peut y avoir une systémisation des interventions des forces de l’ordre aux côtés des secouristes. Il pointe du doigt « la menace » que peut représenter l’apparition de personnes en uniforme aux côtés des ambulanciers ou des pompiers, qui aurait tendance à aggraver la situation. « La conversation entre l’opérateur du Samu et l’opérateur de la police est très intéressant. Il y a cette remarque faite par l’opérateur police qui dit que lorsqu’ils interviennent à leurs côtés, souvent ça fait déraper les interventions. Parce que le fait de voir des personnes en uniformes pour des malades psychiatriques et le fait d’une sorte de judiciarisation de ce que relève du médical, la plupart du temps, ça fait déraper des opérations qui se passent plutôt bien. Une fois sur deux, ça vient plus souvent aggraver l’intervention des ambulanciers ou des pompiers » souligne le procureur.

« A ce stade je ne peux pas parler de dysfonctionnement, même si je mesure bien le drame absolu constaté dans ce dossier. Mais surtout pas de de conclusion hâtive. On va étudier ce qu’il s’est dit entre le Samu et l’ambulance Jussieu, analyser quels étaient les antécédents et les prises en charge de cet homme, et ensuite on pourra se diriger vers des conclusions […] L’usage n’est pas du tout de systématiser l’intervention de patrouilles de police aux côtés d’ambulanciers ou de pompiers. Il y a une demande forte des personnels de santé, et j’imagine que ce type de drame va encore renforcer cette demande d’être systématiquement accompagné. Mais il n’y a pas tout le temps une patrouille de police qui est disponible pour intervenir. Là il s’est trouvé qu’elle était disponible, et c’est d’autant plus dramatique qu’il s’écoule 5 minutes, et très probablement que si les policiers avaient été présents aux côtés des ambulanciers, il n’y aurait pas eu cet homicide. Pourtant ce n’est absolument pas le principe d’une intervention systématique des policiers aux côtés des ambulanciers. Ou alors c’est une question qu’il faut poser aux pouvoirs publics et à l’exécutif, mais ce sont aussi des moyens.  L’instruction va se poursuivre, et on tirera toutes les conclusions utiles à la fin. Actuellement, la police ou la gendarmerie n’est absolument pas en capacité de systématiser une escorte en temps réel de toutes les prises en charge au Samu » précise Etienne Manteaux.

Etienne Manteaux, le procureur de la République, a précisé les premiers éléments de l’enquête qui doit faire la lumière sur le drame survenu au matin du 28 août rue de Bourgogne, ayant coûté la vie de Moussa Dieng, un ambulancier de l’entreprise Jussieu, lors d’une intervention.

 

Un homme souffrant de psychose grave

 

C’est dans la matinée de samedi 28 août, une première fois à 4h du matin, puis à nouveau à 6h, qu’un homme de 40 ans, relevant d’une « grave psychose » se rend chez sa mère, afin d’obtenir des cigarettes. Son comportement est agressif, inquiétant, mais connaissant les troubles de son fils dont il souffre depuis 20 ans, celle-ci lui donne ce qu’il réclame, en lui sommant ensuite de repartir. Dans un premier temps l’homme refuse, et insiste pour monter dans l’appartement, mais sa mère réussi à lui en défendre l’accès, et le fait repartir chez lui. Seulement, celui qu’elle décrit comme « quelqu’un de gentil, mais qui présente des signes d’agressivité dès lors qu’il décompense au niveau psy » est inquiétant, et elle décide d’appeler le Samu un peu plus tard dans la matinée, afin qu’il soit hospitalisé. Il est 9h15 lorsque l’opérateur du Samu est contacté. Après avoir envoyé une ambulance, l’opérateur appelle le CIC, le Centre d’Information et de Commandement du commissariat de police de Besançon.

 

« Selon la retranscription entre l’opérateur du Samu et celui du commissariat, ce dernier fait observer que les usages sont d’abord qu’il y ait une ambulance ou les pompiers qui aillent au contact de la personne qui doit être hospitalisée. Et que ce n’est qu’une fois ce premier contact opéré, s’ils constatent une agressivité ou une impossibilité d’exécuter leur mission, qu’il y a à ce moment-là l’envoie d’une patrouille » Etienne Manteaux, procureur de la République

 

Le déroulement des faits

 

L’opérateur CIC indique alors qu’un équipage est disponible, et l’envoie à l’adresse indiquée. Il est 9h18 lorsque la communication se termine. L’ambulance arrive à 9h23 sur le site. A ce stade, il ne semble pas que l’opérateur du Samu ait rappelé l’entreprise Jussieu pour indiquer qu’il venait de raccrocher avec les policiers, et qu’une patrouille était finalement réquisitionnée. Des propos confirmés par l’ambulancier survivant, qui révèle ne pas avoir été informé qu’une patrouille arrivait. Il raconte ensuite que lorsqu’ils arrivent sur place, au rez-de-chaussée du 11 rue de Bourgogne, l’individu est très agressif, et semble évoquer des gens qui veulent intenter à sa vie. Il refuse catégoriquement de les suivre, et ferme sa porte. L’ambulancier explique que dans ce contexte, la mission ne pouvant être exécutée, il repart, et indique à son collègue de faire de même. Et alors qu’il est quasiment au niveau de la sortie, il constate que son confrère est encore devant la porte, pour contacter le Samu, afin de faire un bilan de ce qu’il s’est passé, et obtenir des consignes supplémentaires. Au moment où il est en train de composer ce numéro, la porte s’ouvre à nouveau, et cette fois, l’individu est armé d’un couteau de cuisine. Il assène directement deux coups au niveau du thorax de Moussa Dieng. L’ambulancier recule, il est pris en charge par son collègue, qui l’amène très rapidement dans l’ambulance. L’individu constate ensuite qu’il y a un voisin de palier, présent à quelques mètres. Il s’agit effectivement de celui qui a indiqué aux secouristes où il habitait. Aussitôt, il se tourne vers lui, et lui assène 4 coups de de couteau, au niveau du pectoral droit. Aucun point vital ne sera touché, sa vie ne sera pas en danger. Quelques secondes plus tard, l’ascenseur du bâtiment s’ouvre, et un père de famille accompagné de son enfant de 7 ans sont confrontés à cette scène effroyable. L’individu se retourne, et se précipite sur le père de famille. S’ensuit alors une lutte entre les deux hommes, dans laquelle l’assaillant est désarmé, mais blesse tout de même sa victime au niveau de l’oreille. Le père, âgé de 38 ans, décrira « un homme qui était déterminé à le tuer, compte tenu de son agressivité, de son regard, et de la façon dont il s’est précipité poing en l’air avec son couteau en sa direction ». C’est au moment où les deux hommes sont engagés dans une lutte au sol que les policiers arrivent, et n’ont d’autre choix que d’user du pistolet à impulsion électrique pour maîtriser l’individu, extrêmement véhément. Moussa Dieng est pris en charge immédiatement par son collègue qui le transporte à l’hôpital. Cependant, le couteau a touché des organes vitaux, et il décède très rapidement après son arrivée. Son autopsie a été réalisée hier, afin de mieux déterminer les circonstances du décès.  

 

Une information judiciaire ouverte

 

La garde à vue n’a pas permis d’entendre l’individu, compte tenu de son état psychique. Il a été rapidement transporté dans la chambre carcérale du centre hospitalier Jean Minjoz. Examiné par un médecin psychiatre, ce dernier a considère que son état n’est pas compatible avec son maintien en garde à vue. L’individu est lourdement sédaté, et le préfet prend la décision de l’hospitalisation sans consentement. Il est depuis samedi soir au centre hospitalier spécialisé de Novillars. « J’ai ouvert une information judiciaire, pour homicide volontaire sur cet ambulancier de 50 ans d’origine sénégalaise, et pour les deux tentatives d’homicide, sur son voisin de palier, et sur le père de famille 38 ans » indique Etienne Manteaux. N’ayant pas encore été déféré au parquet de Besançon, l’homme de 40 ans devrait être mis en examen dans les 10 jours. « Ce délai est favorable car il est dans un état tel aujourd’hui qu’il n’est pas additionnable. La priorité sont les soins pour qu’il recouvre un peu de lucidité, afin qu’il puisse être utilement entendu, s’il souhaite répondre aux questions du magistrat instructeur. Ensuite il sera statué sur son placement en détention provisoire, ou pas » précise le procureur de la République. En cas de placement en détention provisoire, l’homme de 40 ans pourrait alors être sous un double statut : celui d’incarcération et d’hospitalisation sans consentement. Cela pourrait l’amener à être transféré dans une unité hospitalière spécialement aménagée, ce qu’on appelle UHSA. « Beaucoup de chose restent encore à déterminer. Le point central de ce dossier sera de déterminer quel était l’état psychiatrique, psychique, dans lequel se trouvait l’individu au moment des faits, pour déterminer s’il y avait une altération ou une abolition de son discernement à ce moment-là » souligne Etienne Manteaux. 

Nos futurs est une proposition de Michel Schweizer regroupant quatre expériences artistiques qui ont impliqué durant six mois, quatre-vingts jeunes bisontins de Planoise, accompagnés par des artistes « mentors ». Trois d’entre elles ont été présentées en mai et juin derniers. Le 28 août, c’est au tour des « Jeunes occupent l’Espace ». Quatre représentations sont prévues, au théâtre des 2 Scènes ce samedi, de 9h à 20h30.

 

Des projets personnels

 

Ce samedi, ce sera une première, et surtout le fruit d’un travail de plusieurs mois, d’un groupe de jeunes adolescents, entre 13 et 18 ans, qui vivent ou qui sont scolarisés sur le quartier de Planoise. Ces jeunes se sont portés volontaires pour rentrer dans un projet artistique, où ils étaient invités à se prononcer sur la société, afin d’apporter leur propre regard sur le monde qui les entoure, sur leur quotidien, ou encore leur vie. « Qu’est-ce que des jeunes ont à dire à des adultes ? » précise Anne Tanguy, directrice du théâtre des 2 Scènes. « Ce sont vraiment eux, individuellement, personnellement, qui se sont engagés dans ce projet, avec beaucoup d’assiduité, de rigueur, d’envie et c’est super de les voir avec une belle énergie. Ils ont donné beaucoup d’eux-mêmes, c’est très touchant » poursuit Anne Tanguy.

 

Au programme samedi

 

Parmi ces projets artistiques qui seront à l’affiche ce samedi, Farzana présentera « Bienvenue en France », une déambulation invitant les spectateurs à vivre, à travers le récit de Farouch, une enfant de 7 ans, quelques étapes du long périple de sa famille, partie d’Afghanistan pour rejoindre la France. Lyndsey quant à elle, sera aux commandes d’une installation vidéo intitulée « Qu’en pensez-vous ? ». La jeune fille a imaginé un dispositif pour récolter l’avis de personnes d’origines et de générations différentes pour son sujet, en abordant plusieurs thèmes : harcèlement, croyances, codes vestimentaires, orientations sexuelles. A 15h30, « Coups de Jeunes », une vingtaine d’adolescents de 13 à 17 ans vont parler du monde, des responsabilités d’adultes, de leur vie et de leurs croyances, à travers une expérience artistique dans des conditions permettant un usage libéré et assumé de la parole. Ces jeunes sont accompagnés de Michel Schweizer, metteur en scène, Mathieu Desseigne-Ravel, danseur et chorégraphe, et Dalila Khatir, chanteuse lyrique. Et pour clôturer cette journée, la Scène nationale invite à nouveau le spectacle « Cheptel ». Un après-midi et une soirée où la parole sera donnée à de jeunes adultes en devenir.  

 

La préparation est désormais terminée. Après plus de 6 mois d’arrêt, le Racing Besançon va entamer sa saison de National 3 samedi à 18h, en recevant le FC Montceau Bourgogne au Stade Léo Lagrange. Un match gratuit, soumis au pass sanitaire, où Jérémy Guyen le directeur sportif invite les supporters à venir en masse afin d’encourager le club bisontin.

 

Un effectif remanié

 

C’est après une année très compliquée que l’équipe première du Racing a repris l’entraînement le 5 juillet dernier. « Aujourd’hui, l’esprit est plutôt bon » souligne Jérémy Guyen, le directeur sportif du club. « On recommence sur une feuille blanche, on va faire en sorte que l’ensemble de l’équipe travaille main dans la main, en continuité », poursuit-il. Une équipe qui a été largement remaniée au cours de ce mercato, en connaissant beaucoup de départs, mais aussi beaucoup d’arrivées. La dernière en date venant compléter l’équipe première est celle de Chris Malonga, à l’essai depuis plusieurs semaines, qui a officiellement signé ces dernières 48h. Beaucoup de départs liés à des choix personnels ont été causés par des propositions de divisions supérieures, très souvent en National 2. « Dans l’intérêt de chacun, je ne vois pas pourquoi je refuserais. C’est plutôt une belle image de joueurs qui passent chez nous et qui vont à l’étage supérieur » indique Jérémy Guyen. « L’effectif a dû se recomposer, travailler ensemble, à travers de nombreux matches amicaux. Et aujourd’hui, nous sommes plutôt satisfaits » annonce-t-il.

 

Recréer une dynamique

 

Des matches amicaux qui se sont achevés ce samedi par un déplacement à Chambéry, légèrement désordonné. Ce sont dans des conditions particulières que les joueurs se sont rendus en Auvergne-Rhône-Alpes : changement de terrain à la dernière minute, entraînant une heure de route supplémentaire sous un soleil de plomb. Des éléments pouvant expliquer la déroute qu’a connu le club bisontin, alors qu’il menait 1-0 à la mi-temps. Mais pour Jérémy Guyen, le score n’est pas vraiment ce qui importait. « Des matches amicaux, on en a gagné, et on en a perdu. Ce qui compte, c’est le contenu. Aujourd’hui, on a vu de très belles choses avec l’équipe » souligne le directeur sportif. Alors que la saison 2019-2020 démarrait sur les chapeaux de roues pour le Racing Besançon, avec quatre victoires sur cinq matches, mais s’étant arrêtée prématurément, les ambitions restent les mêmes cette année. Et rien ne sert de remuer le passé. « L’an dernier, c’est le passé pour nous. On recommence sur une feuille blanche. L’objectif c’est d’avoir des automatismes ensemble, de créer une dynamique. On est tous sur la même ligne de départ, à nous de faire que cette mayonnaise reprenne » indique Jérémy Guyen.

 

Le foot doit retrouver sa place à Besançon

 

Parmi tous les objectifs du club, le premier évoqué par le directeur sportif passe par la formation. Faire grandir des jeunes à travers le Racing Besançon, jusqu’à arriver à l’équipe senior, telle l’intention affichée par le club bisontin. « C’est encore quelque chose qui nous manque jusqu’à présent » regrette Jérémy Guyen. Avant de poursuivre. « Je pense que le football à Besançon doit retrouver sa place, et ça je le dis bien haut. Parce qu’il y a une demande, et je pense que cette ville mérite une vraie équipe de foot. On est un club ambitieux, mais pour être un club ambitieux, on a besoin de tout le monde. Ça veut dire des éducateurs, des bénévoles, des dirigeants, des supporters. Pour cette raison, j’appelle tout le monde à venir nous encourager le samedi 28 août, à 18h. Le match sera gratuit, mais soumis au pass sanitaire. On a besoin de tout le monde, de tous les bisontins pour pouvoir avancer. C’est un club qui doit avancer, pas une équipe ».  

 

Jérémy Guyen, directeur sportif du club :

 

 

Vital été vit ses derniers instants. Lancée le 7 juillet dernier, l’édition 2021 de cette manifestation bisontine familiale et populaire touche à sa fin. Le 21 août, demain, elle fermera ses portes, avant un probable retour l’été prochain. Zoom sur une des ses activités historiques : l’escalade.

 

 

Découvrir l’escalade

 

Ils sont une dizaine, ils ont entre huit et quatorze ans, et quatre jours par semaine depuis le 7 juillet dernier, ils viennent grimper les murs de la salle Marie Paradis à Besançon. En arrivant, Loïc Pagand, le responsable équipement de l’association Entre-Temps se livre à un petit brief d’explication pendant une dizaine de minutes, afin que la séance se déroule au mieux et que les enfants puissent être autonomes sur leur structure. « Après quelques explications, on les prépare en leur mettant un baudrier. Après ils peuvent commencer à faire des voies, sur des murs allant jusqu’à 9 mètres, avec des enrouleurs automatiques. Ils sont attachés à des sangles, avec des stop-chute, ce qui fait que dès qu’ils lâchent, ils redescendent tranquillement » indique Loïc Pagand. Enfin, en deuxième partie de séances, les enfants changent de structure. C’est un bloc bien moins haut, de 4 mètres à 4,5 mètres qu’ils doivent escalader, assuré par un épais tapis de réception placé en dessous, dans le but d’amortir la moindre chute qui surviendrait.

 

Une activité historique

 

« C’est une activité qui marche très bien à Vital’Eté historiquement » souligne Loïc Pagand. « Il y a toujours beaucoup de monde, et un gros engouement autour de l’escalade ». Qui habituellement a lieu sur le pôle historique de la Malcombe, actuellement en travaux. Deux activités verticales étaient proposées les années précédentes : le mur d’escalade, et une via cordata située sur la falaise extérieure de la Malcombe. Mais c’est Avenue Léo Lagrange qu’elle a été délocalisée, dans la salle Marie Paradis, afin de continuer à proposer cette activité aux plus jeunes qui voudraient la découvrir dans le cadre de Vital’Eté, et pour continuer à accueillir de nombreux enfants rêvant d’ascension, envieux gravir des sommets.   

 

Loïc Pagand, responsable équipement de l’association Entre-Temps : 

 

 

Une opération a été menée ce lundi par les policiers de Besançon. Les agents ont effectué plusieurs contrôles dans de nombreux bar bisontins et établissements soumis aux mêmes restrictions, afin de vérifier l’application du pass sanitaire, tout en profitant de cette opération pour répondre aux questions des gérants et des clients.

 

 

Le premier lieu à être investi par les forces de l’ordre : la Citadelle de Besançon. A l’entrée de la fortification édifiée par Vauban, un vigile scan les pass sanitaires des visiteurs. Les personnes présentent leur QR code, puis rentrent à l’intérieur. Après un court échange entre les policiers et le vigiles sur les conditions des contrôles, l’inspection se poursuit ensuite un peu plus haut, jusqu’au bar surplombant l’entrée. Ici, les serveurs n’ont pas à demander de pass sanitaire, les clients ayant été contrôlé à l’entrée. Rien à signaler, tout est en ordre selon les agents de l’Etat.

 

Des contrôles « pédagogiques »

 

C’est ensuite en descendant place du 8 septembre que les policiers rencontrent Franck, le cogérant de l’Iguane Café. Le même schéma est répété, questionnement sur l’application des contrôles, puis temps d’échange autour de la loi en vigueur. Même si le cogérant semble encore quelque peu confus sur certains délais concernant la validité des tests antigéniques et PCR, les forces de l’ordre indiquent faire preuve de souplesse lors de cette première semaine. « Aujourd’hui, c’est la pédagogie qui prévaut. Il faut que les choses se mettent en place. Nous ne sommes pas là pour pénaliser les personnes. Mais nous allons veiller à ce que la loi soit bien appliquée » souligne le capitaine Michel Perrin. La visite continue du côté du Madigan’s où les policiers contrôlent des personnes en terrasse. Tout le monde est en règle une nouvelle fois.

 

Les sanctions possibles

 

Avec cette mise en place du pass sanitaire, de nouvelles sanctions sont entrées en vigueur. Pour rappel, une personne ne disposant pas de ce précieux sésame dans les établissements où il est obligatoire s’expose à une amende de 135 €. Et si cette violation est constatée plus de trois fois en 30 jours, la sanction pénale est portée à six mois d’emprisonnement… et 3 750 € d’amende. Même chose en cas d’utilisation du pass d’une autre personne. Les commerçants et les professionnels qui choisissent de ne pas contrôler ce pass encourent une mise en demeure et une éventuelle fermeture temporaire de l’établissement. Et si l’un d’eux est verbalisé plus de trois fois dans un délai de 45 jours, la sanction peut être portée à un an de prison et 9 000 € d’amende.

 

Capitaine Michel Perrin : 

 

Alors que la situation en Afghanistan empire de jour en jour, après l’abandon du pays par le gouvernement aux mains des talibans, et qu’une polémique enfle autour des propos d’Emmanuel Macron ayant évoqué les flux migratoires, Anne Vignot a réagi aujourd’hui sur les réseaux sociaux. La maire de Besançon a notamment annoncé que la ville était prête à accueillir les afghans et afghanes qui chercheraient refuge. « Nous avons les capacités d’accueillir dignement » a-t-elle déclaré à l’attention du président de la république.

 

Depuis lundi dernier, le 26 juillet, les travaux ont débuté sur la RN57 entre les échangeurs de Temis et d’Ecole-Valentin, dans le sens Pontarlier-Vesoul. Plusieurs entreprises participent à la réhabilitation de la partie supérieure de la chaussée pour plus de sécurité, et ce jusqu’au 13 août.

Construite en 2003, la RN57 possède toujours la même couche de roulement. “Du fait du passage régulier des véhicules, on observe des effets de polissage de la voirie qui peuvent créer des glissements et des fissures”, développe Franck Esmieu, chef de district chez DIR Est. Ces déformations peuvent créer des infiltrations d’eau susceptibles de déstructurer les couches situées sous la partie supérieure de la route.

 

photo dans article rn57

 

Les travaux ont lieu en trois phases. “Celle allant de l’échangeur de Temis à celui de Saint-Claude a pu être réalisée cette semaine”, se félicite Franck Esmieu. Grâce à cette petite avance sur le planning, la phase 2, située entre l’échangeur de Saint-Claude et celui de Pirey (RD75) est déjà entamée. Et la phase 3 des travaux, la dernière semaine, concernera la voirie entre l’échangeur de Pirey et la ZAC Valentin. “On a de l’avance quant aux délais envisagés en janvier mais on dépend fortement des aléas météorologiques et techniques”, ajoute t-il prudemment. La période estivale est justifiée par la baisse du trafic routier qui l’accompagne, notamment entre le 14 juillet et le 15 août. “On essaie de pénaliser le moins possible les riverains et les zones commerciales situées aux abords de la zone de travaux”.

Une question de budget

Financés par l’Etat, ces travaux sont aussi supervisés dans l’organisation par la Ville de Besançon, le Conseil Départemental et le réseau autoroutier APRR. “Ces chantiers s’inscrivent dans la lignée de ceux déjà effectués l’année passée dans le sens Vesoul-Pontarlier”, explique Franck Esmieu. Si cette année, la réhabilitation de la voirie ne concerne que la partie entre Temis et la ZAC Valentin, cela s’explique par un budget limité. Cependant, la RN57 bénéficie de ce rafraîchissement du fait de l’annulation de travaux dans le Jura. Le budget a donc été déplacé sur ce chantier, bien qu’il soit trop maigre pour permettre la rénovation complète de la RN57 entre l’échangeur de Micropolis et celui d’Ecole Valentin.

L’interview de la rédaction / Franck Esmieu

 

En avril 2021, l’association Solmiré réquisitionne à Besançon un logement de l’État afin d’y mettre à l’abri les enfants étrangers à qui le département du Doubs, l’État, ainsi que la mairie de Besançon refusent tout hébergement. Depuis 4 mois, les militants de l’association se relaient aux côtés de ces jeunes pour partager leurs repas, cuisiner ensemble, mettre en place la scolarité, les accompagner dans leurs soins (vaccins, dentiste…) et bien d’autres actions. Aujourd’hui les occupants de ce lieu sont menacés d’expulsion par les VNF (Voies navigables de France), gestionnaire du bâtiment, qui utilise une procédure d’urgence auprès du tribunal administratif et demande une expulsion sans délai de tous ses occupants.

 

L’audience au tribunal ce mardi 27 juillet

 

Ce mardi matin, le rendez-vous était donc au tribunal administratif de Besançon. L’association Solmiré appelait ses soutiens à se rassembler à 10h30 devant l’entrée du bâtiment, rue Charles Nodier. Entre 70 et 80 personnes ont fait le déplacement. Dans la salle d’audience, l’avocat qui représentait VNF a rappelé la façon dont l’association était entrée dans ces locaux inoccupés, dédiés au personnel en fonction, avançant que ce logement serait indispensable au fonctionnement du service public fluvial. Alors que selon Solmiré, ce logement est vacant depuis 2016. L’avocat de l’établissement public aurait alors rétorqué qu’il n’y avait personne, car des travaux de mise aux normes sont prévus dans ces locaux. Il aurait poursuivi en déclarant que l’association serait d’ailleurs entrée par effraction, et aurait changé plusieurs barillets de portes. De son côté, l’avocate souhaitant rester anonyme et représentant Solmiré a rejeté le fait que l’association se soit comportée « comme un délinquant ». En poursuivant et en écartant le caractère d’urgence et de l’atteinte aux bons fonctionnements du service. « Les arguments liés aux risques ne sont pas étayés et fondés » affirme-t-elle. En ajoutant qu’il est impératif d’apporter rapidement les garanties de la prise en charge de ces mineurs.

 

Une décision rendue dans les prochains jours

 

Selon Solmiré, c’est avec cynisme que l’avocat de VNF justifie également l’urgence de l’expulsion par le fait que ces jeunes seraient en danger à cet endroit, du fait notamment de la proximité de la route nationale qui les exposerait à un risque d’accident de la circulation. Un argumentaire ubuesque rappelant celui des autorités italiennes, qui en septembre 2020, immobilisaient au port le Sea Watch 4, un navire humanitaire de secours en mer, au prétexte qu’il ne respectait pas les normes en emportant à bord trop de gilets de sauvetage. Pour ces adolescents, en cas d’expulsion, la rue sera la seule alternative puisque depuis des mois et malgré de multiples sollicitations, les pouvoirs publics refusent de réagir concernant l’accueil de ces enfants. La décision sera rendue dans les prochains jours. Si le tribunal venait à prononcer une mesure d’expulsion, l’association et les jeunes auront trois jours pour quitter les lieux. Chaque jour de retard serait accompagné d’une amende de 300€. 

 

Lucie, membre de l'association Solmiré : 

 

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