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Besançon : polémique après l’action du collectif Némésis au carnaval

Publié le 13 Avr. 2026 à 08:04
Tags: carnaval de besancon | Faits divers | Politique |
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Besançon : polémique après l’action du collectif Némésis au carnaval Anthony Poulin

Une fête populaire perturbée

Le carnaval de Besançon, largement salué pour sa réussite et l’implication de nombreux bénévoles, a été marqué par un incident qui a suscité une vive controverse. En plein défilé, des militantes du collectif d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole et brandi des pancartes assimilant migrants et violeurs. Un message similaire est également resté affiché sur une façade de la Grande Rue durant une grande partie de l’événement, accentuant le malaise parmi les participants et les observateurs.

Une condamnation politique ferme

Les écologistes Anne Vignot et Anthony Poulin, l’Insoumise Sévérine Véziès  et le socialiste Jean-Sébastien Leuba ont réagi avec fermeté. « Ces amalgames haineux sont une honte. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit Â» ont réagi Mme Vignot et M. Poulin.  Les  Ã©lus dénoncent une stigmatisation inacceptable et appellent à une réponse judiciaire claire. Ils demandent notamment au maire de déposer plainte afin de « renforcer les procédures déjà engagées »  par Anne Vignot et d’aboutir à « une condamnation définitive des membres du collectif ».

Une gestion de l’incident questionnée

Au-delà du contenu des messages, la durée d’exposition de la banderole interroge. Plusieurs responsables politiques s’étonnent qu’elle ait pu rester visible aussi longtemps sans intervention rapide. Jean-Sébastien Leuba souligne qu’« il est insupportable que son retrait n’ait pas pu être réalisé immédiatement », tout en reconnaissant les contraintes opérationnelles auxquelles peuvent être confrontées les équipes sur le terrain.

Une interpellation au niveau national

Dans ce contexte, Jean-Sébastien Leuba s’associe à la démarche de la députée socialiste  Céline Thiébault-Martinez, qui a récemment interrogé le gouvernement à l’Assemblée nationale sur les agissements du collectif Némésis et les risques de troubles à l’ordre public. Cette initiative nationale est perçue comme un levier complémentaire pour faire évoluer la réponse face à des actions jugées répétées et organisées.

Appel à une réponse coordonnée

Au niveau local, l’élu socialiste bisontin Jean-Sébastien Leuba  plaide « pour un travail approfondi afin d’éviter la répétition de tels incidents Â». L’idée d’une concertation entre l’ensemble des groupes politiques du conseil municipal est avancée, afin « d’analyser la montée de cette violence et de construire des réponses adaptées Â». Il en appelle au Maire Ludovic Fagaut pour engager ce travail.

« Ça suffit » : l’indignation de Séverine Véziès

De son côté, Séverine Véziès a également exprimé sa colère face à ces agissements : «  Les autorités doivent agir et sanctionner ces actions qui incitent à la haine. Le maire de Besançon doit déposer plainte. Ça suffit ! »

Refuser la banalisation

Au-delà des réactions immédiates, les élus convergent sur un point essentiel : la nécessité de ne pas laisser s’installer une forme de banalisation de ces discours. « Il est temps de mettre fin à l’ambiguïté entretenue par certains », insistent Anne Vignot et Anthony Poulin.