La militante Nemesis Yona Faedda
La justice a condamné Yona Faedda, porte-parole du collectif identitaire d'extrême droite Némésis, pour diffamation envers l'ancienne maire de Besançon, Anne Vignot. Les faits remontent à janvier 2025, lorsque la militante avait distribué des tracts reproduisant la photo de l'élue accompagnée de la mention : « Soutien aux violeurs étrangers ».
Le tribunal a prononcé une amende de 2 000 euros avec sursis et condamné Yona Faedda à verser 500 euros de dommages et intérêts à Anne Vignot au titre du préjudice moral. Il s'agit de la première condamnation pénale visant le collectif Némésis. La militante a annoncé son intention de faire appel.
Dans un communiqué, Anne Vignot et Anthony Poulin estiment que cette décision rappelle que la liberté d'expression « ne permet pas de tenir des propos accusatoires sans aucun fondement », notamment à l'encontre d'un représentant de la République. L'ancienne maire dénonce également les dérives du débat public et considère que cette décision de justice constitue un rappel des principes de l'État de droit et des valeurs républicaines.