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Candidat sur la liste conduite par le socialiste Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional, pour les élections sénatoriales du 27 septembre, Christophe Garnier entend défendre les petites communes et la démocratie locale. Le maire d’Éternoz-Vallée-du-Lison, également vice-président de la Communauté de communes Loue Lison, plaide pour une meilleure prise en compte des territoires ruraux au sein de la gauche.

Un engagement dans la continuité

Christophe Garnier inscrit cette candidature dans un parcours politique déjà marqué par plusieurs campagnes. Après les élections départementales de 2015 et de 2021, ainsi que les sénatoriales de 2020, l’élu souhaite poursuivre son engagement pour « la préservation et le développement de la démocratie locale ». S’il rejoint une liste conduite par un socialiste, il tient à préciser son positionnement : « Je ne suis pas un élu encarté, je suis un élu divers gauche. » Une sensibilité qu’il assume et qu’il souhaite enrichir par son expérience communale et intercommunale

Une gauche qu’il souhaite davantage ancrée dans les campagnes

Pour Christophe Garnier, la candidature doit permettre de faire entendre des territoires insuffisamment représentés. Il estime que la gauche, particulièrement dans le quart nord-est de la France, manque d’élus ruraux dans ses instances, contrairement à ce qu’il observe dans le Sud-Ouest. Cette présence doit, selon lui, peser sur les orientations politiques et éviter de reproduire certaines décisions qu’il critique. Il cite les regroupements de collectivités, la loi NOTRe ou encore l’évolution du mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants. L’élu y voit les conséquences d’une gauche « sans doute mal renseignée, mal implantée dans les territoires ruraux ». Son objectif est donc autant de défendre ses convictions que de les faire évoluer : « Je veux aussi les nourrir », explique-t-il, pour mieux intégrer les réalités des campagnes.

L'interview de la rédaction : Christophe Garnier 

Des élus sans étiquette, mais pas sans convictions

Interrogé sur la place des maires sans étiquette et l’incertitude que leur positionnement peut introduire dans le scrutin sénatorial, Christophe Garnier rappelle les particularités de la vie municipale rurale. Dans les petites communes, les équipes réunissent souvent des habitants de sensibilités différentes. « On n’est pas dans des élections monolithiques, bloc contre bloc », souligne-t-il. Le travail collectif repose davantage, selon lui, sur l’association des idées et des engagements. Cette absence d’étiquette n’efface pas les convictions personnelles. Elle rend d’autant plus nécessaire la rencontre avec les élus pour présenter un projet et comprendre leurs attentes.

Pas de polémique sur la candidature de LFI

Christophe Garnier ne souhaite pas commenter la décision de La France insoumise de présenter une candidature distincte. « Je défends nos idées, le programme qui a été discuté avec Arnaud Marthey », répond-il. L’élu considère comme légitime la possibilité, pour chaque formation, de se présenter. Il préfère concentrer son discours sur le projet porté par sa liste.

Maintenir un lien avec le terrain après l’élection

Au-delà de la campagne, Christophe Garnier souhaite contribuer à un travail collectif durable si Arnaud Marthey est élu. Selon lui, la tête de liste a indiqué vouloir conserver son mandat régional et quitter son mandat communal. Le maire d’Éternoz-Vallée-du-Lison entend alors transmettre des observations, des réflexions et des expérimentations issues des communes et de l’intercommunalité. L’objectif : maintenir les élus de la liste « en lien direct avec le terrain » et faire remonter la voix de la ruralité au niveau national.

L'interview de la rédaction : Christophe Garnier 

Déjà engagé dans les rencontres de campagne aux côtés d’Arnaud Marthey, Christophe Garnier espère prolonger cette démarche durant le mandat, au sein d’une équipe capable d’alimenter régulièrement le travail parlementaire.

Les habitants de la nouvelle commune d’Eternoz connaissent désormais l’identité des sept hommes et sept femmes qui composeront la liste portée par Christophe Garnier lors des prochaines élections municipales.

À l’initiative du maire sortant, des primaires citoyennes inédites ont été organisées ce dimanche afin de désigner les candidats de la liste d’entente communale qu’il conduira. Une première dans une commune de moins de 1 000 habitants. Cette démarche participative a été organisée  en raison de la réforme électorale imposant désormais des listes bloquées, supprimant la possibilité du panachage et modifiant en profondeur les pratiques électorales locales.

Dans un souci affiché de démocratie et de transparence, Christophe Garnier a souhaité associer directement les habitants à la composition de son équipe. Les électeurs étaient ainsi invités à départager 22 postulants pour retenir les 14 candidats appelés à figurer sur la liste définitive de leur chef de file.

La mobilisation a été au rendez-vous. Sur les 337 électeurs inscrits, 223 se sont rendus aux urnes, soit un taux de participation supérieur à 66 %.

Les qualifiés sont :

Boillot Nathalie (Eternoz) – 170 voix

Chapel Marion (Eternoz) – 188 voix

Combes Audrey ( Eternoz) – 156 voix

Dubois-Aubry Céline (Saraz) – 131 voix

Guinchard Aline (Doulaize) – 128 voix

Hézard Lucie (Eternoz)

Sauvageot Candice ( Eternoz) – 150 voix

Billot Arnanud (Eternoz) – 178 voix

Blanc Christophe (Eternoz) – 198 voix

Chatot Laurent (Coulans sur Lison) – 152 voix

Chevry Pierre-Simon (Saraz) – 176 voix

Coeurdevey Fred ( Refranche) – 187 voix

Guinchard Gilles (Alais) – 166 voix

Saulnier Simon (Eternoz) – 183 voix

À quelques semaines des élections municipales des 15 et 22 mars, la commune nouvelle d’Éternoz innove. Ce dimanche 22 février, les habitants sont appelés à participer à des primaires locales destinées à désigner les candidats qui figureront sur la liste d’entente communale conduite par le maire sortant, Christophe Garnier.  Une initiative rare dans une commune de moins de 1 000 habitants, motivée par une évolution récente du cadre législatif.

Une réponse à un changement de loi

 « Dans une démocratie, il n’y a jamais trop de candidats », insiste le maire sortant. La démarche fait suite à la réforme électorale entrée en vigueur l’an dernier pour les communes de moins de 1 000 habitants. Désormais, les électeurs doivent voter pour des listes bloquées, sans possibilité de panachage ni de rature. Un changement majeur dans les petites communes, où le vote personnalisé permettait traditionnellement de composer son conseil municipal « à la carte ». « Dans nos villages, où il n’y a souvent qu’une seule liste, cela signifie que les électeurs ne choisissent plus réellement leurs élus », déplore l’édile, qui juge la situation « choquante ».

L'interview de la rédaction : Christophe Garnier

22 candidats pour 14 places

Pour constituer sa liste d’entente communale, le maire a lancé fin novembre un appel aux habitants. Résultat : 22 volontaires, parfaitement paritaires, avec 11 hommes et 11 femmes. Problème : la liste ne peut compter que 14 noms. Pour départager les candidats – sept hommes et sept femmes – l’équipe municipale a choisi de redonner la parole aux électeurs. Concrètement, les habitants disposent ce dimanche d’un bulletin sur lequel ils peuvent sélectionner les candidats qu’ils souhaitent voir figurer sur la liste définitive. « Pour une fois, ils ont le droit de barrer », souligne-t-on à la mairie. Deux bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 18 heures.

L'interview de la rédaction : Christophe Garnier 

Un test de mobilisation démocratique

Au-delà de la sélection des candidats, le scrutin de ce dimanche constitue un baromètre de participation. « Si les habitants se mobilisent aujourd’hui, cela montrera qu’ils ont compris que c’est maintenant qu’ils ont le choix », estime le maire. Car le 15 mars, en cas de liste unique – scénario probable dans de nombreuses petites communes du département – toute rature rendra le bulletin nul. Selon les chiffres préfectoraux, une large majorité de communes du Doubs pourraient se retrouver avec une seule liste en lice. Dans ce contexte, Éternoz entend faire figure d’exception.

L'interview de la rédaction : Christophe Garnier 

 

Une démarche indépendante du statut de commune nouvelle

Éternoz est une commune nouvelle issue du regroupement progressif de six communes au cours des cinquante dernières années. Mais le maire tient à préciser que l’initiative des primaires n’est pas liée à ce statut particulier : « On pourrait tout à fait organiser cela dans une commune classique ». L’objectif affiché est plus large : réaffirmer la vitalité démocratique à l’échelle locale. « On essaie parfois de nous faire croire que nos démocraties sont faibles. Mais la base, c’est que les électeurs choisissent leurs élus. Et cela commence dans nos communes. »

Un seuil symbolique attendu

En termes de participation, l’équipe municipale espère atteindre un niveau comparable à celui des précédentes municipales, lorsque les électeurs pouvaient encore panacher les listes. « Si nous atteignons ce chiffre, cela signifiera que les habitants se sont mobilisés comme lorsqu’ils avaient pleinement le choix. Bien sûr, nous espérons faire encore davantage ». Verdict ce dimanche à 18 heures, à la clôture des urnes. À Éternoz, la démocratie locale se joue dès maintenant.