Choix du secteur :
Se connecter :

Ce matin sur une grande radio nationale, Jean Vincent Placé, le sénateur d’Europe Ecologie Les Verts, a souhaité que le mouvement lycéen en faveur de la collégienne Léonarda, l’adolescente rom expulsée au Kosovo, reprenne. Que pensent les élus écologistes du Haut Doubs de cette proposition ? Nous avons posé la question à François Mandil ?

« Il faut laisser tranquille la famille Dibrani » explique Mr Mandil. Au-delà du cas de la situation de ce couple et de ses six enfants, l’élu écologiste souhaite que la mobilisation s’articule désormais autour de la question des réfugiés et des droits des étrangers sur le sol français.

Leonarda, un symbole

François Mandil n’est pas forcément surpris par le tapage médiatique qu’a suscité cette affaire. « Des expulsions, il y en a tous les jours. Celle-ci s’est déroulée dans des conditions qui ne sont pas acceptables. De plus, elle vient après toute une série de propos tenus par Manuel Valls qui rejoint, sur certains points, des idées que l’on croyait avoir oublié ». Mr Mandil précise également que cette expulsion est survenue après le drame de Lampedusa, où plus de 200 migrants ont trouvé la mort. Il y a un certain ras le bol des humanistes, qui, à travers l’affaire Léonarda, ont voulu, eux aussi, dénoncer certaines situations ».

« Les travailleurs immigrés rapportent plus d’argent qu’ils ne touchent de prestations sociales »

En conclusion, l’élu écologiste tient à préciser que « les chiffres de la Cour des Comptes montrent qu’en France les travailleurs immigrés rapportent plus d’argent qu’ils ne touchent de prestations sociales. Contrairement aux hoaxes que peut tenir l’extrême droite, l’immigration est une chance pour la France. C’est important de le rappeler » conclut il.

A l’heure de la mise en place des rythmes scolaires, Familles Rurales du Doubs a décidé d’accompagner son réseau local d’associations et les mairies partenaires dans la mise en place de cette réforme. C’est la raison pour laquelle, une réunion s’est tenue dernièrement à Valdahon. Les responsables bénévoles et salariés des 55 associations ou sites du département, des élus locaux et des représentants de la caisse d’allocations familiales, de l’éducation nationale et du conseil général étaient conviés à cette rencontre. Soit environ 150 personnes. A l’issue de cette réunion, les interrogations sont encore nombreuses. Alors que d’ici le 15 novembre des propositions concrètes doivent être formulées aux responsables de l’Education Nationale.

Respecter les rythmes de l'enfant

Animée par Gil Grosperrin, directeur adjoint de la fédération départementale des Familles Rurales du Doubs, cette soirée a permis d’évoquer différentes problématiques et cas concrets qui posent problème pour la mise en place de cette réforme, dont l’application définitive est programmée pour septembre prochain. A Familles Rurales, professionnels et bénévoles s’interrogent notamment sur l’interprétation et l’application des circulaires ministérielles, l’organisation des transports scolaires, la mise à disposition de locaux et de personnels et le respect des rythmes de l’enfant. En tant que représentant du mouvement familial, la structure souhaite que soit également prise en compte l’organisation personnelle des familles (travail, garde et accompagnement des enfants). « Cette réforme pose pas mal de contraintes. Les nouveaux rythmes doivent contribuer à l’amélioration de la journée scolaire de l’enfant » conclut Mr Grosperrin.

Une mesure payée par les familles ?

« Nous n’avons pas encore la lisibilité du coût réel de cette mesure. Nous travaillons avec des communes rurales qui ont des petits budgets et pour lesquelles il n’est pas toujours évident de gérer le quotidien » reconnait Mr Grosperrin. Autre point sur lequel sera vigilante Famille Rurales, le coût que représentera cette réforme pour les familles. « Nous craignons que cette mesure soit fatalement prise en charge financièrement par les familles d’une manière directe ou indirecte. Soit par le paiement de l’activité supplémentaire. Soit au travers de l’augmentation des impôts locaux puisque les communes, qui éprouvent des difficultés à obtenir des dotations supplémentaires, vont répercuter cette prise en charge par ce biais là».

Une centaine de personnels de l’hôpital de Champagnole, soit près de la moitié des effectifs, à l’exception des médecins, est intervenue hier en pleine réunion du comité technique d’établissement. Ils dénoncent les réformes, et notamment la réorganisation des urgences et la suppression de lits.

Depuis une semaine, elle fait les gros titres dans les médias nationaux. Leonarda, collégienne scolarisée au collège Malraux de Pontarlier, a été tellement médiatisée, que les habitants du Haut-Doubs et notamment de Levier, où elle vivait avec sa famille, ne veulent plus en entendre parler.

L’adolescente expulsée avec sa famille au Kosovo le 9 octobre dernier, en marge d’une sortie scolaire, a même sa marionnette aux Guignols de l’Info. L’émission satirique de Canal+ parle de la jeune fille comme étant à l’origine d’un « naufrage » au Parti Socialiste.

Regardez les Guignols du lundi 21 octobre à partir de 2’51 : 

 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Un homme de 63 ans qui vivait seul a été retrouvé mort hier à son domicile. Ce sont ses proches qui ont donné l’alerte. La victime présentait une marque au visage, pouvant laisser penser qu’elle a fait une chute fatale. Une autopsie doit être effectuée aujourd’hui pour déterminer les causes précises du décès.

 


Sous-catégories