Choix du secteur :
Se connecter :

Sénatoriales dans le Doubs : Christophe Garnier veut porter la voix de la ruralité aux côtés d’Arnaud Marthey

Publié le 14 Sep. 2026 à 16:09
Tags: Politique | senatoriales 2026 | christophe garnier | arnaud marthey |
Lecture: min
Sénatoriales dans le Doubs : Christophe Garnier veut porter la voix de la ruralité aux côtés d’Arnaud Marthey Christophe Garnier

Candidat sur la liste conduite par le socialiste Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional, pour les élections sénatoriales du 27 septembre, Christophe Garnier entend défendre les petites communes et la démocratie locale. Le maire d’Éternoz-Vallée-du-Lison, également vice-président de la Communauté de communes Loue Lison, plaide pour une meilleure prise en compte des territoires ruraux au sein de la gauche.

Un engagement dans la continuité

Christophe Garnier inscrit cette candidature dans un parcours politique déjà marqué par plusieurs campagnes. Après les élections départementales de 2015 et de 2021, ainsi que les sénatoriales de 2020, l’élu souhaite poursuivre son engagement pour « la préservation et le développement de la démocratie locale ». S’il rejoint une liste conduite par un socialiste, il tient à préciser son positionnement : « Je ne suis pas un élu encarté, je suis un élu divers gauche. » Une sensibilité qu’il assume et qu’il souhaite enrichir par son expérience communale et intercommunale.

Une gauche qu’il souhaite davantage ancrée dans les campagnes

Pour Christophe Garnier, la candidature doit permettre de faire entendre des territoires insuffisamment représentés. Il estime que la gauche, particulièrement dans le quart nord-est de la France, manque d’élus ruraux dans ses instances, contrairement à ce qu’il observe dans le Sud-Ouest. Cette présence doit, selon lui, peser sur les orientations politiques et éviter de reproduire certaines décisions qu’il critique. Il cite les regroupements de collectivités, la loi NOTRe ou encore l’évolution du mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants. L’élu y voit les conséquences d’une gauche « sans doute mal renseignée, mal implantée dans les territoires ruraux ». Son objectif est donc autant de défendre ses convictions que de les faire évoluer : « Je veux aussi les nourrir », explique-t-il, pour mieux intégrer les réalités des campagnes.

Des élus sans étiquette, mais pas sans convictions

Interrogé sur la place des maires sans étiquette et l’incertitude que leur positionnement peut introduire dans le scrutin sénatorial, Christophe Garnier rappelle les particularités de la vie municipale rurale. Dans les petites communes, les équipes réunissent souvent des habitants de sensibilités différentes. « On n’est pas dans des élections monolithiques, bloc contre bloc », souligne-t-il. Le travail collectif repose davantage, selon lui, sur l’association des idées et des engagements. Cette absence d’étiquette n’efface pas les convictions personnelles. Elle rend d’autant plus nécessaire la rencontre avec les élus pour présenter un projet et comprendre leurs attentes.

Pas de polémique sur la candidature de LFI

Christophe Garnier ne souhaite pas commenter la décision de La France insoumise de présenter une candidature distincte. « Je défends nos idées, le programme qui a été discuté avec Arnaud Marthey », répond-il. L’élu considère comme légitime la possibilité, pour chaque formation, de se présenter. Il préfère concentrer son discours sur le projet porté par sa liste.

Maintenir un lien avec le terrain après l’élection

Au-delà de la campagne, Christophe Garnier souhaite contribuer à un travail collectif durable si Arnaud Marthey est élu. Selon lui, la tête de liste a indiqué vouloir conserver son mandat régional et quitter son mandat communal. Le maire d’Éternoz-Vallée-du-Lison entend alors transmettre des observations, des réflexions et des expérimentations issues des communes et de l’intercommunalité. L’objectif : maintenir les élus de la liste « en lien direct avec le terrain » et faire remonter la voix de la ruralité au niveau national.

Déjà engagé dans les rencontres de campagne aux côtés d’Arnaud Marthey, Christophe Garnier espère prolonger cette démarche durant le mandat, au sein d’une équipe capable d’alimenter régulièrement le travail parlementaire.