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Nouvelle lourde défaite du CAP rugby. Ce dimanche dimanche après midi, les pontissaliens se sont inclinés, 40 à 3, à Saint Savin. Rappelons que  la semaine dernière, le collectif du Président Gagelin avait été battu, 27 à 7, par Villeurbanne.

Fédérale 2

Saint Savin 40 – 3 Pontarlier

Fédérale 3

Besançon 14 – 6 Belleville sur Saône

Tavaux Damparis 33 – 5 Nuits Saint Georges

Saint Claude – Villars les Dombes

Colmar 25 – 15 Dole

Oui au libre choix », « Non à la perte des emplois en zone frontalière », « Maintient du droit d’option après 2014 », « Hollande, on n’est pas des vaches à lait , « Fin du libre choix = chômage dans les mutuelles et assurances » ou encore « Frontaliers à la caisse, Hollande s’engraisse », … Voici quelques uns des slogans que l'on pouvait lire et entendre lors de la manifestation organisée ce matin à Pontarlier contre le projet de suppression du droit d’option.

4000 personnes ont donc manifesté leur mécontentement dans les rues de Pontarlier. Cette opération, organisée par le collectif « frontalier où bien », s’est déroulée dans une très bonne ambiance, malgré la colère et les mécontentements. Même si certains sont persuadés qu’il sera difficile de faire changer de cap le gouvernement, les participants veulent montrer leur exaspération et jouer leur dernier va tout. « Nous sommes là pour protéger nos intérêts. C’est certainement peine perdue. Mais peut être qu’en nous mobilisant, nous parviendrons à garder quelques centaines d’euros  sur l’année. Qui ne tente rien n’a rien. Cette reforme va porter un sacré coup à notre pouvoir d’achat. C’est presque un salaire que l’on perd ( entre 3000 et 5000 euros à l’année). C’est de l’argent que nous ne dépenserons pas dans nos passions et dans les magasins du coin. Au lieu de jouer localement, on ira acheter sur Internet pour payer moins cher. S’ils ne veulent pas faire d’effort, nous n’en ferons pas non plus » explique Sébastien, frontalier depuis cinq ans maintenant.

« Je comprends que l’on nous taxe, mais delà à nous faire payer trois fois ce que l’on paye actuellement ! ».

Gil, lui aussi, est en colère. « Nous ne pourrons plus investir » explique ce frontalier, qui chaque jour ne compte pas ses heures pour bénéficier de conditions de vie confortables. « On est dans les bouchons tous les jours. Nos journées commencent tôt et se terminent tard. Nous ne travaillons pas 35 heures. Il ne faut pas croire qu’en Suisse, les boulots sont confortables. Les français ne se rendent pas compte du travail de l’autre côté de la frontière » explique Gil. Et de préciser « On ne bénéficie pas des mêmes avantages sociaux qu’en France. On n’a pas le droit d’être malade car du jour au lendemain, en Suisse, on peut vous mettre dehors. Certes, on gagne bien notre vie. Mais en échange, on paie nos mutuelles et beaucoup d’impôts. Je comprends que l’on nous taxe, il faut bien relever la France, mais delà à nous faire payer trois fois ce que l’on paye actuellement. C’est un peu fort ».

L’inquiétude des assureurs et des mutuelles

Michel est courtier en assurance. « La fin du droit d’option aura un impact sur mon activité. Cela va représenter une perte de 50% de mon chiffre d’affaires. Je devrai également licencier une personne » explique ce responsable pontissalien. Michel le reconnait, « tous ses collègues assureurs se retrouvent dans la même situation que lui. Sur neuf agences de Pontarlier, quatorze licenciements et une fermeture d’agence sont évoqués ». Autant dire que la fin du droit d'option aurait un impact non négligeable dans le secteur marchand de ce territoire de vie. ‘Toute l’économie de la région dépend de l’activité frontalière » conclut ce professionnel, très inquiet.

Environ 4000 frontaliers se sont rassemblés ce dimanche matin pour dénoncer le projet de suppression du droit d’option. Dans le cortège des travailleurs frontaliers de tous âges, des représentants du collectif « frontaliers où bien » et des élus venus dénoncer un projet qui risque d’avoir d’importantes répercussions sur l’activité économique du massif du Jura.

Si les élus du Haut Doubs avaient fait le déplacement, ceux du Jura, Messieurs Pernot et Dussouillez, respectivement Maire, Conseiller Général du canton de Champagnole et adjoint au Maire de Champagnole et Mr Gaudin, Maire de Bois d’Amont et Conseiller Général du canton des Rousses, étaient également présents. « L’économie frontalière est indispensable à nos territoires. Cette économie vit grâce aux frontaliers. On doit être derrière eux dans cette épreuve, cette agression, ce racket qu’ils subissent. Il est temps d’envisager d’autres solutions pour combler les déficits de notre pays que de toujours chercher à obtenir des nouvelles recettes. On ferait mieux de se pencher sur la logique des dépenses et de rationnaliser tout cela» explique Clément Pernot. Pour Annie Genevard, députée de la cinquième circonscription du Doubs «  il est important d’être au côté des frontaliers et de défendre plus largement les territoires frontaliers. Dans cette affaire de droit d’option. Il n’y a pas que les frontaliers qui sont concernés. Il y a tous ceux qui vivent de cette économie frontalière ». Lors de sa prise de parole, la parlementaire a également précisé qu’elle entend bien défendre ce droit d’option lors du débat sur le projet de loi de la sécurité sociale, qui doit débuter dans quelques jours.

10 millions d’euros en moins dans le circuit économique local

« Le combat que mènent les frontaliers, c’est le combat d’une région. Il est inadmissible que le gouvernement reste sourd aux propositions des frontaliers qui sont prêts, eux aussi, à faire des efforts pour participer à la solidarité nationale». explique Patrick Genre, le Maire de Pontarlier. Et de rajouter « les frontaliers, c’est la première entreprise franc comtoise. Sur la zone de Pontarlier, cela représente 4500 emplois. Si on prend une moyenne de 200 euros de moins par mois. Ce sont près de 10 millions d’euros qui n’iront pas dans le circuit économique local. Il est grand temps que le gouvernement entende cette mobilisation ».

Les commerçants avec les frontaliers

« Notre soutien est entier. Les frontaliers jouent un rôle très important dans l’économie locale. Soit 35% des consommateurs à Pontarlier ». explique Denis Gérôme, le Président de Commerce Grand Pontarlier. Et de rajouter « Si on leur enlève éventuellement du pouvoir d’achat, notre économie locale va énormément en pâtir » ajoute le responsable. A travers la voix de Denis Gérôme, ce sont tous les commerçants pontissaliens qui s’expriment et qui s’inquiètent également.

Monaco a été tenue en échec à Sochaux ce dimanche après midi. Menés 2 buts à 0, après seulement 10 minutes de jeu, les francs comtois sont finalement parvenus à revenir au score. Bakambu (57è) et Lopy (69è) ont répondu aux monégasques Ferreira (5è) et Carrasco (10è).

Environ 4000 frontaliers se sont rassemblés ce dimanche matin pour dénoncer le projet de suppression du droit d’option. Dans le cortège des travailleurs frontaliers de tous âges, des représentants du collectif « frontaliers où bien » et des élus venus dénoncer un projet qui risque d’avoir d’importantes répercussions sur l’activité économique du massif du Jura.

Si les élus du Haut Doubs avaient fait le déplacement, ceux du Jura, Messieurs Pernot et Dussouillez, respectivement Maire, Conseiller Général du canton de Champagnole et adjoint au Maire de Champagnole et Mr Gaudin, Maire de Bois d’Amont et Conseiller Général du canton des Rousses, étaient également présents.

Retour sur cette manifestation dans les prochaines heures.

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